CONAKRY -- La Guinée va adhérer à l'Organisation internationale du cacao (ICCO), selon une décision prise vendredi par le conseil des ministres.

L'ICCO a été créé en 1973 pour gérer l'application de l'Accord international sur le cacao conclu en 1972.

L'organisation, dont le siège se trouve à Londres, compte une quarantaine de membres.

L'adhésion à l'ICCO devrait permettre à la Guinée de relancer sa production cacaoyère, alors que le pays n'excellerait plus depuis des années dans la production du cacao.

 

Xinhua

CONAKRY  -- Les activités de la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG) ont été paralysées depuis quatre jours par une manifestation de retraités qui font valoir leur droit à la retraite en 2010 et réclament de meilleures conditions de mise à la retraite.

Les manifestants ont bloqué le passage sur la voie ferrée, empêchant le train minéralier d'accéder au site de concassage du minerai, a-t-on appris vendredi de bonne source.

La manifestation a un impact sérieux sur les activités de la compagnie dont le train minéralier ne peut accéder au site de concassage du minerai de bauxite.

La CBG totalise près de 38 ans d'existence et fournirait l'essentiel des recettes tirées par l'Etat guinéen dans le secteur minier. Ses recettes s'élèvent à environ 100 millions de dollars américains par an.

(Xinhua)

FIDH et l’OGDHFIDH et l’OGDHDépôt de deux plaintes sur des graves violations des droits humains
perpétrées en 2007 et 2010

Au cours d’une mission judiciaire à Conakry, la FIDH et son organisation membre en Guinée, l’OGDH, ont déposé, ce jour, deux plaintes devant la justice guinéenne pour des violations graves des droits de l’Homme perpétrées en 2007 et 2010. Nos organisations demandent à la justice de se pencher sur ces crimes afin que leurs auteurs répondent de leur actes et que les victimes puissent obtenir réparation et appellent les autorités à soutenir l’action de la justice.
Le 18 mai 2012, la FIDH et l’OGDH, déjà parties civiles dans l’affaire du 28 septembre 2009, ont déposé, devant la justice guinéenne, deux plaintes avec constitution de parties civiles aux côtés de 65 victimes de violations graves des droits de l’Homme perpétrées en 2007 et 2010 par des agents de l’État guinéen. Ces deux actions judiciaires distinctes visent à établir les faits et les responsabilités des violences politiques qui se sont déroulées respectivement en janvier et février 2007 au cours de manifestations pacifiques, et en octobre 2010 lorsque 15 personnes ont été arbitrairement arrêtées, détenues et soumises à des actes de torture à Conakry. Dans cette dernière procédure, plusieurs responsables politiques et militaires en fonction en 2010 sont directement visés, notamment l’actuel Gouverneur de la ville de Conakry et Commandant de l’armée guinéenne, M. Sékou Resco Camara ; l’ancien chef d’état-major du régime de transition, le général Nouhou Thiam ; et l’ancien chef de la garde présidentielle sous la transition, le Commandant Sidiki Camara dit De Gaulle.

« Le dépôt de ces deux plaintes marque la contribution de la société civile à l’élargissement de la lutte contre l’impunité en Guinée à d’autres situations que celles du massacre du stade, perpétré le 28 septembre 2009 », a déclaré Me Patrick Baudouin, Président d’honneur de la FIDH et responsable du Groupe d’action judiciaire de la FIDH.

Alors que la Guinée s’est engagée sur la voie de l’instauration d’un État de droit et d’une justice équitable et indépendante, plusieurs actes importants ont déjà été posés en ce sens, notamment l’inculpation le 1er février 2012 du Lieutenant-Colonel Moussa Tiegboro Camara pour son implication présumée dans le massacre du 28 septembre 2009 (voir : http://www.fidh.org/Guinee-Avancee-... ) ; et la condamnation à une amende symbolique du Commandant Sékou Resco Camara, le 30 novembre 2011, pour avoir ordonné la détention arbitraire de cinq défenseurs des droits de l’Homme (voir : http://www.fidh.org/Une-decision-ju... ).

« Ces actions en justice auraient été impensables il y a encore quelques temps », a déclaré Thierno Maadjou Sow. « Il faut maintenant les instruire en toute indépendance et aboutir à un jugement juste et équitable pour rétablir les victimes dans leurs droits et faire avancer la Guinée » a-t-il ajouté. En ouvrant une analyse préliminaire, le 15 octobre 2009, sur les événements du 28 septembre 2009, le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) s’est saisi de la situation générale en Guinée. La CPI demeure compétente pour tous les crimes internationaux perpétrés sur le territoire depuis l’entrée en vigueur de la Cour le 1er juillet 2002.

