Day: November 11, 2020

Sortie du procureur Sydi Souleymane Ndiaye: Cellou Dalein Diallo réagit ”Après m’avoir séquestré à mon domicile, fait occuper par l’Armée mes bureaux et le siège de mon Parti et fait tuer par balles 48 personnes, le tyran a décidé de décapiter mon Parti”.

Peu après la sortie médiatique du procureur de la république, Sydi Souleymane Ndiaye, qui a émis des mandats d’arrêt contre certains cadres du l’UFDG sur les violences post-électorales,  le président du principal parti de l’opposition guinéenne  voit de mauvais œil, les poursuites judiciaires engagé contre les responsables de son parti.

Mamadou Cellou Dalein Diallo a fait savoir à travers un post sur page Facebook, << les violences déclenchées par Alpha Condé pour faire passer son coup d’état électoral continuent de faire des victimes, notamment dans les rangs de l’UFDG.  Après m’avoir séquestré à mon domicile, fait occuper par l’Armée mes bureaux et le siège de mon Parti et fait tuer par balles 48 personnes, le tyran a décidé de décapiter mon Parti en se livrant à l’arrestation de ses dirigeants. Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé, Abdoulaye Bah ainsi qu’Etienne Soropogui et Sékou Koundouno sont aujourd’hui dans le collimateur de Alpha Condé qui a déjà actionné sa justice à cet effet. Et le motif est vite trouvé. Ils sont accusés par le Procureur de proférer des menaces de nature à troubler la sécurité et l’ordre public alors que les 48 morts des violences post-électorales et les 99 morts du FNDC n’ont encore suscité aucune réaction de la part de notre Procureur.  Quelle honte!>>

Condamnation de la Guinée par la cour de la CEDEAO : nous serions contents du gouvernement quand nous apprenions que les acteurs sont en prison” dit le président du district de Zogota.

Huit ans après les évènements du Massacre de Zogota, la cour de justice de la CEDEAO a reconnu hier l’État guinéen, responsable du Massacre de Zogota, village relevant de la sous-préfecture de Kobela,  situé à une soixantaine de kilomètres de la préfecture de N’Zérékoré. Interrogé au lendemain de la publication de l’arrêt de la cour de justice de la CEDEAO,  les parents des victimes à travers le président du district M. Nyankoye Kolié, a livré ses sentiments. Il a aussi demandé au gouvernement Guinéen d’interpeller et condamner  les responsables de ce massacre qui dit-il ” sont connus de tous”.<<nous sommes très contents. Parce que quand on juge quelqu’un et on le donne la raison, il sera content. Il faut que la cour de la CEDEAO mette la pression sur l’État guinéen pour qu’il puisse réparer les objets qu’ils ont gâté avec nous. Et aussi de soutenir les enfants des personnes tuées qui sont dans les écoles, leurs femmes sont là très malheureuse pourqu’elles puisent soutenir leurs enfants dans les écoles jusqu’à ceux qu’ils deviennent quelqu’un demain. Là, ça doit être une obligation pour le gouvernement de payer ça.

Ce que le gouvernement guinéen a fait aux citoyens de Zogota, il faut plus qu’il le fasse à n’importe quel village de la Guinée. Il faut que le gouvernement fasse ça et aussi les gens(militaires) qu’il a fait venir à Zogota pour massacrer nos parents, il faut qu’ils soient jugé et condamné. C’est ce qui pourrait nous galvaniser. Sinon nous serions contents du gouvernement quand nous apprenions que les acteurs sont en prison. Parce que nous les connaissons tous même leur nom. Si cela y est nous serions vraiment content du gouvernement. Même si le gouvernement vient nous donner de l’argent ici, ils  n’ont qu’à  savoir que c’est eux qui sont là en train de gâter le pays>>, a dit Nyankoye Kolié président du district de Zogota.

Il faut rappeler que c’est dans la nuit du 3 au 4 août 2012 juste après minuit, des éléments des Forces de Sécurité et de Défense guinéennes ont attaqué le village de Zogota en tirant au hasard, tuant 6 habitants, blessant plusieurs, incendiant des habitations, arrêtant et torturant plusieurs autres personnes. 

Bruno LAMAH 

Violences post-électorales: le FNDC répond au ”procureur du 3 ème mandat Sydi Souleymane Ndiaye” (communiqué)

Il  y a quelques heures le FNDC alertait l’opinion publique sur la conspiration  en préparation et qui consistait à déposer des armes de guerre dans des domiciles de certains opposants.

