Author: Autre Presse

LES ÉVALUATIONS DRAMATIQUES DU LAURÉAT DU PRIX NOBEL LUC MONTAGNIER

Depuis un an et demi, l’humanité est plongée dans les ténèbres profondes du coronavirus. Un virus qui se dévoile maintenant qui a été produit dans le laboratoire de Wuhan, il a causé des millions de morts et ruiné la vie de milliards de personnes dans le monde.

Mais un virus fabriqué, c’est-à-dire une arme biologique, est un crime horrible contre l’humanité, et évidemment ceux qui ont commis ce travail criminel doivent être punis de manière exemplaire.

De tous les virologues éminents de la planète, qui ont exprimé l’opinion que le virus n’a pas été créé par des mains humaines en laboratoire ou ont gardé le silence, il était l’un des rares, Nobel de médecine qui a isolé le virus du sida, le professeur français Luc Montagnier, qui a eu le courage et sans crainte de dire la vérité, et sans aucun intérêt. Au contraire, il a également risqué sa propre vie, ayant contre lui des forces planétaires énormes et puissantes. L’autre professeur français, Jean Bernard Fourtillan, qui a également dit la vérité, a été enfermé dans un hôpital psychiatrique. Alors que disait Montagnier il y a plus d’un an? “Une manipulation est faite autour de ce virus… le coronavirus de chauve-souris, quelqu’un a ajouté des séquences, notamment du VIH, du virus du SIDA… Ce n’est pas naturel. C’est le travail de professionnels, de biologistes moléculaires… Un très travail précis et minutieux”.

Et qu’ont dit alors vos collègues virologues ? Le professeur français Jean François Delfraissy, chef du conseil scientifique qui conseille le gouvernement français sur la “pandémie”, a déclaré : “L’hypothèse que le virus ait été produit dans un laboratoire de Wuhan est une théorie du complot qui n’a rien à voir avec la vraie science. Tout le monde dans la communauté scientifique s’accorde à dire qu’il s’agit d’un coronavirus”. Le professeur français Olivier Schwartz, chef du département virus et immunité à l’Institut Pasteur en France, a déclaré: “Les études sur les gènes du virus montrent clairement qu’il ne s’agissait pas d’un virus artificiel en laboratoire. “Le professeur Luc Montagnier se propage. théories fantastiques”.

Alors, vous comprenez qui avait raison, qui disait la vérité qui se révélera de toute façon dans toutes ses dimensions car “Rien de caché sous le soleil” selon l’ancien proverbe grec.Et aujourd’hui, que dit le prix Nobel de médecine Lic Montagnier des “vaccins” expérimentaux qui ne sont même pas homologués et qui ont déjà fait des milliers de morts et des millions de dégâts dans le monde? Dans une récente interview, il a déclaré ce qui suit : «Les vaccins provoquent des mutations. Ailleurs, il dit : Il n’y a aucune chance de survie à long terme pour quiconque a reçu l’un des «vaccins» COVID-19. Il n’y a aucun espoir et aucun remède possible. Nous devons être prêts à incinérer les cadavres».Ces affirmations sont sans aucun doute choquantes et certainement terrifiantes, étant donné que selon les données officielles, environ 1 milliard de personnes dans le monde ont déjà été vaccinées. En fait, s’ils sont vérifiés, il y aura un meurtre d’une ampleur incroyable qui fera ressembler les deux guerres mondiales à une miniature.D’autres professeurs de renom, des professeurs de renommée mondiale et des milliers de médecins du monde entier vont dans le même sens que lauréatdu prix Nobel français. En particulier, le professeur germano-thaï de l’Université allemande de Mayence, Sucharit Bhakdi, s’adressant à la population mondiale, le supplie par les mots suivants: “Ne croyez pas… ne croyez pas ce mensonge. Ne croyez pas au nom de Dieu. Et pour l’amour de Dieu, renseignez-vous avant de vous faire vacciner, vous et vos proches. Parce que si vous avez été vacciné une fois , ces lymphocytes , si ça se reproduit, ils deviendront encore plus actifs. Donc ça explique pourquoi le deuxième vaccin est toujours pire que le premier car c’est l’amplificateur, non? Et à Dieu… Ne le fais pas un troisième ou quatrième fois, car si vous le faites, vous contribuerez à la décimation de la population mondiale”.

En outre, Dolores Cahill, professeur à l’Université irlandaise de Dublin et ancienne vice-présidente du comité scientifique de l’Initiative pour les médicaments innovants (IMI), a déclaré il y a des mois: «Un grand pourcentage de ceux qui ont reçu le vaccin à mRNA mourront en février jusqu’à un an plus tard … des études animales nous ont montré que jusqu’à 50% mourront. Surtout jusqu’à 80% des personnes âgées de 45 à 80 ans auront de graves complications de santé ou mourront».

L’ancien vice-président de Pfizer, le Dr. Mike Yeadon, a également déclaré ce qui suit: «Il est trop tard pour sauver quiconque a été vacciné avec l’un des vaccins Covid-19. Des milliards sont condamnés à une mort certaine, immuable et pénible. Toute personne qui a reçu l’injection mourra sûrement prématurément et 3 ans est une estimation généreuse du temps qu’elle peut espérer survivre».

