Author: Autre Presse

Guinée : l’ex-dictateur Camara dit avoir été écarté du pouvoir par un «complot»

L’ex-dictateur guinéen Moussa Dadis Camaraa affirmé mardi 24 janvier avoir été écarté du pouvoir par un «complot international» impliquant ses deux successeurs et l’ex-président burkinabé Blaise Compaoré, au procès du massacre du stade de Conakry le 28 septembre 2009.

Le capitaine Camara et un groupe d’officiers s’étaient emparés du pouvoir le 23 décembre 2008 après l’annonce de la mort du président Lansana Conté.

Procès en cours

Il est jugé depuis le 28 septembre avec une dizaine d’anciens responsables militaires et gouvernementaux pour une litanie de meurtres, actes de torture, viols et autres enlèvements commis le 28 septembre 2009 par les forces de sécurité au stade où s’étaient réunis des dizaines de milliers de sympathisants de l’opposition pour dissuader le capitaine Camara de se présenter à la présidentielle prévue en janvier 2010.

Le 3 décembre 2009, son aide de camp, le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, alias «Toumba», lui tire dans la tête parce qu’il aurait tenté de lui faire porter la responsabilité du massacre. Il est évacué vers le Maroc puis au Burkina Faso où, en janvier 2010, sur médiation ouest-africaine, il renonce, selon cette dernière, à gouverner.

«Nous avons signé un accord, à Ouagadougou, Sékouba Konaté (ministre de la Défense et vice-président de la junte) et moi, qui stipulait qu’il doit gérer le pouvoir politique en Guinée en tant qu’intérimaire jusqu’à la fin de ma convalescence à Ouagadougou», a affirmé le capitaine Camara mardi au tribunal.

«Faux accord» et complot

«Mais j’ai compris après que c’était un faux accord que nous avons signé sous les auspices de Blaise Comparé président de la Cédéao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) et médiateur dans la crise guinéenne», a-t-il ajouté, en référence au chef de l’État burkinabé de l’époque.

«C’était un complot national et international contre moi qui permettait à Sékouba Konaté de donner le pouvoir à son mentor Alpha Condé», a-t-il dit, en référence à l’opposant historique Alpha Condé, vainqueur de l’élection présidentielle de 2010 organisée sous la présidence de transition du général Konaté.

«C’était pour me maintenir en dehors du pays aussi longtemps que le président élu devait rester au pouvoir (avec ce) complot savamment orchestré par Alpha Condé et exécuté par Sékouba Konaté et Toumba Diakité», a insisté M. Camara. Lors de sa première audition par le tribunal en décembre, il avait déjà crié au «complot» et incriminé son ancien aide de camp dans le massacre.

Au moins 156 personnes ont été tuées et des centaines blessées, au moins 109 femmes ont été violées, selon le rapport d’une commission d’enquête mandatée par l’ONU.

par AFP

Qui est vraiment Ibrahima Sory 2 Tounkara, le juge du procès Dadis

Ibrahima Sori 2 Tunkara préside une audience dans le massacre du stade de Conakry le 28 septembre 2009. Qui est ce juge Dadis Camara, encore peu connu du public ?

Ibrahima Sori 2 Tunkara est sous le feu des projecteurs depuis le début du procès du massacre du stade le 28 septembre 2009. Onze anciens anciens chefs militaires guinéens ont été impliqués dans ce procès historique, dont l’ancien chef de la junte Moussa Dadis Camara. Il implique des responsables militaires et gouvernementaux. L’audience s’est déroulée au tribunal correctionnel de Diksinna, qui a été transféré à la cour d’appel de Conakry, présidée par le juge Ibrahima Sori 2 Tunkara, 45 ans, et a attiré l’attention de plusieurs observateurs.

Après avoir obtenu son baccalauréat en sciences sociales en 1998 au lycée 2 octobre de Calum, il a été introduit à la Faculté des sciences économiques et juridiques (FSJP) de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, rapporte apanews. Spécialisé en droit privé, il a été admis au concours du Centre de formation et de documentation judiciaires (CFDJ) après avoir successivement confirmé le diplôme d’enseignement universitaire général (Deug), la licence et le master.

« Après avoir suivi une formation de promotion au CFDJ de 2007 à 2009, il a été nommé juge correctionnel alternativement au tribunal de première instance de Calum et au tribunal de première instance de Mafanko dans la capitale de la Guinée. Il a dirigé ces tribunaux jusqu’en 1999 et après cette expérience il a été appelé à présider le tribunal. Tribunal de première instance de Macenta (Sud) avant d’être déféré au Tribunal de première instance de Mamou (Centre)”, selon le site d’information en ligne.