Après l’échec cuisant de ce complot d’État que le régime dictatorial fomentait contre des leaders du FNDC et des leaders politiques, Alpha Condé ordonne à son bras judiciaire de lancer la chasse aux opposants à son troisième mandat illégal et illégitime.
Décidé à en découdre avec tous ceux qui sont déterminés à freiner la dérive totalitaire, le Procureur du troisième mandat Sydi Souleymane Ndiaye et Aboubacar Fabou Camara, Directeur central de la police judiciaire (DCPJ), viennent d’annoncer leur mission répressive visant à neutraliser les meneurs de la contestation contre le coup d’État constitutionnel.
Cette annonce fait suite aux récentes menaces et déclarations martiales d’Alpha Condé et de son Premier Ministre Kassory Fofana.   
✅Le FNDC prend à témoin l’opinion publique de la volonté affirmée d’Alpha Condé et de son clan à éliminer toutes les voix dissidentes. Par ailleurs, il faut rappeler que le régime a récemment assassiné deux de nos responsables locaux à Conakry et à Pita les 21 et 22 octobre 2020.
✊Le FNDC réaffirme son soutien indéfectible et sa solidarité à Sekou Koundouno responsable des stratégies et planification du FNDC, à Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé, Chérif Bah et à Abdoulaye Bah, tous membres de l’UFDG ainsi qu’Etienne Soropogui, allié de l’UFDG.
✅Aucun membre du FNDC ne répondra à la convocation d’une justice partiale tant que les mandats d’arrêt émis par un juge contre le Commissaire Aboubacar Fabou Camara et le Commandant de BRI Mohamed Lamine Simankan, ne sont pas exécutés. Car, “à une loi injuste, nul n’est tenu d’obéir”.
🤜Aucune forme d’intimidation et de répression ne mettra fin à la lutte démocratique du FNDC jusqu’au départ du putschiste Alpha Condé. Que personne ne recule devant l’imposture, l’arrogance et la forfaiture.
Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons!Conakry, le 10 novembre 2020.

Victoire à la Cour de Justice CEDEAO: La Cour déclare la Guinée coupable du Massacre de Zogota

Depuis plus que huit ans, les habitants de Zogota en Guinée Forestière poursuivent la justice pour le massacre qui a dévasté leur village.  Aujourd’hui, ils peuvent enfin fêter le jugement de la Cour de Justice de la CEDEAO, qui a déclaré les forces de sécurité guinéennes coupables des assassinats, arrestations arbitraires, et torture des citoyens de Zogota.

Dans la nuit du 3 au 4 août 2012 juste après minuit, des éléments des Forces de Sécurité et de Défense guinéennes ont attaqué le village de Zogota en tirant au hasard, tuant 6 habitants, blessant plusieurs, incendiant des habitations, arrêtant et torturant plusieurs autres personnes. « Ils sont venus la nuit, tandis que les gens dormaient » a dit Kpakilé Gnédawolo Kolié, le Président de la communauté, qui est aussi le leader du collectif des victimes du massacre. « Nous avons été réveillés par le son de tirs de balles et quand les gens sont sortis voir ce qui se passait, ils ont abattu nos pères et frères ». Quelques villageois qui ont été arrêtés pendant l’attaque ont été torturés par les soldats qui les tailladaient les bras, cous et poignets. Les forces de sécurité ont arbitrairement arrêté et ont torturé des résidents Zogota avant et après le massacre.

Cette attaque était une répression contre les manifestations de plusieurs communautés locales qui se révoltaient contre les pratiques abusives de la compagnie minière Vale-BSG qui portaient atteinte à leurs droits les plus fondamentaux. Pendant les manifestations, les communautés – dont la communauté de Zogota a été choisie comme leader – ont occupé le site et ont été accusées de destruction de propriété de la compagnie.

Aucune investigation n’a été menée par les autorités guinéennes pour faire la lumière sur les évènements de Zogota. Et les forces de sécurité et la compagnie donnent des versions contradictoires des évènements.  MDT avait déjà déposé une plainte au pénal contre 5 responsables des forces de sécurité en 2012 mais aucune suite n’a été donnée à cette plainte. Les personnes citées dans la plainte ont refusé de comparaitre devant le juge en charge du dossier. Et la responsabilité de la compagnie n’a jamais fait l’objet d’enquête, malgré des indicateurs évidents de leur participation à la planification et exécution de l’attaque.

Representé par MDT et Advocates for Community Alternatives (ACA), ONG des droits de l’homme basée au Ghana, les habitants de Zogota ont fait recours à la Cour de Justice de la CEDEAO – un tribunal régional avec la compétence de responsabiliser les états de l’Afrique occidentale pour les violations des droits humains – en octobre 2018.  Le jugement d’aujourd’hui donne la raison complète à leurs revendications.

« La Cour est d’accord avec nous que les forces de sécurité guinéennes ont violé les droits à la vie, de ne pas être soumis à la torture ou l’arrestation arbitraire, et à un recours effectif, » dit Me Foromo Frédéric Loua, Président de MDT.  « Enfin, après huit longues années, les auteurs de cet acte odieux sont déclarés coupable de leurs crimes. »  La Cour a aussi ordonné que la Guinée paie un montant de 4,56 milliards de francs guinéens (environ 463 000 dollars américains) aux victimes et leurs ayants-droits.

Le focus se décale maintenant aux tribunaux nationaux de la Guinée, où les habitants de Zogota ont renouvelé leur plainte contre les forces de sécurité et demandé une enquête sur le rôle que VBG a joué lors du massacre.  « Les institutions guinéennes doivent finir ce que la Cour de Justice de la CEDEAO a commencé, et inculper et sanctionner les commandants des forces de sécurité et les agents de la société qui ont exécuté le massacre de Zogota, » dit Jonathan Kaufman, Directeur Exécutif d’ACA.
Le jugement de la Cour de Justice de la CEDEAO est important aussi pour le futur des activité minières autour de Zogota.  VBG a suspendu ses opérations à Zogota après le massacre et puis a perdu sa concession minière à cause d’un scandale de corruption.  Mais plus récemment, la Guinée a annoncé l’intention d’octroyer la concession à Niron Metals, une société liée à Beny Steinmetz, l’un des propriétaires et bénéficiaires de VBG.  « Nous avons notifié au gouvernement qu’on ne permet pas l’extraction de minerais à Zogota jusqu’à ce que nous voyions la justice pour le massacre, » dit M. Kolié.