« Tant dans l’affaire du 28 septembre 2009 que dans les affaires de 2007 et 2010, nous avons choisi de saisir la justice guinéenne car c’est en premier lieu à elle de faire reculer l’impunité. Mais si cette justice nationale n’avait ni la volonté, ni la capacité de connaître de ces crimes, la justice internationale aurait le devoir d’agir », a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH. La société civile guinéenne dans son ensemble a été durement réprimée au cours des régimes qui se sont succédé jusqu’à la transition démocratique et a payé un lourd tribu dans sa lutte pour le changement et la démocratie.

« Nous voulons croire que l’engagement de ces procédures permettra de faire entendre la parole des victimes oubliées et contribuera à instaurer la confiance dans une institution judiciaire qui a longtemps été au service des puissants  », a déclaré Aziz Diop, secrétaire exécutif du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG). « Car notre pays a besoin de vérité, de justice et de réconciliation », a-t-il ajouté.

Concernant le processus de réconciliation, une commission provisoire de réflexion, créée par le Président Alpha Condé en août 2011, a été chargée de proposer un processus pour aboutir à l’établissement d’une Commission nationale vérité, justice et réconciliation. Celle-ci devra pouvoir entendre toutes les victimes des régimes successifs en Guinée : celles du camp Boiro, des répressions de 1985, 2007, 2009 et les autres violations graves des droits de l’Homme en Guinée ; procéder à des enquêtes et des auditions privées et publiques ; ainsi que proposer des mesures de réparation et d’indemnisation des victimes. Nos organisations considèrent que la mise en place d’une telle commission permettra à la Guinée de tourner la page de son passé de violences politiques et étatiques.

Rappel des faits
En janvier et février 2007, se sont déroulées des manifestations pacifiques d’importance sur l’ensemble du territoire menées par les syndicats et la société civile en faveur du pouvoir d’achat et de l’État de droit. Brutalement réprimées par les forces de sécurité du pouvoir déclinant du président Lansana Conté, le bilan de la répression s’établirait à des centaines de morts et de blessés, des viols, et des pillages. Ces graves violations des droits de l’Homme n’ont fait l’objet d’aucune enquête officielle aboutie, ni d’aucune procédure judiciaire, qui auraient permis de faire la lumière sur l’une des plus violentes répressions politiques de ces dernières années en Guinée.

En octobre 2010, selon les informations transmises à la justice, des éléments de la garde présidentielle du président par interim de la transition auraient arrêté et détenu arbitrairement plusieurs individus et les auraient soumis à des actes de torture en présence et suivant les instructions de M. Sékou Resco Camara, du Général Nouhou Thiam, et du Commandant Sidiki Camara dit De Gaulle. Ces crimes perpétrés par des personnes en charge de l’autorité publique se sont déroulés en marge de la campagne présidentielle du deuxième tour et sans lien direct avec celle-ci. Ces violations demeurent cependant symptomatiques de pratiques arbitraires, héritages de violences politiques et d’un demi-siècle d’impunité en Guinée.

CONAKRY VILLE MORTE : la consigne de l’opposition n’a presque pas été suivie CONAKRY VILLE MORTE : la consigne de l’opposition n’a presque pas été suivie Dans le cadre de ses tirs croisés contre la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et le gouvernement qu’elle accuse de vouloir organiser une mascarade électorale, l’opposition regroupée au sein du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et de l’Alliance pour la démocratie et le Progrès, ADP, a appelé ce jeudi 17 mai 2012 ses militants à observer un mot d’ordre de "ville morte", qui a été très peu suivi dans la capitale Conakry.

Résultat d’un cumul de mouvements politiques entrainant un sentiment de lassitude au niveau des militants à la base, ou incapacité de mobilisation de la part de l’opposition en manque de stratégies efficaces ? Rien n’est moins sûr. En tous les cas, les activités socioéconomiques sont restées dynamiques durant toute la journée de ce jeudi dans les cinq communs de la ville de Conakry, y compris sur l’axe Cosa-Bambeto-Hamdallaye où, chose rare pour être contée, la circulation routière est restée, comme d’ordinaire, dense presque tout le long.

« J’estime sincèrement que je ne peux continuer à interrompre mon travail au risque de perdre mes clients et d’exposer en conséquence ma petite famille à la faim », confie B. Mamadou, menuisier de renom au bas-fond de Dabondy, visiblement
occupé à mettre les dernières touches sur une bibliothèque qu’il s’apprête à
livrer dans l’après-midi à une cliente.

Tout à fait à coté une file de véhicules sur la route du Niger et à quelques encablures de là, à la station service, des klaxons à vous tympaniser. Tout comme sur l’autoroute Fidel Castro qui a renoué à ce niveau avec ses interminables embouteillages. Plus loin, au niveau de Kènièn où se situe le marché de la Casse des véhicules, un fief du Rassemblement du peuple de Guinée, RPG, parti au pouvoir, une ambiance carnavalesque des jours ouvrables règne. Les nombreux jeunes vendeurs de pièces détachées, comme s’ils se réjouissaient de l’échec apparent de la consigne du mot d’ordre de la journée ville de l’opposition, se montrent plus besogneux que d'ordinaire !

