Author: Autre Presse

Guinée: la France condamne la tentative de putsch et appelle à la libération du président Condé

Le ministère des Affaires étrangères a réagi ce dimanche soir à la tentative de putsch en Guinée par des officiers des forces spéciales et appelle à la libération du président Alpha Condé, capturé par les insurgés.

Le Quai d’Orsay n’a pas tardé à communiquer sur la tentative de coup d’État dont est victime la Guinée ce dimanche 5 septembre. Le ministère “condamne la tentative de prise de pouvoir par la force” en Guinée et appelle à “la libération immédiate et sans condition du président Condé”, dans un communiqué publié dimanche soir. 

Paris “se joint à l’appel de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest pour condamner la tentative de prise de pouvoir par la force”, et “demander le retour à l’ordre constitutionnel“, poursuit dans son message le porte-parole adjoint du Quai d’Orsay. Le président en exercice de la CEDEAO, le Ghanéen Nana Akufo-Addo, avait en effet, exigé plus tôt “le respect de l’intégrité physique” du chef de l’État guinéen, sa libération immédiate et “le retour à l’ordre constitutionnel sous peine de sanctions“. 

Les putschistes ont diffusé une vidéo du président Condé entre leurs mains, lui demandant s’il a été maltraité. Ce à quoi Alpha Condé, 83 ans, en jeans et chemise froissés dans un canapé, refuse de répondre. Dans la soirée de ce dimanche 5 septembre, les insurgés ont également annoncé au journal télévisé un couvre-feu “à partir de 20h” et le remplacement des préfets, sous-préfets, et gouverneurs de région par des militaires.

Aucun mort n’a été rapporté malgré les crépitements intenses d’armes automatiques entendus dans la matinée dans la capitale de ce pays coutumier des confrontations politiques brutales. 

RTL

Les joueurs guinéens coincés à Conakry après le coup d’État vont être rapatriés

Après le coup d’État en Guinée, les dirigeants des clubs français ont mutualisé leurs efforts pour rapatrier leurs footballeurs. Cela ne devrait pas tarder.

Le calme est revenu en Guinée après le coup d’État qui s’est déroulé dimanche. Si l’incertitude politique réside encore depuis le départ contraint d’Alpha Condé, le président élu, le bruit des armes s’est tu et Conakry a repris crescendo son activité. Mais cela n’empêche pas les joueurs du Sily National qui évoluent en Europe de n’avoir toujours pas pu partir. Ils ont vu les Marocains quitter la Guinée dès dimanche soir, via un vol de la compagnie nationale marocaine, et espéraient les suivre très rapidement.

Ils ont contacté l’ambassade de France à Conakry, l’Élysée, Matignon et la LFP

Leurs employeurs, en France, n’ont pas chômé pour trouver des solutions. D’abord inquiets, les dirigeants ont compris que les risques étaient toutefois très limités puisque leurs hommes se trouvaient dans une partie de la ville épargnée par les combats. Et proche de l’aéroport. Les cinq clubs concernés se sont réunis dans un groupe Whatsapp qui comprenait Damien Comolli (président de Toulouse, pour Issiaga Sylla), Fréderic Émile (intendant de Saint-Étienne) et Samuel Rustem (directeur général adjoint de Saint-Étienne, pour Saïdou Sow), Samuel Laurent (directeur général de Sochaux, pour Florentin Pogba), Jérôme Champagne (conseiller de Ahmet Schaefer, le président de Clermont foot, pour Mohamed Bayo) Franck Kita (directeur général du FC Nantes, pour Abdoulaye Sylla). À noter la présence dans ce fil de discussion de Jérôme Champagne, ex-diplomate de carrière et ancien de la FIFA, qui connaît donc très bien tous ces rouages politiques.