Veuillez noter qu’Ibrahima Sori 2 Tunkara est le frère cadet d’Ibrahima Sori 1 Tunkara, qui est également magistrat et président du tribunal de première instance de la commune de Kalum à Conakry.

Guinée : le CNRD réaffirme son soutien total à Mamadi Doumbouya

Malgré certaines critiques émanent d’une partie de la classe politique et la société civile, le président de la transition guinéenne Mamadi Doumbouya, compte encore des soutiens de poids.

A l’occasion de la présentation des vœux du nouvel an, les membres du Comité national du Rassemblement pour le Développement (CNRD) ont réitéré leur soutien au colonel Mamadi Doumbouya dans son projet de refondation et rectification institutionnelle de la Guinée.

« En ce début d’année 2023, nous voudrions vous réitérer une fois de plus, notre soutien et notre détermination totale de continuer à travailler à vos côtés pour la poursuite des différentes initiatives, dans le cadre de votre vision de rassemblement, de refondation de l’Etat, de rectification institutionnelle, de redressement et de repositionnement de notre pays la Guinée » a déclaré la a porte-parole du CNRD, Colonel Aminata Diallo.

De son côté, le Président du Conseil national de la transition, l’organe législatif, a réitéré les mêmes vœux. « Cette cérémonie est l’occasion pour les institutions, les organes de la Transition et les forces vives de la Nation de formuler des vœux d’unité nationale, mais surtout d’audace et de persévérance pour concevoir et mener à terme les vastes projets de la transition » a indiqué Dansa Kourouma.

Arrivé au pouvoir le 05 septembre 2021 à la suite d’un coup d’Etat militaire contre l’ancien président de la République Alpha Condé, Mamadi Doumbouya a entrepris plusieurs chantiers dont la refondation de l’Etat, la rectification institutionnelle, la moralisation de l’administration publique guinéenne pour ne citer que ceux-là.

Des initiatives, par endroit, qui valent au président de la junte guinéenne des critiques chez certains acteurs politiques et mêmes de la société civile. L’interdiction des manifestations jusqu’à nouvel ordre, la récupération des domaines de l’Etat, les restrictions des libertés de certaines voix discordantes, sont autant d’actions qui ne se passent sans réaction chez certains observateurs. Ces derniers soupçonnent l’homme de fort de Conakry de vouloir manipuler la justice afin de s’éterniser au pouvoir.

ASD/cgd/APA

APA-Conakry

Abdourahmane SANO convoqué à la direction des investigations judiciaires

La liberté de réunion est-elle menacée après l’interdiction de manifester sur la voie publique par la Commission nationale? C’est une question légitime que nous sommes en droit de nous poser à propos de la citation à comparaître que nous avons reçue.

En tout état de cause, selon des sources, M. Sano se trouvait temporairement dans les locaux de la direction centrale des enquêtes judiciaires de la police militaire. Cela fait suite à une citation à comparaître qui lui a été adressée le même jour le même mercredi.
Selon des informations obtenues, le patron de la Plateforme civique unie pour le développement (PCUD) a été convoqué “pour un bilan” et interrogé sur la citoyenneté, notamment les droits, à propos d’une conférence citoyenne tenue près de Conakry. Devoirs dans la société et devant l’État.

La discussion se poursuivra demain jeudi, cette fois en présence des avocats de M. Sano. En attendant de voir ce qui se passera, nos sources disent que la liberté de réunion, comme les manifestations sur la voie publique, qui étaient déjà interdites par les militaires quelques mois seulement après le coup d’État du 5 septembre, je me sens menacé.

LE ROI PELÉ EST DÉCÉDÉ

La légende du football brésilien s’est éteinte à l’âge de 82 ans.

Le monde du football vient de perdre l’un de ses plus illustres représentants. Tout le Brésil pleure la mort de sa plus grande légende, le Roi Pelé. Agé de 82 ans, l’ancien attaquant souffrait d’un cancer du colon depuis 2021. Finalement, il s’est éteint ce 29 décembre. Souvent considéré comme le meilleur joueur de tous les temps, Pelé fut l’une des premières grandes stars du football. Il a notamment remporté à trois reprises la Coupe du monde avec le Brésil, en 1958, 1962 et 1970, fait unique dans l’histoire.

Elu joueur du siècle par la FIFA, Pelé a passé la majeure partie de sa carrière dans son pays natal, au sein du club de Santos avec lequel il a évolué de 1956 à 1974 avant une courte pige aux Etats-Unis, au New-York Cosmos. Réputé pour sa technique virtuose et ses qualités athlétiques exceptionnelles, l’attaquant brésilien semblait en avance sur son temps, en témoigne ses 767 buts en 831 matchs officiels. Quelques mois après Diego Maradona, les amateurs de ballon rond pleurent la disparition d’une autre légende.