La même atmosphère est perceptible au niveau de Madina où comme toujours, les magasins et boutiques sont ouverts un peu partout, les bana-banas ont repris leur
train quotidien, les véhicules en partance pour le pays profond attachent les derniers
bagages, les conducteurs de minibus et de taxis hèlent les clients… Un véritable
brouhaha indescriptible.

Au niveau du pont de 8 novembre, il faut se patienter, le temps pour de nombreux véhicules en provenance de la banlieue, pour se frayer un passage. Dans la commune de Kaloum, l’administration a fonctionné normalement, les portes et fenêtres des banques et assurances sont ouvertes, les badauds grouillent sur les artères principales et secondaires, mêlés aux hommes d’affaire et aux nombreux élèves arborant les tenues scolaires; bref à ce niveau aucun problème majeur.

A plus de 11 Km de là, au carrefour Bambeto, contrairement à ce qui se passait en pareille situation, la circulation routière est quasi fluide. Aucun manifestant pour barricader les routes. De l’autre coté, des forces de l’ordre planifiées sur les lieux veillent au grain. A ce niveau, on a noté quand même dans la matinée que les rideaux métalliques des boutiques étaient fermés. Ce qui a entamé quelque peu l’ambiance surchauffée de la zone. Même si la gare routière général Lansana Conté a pour sa fonctionné normalement toute la journée.

Pour toutes ces raisons, il ne serait point une exagération de conclure que la consigne du mot d’ordre de ville morte lancée par l’opposition n’a pas été suivie. Pour des raisons que le Collectif et l’ADP vont déterminer très prochainement à l’issue d’une
réunion que vont tenir ses principaux leaders.

 

Salématou Diallo pour GuineeConakry.info

M. Jean-Marie DoréM. Jean-Marie Doré«Je prie le Chef de l’Etat, de ne pas faire en sorte que Lousény Camara apparaisse aux yeux des gens, une valeur supérieure à celle de la paix civile guinéenne…», dixit Jean-Marie Doré.

Lors de sa longue conférence de presse du 14 mai, Jean-Marie Doré, l’ancien Premier ministre de la Transition et président de l’UPG (Union pour le progrès de la Guinée), s’est montré très critique à l’endroit du président de la CENI (Commission électorale nationale indépendante), a constaté AfricaLog.com à Conakry.

En effet, Il a affirmé que la configuration actuelle de l’organe chargé des élections politiques et du referendum en Guinée est dépassée. Il n’a pas manqué de lancer un appel au Président guinéen, Alpha Condé, d’user de ses prérogatives en faveur de la paix civile nationale. Auparavant, Jean-Marie Doré a abordé notamment le sujet de la CENI et s’en est beaucoup expliqué en ces termes: «Au moment où nous mettions la CENI en place, nous étions dans le régime de Lansana Conté. Le PUP avait dix membres et l’ensemble des autres partis non alliés au PUP avait dix. Mais vous savez, le pouvoir exerce sur les hommes un certain attrait qui amenuise chez certains, la réflexion. Dès que Monsieur Alpha Condé a prêté serment, beaucoup des membres de la CENI ont viré au RPG-Arc-en-ciel. Donc, la CENI a perdu son caractère paritaire. Or, la CENI n’est la CENI que si elle a une structure paritaire».

Le président de l’UPG déclare que le président contesté de la CENI contre lequel il n’a pas manqué d’accuser d’avoir contribué à compliquer davantage les problèmes au sein de la CENI. Il l’a dit en rappelant qu’au regard des multiples critiques de l’opposition contre les décisions unilatérales de la CENI, Lousény Camara a toujours dit qu’il n’a même pas besoin des partis politiques pour organiser les élections. M. Doré pense que «ça, ce n’est pas normal! Lousény, c’est mon parent. Je l’aime beaucoup, mais, je condamne ce qu’il a dit. La CENI est le sous-produit inachevé du reste de la réflexion, la démarche et de l’effort continu des partis politiques depuis le 3 avril 1992, date des premiers agréments des partis politiques», a tenu à préciser l’ex Premier Ministre.