Ces dirigeants se sont rapprochés de l’ambassade de France à Conakry, de l’Élysée, de Matignon et de la Ligue professionnelle de foot. Et ils ont vite prévu un avion qui n’attendait que de pouvoir survoler le territoire guinéen. Une autorisation qui n’était pas encore parvenue en début de soirée, hier. Mais cela ne saurait tarder. Les clubs français sont aussi entrés en contact avec leurs homologues étrangers comme Liverpool (Naby Keita) et l’Olympiakos (Mady Camara et Aguibou Camara). Leurs joueurs devraient d’ailleurs prendre le même moyen de transport que les « Français ». Chaque équipe voulait récupérer au plus vite ses éléments avant la journée de Championnat ce week-end. À Clermont, on sait par exemple que sans Bayo, meilleur buteur du Championnat (3 réalisations), l’affaire s’annoncerait encore plus compliquée face au PSG samedi au Parc.

« Il n’y a pas de sentiment d’insécurité »

Pour l’instant, il n’y a pas d’inquiétude quant à leur sécurité puisque le pays a repris doucement et sans heurts ses activités. « Il n’y a pas de sentiment d’insécurité, nous assure Didier Six, le sélectionneur. Ce n’est pas un état de guerre. On est surtout en train de chercher à faire rentrer les joueurs pour qu’ils puissent rejoindre leurs clubs. Les gens ici gèrent tout ça très bien. Les vols humanitaires et commerciaux reprennent donc ça devrait se passer assez vite. »

l’EQUIPE

Guinée: les putschistes annoncent un couvre-feu dans tout le pays

Les officiers des forces spéciales qui ont capturé le président guinéen Alpha Condé et proclamé la dissolution des institutions ont annoncé dimanche l’instauration d’un couvre-feu dans tout le pays «jusqu’à nouvel ordre» ainsi que le remplacement des gouverneurs et préfets par des militaires dans les régions.

Les militaires ont aussi dit convoquer les ministres sortants et les présidents des institutions à une réunion lundi à 11H00 (locales et GMT) à Conakry, dans un second communiqué qu’ils ont lu dans la soirée à la télévision nationale.

LeFigaro

Guinée: des putschistes affirment avoir capturé le président Condé, confusion à Conakry

Des officiers des forces spéciales guinéennes ont affirmé dimanche avoir capturé le chef de l’Etat Alpha Condé et “dissoudre” les institutions, mais une grande confusion régnait à Conakry sur qui était maître de la situation.

Le ministère de la Défense a ainsi assuré avoir repoussé l’attaque des forces spéciales contre la présidence, malgré la diffusion d’une vidéo montrant le président Condé entre les mains des putschistes.

“Nous avons décidé après avoir pris le président, qui est actuellement avec nous (…) de dissoudre la Constitution en vigueur, de dissoudre les institutions; nous avons décidé aussi de dissoudre le gouvernement et la fermeture des frontières terrestres et aériennes”, a dit le chef des forces spéciales, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, au côté de putschistes en uniforme et en armes, dans une vidéo adressée à un correspondant de l’AFP.

Dénonçant la “gabegie”, le lieutenant-colonel Doumbouya, drapé dans un drapeau guinéen, a ensuite réitéré cette déclaration à la télévision nationale peu après 14H00 GMT, interrompant les programmes habituels.

Les putschistes ont également diffusé une vidéo du président Condé entre leurs mains. Ils lui demandent s’il a été maltraité, et Alpha Condé, en jeans et chemise froissée dans un canapé, refuse de leur répondre.

De son côté, le ministère de la Défense a affirmé dans un communiqué que “les insurgés (avaient) semé la peur” à Conakry avant de prendre la direction du palais présidentiel, mais que “la garde présidentielle, appuyée par les forces de défense et de sécurité, loyalistes et républicaines, ont contenu la menace et repoussé le groupe d’assaillants”.

“Soldats surexcités”

Tôt dans la matinée, des tirs nourris d’armes automatiques avaient retenti sur la presqu’île de Kaloum, centre névralgique de Conakry, où siègent la présidence, les institutions et les bureaux d’affaires de ce pays d’Afrique de l’Ouest en proie depuis des mois à une grave crise économique et politique.

