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La Côte d’Ivoire domine la Guinée à Amiens

Irrésistibles en première période, les Eléphants de la Côte d’Ivoire n’ont fait qu’une bouchée de la Guinée au Stade de la Licorne d’Amiens (3-1). Seko Fofana a inscrit le troisième but ivoirien de la partie, tandis que Serhou Guirassy et Mohamed Bayo sont restés muets.

Le quart d’heure ivoirien

Pourtant, l’entame de match ne laissait pas penser qu’une telle démonstration arrive. Le jeu penche déjà côté ivoirien dès les premières minutes, mais les Eléphants peinent à approcher la surface guinéenne. Et à force de buter sur la défense, les hommes de Jean-Louis Gasset s’exposent aux contres adverses. Serhou Guirassy, ancien joueur de l’Amiens SC, allume la première mèche, repoussée par Badra Sangaré (25′). Cette frappe sera l’unique opportunité pour le Syli, puisque la Côte d’Ivoire va placer une accélération terrible.

Trouvé par Kouassi au second poteau, Seko Fofana oblige le portier guinéen à repousser sa frappe en corner (29′). C’est justement sur ce corner qu’Ibrahim Sangaré, le milieu du PSV Eindhoven,  bien placé au second poteau, reprend de volée pour ouvrir le score (1-0, 30′). Dix minutes plus tard, c’est cette fois Evrard Kouassi qui fait la différence côté droit avant de servir sur un plateau Soulemane Doumbia qui conclut parfaitement du plat du pied (2-0, 41′). La démonstration ne s’arrête pas là. Nicolas Pépé récupère le ballon dans son camp et lance Seko Fofana dans la profondeur. Après une course de soixante mètres, le capitaine du RC Lens croise sa frappe et offre un troisième but à sa sélection (3-0, 45′).

Réaction guinéenne en vain

Les Ivoiriens gardent le même rythme au retour des vestiaires, et Doumbia passe même proche du doublé, mais sa tentative du gauche est cette fois trop croisée (50′). Deux minutes plus tard, le Syli va enfin répondre avec la réduction de l’écart. Sur corner, l’ancien Lyonnais Mouctar Diakhaby place un coup de tête imparable (3-1, 52′). La Guinée insiste et veut encore y croire avec la reprise de Cissé, opportuniste dans la surface de réparation, mais celle-ci passera juste au-dessus des buts de Sangaré (70′). Trois minutes plus tard, Morgan Guilavogui centre fort dans la surface et trouve Issiaga Sylla qui frappe, à quelques centimètres du poteau gauche de Sangaré (73′).

Le Syli tente le tout pour le tout en fin de rencontre avec plusieurs changements mais rien n’y fera, la Côte d’Ivoire s’impose au Stade de la Licorne contre la Guinée, trois buts à un.

Arthur Lasseron

CÔTE D’IVOIRE – GUINEE : 3-1 (3-0)

Match amical

Mardi 27 septembre, 20 heures

Stade de la Licorne, Amiens

Arbitre : M. Léonard

Buts : Sangaré (30′), Doumbia (41′), Fofana (45′) pour la Côte d’Ivoire ; Diakhaby (52′) pour la Guinée

Avertissements : Kessié (64′), Diomandé (81′), Kanga (87′), Zaha (87′) pour la Côte d’Ivoire ; Condé (40′), Konaté (87′), Moriba (87′) pour la Guinée

Côte d’Ivoire : A. Sangaré – Aurier (Gbamin, 60′), Diomandé, Sylla, Doumbia (Konan, 74′) – Kessié (Séri, 87′), Fofana, I. Sangaré – Pépé (Zaha, 60′), Krasso (Kanga, 61′), Kouassi (Singo, 61′)

Remplaçants : Tape (g.), Koné (g.), Séri, Gradel, Kouamé, Cornet, Gbamin, Deli, Singo, Kossonou, Konan, Zaha, Kanga