Donc, à la lecture de toutes ces affirmations, il n’est pas possible d’aller se faire vacciner si vous avez évidemment des fonctions cérébrales de base. La question, cependant, est : l’a-t-il ? Malheureusement il y a des gens qui ne l’ont pas, car même s’ils apprennent ces affirmations, ils vont se faire vacciner. Et pourquoi cela se produit-il? Pourquoi est-il si effrayant de subir un lavage de cerveau et une propagande médiatique systémique dans la plupart des pays que cela leur a fait perdre la tête sous le régime du terrorisme de la mort par coronavirus et a brièvement rejeté toute autre opinion et évaluation scientifique. Ici aussi je dois souligner que la divergence d’opinion et uniquement dans la communauté scientifique médicale est une raison suffisante pour ne prendre aucun des “vaccins” COVID-19, dont la mortalité, par ailleurs, est très faible, à 0,15%, et ne fiable justifie en aucun cas une vaccination de masse universelle. Bien sûr, il y a des gens qui ne savent rien de cela – ce qui n’est pas justifié aujourd’hui car vous devez faire quelque chose au sujet de votre état biologique -et donc se font un plaisir de se faire vacciner.

En conclusion, je voudrais souhaiter ceci : tous ces grands scientifiques se trompent sur les effets tellement dramatiques et cauchemardesques de la vaccination, c’est-à-dire d’en faire trop, ou d’avoir un antidote dans le futur qui détoxifie les personnes vaccinées.

Dans tous les cas, les gens devraient cesser d’aller dans les centres de vaccination et les vaccinations devraient cesser MAINTENANT.

Curriculum vitae

Isidoros Karderinis est né à Athènes en 1967. Il est romancier, poète et journaliste. Il a étudié l’économie et a terminé des études de troisième cycle en économie du tourisme. Ses articles ont été publiés dans des journaux, des magazines et des sites Web du monde entier. Ses poèmes ont été traduits en anglais, français et espagnol et publiés dans des anthologies poétiques, des magazines littéraires et des chroniques de journaux littéraires. Il a publié huit recueils de poésie et trois romans en Grèce. Ses livres ont été traduits et publiés aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Italie et en Espagne.

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SOURCES

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/04/17/le-coronavirus-fabrique-a-partir-du-virus-du-sida-la-these-tres-contestee-du-pr-luc-montagnier_6036972_4355770.html

https://www.thestar.com.my/news/regional/2020/04/21/experts-accusation-that-covid-19-virus-originates-in-lab-is-false-and-wrong https://www.marseillenews.net/toutes-les-personnes-vaccinees-contre-le-covid-mourront-previent-le-virologue-francais-%E2%8B%86.html

https://www.facebook.com/100013353545767/videos/1178172692637838 https://www.brighteon.com/10be15cc-987e-44b9-83b5-1db88e60ae36

https://www.lifesitenews.com/news/exclusive-former-pfizer-vp-your-government-is-lying-to-you-in-a-way-that-could-lead-to-your-death?fbclid=IwAR1rlw01K76wxNFHjZj2ycE0G_366uFowXDvKEM0ic8BYFH2_a88qxNot5A

NBA : Joël Embiid, objectif MVP

Joël Embiid a encore frappé un grand coup sur la planète basket-ball dans la nuit de mercredi à jeudi face à Brooklyn. Face à la franchise des Nets, le pivot camerounais a offert la victoire à Philadelphie, qui avait un bilan égal à celui de son adversaire du soir, avec une prestation XXL : 39 points, 13 rebonds en 33 minutes seulement.

Difficile d’arrêter Joël Embiid cette saison ! Enfin épargné par les blessures, ou du moins gêné par les pépins physiques, le pivot de Philadelphie réalise bel et bien une saison de MVP ! Du haut de ses 27 ans, le natif de Yaoundé a franchi un nouveau cap dans sa vie de basketteur. Inarrêtable, puissant, physique, inspiré, il mène les 76ers en haut de la conférence Est avec un superbe bilan de 38 victoires pour 17 défaites seulement. Et forcément, le débat concernant le titre de MVP est alimenté jour après jour puisque le trophée de meilleur joueur de la saison prend évidemment en compte le bilan de la franchise.

Depuis fin décembre et le début de la saison, Embiid tourne à plus de 29 points de moyenne et 11 rebonds par match. Des statistiques tout simplement impressionnantes. Mais le pivot le sait, il est obligé de frapper fort lors de grosses affiches pour pouvoir être un candidat crédible au trophée de MVP. Ainsi, il a profité de la nuit de mercredi à jeudi pour régler des comptes et envoyer un message à la Ligue. Face à Brooklyn, deuxième de la conférence Est avec le même bilan que Philly à l’entre-deux, Embiid a planté 39 points et gratté 13 rebonds en l’espace de 33 minutes seulement. Certes, les Nets étaient diminués : Aldridge, Griffin, Durant et Harden absents, mais le Camerounais a fait un travail colossal dans la raquette, en faisant vivre un cauchemar à DeAndre Jordan. Cette rencontre est à l’image de sa saison, où il semble impossible à stopper grâce à sa domination absolue dans la raquette. Il devrait d’ailleurs retrouver Brooklyn, l’un des plus gros favoris au titre de champion NBA dans les paris de basketball, en play-off pour les finales de conférence dans quelques mois.

