Depuis quelques jours, le bilan de la première année de l’exercice du pouvoir du Professeur Alpha Condé fait l’objet de vifs débats dans les lieux publics de Guéckédou. Chacun y va de ses commentaires, selon qu’il est sympathisant du pouvoir ou de l’opposition. Quant aux femmes du marché central, elles envisagent de boycotter l’arrivée de l’épouse du ministre de l’agriculture.
Si les premiers se félicitent ouvertement des actes posés par le professeur-président, d’autres par contre le qualifient de mitigé, voir de négatif. Dans les bars, les cafés, les magasins, les quartiers et mêmes les marchés, la question est sur toutes les lèvres.
Pour un premier groupe qui est loin d’être rassuré par ce bilan, le président n’est pas entrain de respecter ses promesses faites à la population. Les griefs sont nombreux. « Le pays s’enfonce dans une pauvreté sans précédent, ils ont augmenté le prix du carburant sans aucune mesure d’accompagnement, entrainant une flambée généralisée des prix sur le marché. Les jeunes diplômés sans emploi continuent de grincer des dents, la gratuité de la césarienne promise n’est plus appliquée dans les hôpitaux, les pistes rurales très foutues constituent un calvaire pour des usagers », constate avec amertume un père de famille.
Les vendeuses de Guéckédou, remontées contre la mesure d’interdiction de la sortie du riz hors de la préfecture, continuent aussi de manifester leur colère. Pour protester contre une mesure qu’elles jugent inique, elles ont décidé, au cours d’une réunion tenue le mardi 20 décembre 2011, de boycotter l’arrivée prochaine de Sita Diakité, épouse du ministre de l’agriculture Jean Marc Télliano, dans leur préfecture.
Selon ces mécontentes, cette interdiction du gouvernement du président Alpha Condé est entrain de porter un coup destructeur au commerce des pauvres femmes sans pour autant proposer des mesures palliatives.
Au lendemain du premier anniversaire de l’investiture du professeur-Président et à quelques jours seulement du nouvel an, la nervosité est perceptible sur les visages des guéckédoukas.
Après la crise des containers du grand marché, va-t-on vers un autre bras de fer dans une préfecture qui avait pourtant massivement voté Alpha Condé au second tour des présidentielles de 2011 ?
Nous y reviendrons.
Make sure you enter the (*) required information where indicated.Basic HTML code is allowed.