Entraîneur : Jean-Louis Gasset

Guinée : Koné – M. Camara (Moriba, 46′), Diakhaby (Konaté, 82′), I. Conté, I. Sylla (c.) – A. Conté (Diakité, 46′), Diawara (A. Sylla, 82′), Cissé, Condé (Guilavogui, 46′) – Bayo (Barry, 68′), Guirassy

Remplaçants : Keita (g.), Diakhaby (g.), Diakité, A. Sylla, Konaté, Moriba, S. Sylla, Guilavogui, S. Cissé, A. Camara, A. Cissé, Barry, Dansoko

Entraîneur : Kaba Diawara

Massacre du 28-Septembre en Guinée: l’ex-dictateur Camara jeté en prison avant le procès

L’ex-dictateur guinéen Moussa Dadis Camara et plusieurs coaccusés ont été envoyés en prison mardi, avant d’être jugés à partir de mercredi pour l’effroyable massacre commis le 28 septembre 2009, ont indiqué leurs avocats.

Le procureur a fait “embarquer nos six clients à la maison centrale (prison) où ils seront semble-t-il retenus jusqu’à la fin de la procédure”, c’est-à-dire du procès, à la durée indéterminée, a déclaré un de ces avocats, Me Salifou Béavogui, à des journalistes devant le tribunal. L’avocat a contesté cette mesure en déclarant: “Très malheureusement, le procès commence par la violation des droits de la défense”.

Un correspondant de l’AFP a vu un minibus quitter à toute allure sous la protection de plusieurs pick-up le tribunal flambant neuf construit exprès pour le procès, et où s’est décidée pendant quelques heures la liberté des accusés.

Le capitaine Camara et dix autres anciens officiels militaires et gouvernementaux doivent répondre à partir de mercredi à 10H00 (locales et GMT) de leur responsabilité présumée dans les évènements du 28 septembre 2009 et des jours suivants. Un certain nombre d’accusés étaient déjà détenus depuis des années.

Les accusés encore libres avaient été convoqués vers 12H00 préalablement au procès. Les craintes de leurs avocats qu’ils ne soient placés en détention se sont révélées fondées.

Le représentant du parquet a lu aux accusés et leurs avocats les textes stipulant que les accusés devaient se constituer prisonniers avant leur procès, a rapporté Me Béavogui. Les avocats ont vainement plaidé que ces dispositions ne s’appliquaient pas parce que les décisions de justice les renvoyant devant le tribunal ne prévoyaient pas explicitement une telle mesure, a-t-il dit.

Les 11 hommes seront jugés à partir de mercredi pour leurs agissements il y a 13 ans.

Des soldats, des policiers et des miliciens avaient fait couler un bain de sang lors du rassemblement de dizaines de milliers de sympathisants de l’opposition, réunis dans un stade de la banlieue de Conakry pour démontrer pacifiquement leur force et dissuader M. Camara de se présenter à la présidentielle de janvier 2010.

Le capitaine Moussa Dadis Camara avait été porté au pouvoir en décembre 2008 par un coup d’Etat militaire. Il avait ensuite été investi président.

Le 28 septembre 2009 et les jours suivants, 156 personnes ont été tuées et des milliers blessées avec une cruauté effrénée, au moins 109 femmes ont été violées, selon le rapport d’une commission d’enquête internationale mandatée par l’ONU.

Les chiffres réels sont probablement plus élevés.

Une multitude de témoignages rapportent comment les Bérets rouges de la garde présidentielle, des policiers et des miliciens sont entrés dans l’enceinte, en ont bouclé les accès et ont ouvert le feu sans discrimination sur une foule civile, festive et désarmée.

– L’attente d’un vrai procès –

Ils ont poursuivi leur besogne au couteau, à la machette et à la baïonnette, jonchant de cadavres la pelouse, les travées et les couloirs du stade et ses alentours. Ils ont abusé de dizaines de femmes et achevé nombre d’entre elles. Des personnes sont mortes piétinées dans la panique.