Si Stephen Curry est en feu ces derniers temps et va sans doute gagner des voix dans la course au titre de joueur de la saison, Embiid reste en concurrence avec James Harden, écarté ces derniers matchs en raison d’un problème aux ischion-jambiers, et Nikola Jokic, l’autre pivot dominant de la Ligue. Toutefois, le Serbe aura forcément un moins bon bilan avec les Nuggets, une chose importante à prendre en compte.

Mais le Sixers sait qu’il ne doit pas baisser le pied et a déjà commencé sa campagne électorale pour remporter ce trophée, qu’il n’a jamais encore soulevé. Ainsi, après le match de titan face aux Nets, Embiid s’est offert une déclaration forte devant la presse : « En ce qui concerne le MVP, je ne vais pas me jeter des fleurs, mais j’ai été dominant toute la saison. Quand je reçois le ballon, soit je subis une faute, soit je marque. Ou quand je décide de ne pas prendre le tir, je prends ce que la défense me donne. Donc j’ai le sentiment que je suis bien placé dans la course. Le trophée est à moi. » Arrogant mais objectif sur sa saison, Embiid tourne à une moyenne de 13,1 lancers francs par match et pourrait battre un record de 60 ans détenu par Wilt Chamberlain (12,6 lancers francs de moyenne sur une saison). Et si le Camerounais remporte le trophée de MVP, il aura d’autres ambitions tout aussi grosses pour les play-offs. En effet, alors que les Sixers ont de grandes chances d’obtenir la première place de la conférence Est, une finale de conférence sera l’objectif minimum avec, pourquoi pas, une finale NBA à disputer !

Guinée : lancement de la campagne de vaccination contre le COVID-19 avec des vaccins chinois

La campagne officielle de vaccination de la population guinéenne contre le COVID-19, avec des vaccins chinois, a été lancée vendredi au centre de traitement des épidémies de Gbessia Conakry, par le Médecin Général Rémy Lamah, ministre guinéen de la Santé, en présence des partenaires au développement et des responsables de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS).

La première phase de vaccination va concerner les personnels de santé, les personnes âgées de 65 ans et plus, les personnes ayant des emplois stratégiques et les leaders religieux.

Ensuite, il est prévu de considérer en priorité les populations de la ville de Conakry à travers les quartiers les plus touchés par la pandémie de coronavirus, notamment les communes de la capitale Conakry, avant certaines grandes agglomérations de l’intérieur du pays, comme les villes de Kindia, Mamou, et Labé.

« Malgré tous les efforts du gouvernement et de ses partenaires étrangers, nous assistons à une augmentation sensible des cas ces dernières semaines, avec un indice de positivité qui est passé de 2 à 8% », a dit le ministre de la Santé.

Le docteur Sakoba Keita, directeur général de l’ANSS a précisé que cette première phase de vaccination viserait 20% de la population guinéenne, ajoutant que chaque personne devrait recevoir deux doses de vaccin, avec un mois d’intervalle.

« Faisons confiance à ce vaccin », a déclaré M. Keita, soulignant que l’efficacité du vaccin chinois utilisé dans la campagne avait été bien prouvée en Chine.

« C’est une joie pour moi d’avoir été élu comme ‘patient zéro’ du vaccin chinois de Sinopharm (en Guinée), pour prouver au monde entier et à la population guinéenne que si nous les personnels de santé, en première ligne du combat, acceptons de prendre le vaccin, c’est pour nous protéger nous-mêmes et dire à la population de ne pas avoir peur et de continuer à prendre ce vaccin », a déclaré Mohamed Condé, administrateur du centre de traitement des épidémies de Gbessia Conakry, qui a été la première personne à recevoir sa dose de vaccin chinois en Guinée.

Le premier lot de vaccins contre le nouveau coronavirus fourni par le gouvernement chinois est arrivé mercredi en Guinée dans le cadre du programme d’assistance de ce pays au continent africain.

A la date du 5 mars, le pays a enregistré 16.420 cas positifs au COVID-19, 93 décès et 15.091 guérisons.

C’est maintenant qu’il faut agir…

Les organisations internationales non gouvernementales ne cessent d’alerter sur la persécution des chrétiens qui s’accélère et s’aggrave. La communauté chrétienne est de plus en plus préoccupée, et pourtant, le sujet reste secondaire dans le paysage médiatique. Ce bouleversement étant le problème fondamental de ce siècle, nous estimons qu’il doit occuper une place centrale dans le traitement de l’actualité.

Dans ce contexte, le Journal Chrétien doit travailler dur pour assurer des rapports équitables sur les questions litigieuses comme les violences entre les musulmans et les chrétiens au Nigéria, vérifiant toutes les données afin d’en éliminer celles basées sur des partis pris et de comprendre les points de vues et l’historique des communautés religieuses de la région et des reporters locaux.