Abordant l’indépendance de la CENI, Jean-Marie Doré croit que celle-ci n’est point étrangère aux formations politiques dont il est l’un des leaders. «Toutes les institutions de la République sont interdépendantes et tout doit concourir à raffermir l’unité nationale. M. Lousény a posé des actes qui étaient très mauvais et ça fait jeter le doute dans l’esprit de toute la classe politique. Pourquoi le président de la CENI dit qu’il n’a pas besoin de consulter les partis politiques pour agir? Certainement qu’il a un deal avec le président de la République. Le doute qu’on entretenait à l’endroit de la CENI dans sa composition actuelle à cause des déclarations du président de la CENI, les gens ont commencé maintenant à douter du Chef de l’Etat. Ce qui est regrettable…»

Par ailleurs, Jean-Marie Doré ne se montre pas favorable à une recomposition de la CENI qui pourrait le nombre de ses membres passer de 25 actuellement à 169, «ce qui est impossible», déclare l’orateur. Et d’aborder le cas «Lousény» un peu en profondeur en ces termes: «Au premier tour des élections présidentielles, nous avons été contraints de faire venir un de nos frères maliens, mais qui n’est pas de nationalité guinéenne. Aujourd’hui, tenant compte du fait que les Guinéens ont été frustrés de voir que c’est un étranger qui vient arbitrer les problèmes dans notre pays, je crois qu’il est possible de trouver parmi les quatorze millions de Guinéens, quelqu’un qui peut gérer la phase des élections législatives sans qu’on touche au président de la CENI. On ne le met pas entre parenthèses. On fonctionne avec ce monsieur jusqu’à la proclamation des résultats des élections législatives. En ce moment, on n’a pas contredit le Chef de l’Etat, on n’a pas contredit les partis de l’opposition radicale».

De la volonté du pouvoir à détourner les voix des électeurs en faveur de la mouvance présidentielle en vue d’obtenir une majorité à la future Assemblée nationale. Jean-Marie Doré, avec verve déclare qu’il est criminel de vouloir détourner le choix d’un électeur: «Je trouve inacceptable qu’on ne puisse pas recenser normalement les Guinéens et qu’on leur laisse la liberté de choisir leurs députés. Certains disent oui, le nom d’un ministre se bouscule dans ma bouche, je ne le dirai pas maintenant sauf si je suis forcé, qui va à l’intérieur, à N’Zérékoré, à Faranah, partout, promener son ignorance et son imbécillité pour dire : tous ces partis qui se disputent-là, veulent aller créer des problèmes à Alpha Condé à l’Assemblée nationale. Que ce type-là soit maudit par tous les temps. C’est impossible qu’on soit député national pour aller créer des problèmes au gouvernement. Le gros pourvoyeur du travail des députés à l’Assemblée, c’est le gouvernement. Un député qui dit : moi je vais à l’Assemblée pour faire tomber le gouvernement, c’est un pauvre type ! Il n’a rien compris ! De l’autre côté, je ne comprends pas que le gouvernement aussi se laisse aller par des chants de mauvaises sirènes pour dire : ah ! si l’opposition vient en masse à l’Assemblée, c’est pour m’emmerder…Je prie, avec tout le respect qu’il a droit, le Chef de l’Etat, de ne pas faire en sorte que Lousény apparaisse aux yeux des gens comme ayant aux yeux du président une valeur supérieure à celle de la paix civile guinéenne. On peut le nommer ministre, ambassadeur, mais qu’il ne soit plus la pomme de discorde qui nous distrait et qui nous éloigne de l’essentiel. Le président n’a pas besoin d’avoir cent députés sur cent quatorze».

Parlant des élections législatives, le président de l’UPG affirme que la suspension des opérations de révision par la Présidence de la République atteste que rien n’est prêt, contrairement aux affirmations récentes du président de la CENI. Il réitère que l’opérateur Way Mark qui se trouve au cœur des débats entre pouvoir et opposition, aura été choisi sur la base du gré à gré, comme bien de projets du gouvernement. Il dit ne pas comprendre pourquoi on a reproché au gouvernement de transition qu’il a dirigé d’avoir passé des marchés gré à gré. Il a disserté sur le dossier Way Mark: «La Sagem a été cooptée à l’issue d’un appel d’offres organisé par le PNUD et il a établi le fichier qu’il fallait revoir à l’occasion de la révision. Puis, on a vu apparaître dans le paysage politique guinéen, Way Mark. Et on nous avait vanté tous les mérites de Way Mark : que la machine est plus efficiente, qu’elle va plus vite, qu’elle peut faire en même temps la carte d’identité et la carte d’électeur. Aujourd’hui, je crois que pour fermer la bouche et aux opposants et aux partisans du gouvernement, il aurait fallu faire venir Way Mark sur l’esplanade du Palais du peuple, pour faire la démonstration publique. Or, les productions que nous avons déjà par expériences sur le terrain, Way Mark enregistre soixante électeurs au maximum par jour. La Sagem fait au minimum cent cinquante. Plus grave, il est impossible de transférer les données de Sagem à Way Mark».