Les exactions ont continué les jours suivants, contre des femmes séquestrées et des détenus torturés.

Amnesty International a présenté à la veille du procès un rapport réclamant une meilleure prise en charge des victimes de viols en Guinée et l’adoption “en urgence d’une loi générale sur les violences basées sur le genre”.

Les violences commises il y a 13 ans sont constitutives de crimes contre l’humanité, avait conclu la commission d’enquête internationale rapidement après les faits.

M. Camara vivait jusqu’à présent en exil au Burkina Faso. Il est rentré dans la nuit de samedi à dimanche à Conakry pour participer au procès. Il entend “laver son honneur”, disent ses proches.

La commission internationale lui a imputé une “responsabilité criminelle personnelle et une responsabilité de commandement”.

Avec ce procès, des centaines de victimes et proches, constituées en parties civiles ou non, et les organisations de défense des droits humains voient arriver le jour qu’elles ont réclamé pendant 13 ans.

Les atermoiements du pouvoir et l’impunité érigée en “institution”, selon la commission internationale, de forces de sécurité quasiment intouchables dans un pays dirigé pendant des décennies par des régimes autoritaires ont longtemps fait douter de la tenue de ce procès.

L’actuel chef de la junte, le colonel Mamady Doumbouya, également arrivé au pouvoir par un putsch en 2021 après 11 ans de pouvoir civil, a demandé en juillet que le procès ait lieu cette année avant la date anniversaire.

Les associations de victimes réclament cependant un vrai procès. Elles demandent que celui-ci ne se résume pas à son ouverture pour l’effet d’image.

la-croix avec AFP

Guinée : plus de 300 milliards FCFA pour relancer l’économie

Le gouvernement guinéen va bénéficier de 339 milliards FCFA de la Banque mondiale pour booster son économie, selon une note d’information du ministère guinéen de l’économie et des Finances, publiée sur son site.

Ce financement va permettre de soutenir « les réformes » engagées par l’Etat guinéen et les efforts déployés en matière de finances publiques et la stabilité économique, indique la même source.

« Des projets et programmes d’investissements publics prioritaires (…) viendront des secteurs à fort impact et prioritaires ayant de grandes capacités de décaissement en lien avec les domaines de l’énergie, des infrastructures, l’agriculture, l’emploi des jeunes et du renforcement des capacités », explique la note. 

Selon les autorités guinéennes, le pays a réduit sa dette de 117 milliards FCFA au premier et second semestre de l’année 2022.

par ouestaf.com

Des centaines de personnes manifestent contre la dissolution d’un collectif contestataire en Guinée

Des centaines de partisans d’un collectif contestataire en Guinée ont manifesté dimanche devant les bâtiments de l’Union européenne pour protester contre la dissolution de ce mouvement par la junte au pouvoir à Conakry, a constaté un journaliste de l’AFP.

Ce rassemblement avait été organisé par le collectif dissous en Guinée, le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), coalition de partis, syndicats et organisations de la société civile. Il s’oppose depuis plusieurs mois à la junte au pouvoir après avoir été le fer de lance de la contestation contre l’ex-président Condé (2010-2021).

Le Front a notamment été à l’initiative des manifestations organisées les 28 et 29 juillet, interdites par les autorités et où cinq personnes ont été tuées, pour dénoncer la “gestion unilatérale de la transition” par la junte. La junte avait annoncé en début de semaine dernière sa dissolution. Mais le FNDC avait très vite dénoncé une “décision illégale, sans fondement et arbitraire“, maintenant une manifestation prévue le 17 août en Guinée.

La patrie ou la mort

La patrie ou la mort” ont lancé les organisateurs de la manifestation à Bruxelles, surveillée par quelques policiers belges. Les opposants ont demandé le départ du colonel Mamady Doumbouya, qui a renversé le 5 septembre 2021 Alpha Condé.

