Au cours des dernières années, la forêt classée de Ziama, a vu ses superficies diminuer drastiquement du fait de l’homme. Le mode de vie des populations riveraines est incriminé par les spécialistes de l’environnement, et les autorités locales tentent de s’impliquer davantage dans sa gestion.
Couvrant une superficie de 119 000 hectares et créée par Arrêté N°32/72 du 12/09/1943, la forêt de Ziama est classée patrimoine mondiale depuis 1981 par l’UNESCO. Ce massif montagneux qui fait la fierté de la Guinée dans le domaine de la biodiversité, est aujourd’hui menacé de disparition à cause de la pression exercée par l’homme. Plusieurs pratiques constituent une véritable agression contre cette réserve. Parmi elles il convient de citer : la coupe clandestine et abusive de bois, les cultures sur brûlis, la carbonisation, l’abattage des Eléphants.
Selon Monsieur Layali Camara, Directeur général du centre forestier, les conventions entre son centre et la population des villages riverains portaient sur l’exploitation des produits non ligneux, la mise en valeur des bas-fonds à l’intérieur de la forêt et la chasse de subsistance. Les populations de ces villages avaient le droit d’usage sans dépasser les limites prescrites par les règlements. Fort malheureusement, la pression sur cette forêt s’accroît de jour en jour au point que cette réserve mondiale est s’amenuise dangereusement.
En vue de circonscrire cette menace, le préfet de Macenta s’est rendu à Avilissou et Zobolomza, dans la sous-préfecture de Sérédou. Mory Diallo , était accompagné des cadres de l’administration des eaux et forêts, et du centre forestier de N’Zérékoré. Le constat ayant révélé que les deux villages riverains de Ziama ont violé les conventions existantes, l’objectif affiché était donc de discuter avec les populations de la gestion rationnelle et durable des ressources de ce patrimoine mondial. Les échanges ont permis de trouver les voies et moyens à mettre en place pour limiter l’impact des pratiques qui portaient jusque là atteinte à l’intégrité de la réserve forestières. Le respect absolue de la législation forestière, le paiement des amendes prévues par les conventions, l’arrêt immédiat de la destruction des plantations forestières et de la chasse commerciale des grands animaux tels que les éléphants ont été des recommandations essentielles de cette rencontre.
Dans ces villages le préfet a souligné que le changement passe absolument par le respect des lois. Selon lui, si ces villages veulent s’inscrire dans la vision du changement des autorités du pays, ils doivent faire montre d’observance des principes et règlements régissant la forêt de Ziama.
Les mesures d’accompagnement ont également été envisagées, telles que l’aménagement des bas-fonds et l’appui aux activités génératrices de revenus pouvant réduire le phénomène de dégradation de la réserve. D’autre villages riverain sont également susceptibles de figurer sur la liste des communautés indexées.
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