Nos journalistes et correspondants sont conscients que la religion est inhérente à la vie des individus dans une grande partie du monde et constitue un élément-clé de la résolution des conflits, la croissance économique, la promotion de la démocratie et la construction la paix.

Contrairement à de nombreux autres médias, nous avons fait un triple choix:

– l’indépendance éditoriale, ne laissant aucune prise aux influences de pouvoirs. Le journal n’appartient pas à un milliardaire, à une multinationale ou à une église. Nous pensons qu’un média doit informer, et non être un outil d’influence de l’opinion au profit d’intérêts particuliers.

– l’ouverture : le Journal Chrétien produit chaque jour des articles, enquêtes et reportages sur les enjeux religieux, économiques, politiques, environnementaux et sociaux. Tous nos articles sont en libre accès, sans aucune restriction. Nous considérons que s’informer est un droit essentiel, nécessaire à la compréhension du monde et de ses enjeux. Ce droit ne doit pas être conditionné par les ressources financières de chacun.

– la cohérence : Nous pensons que la publication d’informations fiables, transparentes et accessibles à tous est indispensable. Nous estimons que la publicité a tendance à distraire le lecteur et à favoriser la surconsommation. Le journal n’affiche donc strictement aucune publicité. Cela garantit l’absence de lien financier avec des entreprises, et renforce d’autant plus l’indépendance de la rédaction.

En résumé, le Journal Chrétien est un exemple rare dans le paysage médiatique: totalement indépendant, à but non lucratif, en accès libre, et sans publicité. 

Vous comprenez donc pourquoi nous sollicitons votre soutien.

Par JournalChretien

Guinée: la résistance à la lutte contre Ebola reste élevée, selon la Croix-Rouge

Au moment où Ebola réapparaît en Guinée, les mesures pour tenter de contenir le virus mortel se heurtent à la résistance des populations, a mis en garde un responsable de la Croix-Rouge dans un entretien à l’AFP.

“Ce que nous voyons sur le terrain c’est pas mal de résistance au sein des communautés et aussi des réticences religieuses”, a expliqué Emanuele Capobianco, directeur Santé et Soins au sein de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), vendredi.

Ce n’est pas surprenant pour le médecin: “Ebola est une maladie qui fait peur aux gens. C’est une maladie terrible qui tue beaucoup”.

De fait, le virus se transmet par les fluides corporels et le taux de mortalité est élevé, autour de 50% en général.

La réapparition de la maladie en Guinée, à la suite de décès fin janvier, a été constatée mi-février et depuis, les autorités et les acteurs internationaux se sont fortement mobilisés pour stopper les possibles contagions, isoler et traiter les malades et lancer une campagne de vaccination.

Pour l’heure, 18 cas ont été signalés. Quatorze cas sont confirmés dont 4 personnes qui sont décédées, selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), vendredi.

“Le retour de cette maladie crée naturellement beaucoup d’angoisse”, souligne le docteur Capobianco.

Des membres du ministère de la Santé préparent les procédures administratives pour le vaccin anti-Ebola à l’hôpital de N’Zérékoré, le 24 février 2021 (AFP/Archives – CAROL VALADE)

“Il y a énormément de traumatisme”, qui selon lui “se traduit dans des contestations”.

La pire épidémie d’Ebola – un virus identifié pour la première fois en 1976 dans l’actuelle République démocratique du Congo (RDC) – est partie en décembre 2013 de Guinée forestière, avant de se propager au Liberia et à la Sierra Leone voisins.

Elle s’était achevée en 2016 après avoir fait plus de 11.300 morts pour quelque 28.600 cas recensés, à plus de 99% dans ces trois pays – sur dix touchés, dont l’Espagne et les Etats-Unis – un bilan vraisemblablement sous-évalué, selon l’OMS.

Durant cette première épidémie d’Ebola enregistrée en Afrique de l’Ouest, les populations locales se sont parfois révoltées contre l’intrusion d’étrangers en combinaison de protection.

Ces réactions avaient culminé avec le massacre en septembre 2014 de huit membres d’une équipe de sensibilisation à Womey, en Guinée forestière.

– Cérémonies funéraires plus sûres –

La FICR, qui est très impliqué dans de nombreux aspects de la lutte contre la maladie en Guinée, a notamment contribué à développer une approche plus sûre des cérémonies funéraires, dans le respect des traditions autant que faire se peut.

Cette dimension est cruciale parce que les personnes tout juste décédées sont les plus contagieuses, ce qui rend les pratiques funéraires traditionnelles, comme le lavage du corps, très dangereuses.

Ainsi en Guinée, plusieurs personnes ont été contaminées lors des funérailles d’une infirmière de 51 ans, le premier cas connu de cette nouvelle épidémie.

Le Dr Capobianco souligne que la FICR avait déjà dû surmonter de fortes résistances pour introduire ses nouvelles pratiques funéraires lors de la précédente épidémie.

Ces enterrements “ont un impact immense en termes de réduction de la transmission”, explique-t-il, ajoutant: “Nous n’avons pas toujours pu le faire parce que la communauté a tout simplement refusé de laisser les équipes de la Croix-Rouge procéder aux funérailles”.