On va essayer de dire ici aux autorités que non, ça ne va pas en Guinée, non il y a une trahison. Ils (les membres de la junte) ne viennent pas pour la démocratie, ils viennent pour confisquer le pouvoir et même la liberté des personnes“, a souligné Naby Laye Camara, un des manifestants. “Le FNDC ne peut pas disparaître, c’est clair. C’est pas possible. Il faut des mouvements comme ça, il faut les partis politiques, il faut un contre-pouvoir, n’est-ce pas ?“, a-t-il assuré.

par BX1

Une star du football rate son mariage et envoie… son frère à sa place !

L’histoire peut paraître invraisemblable, mais le joueur en question l’a confirmé lui-même. Retenu pour des obligations avec son club, une star du foot a été obligé d’envoyer son propre frère pour le représenter lors de son mariage !

Il y a parfois des histoires que l’on a du mal à croire et pourtant, celle du footballeur Mohamed Buya Turay est belle et bien réelle. Star de son sport, l’attaquant de 27 ans originaire du Sierra Leone a vécu une aventure pour le moins insolite. Le natif de Freetown a longtemps évolué en Europe avant de partir en Chine ces deux dernières années. Cet été, il a eu l’opportunité de revenir sur le Vieux Continent, du côté de la Suède où le club de Malmö a décidé de l’acheter. Le 22 juillet, un accord est trouvé entre les deux clubs et le club suédois demande alors à son nouveau joueur de rejoindre l’équipe le plus rapidement possible.

Problème, le joueur a planifié son mariage le 21 juillet en Sierra Leone et il se retrouve donc dans l’incapacité de s’y rendre, obligé de répondre favorablement à ses obligations professionnelles. Devant une situation qui s’annonce problématique, Mohamed Buya Turay prend une décision assez surprenante puisqu’il demande à son frère de prendre sa place pour le mariage. “Nous nous sommes mariés le 21 juillet en Sierra Leone. Mais je n’étais pas là parce que Malmö m’a demandé de venir ici plus tôt. Nous avons pris les photos à l’avance. Donc on dirait que j’étais là mais je n’y étais pas. Mon frère a dû me représenter au mariage lui-même”, a expliqué le joueur au quotidien suédois, Aftonbladet.

Je vais essayer de l’emmener en Suède et à Malmö maintenant pour qu’elle soit proche de moi

Une histoire incroyable et qui a fait le tour de la planète. Le joueur a effectivement pris des photos de mariage à l’avance, comme il l’a montré sur son compte Twitter par la suite. “Je vais essayer de l’emmener en Suède et à Malmö maintenant pour qu’elle soit proche de moi. Elle vivra ici avec moi”, conclut Mohamed Buya Turay, qui n’a toujours pas revu sa femme depuis qu’ils se sont officiellement mariés. Il confie néanmoins au média suédois qu’il a hâte de la retrouver et qu’il espère pouvoir partir en lune de miel avec elle avant la fin de l’année.

Même s’il n’a pas pu être présent pour son mariage, Mohamed Buya Turay a réussi à trouver une solution assez unique pour ne pas annuler le mariage, en attendant d’enfin retrouver celle qui est devenue sa femme !

Banlieuz’Art, l’éternel duo préféré des Guinéens

Ils occupent une place à part dans le cœur du public guinéen. Pionniers de la musique urbaine dans le pays, Marcus et King Salaman ont réussi à entretenir ces liens très forts, malgré l’absence, la distance et les changements d’époque. 2022 marque leur grand retour. Après un concert évènement pour fêter leurs 15 ans de carrière en mai dernier, ils ont prévu de sortir leur 4e album à la fin de l’année. Très occupés, il a fallu des semaines avant de pouvoir organiser une rencontre avec le binôme et seul Marcus a finalement répondu à l’invitation.     