“J’ai vu une colonne de véhicules militaires à bord desquels des soldats surexcités tiraient en l’air et entonnaient des slogans militaires”, a déclaré à l’AFP une habitante du quartier de Tombo, proche du centre de la capitale.

“Les soldats étaient tous cagoulés” et se dirigeaient vers Kaloum, a-t-elle précisé sous le couvert de l’anonymat pour des raisons de sécurité.

Un habitant de la banlieue de Coléah a indiqué à l’AFP avoir “entendu des tirs” tôt dans la matinée. “Je me suis précipité vers la fenêtre, j’ai vu des jeeps militaires qui roulaient à vive allure vers le centre de Kaloum”, a-t-il dit.

Les tensions pourraient avoir été provoquées par une tentative de mise à l’écart du commandant des forces spéciales, sur fond de jalousies au sein des forces armées envers cette unité bénéficiant de moyens supérieurs aux autres forces de sécurité, a expliqué un diplomate occidental s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Des habitants joints au téléphone à Kaloum ont fait état de tirs soutenus, disant avoir vu de nombreux soldats intimant aux résidents de rentrer chez eux et de ne pas en sortir.

L’avant-veille de la présidentielle du 18 octobre 2020, le centre de Conakry s’était réveillé avec ses accès bloqués par les forces de sécurité, tandis que la presse faisait état d’une mutinerie dans un camp militaire à Kindia, à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale.

Le 19 juillet 2011, Alpha Condé, élu l’année précédente, était sorti indemne d’une attaque menée par des militaires contre sa résidence.

Répression de la contestation

Depuis des mois, ce pays d’Afrique de l’Ouest, parmi les plus pauvres du monde malgré des ressources minières et hydrologiques considérables, est en proie à une profonde crise politique et économique, aggravée par la pandémie de Covid-19.

La candidature de M. Condé à un troisième mandat en 2020 a provoqué des mois de tensions qui ont causé des dizaines de morts dans un pays coutumier des confrontations politiques sanglantes. L’élection a été précédée et suivie par l’arrestation de dizaines d’opposants.

M. Condé, 83 ans, a entamé son troisième mandat en décembre 2020, malgré les recours de son principal challenger, Cellou Dalein Diallo, et de trois autres candidats qui dénonçaient des “bourrages d’urnes” et des irrégularités de toutes sortes.

M. Condé, ancien opposant historique, est devenu en 2010 le premier président démocratiquement élu en Guinée après des décennies de régimes autoritaires.

Des défenseurs des droits humains fustigent une dérive autoritaire observée sous sa présidence au fil des ans et remettant en cause les acquis du début.

M. Condé avait fait adopter en mars 2020, malgré une contestation déjà vive, une nouvelle Constitution pour, disait-il, “moderniser (les) institutions” et, par exemple, accorder une plus grande place aux femmes et aux jeunes.

L’opposition dénonçait un “coup d’Etat” constitutionnel. La contestation a été à plusieurs reprises durement réprimée.

M. Condé se targue d’avoir fait avancer les droits humains et d’avoir redressé un pays qu’il dit avoir trouvé en ruines.

Reims-PSG fait un carton en Espagne !

Les débuts de Lionel Messi avec le Paris Saint-Germain ont réalisé une audience record en Ligue 1.

C’est donc ça l’effet Lionel Messi. L’arrivée de l’attaquant argentin en France a été synonyme de coup de projecteur immédiat pour la Ligue 1. La preuve: dimanche soir, la rencontre Reims-PSG a été le programme TV le plus suivi en Espagne.

Mundo Deportivo fait en effet le point sur les audiences: l’affiche de clôture de la 4e journée de Ligue 1 a été suivie par 2 214 000 téléspectateurs , avec une part d’écran de 18,5 %. Le match était diffusé en clair sur Telecinco, et l’entrée de Messi à la 66e minute a encore fait grimper l’audimat, avec 2 924 630 spectateurs devant leur télévision pour la fin de rencontre, et une part de marché de plus de 22%.