Pour résumer

Le Roi Pelé est décédé à l’âge de 82 ans. La légende du football brésilien est souvent considéré comme le plus grand joueur de tous les temps. Il demeure le seul à avoir remporté la Coupe du monde à trois reprises.

Procès 28 septembre en Guinée: Dadis Camara prêt à demander pardon si….

En Guinée, le procès du massacre du 28 septembre 2009 se poursuit au tribunal criminel de Dixinn. Moussa Dadis Camara qui comparaissait pour la quatrième fois hier lundi 19 décembre n’a pas reconnu son implication dans ces massacres. « Je n’ai jamais envoyé des éléments au stade du 28 septembre » a catégoriquement nié l’ancien président de la transition guinéenne. Il explique que la gendarmerie et la police ont une mission régalienne de maintien de l’ordre et son intention n’a jamais été d’envoyer des troupes à ce moment-là dans l’enceinte sportive. Dadis Camara estime que les vrais commanditaires de ces actes doivent demander des excuses. L’ex-chef de la junte guinéenne répondait ainsi à Toumba Diakité qui lui demandait de faire amende honorable et de s’excuser auprès du peuple guinéen.

« Ceux qui ont commis les actes, qu’ils les reconnaissent d’abord »

« J’ai dit clairement, ceux qui ont commis les actes, qu’ils les reconnaissent d’abord. Une fois qu’ils reconnaissent leurs actes, je serai le premier à demander pardon. Mais si ceux qui ont commis des actes ne veulent pas reconnaître, moi je vais venir demander pardon aux victimes ? » a-t-il lancé au juge. Rappelons que Toumba Diakité, a été son aide de camp. L’ancien chef de la junte guinéenne, espère être acquitté au terme de ce procès. Avec ce dénouement en sa faveur, il ne rechignera pas à demander pardon aux victimes. « Je respecte la mémoire des victimes et je suis prêt ; lorsque monsieur le président, la sentence va tomber, si je suis acquitté et j’estime que je serai acquitté, je serai le premier à demander pardon aux victimes mais il faut que la justice soit faite d’abord » a déclaré Dadis Camara. L’homme est persuadé que ces massacres ont été « savamment orchestrés pour l’évincer du pouvoir ».

par Kewoulo

Guinée : La politique générale rendue officielle

Le Premier ministre a effectué sa Déclaration de politique générale ( DPG ) face au Conseil national de la transition (CNT) : 400 milliards de franc guinéen seront mobilisés pour les élections prévues dans deux ans.

Dans son discours, Dr. Bernard Goumou, Premier ministre de Guinée a souligné l’importance de la complémentarité avec l’organe législatif dans l’accomplissement de leurs missions respectives. Il a indiqué que la Guinée a enregistré un taux de croissance de 4,9% en 2021 et 5,2% en 2022 : Une performance supérieure à la moyenne de la sous-région qui est de 3,6%.

Le chef du gouvernement conduira ses actions autours de cinq axes majeurs : l’institutionnel, l’économie, le social, les infrastructures et les réformes politiques.

Il s’est engagé, avec son gouvernement, à travailler dur pour atteindre les objectifs, tels que la refondation de l’Etat, la préservation des valeurs républicaines, la réconciliation du peuple et la mise en place de bases pour un développement durable. Enfin, il a affirmé qu’il était convaincu que, grâce à la collaboration de tous, il était possible de réaliser les progrès nécessaires pour construire un avenir meilleur.

Le gouvernement de transition prévoit d’atteindre une croissance économique de 5,7% du PIB en 2023. La Déclaration de politique générale sera évaluée via un programme de référence intérimaire (PRI) qui fera l’évaluation des actions posées.

Insistant sur le retour à l’ordre constitutionnel pour des élections réussies dans tout le pays, Dr. Bernard Goumou, a situé que son gouvernement prévoit de stabiliser le taux d’inflation à 10,3% en 2023 et le maintenir aussi à 9,3% en 2024.

Dans le budget national de développement, 44% du montant sera consacré aux dépenses d’investissement, dont plus de 400 milliards de francs guinéens (47,05 millions de dollars) pour organiser les élections tant attendues par tous. 