Mais “c’est un problème qui peut être réglé”, insiste-t-il, “en étant à l’écoute des communautés, en réfléchissant à leurs peurs, en expliquant ce qu’est la maladie et en montrant qu’avoir Ebola n’est pas synonyme d’une condamnation à mort”, dit-il.

Une seringue du vaccin contre le virus Ebola, à Gueckedou, le 23 février 2021 en Guinée (AFP/Archives – CAROL VALADE)

La bataille contre Ebola est moins déséquilibrée aujourd’hui, grâce aux vaccins et des médicaments qui n’existaient pas lors de l’épidémie de 2013-2016 et font baisser la mortalité.

Plus de 1.600 personnes, y compris des cas contact et les personnels soignants ont déjà été immunisés, selon l’OMS.

Le premier employé de la FICR a été vacciné vendredi, raconte le Dr Capobianco.

“Cette fois-ci nous pouvons déployer des outils très puissants”, dit-il et “tant que nous pouvons convaincre les communautés et que nous les associons à la lutte (contre l’épidémie) nous devrions être en mesure de garder le contrôle”.

PAR AFP

Guinée : la désactivation systématique des numéros mobiles non identifiés débutera le 2 mai 2021

Bien que prévue par la loi sur les télécoms de 2015, l’identification des abonnés est demeurée légère en Guinée au cours des dernières années. Mais au regard des enjeux sécuritaires et économiques de l’heure, le régulateur télécoms durcit désormais le ton pour son application stricte.

Les abonnés aux services télécoms dont les numéros ne sont toujours pas identifiés se verront refuser l’accès au réseau télécoms dès le 2 mai 2021. L’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) de Guinée l’a rappelé aux consommateurs lors de la conférence de presse qu’elle a organisée, mardi 2 mars à Conakry, pour leur expliquer les enjeux de sa décision D/001/ARPT/CNRPT/2021 portant sur l’identification des abonnés, entrée en vigueur depuis le 31 décembre 2020.

A travers cette nouvelle réglementation qui insiste sur l’obligation de l’identification des abonnés aux télécoms, Yacouba Cissé (photo), le directeur général de l’ARPT,a expliqué que l’objectif est « d’assainir notre base de données, ensuite ça nous permettra d’éradiquer complètement la fraude sur les réseaux et l’insécurité de la population, interdire aussi l’usurpation d’identité pour faire du mal ». Une pénalité de dix millions de francs guinéens (environ 1 000 USD) sera appliquée par le régulateur aux opérateurs télécoms pour tout numéro ou service internet activé sans identification.

L’obligation d’identification des abonnés télécoms que réitère la décisionD/001/ARPT/CNRPT/2021 du régulateur a été prise dans un souci de conformer le pays aux standards internationaux en matière télécoms et au regard de la menace terroriste qui se développe en Afrique, notamment chez le voisin malien. Elle vient appuyer l’article 36 alinéa 2 de la loi L/2015/018/AN du 13 août 2015 relative aux télécommunications et aux technologies de l’information qui stipule que « les exploitants de réseaux ou services de télécommunications ouverts au public sont obligés d’identifier systématiquement leurs abonnés ».

Au-delà de la lutte contre la fraude et l’insécurité, l’identification des abonnés télécoms a également un fort impact économique. Elle contribuera à sécuriser davantage le segment des services financiers sur mobile qui a le potentiel de soutenir le développement de l’e-commerce dans un pays où le taux de bancarisation est faible. 

PAR Agence Ecofin

En Guinée, décès de l’évêque de Kankan

Mgr Emmanuel Félémou, évêque de Kankan, dans l’est de la Guinée Conakry est décédé lundi 1er mars. à l’âge de 60 ans.

Monseigneur Emmanuel Félémou, 60 ans est décédé lundi 1er mars « des suites d’une longue maladie », a annoncé la Conférence épiscopale de Guinée.

Mgr Félémou avait été nommé évêque de Kankan, dans l’est de la Guinée Conakry en 2007 par le pape Benoît XVI. Il était alors recteur du séminaire Saint Eugène de Samoé de N’Zérékoré, dans le Sud-Est.

Parcours

Emmanuel Félémou est né le 24 décembre 1960 dans le diocèse de N’Zérékoré. Il a étudié au Petit Séminaire de Kindia et au Séminaire « Saint Eugène de Samoé » de N’Zérékoré, de 1974 à 1980. En 1980, il a commencé à étudier la médecine vétérinaire à Beyla (Guinée). Deux ans plus tard, il a commencé sa formation sacerdotale. Il intègre ainsi le séminaire propédeutique Saint Joseph de Bouaké, dans le centre de la Côte d’Ivoire. Ensuite, il est admis au Grand Séminaire Cœur Sacré de Marie d’Ayama toujours en Côte d’Ivoire, de 1983 à 1989.