On le sait, l’audit du fichier électoral était l’un des rares points de consensus entre l’opposition et la mouvance, lors du dialogue politique du 25 décembre 2011 au 22 février 2012. Mais il reste encore inappliqué. Et Jean-Marie Doré en est irrité au point qu’il récuse carrément l’opérateur Way Mark au profit de la SAGEM qui a établi le fichier électoral qui a permis aux Guinéens d’élire leur Président en fin 2010: «Le rapport d’audit qu’on devait publier, qu’on devait donner à chaque citoyen guinéen, déclare Jean-Marie Doré, s’est caché comme un gris-gris de la forêt sacrée auquel les non initiés n’ont pas accès. À cause de ces données-là, Way Mark est disqualifié. Il faut faire venir la SAGEM. Si on défend l’intérêt de la Guinée, on ne doit pas accepter le débat sur le choix à faire entre Way Mark et la Sagem. Ça, c’est l’affirmation péremptoire et catégorique de notre parti. La machine de Way Mark n’est pas sécurisée. Elle permet d’autres formes de manipulation, notamment les inscriptions multiples».

C’est pourquoi, l’ancien Premier ministre, a appelé son ami et Président guinéen à accepter le dialogue pour dissiper les malentendus. Il l’a même supplié: «Sur tous les tons: amicalement, patriotiquement, démocratiquement pour qu’il appelle lui-même les leaders politiques, pour dissiper le malentendu.»

L’espoir est de voir ce énième appel lancé, tomber dans de bonnes oreilles pour la quiétude sociale en Guinée.

AfricaLog.com

Un an et demi après la prestation de serment du président Alpha Condé, la Guinée est toujours sans Parlement. Pourtant, l’élection des députés devait intervenir seulement six mois après l’investiture du chef de l’Etat, qui a eu lieu en décembre 2010. C’est dire qu’il manque un maillon essentiel du puzzle démocratique dans ce pays, hanté encore par les fantômes des régimes d’exception qui s’y sont succédé des décennies durant.

La question de ces législatives constitue une pomme de discorde entre pouvoir et opposition avec au cœur du désaccord la CENI (Commission électorale nationale indépendante). Les revendications de l’opposition sont claires : la mise en place d’une nouvelle CENI et le rejet d’un fichier électoral non consensuel. Mais de l’autre côté, le pouvoir ne l’entend pas de cette oreille, puisqu’il n’envisage pas de refonder la CENI.

Alors que les rapports étaient déjà tendus entre les acteurs du paysage politique, voilà que le président Alpha Condé a mis le feu aux poudres, en annonçant en fin avril le report sine die des législatives du 8 juillet 2012. Raison invoquée : des problèmes techniques.

« Je ne convoquerai pas les électeurs pour le 8 juillet parce que je n’ai pas la certitude que tout soit normal, que tous les problèmes techniques soient réglés. Nous avons passé l’élection présidentielle avec beaucoup de problèmes et beaucoup d’imperfections, c’est pourquoi il faut que les élections législatives soient transparentes et démocratiques », a déclaré le président guinéen qui, la main sur le cœur, a martelé qu’il voulait « des élections transparentes, crédibles et démocratiques ».

Le jeudi 10 mai 2012, à l’appel de l’opposition, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Conakry. Les affrontements avec les forces de l’ordre ont fait de nombreux blessés de chaque côté. Et il faut craindre que le bras de fer ne se durcisse davantage, puisqu’au moment où l’opposition appelle ses militants à manifester sur tout l’ensemble du territoire jusqu’à obtenir satisfaction, le pouvoir, par la voix de son ministre de l’Administration du territoire, Alhassane Condé, a invité vendredi les maires des communes de Conakry à « empêcher par tous les moyens tout attroupement dans leurs quartiers ».

Avec ces appels antinomiques et si chaque partie campe sur ses positions, on peut déjà aisément imaginer le flot de morts, de blessés et d’interpellés qu’on enregistrera dans ce pays dans les jours, semaines et mois à venir. Des victimes dont la Guinée devrait faire économie pour ne se concentrer que sur le seul combat qui vaille vraiment : celui du développement.

La communauté internationale ferait mieux de s’impliquer dès à présent dans la résolution de cette crise au lieu d’attendre pour venir après coup jouer au pompier une fois que le mal aura été déjà fait. On ne comprend d’ailleurs pas pourquoi, alors qu’Alpha Condé a des pétards dans son propre pays, la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) l’avait nommé médiateur en Guinée-Bissau juste avant le coup d’Etat.

Heureusement qu’il a été désavoué par l’opposition bissau-guinéenne ! La CEDEAO devrait revoir sa copie, car, lorsque quelqu’un a des problèmes dans son pays, il ne faut pas le mêler, en tout cas pas au premier plan, dans la résolution d’une crise de même nature que celle qui le secoue chez lui. En effet, comme le dit l’adage, quand on se préoccupe trop de ce qu’on a entre les mains, ce qu’on a sur la tête risque de tomber.