RFI Musique : King Salaman n’a pas pu être là pour l’interview. C’est quelqu’un qui est difficile d’accès ?  
Marcus : Il est dur à avoir. Il est très famille et il aime la terre.C’est l’agriculture lui ! Il est installé en haute banlieue, à la sortie de Conakry. Il a son champ, des hectares qu’il exploite. Il fait pousser du piment, des pastèques. Son père est botaniste. Du coup, ils font des greffes, des choses extraordinaires. Il est fasciné par ça et heureusement que je suis là pour lui rappeler qu’il est artiste. (rires)

Vous avez fêté vos 15 ans de carrière avec Salaman, mais le groupe est plus ancien, il date de 2004. King ne vous a rejoint qu’en 2007. Racontez-nous cette rencontre…
Ça a été un moment magique. J’étais dans une dépression terrible, j’étais déboussolé. En fait, j’ai fondé le groupe avec des amis qui sont décédés (ils ont été assassinés, ndlr). Salaman arrive dans ma vie à ce moment-là, alors que je pense à arrêter. Je rencontre un type avec un talent inouï, quelque chose que je n’avais jamais vu. Et j’ai tout de suite compris que c’était la personne dont mes voyants me parlaient (rires). J’ai compris tout de suite que ça allait durer avec lui. Et jusqu’à aujourd’hui, on conjugue le même verbe. Bien sûr, c’est comme la dent et langue, parfois la dent mord la langue, mais ça ne les empêche pas de rester ensemble dans la bouche. On a appris à se comprendre, à se tolérer, à s’accepter et à s’améliorer au fil des années. On a cultivé cet amour et une certaine symbiose qui nous servent énormément quand il faut créer, monter un spectacle…     

Pour vos 15 ans de carrière, vous avez organisé un grand concert. Vous promettiez de livrer le meilleur spectacle de votre vie au stade Nongo le 21 mai. Alors ? 
Bah écoute, c’était une réussite, on a gagné notre pari. On a pu prouver encore une fois à tous les mélomanes que nous sommes encore présents, sur le devant de la scène. On avait laissé notre trône vacant qu’on a récupéré ce jour-là. Ça a été, je pense, le meilleur spectacle live de notre carrière. Toutes ces années nous ont permis d’accumuler de l’expérience, on a énormément appris grâce à nos tournées à travers le monde entier et, ce jour-là, on a chanté des morceaux qui ont bercé des générations. On a croisé des gens qui ont 25 ans aujourd’hui et qui en avaient 12 quand on sortait notre premier album. Il y avait beaucoup de nostalgie. C’était un soir très spécial.       

Ce n’est pas évident pour les artistes de s’inscrire dans la durée. En Guinée encore moins ?      
Si c’est compliqué de tenir 15 ans dans la musique, si cette règle est universelle, il faut multiplier par trois le niveau de difficulté en Guinée. Ici, on ne vit pas de son art, on n’a pas de réel mécène, on n’a pas vraiment d’accompagnement. C’est un défi du début des enregistrements jusqu’à l’aboutissement du projet. Nous, ce qui nous anime, c’est la passion. Nous ne sommes pas rétribués à notre juste valeur. Quand on va jouer dans d’autres pays, nous sommes mieux payés.C’est vrai, en 15 ans, les conditions se sont un peu améliorées. Les cachets ont augmenté. À l’époque, on partait à l’intérieur du pays, à Mamou, à Kindia, pour 1 million 500 000 francs guinéens (un peu plus de 170 euros, ndlr). Aujourd’hui, les jeunes artistes touchent jusqu’à 120 millions. C’est ça l’objectif : il faudrait que ceux qui viennent après nous gagnent de l’argent, qu’ils puissent s’enrichir grâce à la musique. 