Des chiffres qui doivent laisser rêveurs certains diffuseurs en France, surtout qu’il faut ajouter les (nombreux) spectateurs qui ont suivi la rencontre sur Twitch, sur la chaîne d’Ibai Llanos, un streameur proche de Messi (il avait été invité pour la présentation à la presse de l’Argentin à Paris).

Ibai annonce qu’il a relevé un pic à 500 000 spectateurs sur son stream, avec au total plus de 2 millions de connexions. « C’est de la folie absolue avec uniquement des gens d’Espagne », a-t-il réagi via Twitter. C’est l’effet Messi, on vous dit.

Il n’est bien sûr pas dit que la Ligue 1 réalise de telles audiences durant la saison, bien au contraire. Mais à titre de comparaison, au moment des débuts de Messi (vers 22h27), il y avait en Liga une belle affiche entre le champion en titre, l’Atlético, et le vainqueur de la Ligue Europa, Villarreal. D’un coup reléguée au second plan.

Par Sport.fr

Création d’une monnaie digitale en Guinée : un vrai challenge pour la Banque Centrale 

La Banque Centrale de la République de Guinée est sur le point de mettre en place une monnaie digitale. A travers cette réforme, certaines transactions seront effectuées à partir des téléphones mobiles et cartes électroniques sans Terminal de Paiement Electronique (TPE) etc. La monnaie sera ainsi transmise d’utilisateur à utilisateur tout en permettant donc aux agents économiques d’effectuer des paiements quotidiens faciles et en toute sécurité. Elle permettrait également de faire des achats, d’envoyer de l’argent, ou d’en recevoir.  

A notre humble avis, cette décision mérite d’être saluée et encouragée dans la mesure où nous avons une culture de cash orientée qui ne dit pas son nom. Toutefois, elle devra faire l’objet de consultation auprès des utilisateurs afin de chercher à connaître les attentes de ces derniers. 

De la nécessité de créer la monnaie digitale  

La BCRG mise sur la rapidité car ne nécessitant pas de règlement interbancaire, et donc disponibles 24 heures/24, 7 J/7. Avec une telle monnaie, les paiements seront dématérialisés car depuis l’avènement de la Covid-19, le paiement en liquide a été mis à mal dans la plupart des paysdu monde. C’est d’ailleurs cette situation qui a poussé 80% des Banques Centrales de la planète à étudier la possibilité de créer une monnaie digitale et à date 10% sont en phase de pilote selon la Banque des Règlements Internationaux (BRI). C’est dans ce contexte par exemple que l’Equateur a testé tout récemment un «e-peso» permettant les paiements par SMS, depuis un portefeuille numérique.  

De plus, la gestion de la masse monétaire serait de plus en plus simple avec cette monnaie digitale dont une partie sera numérique. Cependant, comme toute Banque Centrale, la mission principale de la BCRG est de garantir la stabilité financière et la confiance des consommateurs dans les moyens de paiement qui sont mis à leur disposition. Tout ce qui permet des paiements plus pratiques, plus fluides et sécurisés est bon pour l’économie. Par ailleurs, la Banque Centrale devra s’assurer que les moyens de paiement qui seront proposés correspondront aux besoins des consommateurs et aux exigences de sécurité, qui constituent un grand enjeu dans le digital.    

Des freins à la mesure   

Par ailleurs, la réussite d’une telle mesure dans le cas guinéen reposerait sur la démarche qui serait entreprise par les autorités monétaires car procéder au changement des habitudes de la majeure partie de la population nécessitera une très grande approche en matière de communication surtout que notre taux de scolarisation tourne autour de 45% sauf si elle ne demeure qu’une monnaie interbancaire.   

Dans le même sillage, la part des billets thésaurisés dans le grand marché madina de Conakry, jouant ainsi le rôle d’encaisse pour des fins de transaction, est très significative et à tendance à augmenter du jour au lendemain. Cette pratique de cash est tellement ancrée dans les habitudes de paiement des agents économiques qu’il sera difficile de la changer.  