Si tant est qu’Alpha Condé veut la paix et la démocratie dans son pays, que, main dans la main avec l’opposition, il refonde la CENI et constitue un fichier électoral consensuel. Toute autre manœuvre ne serait que dilatoire et précipiterait le pays dans le gouffre de la violence, chose qui est propice à une intervention de l’armée. Et cela, on présume que les Guinéens n’en veulent plus après ce qu’ils ont vécu sous le général Conté et le capitaine Dadis. A bon entendeur…

San Evariste Barro — L’Observateur Paalga

Par Raphaël MVOGO

ADDIS-ABEBA -- Riche en ressources minières en tous genres mais mal exploitées, la Guinée-Conakry s'est dotée en 2011, suite à l'arrivée au pouvoir d'Alpha Condé, d'un code minier qualifié de révolutionnaire et dont les premiers résultats se traduisent par le lancement d'un projet de production d'envergure de ciment lourd, annonce le ministre des Mines, Mohamed Lamine Fofana.

Alors que la quasi-totalité du territoire guinéen était auparavant par des licences et titres estimés à environ 500 au total, la relance de l'activité minière annoncée comporte un objectif d'apport au produit intérieur brut (PIB) de 40%, à en croire le ministre des Mines et de l'Hydraulique qui fait état d' un investissement de 15 milliards USD pour le projet de production du ciment lourd de Rio Tinto.

Question : Depuis l'adoption en 2011 du nouveau code minier, quels sont les résultats obtenus par la relance ce secteur économique guinéen?

Réponse : Le premier travail a été de faire le point de la situation et de commencer à mettre en place des réformes profondes. La première réforme porte sur les contrats et conventions qui ont été signés par les gouvernements précédents, pour essayer de voir si l'équité conventionnelle a été respectée. Ce programme a été lancé, mais le problème le plus important, c'était l'élaboration et la finalisation du nouveau code minier intervenue le 19 septembre 2011. Aujourd'hui, c'est ce nouveau code minier qui constitue l'instrument le plus important dans l'application de notre politique minière.

Q : Combien de titres ou de permis d'exploitation minière recensez-vous aujourd'hui?

R : Avant notre arrivée, pratiquement tout le territoire de la République guinéenne était couvert par des licences et des permis. Mais très malheureusement, il n'y avait pas 5 à 6% de ces licences qui étaient opérationnelles. Qu'est-ce qui se passait ? Les compagnies prenaient et allaient revendre de par le monde ces licences et permis. Ce qui fait que nous avons connu pratiquement un gel indirect du développement des ressources minérales de notre pays. Donc, la réforme a consisté à faire un audit du cadastre minier de notre pays. L'objectif principal était de sortir avec les actes institutionnels qui sont les arrêtés d'attribution, essayer de partir sur le terrain en comparant les réalisations et les engagements pris par les détenteurs. Ce travail est en cours, ça fait quatre semaines maintenant que les équipes sillonnent le pays et d'ici fin juin nous allons avoir le résultat. Mais quelle va être l'action après avoir reçu le résultat de cet audit ? C'est vraiment confirmer ou infirmer les différents titres. S'il y a une société qui est sur le terrain et qui ne fait rien, automatiquement son permis est résilié. Ou bien une compagnie qui a commencé et qui a disparu, ce sera la même chose. Il faudrait que le détenteur soit conforme aux engagements pris au niveau du titre qu'il a reçu.

Q : Sur quels minerais allez-vous focaliser l'attention?

R : C'est toutes les substances confondues. On a par exemple une centaine de titres pour le minerai de fer, même ordre de grandeur pour l'or et ainsi de suite. Pratiquement au jour d' aujourd'hui, on a trouvé qu'il y avait plus de 500 permis qui ont été distribués par les gouvernements précédents. C'est l'audit de ça qui est en cours aujourd'hui pour essayer de dégager les zones qui sont allouées à ces compagnies qui ne travaillent pas.

Q : Quelles prévisions faites-vous pour l'apport du secteur minier à l'économie nationale?

R : Au jour d'aujourd'hui, c'est difficile à le dire. Tout ce que je peux vous dire, notre objectif c'est 40% au PIB. Maintenant, nous sommes en train de lancer les plus gros projets jamais vus en Afrique.

Q : Quels sont ces projets?

R : Je prends Rio Tinto pour le ciment lourd de 3 et 4 où le niveau d'investissement est estimé à 15 milliards de dollars dont plus ou moins 9 milliards pour les infrastructures. Ce projet est en train d'évoluer positivement. Au jour d'aujourd'hui, nous sommes entre 100 et 150 millions de dépenses mensuelles pour le développement du projet.

Q : Quelle place occupent les investisseurs chinois?