Cette nouvelle génération ne vous a jamais fait peur ? Vous n’avez jamais pensé qu’elle pouvait finir par éclipser votre succès ?
On est très fiers d’eux. Fiers de voir émerger une relève solide. Hier, c’était nos grands-frères, on ne parlait pas de nous. Aujourd’hui, c’est nous et demain, forcément ça sera d’autres. Le succès est éphémère, il s’en va un jour. Mais à aucun moment, on n’a tremblé. On n’a pas peur de perdre notre place. À une époque, on a eu d’autres objectifs. On a voulu explorer d’autres horizons. On a un peu disparu de Guinée. Ça donnait peut-être l’impression qu’on était passé de mode, mais en réalité, on n’avait plus rien à prouver ici et on voulait connaître autre chose. Tout le monde revendiquait notre trône, mais la vérité, c’est que ce trône est resté vide pendant toute cette période. Ses propriétaires étaient ailleurs, en train d’arpenter d’autres terres. Entre 2012 et 2018, on a fait 6 ans sans sortir d’album. On s’est concentré sur la sous-région et l’international. Quand on a sorti notre troisième album en 2018, Kun Faya Koun Kalanke, ça a été une réussite. On l’a présenté au stade du 28-septembre, on a été les premiers artistes urbains à remplir un stade en Guinée. C’est ce soir-là qu’on a compris qu’on était encore assis sur le trône. Comme l’a dit Salaman dans une interview, notre musique a fait le tour du monde et est revenue en Guinée pour s’imposer. Donc, on a repris le trône et là, on a promis de ne plus jamais le lâcher tant qu’on n’aura pas un héritier digne de ce nom (rires).

Vous n’avez pas encore trouvé ?
Si, je pourrais citer quelques artistes. Il y a King Alasko qui fait partie de cette relève de la musique urbaine et est une véritable suite logique de notre travail. Mais il y a en beaucoup d’autres : MD Benga, Wada du Game, Straiker, Zaga Boy, Saifond… Le talent ne manque pas en Guinée. Les étrangers, quand ils viennent ici, disent que c’est la petite Jamaïque. Conakry, c’est vrai, est entourée d’eau, mais c’est surtout à cause de cette musique brute qu’on trouve partout dans ses rues.

Entre 2018 et 2022, vous avez de nouveau disparu des radars…
Il y a eu une période creuse. On a eu un problème avec notre manager de l’époque, mais on revient avec de nombreux projets pour le futur. À la fin de cette année, on prévoit de publier notre quatrième album. Il est prêt à 50%. On est dessus depuis 2018. Je peux d’ores et déjà annoncer qu’il y aura un featuring avec Black M. C’est un morceau qu’on a enregistré en 2017. On a prévu aussi de faire un titre collectif, dans lequel on va retrouver presque toutes les figures de la nouvelle génération. Le morceau va s’appeler Metallica. C’est l’acier quoi, il va falloir avoir le flow, les techniques, tout ce qu’il faut pour être au-dessus. On va essayer de réunir la crème de la musique urbaine guinéenne sur ce morceau. Ce sera le dernier Kun Faya Koun, en attendant de voir comment les choses vont évoluer par la suite. En 2023, chacun fera un album solo. C’est Salaman qui sortira le sien en premier et puis le mien en 2024.

Est-ce que vous avez décidé de mettre fin au duo Banlieuz’art ?
Banlieuz’art ne nous appartient plus. Ce n’est pas à nous, mais au public, qui a toujours accompagné et soutenu ce groupe, d’en décider. Mais ici, il n’est pas question de se séparer, ce n’est pas la fin à proprement parler.

Page Facebook de Banlieuz’art / Instagram

Guinée : une cohabitation entre hommes et chimpanzés de plus en plus difficile

En Guinée, la cohabitation entre les chimpanzés et les hommes est de plus en plus compliquée. Les animaux se montrent plus agressifs au fur et à mesure que les champs de cultures empiètent sur leur territoire.

En Guinée, leur cri résonne à des centaines de mètres. Dans une région du centre du pays, les chimpanzés sont près de 60 000. Désormais, ils s’aventurent de plus en plus loin, jusqu’aux portes des villages. Au fil des ans, la cohabitation avec les habitants est devenue de plus en plus compliquée et parfois, les singes attaquent.

