Mardi, 10 Janvier 2012 15:22

Les enseignants de Macenta à l’école de la protection des droits des enfants

Écrit par 
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Impliquer les enseignants dans la prise en charge des enfants vulnérables dans les zones transfrontalière. C’est l’objectif de l’atelier de formation qui vient de se tenir dans la préfecture de Macenta. Il a ciblé une quarantaine de participants des communes rurales et de la commune urbaine.

Organisé par le projet transfrontalier dans le cadre de la prise en charge psychosociale des enfants vulnérables rendu handicapés par les incursions rebelles des années 2000 le long des frontières dans les préfectures de Kissidougou, Guéckédou et Macenta, l’atelier s’est déroulé du 2 au 6 janvier 2012.

La rencontre vise entre autre à aider les participants à comprendre la problématique de la prise en charge des enfants vulnérables. C’est la salle de réunion du cyber scolaire sise à l’école primaire Zézé Bokoni qui a servi de cadre à la rencontre qui a duré quatre jours.

Les participants venaient des communes rurales de Balizia, Oremai, Daro et la commune urbaine de Macenta. Au dire des organisateurs, les enseignants jouent ou peuvent jouer, s’ils sont formés, un rôle prépondérant dans la protection et la prise en charge des enfants et jeunes de cinq (5) a vingt (20) ans. Les enfants hautement affectés par les incursions rebelles des années 2000 le long des frontières dans les préfectures de Kissidougou, Gueckédou et Macenta.

Au cours des quatre jours, les formateurs et les participants ont échangé sur les grandes questions de la protection de l’enfant en situation difficile désigné ici par le terme d’enfant vulnérable.
La cérémonie d’ouverture était présidée par le secrétaire général chargé des affaires administratives de la préfecture représentant le Préfet.

Dans son discours d’ouverture, Tamba Kourouma, Coordinateur du projet a mis à profit l’occasion pour expliquer la problématique des enfants vulnérables. Il a déclaré que son projet vise à couvrir mille (1000) enfants en situation de difficulté dans les trois (3) préfectures que sont : Kissidougou, Gueckédou et Macenta. Selon Tamba Kourouma « plus les cadres techniques de l’éducation, de la justice et de la police judiciaire s’impliqueront dans la protection des droits des enfants, mieux on va accompagner l’état dans la défense des droits des enfants en général et des enfants vulnérables en particulier ».

De son coté le Directeur de l’unité programme de Plan/Guinée de Macenta a planté le décor l’urgence de la défense des droits de l’enfant. Mamady Dramé a remercié les participants pour leur disponibilité à venir se pencher sur les problèmes liés à l’enfance difficile. Il les a encouragé à conférer du sérieux à tous les débats pour qu’ils en sortent avec des conclusions pratiques.

En procédant à l’ouverture de l’atelier le représentant du Préfet a tout d’abord remercié les organisateurs pour l’idée de l’identification et de la protection des enfants en situation difficile dans les communautés frontalières. Billy Nankouma Keita a invité les participants à plus d’attention en vu d’appliquer correctement les acquis dans leurs communautés respectives.

De leur part les enseignants qui ont suivi l’atelier se disent outillés pour contribuer dans l’exercice de leur profession à la défense des droits des enfants malheureux et parfois marginalisés, en raison de leur malformation physique. Ils se sont engagés à faire de cette formation l’objet de restitution dans leurs différents établissements et collectivités.
Attendons de voir les résultats sur le terrain.

 

Write a comment...

Lu 661 fois

Laissez un commentaire

Make sure you enter the (*) required information where indicated.Basic HTML code is allowed.