Au sujet des dépenses, il dira que son action sera traduite ainsi : «Les dépenses totales qui se situeront à 36 050 milliards de Francs guinéens en 2023 dont 15 285 milliards en dépense d’investissement, soit 44%. Pour la mise en œuvre du chronogramme de la transition, 97 milliards seront affectés au recensement général de la population et 400 milliards à la préparation des élections. Exceptionnellement, 130 milliards seront affectés à l’assainissement et 1 200 milliards aux services déconcentrés. Le déficit budgétaire s’établira autour de 4% du PIB pour les deux prochaines années permettant ainsi de dégager un espace budgétaire en vue du financement soutenable de nos politiques sociales et infrastructurelles» 

Et d’ajouter que le déficit sera financé par les emprunts à taux concessionnels, afin de contenir l’endettement public à un niveau soutenable pour l’Etat et pour l’économie (préserver des taux d’intérêt faibles pour les investissements privés).

À partir de cette DPG, on peut dire que la transition est désormais lancée. Le temps nous dira car l’arène politique est désormais à l’affût !

par AfriMag

Guinée: Un homme condamné à 30 ans de prison pour meurtre

Il avait égorgé sa sœur et écope de trente (30) ans de prison ferme.

La peine a été prononcée hier, lundi 19 décembre 2022, au cours des audiences criminelles au tribunal de Première instance de Faranah. C’est en Haute-Guinée, a rapporté Guineenews.org citant la télévision nationale.

En effet, le mise en cause a été condamné pour avoir égorgé sa sœur, d’après toujours les mêmes sources.

En plus de cette affaire de meurtre, la justice, lit-on, a rendu également son verdict dans plusieurs autres dossiers.

par IciLome

Procès du 28-Septembre en Guinée : Moussa Dadis Camara perd son calme puis se mure dans le silence

En Guinée, Moussa Dadis Camara a comparu devant la justice pour la cinquième fois mardi 20 décembre. L’ancien chef d’État est l’un des principaux accusés dans les tueries du 28 septembre 2009, lorsqu’un meeting de l’opposition a été écrasé dans le sang, tuant plus de 150 personnes et plus d’une centaine de femmes ont été violées. La parole était aujourd’hui aux parties civiles et les échanges ont été très vifs.

Guinée – Procès du 28 Sept: « Vous n’êtes pas un bon avocat », Dadis Camara pète un câble à la barre

L’ancien président de la République de la Guinée, Moussa Dadis Camara est toujours à la barre dans le cadre du procès des événements tragiques du 28 septembre 2009. A l’audience de ce mardi 20 décembre 2022, le capitaine a eu un accrochage avec l’un des avocats de la partie civile.

Ambiance très électrique ce mardi au Tribunal de première instance de Dixinn. Les débats ont été très houleux entre certains avocats et Moussa Dadis Camara. Après son accrochage hier lundi avec l’un des procureurs, c’est avec Maître Amadou DS Bah que l’ancien patron du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) a bataillé ce mardi.

Visiblement agacé et perturbé par les questions de l’avocat de la partie civile, Le capitaine Moussa Dadis Camara a pété un câble. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est le commentaire émis par l’avocat sur un ancien discours de Dadis. Il a estimé que l’ancien président avait délivré un « discours creux » et cherche à faire de la diversion à la barre.

« Vous n’êtes pas un bon avocat »

Avec le ton très levé, comme à son habitude, Moussa Dadis Camara a répliqué à Maître Amadou DS Bah. « Vous n’êtes pas un bon avocat. Vous ne pouvez pas me manquer de respect », a lancé le capitaine Dadis. Dans la foulée, ses avocats sont rapidement montés au créneau pour dénoncer des « propos déplacés et offensants » de Maître Amadou DS Bah contre leur client.

Dadis Camara s’est plaint auprès du président du Tribunal et a menacé de ne plus répondre aux questions de l’avocat. « Je vais garder mon droit de réponse par rapport à cet avocat », a-t-il dit.

« Nous ne sommes pas dans un bistrot où tout est permis »

Face à la situation conflictuelle, le président du Tribunal est intervenu pour calmer les ardeurs. « Nous sommes dans un Tribunal. Nous ne sommes pas dans un bistrot où tout est permis », a rappelé Ibrahima Sory 2 Tounkara.

Selon le président du tribunal, les propos tenus par l’avocat de la défense ne sont pas offensants. « Discours creux, ce n’est pas un propos offensant. Ça ne veut rien dire. On peut répondre simplement à ça », a-t-il dit, en rappelant à Dadis qu’il ne peut pas dicter les règles du jeu.

Pour Maître Lanciné Sylla, l’un des conseils d’Aboubacar Diakité dit « Toumba », Moussa Dadis Camara comparaît comme un simple accusé, au même titre que ses co-accusés. Pour l’homme de droit, il n’est donc pas question de le traiter différemment et avec faveur, parce qu’il a été ancien président.

par BeninTV