Conclusion 

En somme, il ne faudra surtout pas confondre cette réforme à la disparition des espèces de la circulation qui sont d’ailleurs en perpétuelle croissance depuis plusieurs années à observer la circulation fiduciaire à travers les composantes de la masse monétaire tel que décrit dans la Situation Monétaire Intégrée de la BCRG et cela en raison probablement de la croissance économique, la croissance démographique et le taux de bancarisation, qui est encore très faible, entre 10% et 15%. Ce qui démontre naturellement que le cash correspond au moyen de paiement pour la majorité de la population.  

Nonobstant, l’émission des billets de banque implique des coûts de fabrication et de gestion. Au-delà de l’institut d’émission, il y a un autre coût qui est supporté par les banques primaires pour la gestion du cash de manière interne afin de satisfaire les besoins des clients à travers ces prestations.    

Il serait intéressant de réduire la part du cash dans les transactions car, il ne laisse que peu de traces et favorise le blanchiment des capitaux, la corruption mais aussi la fraude fiscale ne serait-ce que pour les paiements qui ne se font pas via les plateformes mutualisées mises en place par le Ministère du Budget pour la circonstance.  

Par Safayiou DIALLO, Économiste.

Guinée – Côte d’Ivoire: discorde autour de l’origine de la souche Ébola ?

Depuis la confirmation le 14 août 2021 chez une guinéenne en provenance de Labé, en moyenne Guinée, suite à des analyses cliniques de la maladie à virus Ébola (Mve), les deux pays voisins avaient entrepris conjointement des mesures urgentes pour circonscrire la maladie et empêcher la survenue d’une nouvelle épidémie. La Guinée a même expédié 5000 doses du vaccin Ébola à son voisin ivoirien et dépêché plusieurs experts afin de lui conseiller dans la conduite de la prise en charge et de la vaccination.

Malgré la précaution prise par les autorités ivoiriennes de boucler momentanément leur frontière terrestre avec la Guinée, l’heure était plutôt à la synergie d’intervention. Jusque-là, il était officiellement admis de manière tacite que l’origine de la maladie Ébola détectée à Abidjan provenait de la Guinée. Ce, jusqu’au moment où le directeur général de l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire (ANSS) de la Guinée a émis des doutes sur la fiabilité des résultats cliniques du diagnostic de « la patiente zéro » en soins à Abidjan et sur l’origine réelle de la souche virale Ébola qu’elle a contractée.

En effet, le DG de l’ANSS Guinée, dans une sortie médiatique en date du 19 août 2021, a laissé entendre que des investigations menées en Côte d’Ivoire et en Guinée par ses équipes de terrain le laissent perplexe. « À l’analyse des rapports des deux investigations, il y a eu beaucoup d’interrogations : la préfecture de Labé qui a été le lieu de départ de la jeune fille n’a jamais enregistré de cas d’Ébola durant les trois épidémies survenues en Guinée. Aussi, aucun contact n’a développé la maladie jusqu’à maintenant. Dans sa famille à Labé, il n’y a pas eu de cas suspect. L’équipe qui est partie assister nos collègues ivoiriens dans la prise en charge en Côte d’Ivoire qui est arrivée depuis le 16 août, n’a pas pu avoir accès à notre sœur qui a été isolée. Le refus de l’accès à cette malade a augmenté le niveau de réserve des autorités sanitaires de la Guinée », souligne-t-il.

Forcément plus expérimentée en matière de gestion de crise sanitaire liée à Ébola et confiant de ses acquis en la matière, le ministre guinéen de la santé, Remy Lamah, a adressé un courrier officiel au gouvernement ivoirien pour lui demander une reconfirmation du diagnostic effectué par les Ivoiriens par l’Institut Pasteur de Dakar ou à défaut par un autre laboratoire pour s’assurer que « la patiente zéro » en isolement à Abidjan est bel et bien atteinte de la souche guinéenne de la MVE. Les autorités sanitaires guinéennes ont même sollicité à maintes reprises que la Côte d’Ivoire leur envoie des échantillons des prélèvements sur « la patiente zéro ». Toutes ces sollicitations sont restées vaines, selon les autorités sanitaires guinéennes.