R : On a pratiquement deux compagnies chinoises qui sont en phase d'exploration dans notre pays, mais elles sont intéressées essentiellement par la bauxite et la transformation de la bauxite en alumine. Ces projets évoluent normalement. Nous leur apportons l'assistance requise pour que ces compagnies puissent commencer la transformation de la bauxite en alumine au plus tard dans les deux années à venir.

Des dizaines de milliers de Guinéens ont répondu à l'appel lancé, ce jeudi 10 mai, par les deux grandes coalitions de l'opposition à manifester contre les conditions d'organisation des prochaines législatives. Les partis d'opposition reprochent au gouvernement de vouloir truquer les élections, en refusant une refonte de la commission électorale et en révisant les listes dans la plus grande opacité.

Boutiques fermées, circulation au ralenti, selon les témoins contactés par RFI, le centre de Conakry avait des allures de ville morte tandis que, dans les banlieues, des dizaines de milliers de jeunes étaient sortis pour manifester et acclamer les cortèges des leaders de l'opposition. Les chefs de partis misaient gros sur cette journée, voulant démontrer au pouvoir leur puissance au moment où le dialogue politique se durcit.

Louncény Camara sur la sellette

Depuis des mois, l'opposition réclame une refonte de la Céni, la commission électorale qu'elle estime insuffisamment paritaire, mais elle demande aussi l'arrêt de la révision des listes électorales qui, selon elle, se déroule dans l'opacité la plus totale. Les manifestants et les leaders de l'opposition ont réclamé la démission de Loucény Camara, le président de la Céni.

Ils lui reprochent son esprit partisan et son lourd passif illustrés, selon eux, par une condamnation pour fraude électorale au lendemain de l'élection présidentielle. Malgré quelques échauffourées entre manifestants et forces de l'ordre, le pouvoir ne s'est pas opposé à cette journée d'action. Mais le gouvernement demande à l'opposition de regagner la table des négociations. « On ne fait pas de politique en sortant dans la rue tous les quatre matins », a résumé un ministre du président Condé.

La manifestation de l’opposition a dégénéré dans le quartier de Bambeto, haute banlieue de Conakry. Les forces de l’ordre répondent désormais aux manifestants par des tirs à l’arme automatique dans une confusion totale, a-t-on constaté.

Un brigadier-chef du nom Sangaré a été blessé à la cheville par une pierre jetée par les manifestants, a-t-on vu. Un commandant de la policea été grièvement blessé à la tête, au moment où nous écrivons ces lignes.

Un homme habillé en tenue civile mais se trouvant parmi un groupe de policiers a été vu en train de dégainer son revolver et de tirer en direction des manifestants. Le bilan n’est pas encore connu.

Cellou Dalein et son cortège qui se trouvent plus haut à Enco 5 n’est toujours pas de retour. Toute la question est de savoir ce qui se passera quand ce cortège reviendra à Bambeto, où tout a subitement dégénéré.

Sarifou Barry, depuis Bambeto pour Guinéenews©

Sarifou Barry Conakry, Guinée 224.64.87.42.57

Abidjan – Au terme d’un voyage d’études entamé en Côte d’Ivoire le 02 mai, le Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG) et la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI) ont signé, mardi à Abidjan, un partenariat dans lequel ils s’engagent, entre autres, à favoriser l’émergence d’une société civile organisée, capable d’agir en acteur et vecteur de changement pour le développement politique, économique et social des deux pays.

La Maison de la Presse de Guinée, institution administrée par l’Association Maison de la Presse de Guinée (MATD N°8075), recrute son/sa directeur/directrice

Définition des tâches :

gérer l’organisation de conférences de presse (près de 200 par an), de formations en journalisme et en communication et l’accès des journalistes aux salles de conférences et aux deux « cyber-cafés ».

Contribution, en partenariat avec des bailleurs de fonds et/ou opérateurs au développement des activités de la Maison de la Presse de Guinée, en accord avec les objectifs fixés par les statuts.

Cadre institutionnel :

le directeur/directrice opérera sous l’autorité du conseil d’administration de la MDPG et aura des comptes à rendre au comité de surveillance de la MDPG.

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CONAKRY -- Dans un message diplomatique de la présidence de la République de Guinée diffusée lundi, le président guinéen Alpha condé a félicité et encouragé le nouveau président français François Hollande, suite à son élections à la tête de l'Etat, avec un score de 52,9 % des voies.

"Votre brillante élection à la magistrature suprême de votre pays me donne l'heureuse occasion de vous adresser mes vives et chaleureuses félicitations ainsi que mes voeux ardents de réussite dans vos hautes fonctions" a déclaré le président guinéen.