Il est ordonné prêtre le 19 novembre 1989 pour le compte du diocèse de N’Zérékoré. Après son ordination, il a été, de 1989 à 1992, vice-recteur et professeur au Séminaire Saint Eugène de Samoé en Guinée. De 1992 à 1994, il a été vicaire paroissial de Notre Dame de la Nativité de Gouécké et professeur au noviciat des Sœurs Servantes de Marie Vierge et Mère. Il a ensuite été curé de la même paroisse de 1995 à 1997 puis curé de Saint Joseph à Yomou.

Entre 1997 et 2000, il est retourné en Côte d’Ivoire pour des études de théologie biblique à l’Université catholique d’Afrique de l’Ouest (Ucao). Entre 2000 et 2004, il est envoyé à Rome pour des études de spécialisation en théologie, au Teresianum, et en liturgie à Saint-Anselme. Depuis 2004 à 2007, il a été directeur du Séminaire Saint Eugène de Samoé et vicaire épiscopal pour la formation du clergé diocésain.

La Croix Africa

La Guinée interdit l’importation des véhicules d’occasion de plus de 13 ans

La Guinée est l’un des 5 premiers importateurs de véhicules légers d’occasion en Afrique. Débarqués pour la plupart au port de Conakry, ceux-ci arrivent parfois dans un état tel qu’ils créent des problèmes sur le plan de la sécurité routière et environnementale.

La Guinée veut assainir son secteur des transports routiers. Mardi 2 mars, le président de la République Alpha Condé a pris un décret règlementant l’âge limite des véhicules d’occasions à l’importation en République de Guinée. En vertu de celui-ci, l’importation et l’utilisation des véhicules usagés de plus de 13 ans sont désormais interdites sur l’ensemble du territoire national.

« L’âge limite des véhicules à l’importation est fixé à compter de leur date de première mise en circulation à l’étranger », précise le décret. « Tout véhicule d’occasion doit justifier l’obtention d’un certificat de contrôle technique avant embarquement à destination de la République de Guinée ».

Selon un récent rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), la Guinée figure dans le top 5 des pays africains importateurs de véhicules d’occasions. En  2018, le pays d’Afrique de l’Ouest a importé 81 069 véhicules légers d’occasion, soit 6% des importations cette année-là.

Mais pour le gouvernement, ces véhicules, qui ne font souvent l’objet d’aucun contrôle technique spécial avant leur embarquement dans les pays de provenance, constituent des problèmes sur le plan de la sécurité routière et environnementale. « Compte tenu de leur âge parfois très avancé, ces véhicules après quelque mois de service ne sont plus que des épaves qui tombent souvent en panne en pleine circulation », expliquait l’an dernier l’ancien ministre des Transports, Aboubacar Sylla.

Dans le cadre de cette nouvelle règlementation, l’Etat se veut plus sévère. Ainsi tout contrevenant s’expose au payement d’une amende administrative égale à la valeur vénale du véhicule. « Outre le payement de l’amende, le véhicule en cause est détruit ou réexporté aux frais de son consignataire », ajoute le décret.

Le gouvernement guinéen entend ainsi améliorer la fluidité de la circulation en réduisant le nombre de véhicules souvent en panne sur la voie publique ; les accidents de circulation dus essentiellement aux défaillances mécaniques et de freinage ; les coûts d’exploitation des véhicules ; la dégradation des routes, etc.

par Agence Ecofin

Guinée: le journaliste Amadou Diouldé Diallo écroué et inculpé d’offense au chef de l’Etat

En Guinée, le journaliste et historien Amadou Diouldé Diallo a été inculpé hier lundi 1er mars d’offense au chef de l’État guinéen, Alpha Condé. Il est écroué depuis hier soir à la prison civile de Conakry. Ses avocats dénoncent ce qu’ils qualifient de « violation de la loi sur la liberté de la presse », une loi qui interdit l’emprisonnement d’un journaliste pour délit de presse.

Amadou Diouldé Diallo avait été kidnappé selon ses proches samedi dernier par la police judiciaire. Depuis lors il est retenu dans ses locaux et son inculpation lui a été notifiée lundi soir.

Une inculpation dont son avocat, Me Salifou Béavogui, joint par notre correspondant, Mouctar Bah, conteste la validité.

« On n’avait pas besoin de l’arrêter de la façon la plus humiliante possible ! Non seulement c’est un journaliste, mais l’infraction d’offense au chef de l’État – si elle existe – elle a été commise par voie de presse, parce que c’est au cours d’une émission.

Le procureur de la République a opté pour l’ouverture d’une information judiciaire, pour poursuivre notre client de faits qualifiés d’”offense au chef de l’État”.

Le doyen des juges d’instruction du tribunal, a sollicité le placement en détention provisoire, qui fait une exception à la règle selon laquelle, en matière de délit de presse, il n’y a pas de détention.

D’ailleurs, la sanction pénale attachée à une telle infraction est une amende, une simple amende dont le maximum ne dépasse pas 5 millions de francs guinéens. Malgré tout, il a été conduit en prison et nous allons continuer à nous battre pour le faire libérer très rapidement… »

Par RFI

LE VIRUS EBOLA DE RETOUR EN GUINÉE

Cinq ans après l’épidémie dévastatrice du virus Ebola en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone entre 2014 et 2016, une nouvelle épidémie d’Ebola a été déclarée en Guinée le 14 février dernier. Et ce, à peine une semaine après qu’une autre épidémie d’Ebola se soit également déclarée au Nord-Kivu, en République démocratique du Congo.