Les Ivoiriens opposent à ces exigences guinéennes une fin de non-recevoir pour le moment, estimant qu’ils ne peuvent pas s’être trompés sur le diagnostic établi. « Les autorités guinéennes doutent du diagnostic clinique, moi je ne doute pas de mon analyse, je suis infectiologue et clinicien, on ne peut pas se tromper dans la présentation clinique. La malade a tous les symptômes détectés lors de l’épidémie qui a frappé la Guinée, le Libéria, et la Sierra Leone de 2013 à 2015 », a martelé Serge Eholié, le porte-parole du ministère ivoirien de la Santé et chef de service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Treichville.

Retour à la source, à Labé en moyenne Guinée

À 1500 km de là, dans la région de Labé et plus précisément dans le village d’où serait partie  » la patiente zéro de côte d’ivoire », le constat de la direction régionale de la santé de Labé (DRS) sur lequel s’appuie principalement l’ANSS Guinée pour émettre des doutes sur le diagnostic des Ivoiriens, intrigue plus d’un. « Depuis plus de 12 jours, aucun des contacts n’a développé un signe. C’est pour cela qu’on est en train de s’interroger sur la véracité de ce cas (patient zéro) parce que la façon dont on a connu Ébola dans les temps, ce n’est pas comme ça que ça se développe. Avant, les contacts directs étaient toujours malades. Dans notre jargon, il y a ce qu’on appelle des faux positifs et des faux négatifs. Est-ce que ce n’est pas un faux positif ? Si au bout de 21 jours, aucun contact ne développe la maladie y compris le convoyeur qui est resté avec elle jusqu’au niveau de l’hôpital, où la dame a été reçue. Peut-être qu’on va revoir encore de quelle forme d’Ébola la dame est atteinte”, explique le DRS de Labé.

Des données et observations qui indiquent tout de même le contraire de la conclusion faite par le porte-parole du ministère ivoirien de la santé et tendent à crédibiliser l’hypothèse guinéenne, en attendant que la partie ivoirienne accepte un arbitrage tiers afin de recommencer le diagnostic ou de faire analyser les échantillons de prélèvement par un laboratoire neutre, selon le principe sanitaire de « reconfirmation » conforme au processus des analyses biomédicales en matière virale.

L’ANSS Guinée s’est par ailleurs attelée, selon ses responsables, à retracer le parcours de la jeune fille de Labé jusqu’à la frontière ivoirienne en passant par la région forestière, et conclut finalement que la patiente n’est pas entrée en contact avec des (anciens) malades d’Ébola au cours de son périple, ce qui selon eux, conforte un peu plus les raisons de ces réserves.

La divergence entre les deux voisins sur l’origine du virus pourrait éventuellement être résolue avec l’assistance de l’Organisation mondial de la santé (OMS) très impliquée dans la lutte contre la résurgence de la fièvre hémorragique à virus Ébola en Guinée.

Par FinancialAfrik

Saïdou Sow convoqué avec la Guinée

Week-end réussi pour Saïdou Sow ! Buteur face à Lille (1-1), le défenseur central des Verts est convoqué avec la sélection nationale de Guinée pour son prochain rassemblement. 

Invité par Didier Six, Saïdou Sow fait partie des 24 joueurs retenus pour disputer les deux premières journées des éliminatoires de la Coupe du Monde 2022. À cette occasion, le joueur de 19 ans affrontera la Guinée-Bissau, le 1er septembre, puis le Maroc, le 6 septembre. 

Au-delà de l’enjeu de ces deux rencontres, ce double rendez-vous permettra au Syli de préparer un peu plus la Coupe d’Afrique des nations de football 2021 qui se jouera au Cameroun dès le 9 janvier prochain. La Guinée y retrouvera le Sénégal, le Zimbabwe et le Malawi en phase de groupes. 