"Le choix porté sur votre personne traduit la reconnaissance du peuple français, de vos hautes qualités d'homme d'Etat et de votre engagement personnel pour un réel changement dans la politique de votre pays et dans les relations internationales", indique le message.

Le président guinéen a émis le souhait de voir le nouveau président de la France, durant son mandat de 5 ans, oeuvrer en faveur de la promotion de nouvelles bases de coopération entre son pays et l'Afrique au bénéfice mutuel des peuples respectifs.

"Je voudrais vous assurer de ma pleine disponibilité à oeuvrer avec vous pour le raffermissement des relations d'amitié et de coopération féconde que nos deux peuples et nos deux gouvernements entretiennent si heureusement", a dit Alpha Condé.

Selon les statistiques publiées par le service de presse de l'ambassade de France en Guinée, sur un total de 589 français votants en Guinée, François Hollande a obtenu 376 voix contre 213 pour le président sortant Nicolas Sarkozy.

CONAKRY - Des responsables de l'opposition guinéenne ont annoncé lundi à Conakry l'organisation, à partir du 10 mai, de manifestations régulières en Guinée pour exiger un dialogue franc avec le pouvoir du président Alpha Condé sur la tenue d'élections législatives transparentes.

Il est ainsi prévu à compter de jeudi des marches pacifiques, meetings et caravanes à travers le pays pour notamment exiger un dialogue franc et sincère avec le pouvoir en place, ont affirmé lors d'une conférence de presse les principaux leaders de l'opposition, dont les formations sont membres du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition (CPFT) et de l'Alliance pour la démocratie et le développement (ADP).

Nous avons décidé d'exprimer notre ras-le-bol en reprenant les marches et autres manifestations en Guinée, a déclaré Cellou Dalein Diallo, un de ces opposants, qui avait été battu au second tour de l'élection présidentielle de novembre 2010 par Alpha Condé. M. Condé a pris ses fonctions en décembre 2010.

Comme le veut la loi, nous informerons les autorités compétentes dans les meilleurs délais, a ensuite indiqué à l'AFP M. Diallo.

Nous allons alterner les manifestations, les meetings et les (opérations) +ville morte+ tant que nous n'obtiendrons pas satisfaction à nos revendications, et les manifestations auront lieu dans tout le pays, n'importe quel jour à partir de jeudi, a précisé à l'AFP un autre leader, Sidya Touré, en présence de responsables des coalitions de l'opposition comme Lansana Kouyaté, Mohamed Soumah, Mamadou Mouctar Diallo et Mme Traoré Zalikatou Diallo.

Ces manifestations et autres, c'est pour obtenir du pouvoir d'Alpha Condé un dialogue franc et sincère nous permettant de préparer et d'organiser dans la plus grande transparence les élections législatives, a souligné devant la presse Sidya Touré.

Joint par l'AFP, le ministre de l'Administration du territoire (Intérieur), Alhassane Condé, a affirmé que l'opposition a le droit de manifester.

Si l'opposition estime qu'elle a des raisons valables pour faire ces manifestations, qu'elle les fasse. Mais si j'avais un conseil à lui donner, c'est de s'abstenir de toute manifestation au moment où les Guinéens tirent le diable par la queue, a ajouté le ministre Condé, sans autre commentaire.

Le 27 avril, évoquant des problèmes techniques, le président Condé a annoncé le report sine die des législatives qui avaient été fixées au 8 juillet après avoir été déjà plusieurs fois reportées alors qu'elles auraient dû se tenir au premier semestre 2011.

Les dernières législatives remontent à juin 2002, à l'époque du régime du président Lansana Conté, décédé en décembre 2008 après 24 ans au pouvoir.

Un Conseil national de transition (CNT) fait actuellement office de Parlement. Il a été mis en place début 2010, durant la transition militaire conduite par le général Sékouba Konaté, qui a cédé le pouvoir à Alpha Condé à l'issue de la présidentielle de 2010.


(©AFP / 07 mai 2012 19h38)

Election présidentielle française

Résultats du second tour de scrutin

du 06 mai 2012

Bureau de vote de Conakry

Nombre de suffrages obtenus par chaque candidat


Nom et prénoms des candidats
(dans l’ordre figurant sur la liste arrêtée par le Conseil constitutionnel)

 

NOMBRE DE SUFFRAGES OBTENUS

EN CHIFFRES

EN TOUTES LETTRES

 

  1. François HOLLANDE

 

376

 

Trois cent soixante seize

 

  1. Nicolas SARKOZY

 

213

 

Deux cent treize

 

TOTAL

 

589

 

Cinq cent quatre-vingt neuf

A Conakry le 06 mai  2012,
 
 
 
 
 
 
 L’ambassadeur de France
 
 
 
Ambassade de France en Guinée et en Sierra Leone
Boulevard du Commerce - BP 570 – Conakry
Tél : 30 47 10 00
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