Nous avons immédiatement envoyé une équipe de spécialistes du virus dans les zones touchées de N’Zerekore et Gouéké, à l’extrême sud du pays. Parmi cette équipe se trouve un épidémiologiste chargé de cartographier les chaînes de transmission, bien que nous n’ayons pas encore une idée précise de ce à quoi nous pouvons nous attendre.

INTERVENIR DÈS QUE POSSIBLE

Nous examinons actuellement où et comment nous pouvons intervenir au mieux contre le virus. Cela consiste en différentes activités :

  • une recherche des contacts adéquate
  • les installations médicales appropriées pour isoler et traiter les patients
  • garantir des enterrements sûrs
  • des activités de promotion de la santé, afin d’informer au mieux
  • un triage des patients approprié pour minimiser les répercussions sur les autres services de santé

LA COLLABORATION AVEC LA COMMUNAUTÉ AVANT TOUT

La collaboration et le dialogue avec la communauté sont particulièrement essentiels. Non seulement nous devons être capables d’adapter notre réponse aux besoins exprimés par la population, mais la communauté a également un rôle clé à jouer dans la prévention de nouvelles infections en son sein.

LES VACCINS CONTRE LE VIRUS EBOLA SONT DISPONIBLES, MAIS PAS SUFFISANTS

Contrairement à la grande épidémie de 2014-2016, des vaccins Ebola efficaces sont désormais disponibles. Mais il est peu probable qu’il y ait suffisamment de vaccins pour couvrir des régions entières. Cela signifie que nous devons faire des choix et les communiquer très clairement à la population.

LES TRAITEMENTS ACTUELS CONTRE L’EBOLA PEUVENT FAIRE LA DIFFÉRENCE

Les traitements actuels contre l’Ebola constituent également une différence significative par rapport à l’épidémie précédente. Ils permettent d’augmenter les chances de survie des patients – surtout s’ils commencent le traitement tôt. Si l’isolement du patient et la prise du traitement sont précoces, le risque de contamination au sein de la communauté est moindre.

Par Medecins Sans Frontieres

Guinée : inversant les rôles, le pouvoir publie un rapport biaisé accusant l’opposition de violence

Pour s’exonérer de son rôle dans les contestations qui ont émaillé le processus électoral, le gouvernement guinéen s’appuie sur un rapport mettant en cause le principal parti d’opposition, l’UFDG de Cellou Dalein Diallo. Problème : ce document à la méthodologie discutable est tissé de contre-vérités et d’interprétations grossièrement orientées.

Pris dans la tourmente d’une réélection contestée, le gouvernement d’Alpha Condé n’en finit plus d’allumer des contre-feux. C’est encore le cas avec ce Rapport sur les violences politiques en Guinée et les enquêtes judiciaires en cours, dont l’élaboration a été confiée au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et au ministère de la Sécurité et de la Protection Civile.

Plaidoyer pro domo

Une trentaine de pages écrites, six pages d’annexes photographiques : le document surprend d’emblée pas sa minceur, quand on pense au travail fouillé qu’aurait effectué la première ONG venue sur un sujet aussi essentiel. Minceur qui n’a d’égale que celle des arguments mis en avant par ceux qu’on hésite à qualifier d’enquêteurs. Sans surprise, ce rapport constitue un plaidoyer pro domo, dans lequel le régime Condé cherche à imputer l’origine de la violence à ceux-là même qu’il s’est appliqué à réprimer sans retenue.

Incitations à la haine et à la violence physique, appels à l’insurrection, sabotage, actes illégaux, attaque contre le Premier ministre, tout y passe. Sans oublier l’accusation de terrorisme, devenue la figure obligée de tout régime cherchant à discréditer ses opposants aux yeux d’une base apeurée. A ce titre, les rédacteurs ne reculent devant rien, chargeant lourdement la barque de Cellou Dalein Diallo, dont le parti UFDG est assimilé au FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution). A croire le récit qui en est fait, toute l’action du gouvernement pendant ces journées sanglantes aura consisté à déjouer un complot visant à offrir la victoire à M. Diallo.

Mais selon les organisations humanitaires, la situation serait toute autre. Amnesty international déplore pour les deux derniers mois en Guinée quatre opposants politiques morts en prison. « Prisons qui sont de notoriété publique des mouroirs où les règles du droit international pour le traitement des détenus ne sont pas appliquées » affirme Fabien Offner, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. L’ONG révèle également de nombreux homicides de la part des forces de l’ordre, qui n’hésitent pas à recourir à la torture et notamment à « l’infliction de brûlures à l’aide d’une tige de fer chaud » ou d’objets similaires…