ASSE.fr

Ilaix Moriba choisit d’évoluer avec la Guinée

Mis au placard par le Barça en refusant d’étendre son bail qui prend fin en juin 2022, Ilaix Moriba a choisi pour quelle sélection nationale il évoluera à l’avenir.

Selon AS et Mundo Deportivo, le jeune milieu de terrain a fait le choix de représenter la Guinée, son pays d’origine, lui qui est né à Conakry. Il aurait officialisé sa décision auprès de la Fédération Guinéenne de Football selon le quotidien madrilène. Ilaix Moriba pourrait être retenu par la Guinée pour les matchs contre la Guinée-Bissau (1er septembre) et le Maroc (6 septembre).

GUINÉE : le projet d’exploitation du fer de Simandou menace les chimpanzés de l’ouest

L’exploitation industrielle du gisement de fer de Simandou au sud-est de la Guinée représente une réelle menace pour les chimpanzés de l’ouest, classés « en danger critique d’extinction », par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). La construction du chemin de fer devant relier le gisement à la côte guinéenne a débuté au grand dam des singes. Perturbés par les bruits de dynamitage ces primates voient leur habitat dévasté.

L’exploitation du gisement de minerai de fer de Simandou au sud-est de la Guinée est imminente. China Railway est depuis quelques mois à pied d’œuvre pour la construction de la voie ferrée de plus de 650 km, qui reliera la mine de fer au port en eau profonde à Matakong, sur la côte Atlantique de la Guinée. L’entreprise chinoise a annoncé récemment qu’un puits a été dynamité dans la colline « avec un grondement de canons » le 29 mai 2021. Erreur de communication pour China Railway, car son information sur des opérations de dynamitage dans un site habité par une espèce de singe en voie de disparition, les chimpanzés de l’ouest, sera utilisée par les médias comme prétexte pour revendiquer le plan de gestion d’impact environnemental de la voie ferrée.

Aucun plan de gestion de l’impact sur les chimpanzés

L’article 28 du Code guinéen de l’environnement exige pour tout projet susceptible d’avoir un impact sur l’environnement, que les évaluations environnementales soient terminées et approuvées avant la phase de réalisation. Mais dans le cadre de la construction du tunnel ferroviaire entre Simandou et le port de Matakong, un habitat pour une espèce de chimpanzé en danger critique d’extinction, le plan de gestion environnementale sensé orienter les travaux est introuvable. Interrogé sur la question le 28 juillet 2021 par l’agence d’information Reuters, China Railway est restée muette, préférant supprimer de son site web, sa déclaration mentionnant l’explosion des flancs de colline.

C’est l’année dernière que la société minière anglo-australienne Rio Tinto PLC  a obtenu l’autorisation d’exploiter une partie adjacente du gisement de fer de Simandou, le plus grand au monde. Le minerai sera exporté dès 2026 à travers le chemin de fer et le port en construction par le consortium Winning Consortium Simandou (WCS), soutenu par la Chine. WCS qui a embauché China Railway,  a pourtant déclaré qu’aucun dynamitage n’avait eu lieu avant d’avoir reçu les permis requis ou avant que l’évaluation environnementale n’ait été approuvée, mais ni elle-même, ni le gouvernement guinéen n’ont fourni la base de cette affirmation ou rendu disponible une copie de l’évaluation environnementale approuvée. Comme le faisait déjà remarquer la Banque mondiale en 2019, la nature et l’ampleur des travaux du projet de mine de fer de Simandou représentent des risques pour l’environnement et la biodiversité.

La Guinée représente le plus grand bastion des chimpanzés de l’ouest. Le pays d’Afrique de l’Ouest abrite près de deux tiers des 52 800 chimpanzés occidentaux restants dans la nature, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). La même organisation internationale de protection de la nature a d’ailleurs classé l’espèce « en danger critique d’extinction », c’est la catégorie de classification d’espèce la plus vulnérable.

Boris Ngounou, AFRIK-21