Une petite fille de quatre ans victime

À Longory (Guinée), une petite fille de quatre ans fait partie des dernières victimes. Elle a été attaquée alors qu’elle jouait dans un champ. La bête l’a prise avant de la relâcher finalement, après l’avoir mordue et griffée au visage. “Je ne sais pas exactement d’où est venu le chimpanzé, mais je l’ai pourchassé pour récupérer ma fille”, témoigne Fatoumata Diarra, mère de la petite fille. Face à cet épisode traumatisant, le conseil des habitants de Longory s’est réuni. Jusqu’à nouvel ordre, il a décidé de ne plus laisser sortir les enfants sans surveillance. Si les chimpanzés attaquent, c’est parce que leur espace de vie se réduit, conquis par les cultures des hommes. 

Francetvinfo.fr

Des milliers de supporters accueillent Paul Pogba à son arrivée en Guinée

C’est un accueil digne des plus grandes stars. À peine sorti de l’avion à l’aéroport de Conakry, capitale de la Guinée, l’international français Paul Pogba a été entouré d’une foule immense. Plusieurs milliers de fans se sont rassemblés pour célébrer le milieu de terrain, de passage dans le pays pour jouer un match de gala mercredi 22 juin. Un retour au pays d’origine de ses parents avec la volonté « d’aider la Guinée à avancer ». « Ça fait onze ans que je ne suis pas revenu ici, regrette Paul Pogba. Donc j’ai dit qu’on allait venir en Guinée parce qu’on fait ça pour la Guinée, pour aider la Guinée pour que la Guinée avance aussi. Je suis ici, je suis présent et je vais aider aussi mon pays à avancer », assure-t-il.

Le joueur, en fin de contrat avec Manchester United désire aussi que « le pays soit heureux ». Une venue d’autant plus symbolique que le pays est dirigé par l’armée depuis le putsch de 2021 et que la Guinée reste l’un des pays les plus pauvres au monde.

Guinée : accord de 15 mds de dollars pour le gisement de fer de Simandou

Un accord-cadre de 15 milliards de dollars a été signé entre l’Etat guinéen, Winning Consortium et Rio Tinto Simfer en vue de l’exploitation de l’immense gisement de fer de Simandou (sud-est), a annoncé la télévision publique guinéenne RTG. L’accord tripartite, signé vendredi soir, d’une durée de 35 ans prévoit un co-développement entre Rio Tinto avec sa filiale Simfer (bloc 3 et 4) et Winning Consortium (bloc 1 et 2).

L’anglo-australien Rio Tinto est allié à Chinalco dans une joint venture pour l’exploitation du gisement et le singapourien Winning Shipping au producteur chinois d’aluminium Shandong Weiqiao, au groupe Yantaï Port et à la société guinéenne United Mining Supply. Simandou est un des plus vastes gisements de fer au monde, mais aussi un serpent de mer.

Le contrat concerne «les infrastructures, le développement minier, le port», selon Fadi Wazni responsable de Winning Consortium s’exprimant à la RTG. Il prévoit la construction d’un chemin de fer d’environ 670 km pour relier le corridor minier à un port minéralier sur la côte guinéenne au sud de Conakry. Le chemin de fer et le port en eaux profondes devraient être terminés en décembre 2024, selon les termes de l’accord annoncé à la RTG. Et la première production commerciale devrait voir le jour au plus tard le 31 mars 2025.

L’exploitation est entravée depuis des années par les litiges sur les droits miniers, les soupçons de corruption et l’ampleur des investissements à réaliser dans une région enclavée et un pays cruellement dépourvu d’infrastructures. Le 10 mars, le chef de la junte guinéenne Mamady Doumbouya avait ordonné la cessation de toute activité sur le site de Simandou, pour réclamer que les intérêts de la Guinée soient «préservés» par les exploitants.