Conseil du FNDC, le cabinet d’avocats Bourdon & associés, dans un rapport adressé à la Cour pénale internationale fin avril 2020, recensait les « faits susceptibles de revêtir la qualification de crimes contre l’humanité ». Le rapport déplore ainsi la dérive autoritaire du régime en place : « Malgré quelques réformes importantes – notamment l’abolition de la peine de mort en 2017 – force est de constater que les libertés civiles et politiques sont toujours malmenées par le gouvernement, qui attise les divisions sociales et ethniques de la population pour assoir son pouvoir, et réprime dans la violences toutes formes d’opposition ». Le cabinet regrette que les autorités procèdent à des «arrestations arbitraires des membres du FNDC, des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme, interdisant de manière quasi-systématique les manifestations organisées par les opposants au troisième mandat et enjoignant aux forces de sécurité – y compris des unités militaires – de faire un usage excessif de la force, causant de nombreux morts et blessés parmi la population civile et d’importants dégâts matériels». A ce propos, Amnesty International dénonçait dès le mois de mars 2020 des « disparitions forcées et arrestations d’opposants avant un scrutin contesté ».

Des biais méthodologiques flagrants

Démonter chacune des fausses affirmations contenues dans ce rapport serait un exercice aussi fastidieux que d’énumérer tous les mensonges proférés par Donald Trump quand il occupait la Maison Blanche. On se contentera ici de rappeler le caractère pacifique d’une contestation déclenchée par la volonté d’un homme de s’accrocher au pouvoir, quitte à changer les règles en sa faveur. Le cabinet Bourdon & associés rappelle à ce titre que « le pays se trouve actuellement dans un climat politique analogue à celui ayant conduit au massacre du 28 septembre 2009. Hier comme aujourd’hui, l’embrasement du pays est né de la détermination du Président à se maintenir au pouvoir – au besoin par la force -, en violation du cadre légal (en ce qui concerne Alpha Condé) ou de ses propres engagements ».

On peut enfin relever certains biais méthodologiques ayant présidé à la conduite de cette pseudo-enquête. D’abord le recours régulier à des sources Internet peu fiables dont les articles vont systématiquement dans le sens du gouvernement. Parfois, il n’y a pas de sources claires, comme dans l’évocation des « tentatives de perturbation du vote » survenues le jour du scrutin présidentiel (p.17 du rapport). Il arrive aussi que surgissent des documents fantômes, auxquels il est impossible de se référer, dans la mesure où ils n’ont pas été rendus publics, tel ce mystérieux « Récapitulatif exhaustif desdites violences dressé par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation ». Un document qui fait penser aux multiples irrégularités survenues lors de la publication du fichier électoral. Bourdon & associés rappelle à cet égard qu’en 2018, un audit réalisé conjointement par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), les Nations unies et l’Union européenne « avait révélé l’existence de 3 051 773 millions d’électeurs dé-doublonnés et 1 564 388 autres sans empreintes digitales ». Deux ans plus tard, les experts de l’OIF constatent que «sur les 3 051 773 millions d’électeurs problématiques identifiés par l’audit, il subsistait 2,5 millions d’électeurs dans le fichier électoral».  Une anomalie que les experts avaient reportée à la CENI (Commission électorale indépendante), qui avait cependant refusé de retirer ces électeurs, entraînant de facto le retrait de l’OIF du processus électoral le 24 février 2020.

Notons pour finir l’usage systématique de sophismes et de formules rhétoriques induisant une fausse évidence, telles que « la question fondamentale qu’il faut se poser » (p.11) ou encore « il est incontestable que » (p.18). Hé bien justement, tout est contestable dans ce rapport, comme dans le récit officiel des troubles électoraux que tentent d’imposer Alpha Condé et ses soutiens.

A bout de souffle et d’arguments, le rapport s’achève sur une conclusion pour le moins édifiante : « Il est regrettable de constater de la part des organisations de défense des droits de l’homme et de certaines représentations diplomatiques une vision figée et une approche unidimensionnelle de la protection des droits de l’homme et des peuples »…

Fake news d’Etat

Le plus grand biais méthodologique que l’on puisse opposer à ce document est son origine. Le fait même qu’il émane du gouvernement suffit à le questionner. Chacune des accusations qui s’y trouvent peut être retournée contre l’Etat, comme le font de nombreuses puissances étrangères en condamnant, dès mars 2020, la répression qui s’est abattue sur les opposants à la réforme constitutionnelle. La violence, bien sûr, mais aussi l’usage systématique de fausses informations, d’intimidations et d’intox, pratiques auxquelles s’est livré Alpha Condé lui-même tout au long de l’année électorale. Le recours au concept de « coup d’Etat » enfin, terme qui peut tout aussi bien être s’appliquer à celui qui prétend l’avoir empêché, même s’il a pris soin de le maquiller sous des atours constitutionnels.

Il convient donc de traiter ce rapport comme ce qu’il est : une pièce de plus dans l’entreprise de propagande à laquelle se livre Alpha Condé pour asseoir son maintien au pouvoir. Comme Trump, comme Poutine, le président guinéen a basculé dans le régime des fake news d’Etat. Le régime qu’affectionnent les dirigeants à tendance autocratique, ceux qui n’ont d’autres moyens, quand le droit, la justice et le sens de la mesure leur échappent, que de déformer la réalité pour justifier leur autoritarisme.

PAR AFRIK