Le ministre guinéen des Mines et de la Géologie, Moussa Magassouba, a déclaré à la RTG que l’Etat guinéen avait «négocié» avec les sociétés minières. «Avant on avait 0% donc 0 francs. On a négocié et on a réussi à avoir 15% des rails, du port, des mines», a-t-il dit. L’ensemble du projet représente plusieurs milliers d’emplois directs.

Selon des experts, la Guinée pourrait disposer des plus importantes réserves mondiales non exploitées de fer à haute teneur, parmi d’autres ressources naturelles et minières considérables (bauxite, or, diamants, capital hydrologique), mais celles-ci n’empêchent pas le pays d’être très pauvre. Simandou est toutefois aussi affligé par la corruption réputée chronique en Guinée. Le colonel Doumbouya, qui s’est fait investir président le 1er octobre, a fait de la lutte contre la corruption l’un de ses grands combats.

Par LeFigaro

Guinée: la maison de l’opposant Cellou Dalein Diallo à Conakry détruite

En Guinée, les autorités ont détruit des résidences de la cité ministérielle, à Conakry. Elles inscrivent ces démolitions dans leur opération de récupération des domaines de l’État lancée en 2021. Selon le pouvoir, ces bâtiments n’étaient plus aux normes. L’opposant Cellou Dalein Diallo indique que sa maison a été démolie.

Ce sont des images de gravats, de ruines, de murs effondrés qui proviennent de la Cité ministérielle, à Conakry, où plusieurs résidences cossues ont été démolies. Un témoin affirme même avoir vu des gens quittant les lieus avec leurs objets personnels.

L’opposant Cellou Dalein Diallo déclare que sa résidence fait partie des logements visés. L’homme politique avait contesté le projet d’expropriation des autorités et précise que ces démolitions ont lieu alors que « le dossier est encore en cours d’instruction ».

C’est une manière de marquer et d’exprimer une haine peut-être vis-à-vis du candidat favori à l’élection présidentielle que je suis.

Selon lui, l’opération a commencé avec l’arrivée de dizaines de pick-up de gendarmes et policiers, suivis de techniciens d’Électricité de Guinée qui ont débranché le courant. Ensuite, des engins de terrassement ont débarqué, sont entrés dans la concession avec policiers et gendarmes, et démoli la maison ainsi que ses annexes. « Ce ne sont plus que des amas de gravats », dit Cellou Dalein Diallo. Son parti UFDG a d’ailleurs diffusé des photos de la résidence détruite.

Des maisons détruites, car ne correspondant plus aux normes, selon la junte

Samedi soir, les autorités de transition avaient confirmé la destruction d’une partie des logements de la Cité ministérielle. La raison officielle invoquée est qu’ils « ne répondaient plus aux normes de l’habitat », un argument que conteste Cellou Dalein Diallo.

Le pouvoir indique que les occupants avaient libéré les lieux avant vendredi, mais que certains avaient endommagé la plupart des biens et que par conséquent, ces logements étaient devenus inhabitables. Les autorités de transition citent des portes, plafonds et fenêtres abîmés et précisent que de nouvelles infrastructures conformes aux lois seront construites à la place.

Les explications du directeur général du patrimoine bâti public, Mohamed Doussou Traoré. « Après avoir récupéré ces bâtiments, on s’est rendu compte que ces bâtiments étaient dans une situation de dégradation très avancée. On a fait un état des lieux. On a fait un travail sélectif. Les bâtiments qui ne valaient pas le coût, on a mis en place un programme pour les casser et reconstruire dans un bref délai. »

Au micro de notre correspondant à Conakry Matthias Raynal, Mohamed Doussou Traoré ajoute que des opérations ont déjà eu lieu à Kaloum, et vont se poursuivre, commune par commune. Le CNRD s’est engagé à mener les opérations de récupération des domaines de l’Etat au niveau national.

Mon téléphone sonne. C’est ma belle-sœur qui m’appelle. Les militaires sont venus et me disent de venir prendre ma voiture parce que les grues doivent rentrer. Je n’étais pas au courant, j’ai été surpris.

Par RFI