Author: Autre Presse

Guinée: la communauté internationale dénonce le recours à la force contre les manifestants

Le G5 (Nations Unies, CEDEAO, Union européenne, Etats-Unis, France) a suivi avec une vive préoccupation les événements de ces derniers jours, dont la tournure violente a causé la perte de vies humaines, de nombreux blessés et d’importants dégâts matériels, selon un communiqué publié par l’Union européenne.

Le G5 déplore le recours excessif à la force et l’utilisation alléguée d’armes létales pour le maintien de l’ordre et rappelle à toutes les parties l’obligation de protéger les mineurs. Le G5 suggère au Gouvernement de la Transition de diligenter une enquête sur les violations et abus des droits de l’homme.

Les événements des derniers jours soulignent l’urgence d’instaurer un dialogue inclusif en vue d’une transition participative, apaisée et garante de la paix sociale.

Pour ce faire, le G5 appelle tous les acteurs, responsables civils et militaires, leaders politiques et représentants de la société civile à œuvrer pour l’apaisement et la création des conditions pour le dialogue.

Le G5 renouvelle son soutien au médiateur de la CEDEAO en Guinée, S.E. Monsieur Thomas Yayi Boni, qui dans le cadre de sa mission peut contribuer à l’apaisement et la concertation en vue d’un retour à la stabilité dans le pays.

Guinée : Un mort après de nouvelles manifestations contre la junte au pouvoir

La Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) entreprend une médiation à la suite de la suspension des manifestations qui ont fait au moins un mort.

En Guinée, un collectif à l’initiative de deux jours de violentes manifestations à Conakry et contre la junte au pouvoir, a annoncé samedi 30 juillet 2022, la suspension des protestations pour une semaine. Cela devrait donner une chance à la médiation proposée par la Cédéao, après l’annonce du décès d’un manifestant.

Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), coalition de partis, syndicats et organisations de la société civile, avait appelé à manifester du 28 juillet au 4 août sur tout le territoire national pour dénoncer la gestion unilatérale de la transition par la junte”, indique l’AFP.

Suspension des manifestations

Le colonnel Mamadi Doumbouya, qui a renversé, le président Alpha Condé (à la tête du pays de 2010 à 2021), a promis de remettre le pouvoir aux civils élus dans un délais de trois ans. Un délai trop long selon les acteurs politiques guinéens et la Cédéao.

Le FNDC, à l’origine des manifestations de jeudi et vendredi, a affirmé avoir vendredi eu “un entretien avec le président en exercice de la Cédéao, le chef d’Etat biassau-guinéen Umaro Sissoco Embalo à propos de la situation en Guinée”.

Il a accedé à la demande expresse de M. Embalo de suspendre, pour une durée d’une semaine, les manifestations. Cette trêve a pour unique objectif de donner une chance à la médiation de la Cédéo pour trouver une issue favorable à la crise en Guinée”, ajoute le communiqué du FNDC.

Par Tribune Ouest

Taïwan-Chine : 7 dates-clés pour comprendre la crise en cours

La crise fait craindre un scénario du pire, identique à celui de la guerre en Ukraine. Le monde entier a les yeux braqués sur Taïwan ce mardi, où Nancy Pelosi, la cheffe des députés américains, s’est posée mardi dans le cadre de sa tournée en Asie, une première depuis 25 ans, déchaînant les foudres de Pékin. 

Une tension qui grandit depuis plusieurs mois, marquée notamment par la prise de position de Joe Biden, en mai dernier, prévenant que Washington défendrait Taïwan en cas d’attaque de Pékin. Des propos nuancés par la Maison Blanche, qui n’ont pas empêché les démonstrations de force se de multiplier côté Chinois.

Pour expliquer cette situation, il faut remonter le fil de l’histoire de Taïwan, qui, bien qu’elle n’ait jamais déclaré officiellement son indépendance, a une indépendance administrative, politique, diplomatique et militaire. La Chine la considère au contraire comme sa 23e province et le président Xi Jinping en a fait un des symboles de son “rêve chinois” de réunification du pays, fixant la date de 2049 comme l’aboutissement de ce projet. Retour sur les grandes dates qui retracent la crise autour de cette île stratégique et symbolique aussi bien pour les Chinois que les Américains, qui est aussi une mine d’or technologique. 

1949 : Séparation entre Pékin et Taïwan 

La proclamation de la République populaire de Chine, le 1er octobre 1949, pousse les nationalistes du Kuomintang , opposés au régime de Mao Zedong, à se réfugier à Taïwan, où ils forment un gouvernement interdisant tout lien entre l’île (officiellement la “République de Chine”) et la Chine communiste. Les tentatives de reprises des îlots autour de Taïwan par Pékin échouent dans les mois qui suivent. Taïwan devient en 1950 un allié de Washington dans la guerre de Corée, un mariage dissuasif pour la Chine. 

1971 : Pékin entre à l’ONU

Le 5 octobre 1971, le siège de la Chine à l’ONU, occupé par Taïwan, est attribué à Pékin. En 1979, Washington rompt ses relations diplomatiques avec Taipei – nom diplomatique de Taïwan – pour reconnaître la République populaire de Chine. Mais le Congrès américain impose de fournir des armes à Taïwan pour son autodéfense. Depuis, les Etats-Unis ont adopté à l’égard de Taipei une politique dite “d’ambiguïté stratégique”, en s’abstenant de dire s’ils interviendraient ou non militairement pour défendre Taïwan en cas d’invasion, tout en restant l’allié le plus puissant de l’île et son premier fournisseur de matériel militaire.

1992 : Consensus ambigu entre l’île et le continent

En 1992, le gouvernement du Kuomingtang signe avec la République populaire de Chine un consensus reconnaissant l’existence d’une seule Chine. Un statut quo ambigu pour Taïwan qui se démocratise, après le début d’un rapprochement (autorisation des Taïwanais à visiter la Chine continentale en 1987, et abrogation en 1991 les dispositions de Taïwan instaurant l’état de guerre avec la Chine). Ce qui n’empêche pas en 1996 à la Chine de tirer des missiles près des côtes de l’île, à la veille de la première élection présidentielle de Taïwan.

2005 : Pékin adopte une loi anti-sécession 

Le 14 mars 2005, Pékin adopte une loi antisécession prévoyant des moyens “non pacifiques” si Taïwan déclare l’indépendance. 

2008 : Dialogue inédit 

En 2008, Pékin et Taipei reprennent leur dialogue suspendu en 1995. En 2010, ils signent un accord-cadre de coopération économique, puis nouent, quatre ans plus tard, un dialogue entre gouvernements. Le 7 novembre 2015, les présidents chinois et taïwanais se rencontrent à Singapour, une première depuis 1949.

2016 : Retour des tensions avec l’élection de l’indépendantiste Tsai Ing Wen

Tsai Ing Wen, du Parti démocratique progressiste (PDP) favorable à l’indépendance, devient présidente. Elle est réélue en 2020. Pékin suspend dès lors toute communication avec Taïwan, le nouveau gouvernement n’ayant pas reconnu le concept d'”une seule Chine”. À sa réélection, Tsai Ing Wen affirme que Taïwan est “un pays en tant que tel”.  S’ensuivent, à partir de 2020, les premières violations de l’espace aérien de Taiwan par la Chine, assortie d’une pression diplomatique, économique, une guerre de l’information et des cyberattaques. Une “zone grise” alimentée par Pékin, en parallèle de ventes d’armes de Washington à Taïwan. En octobre 2020, Xi Jinping demande à son armée de “se préparer à la guerre”.

2021  : incursions records dans l’espace aérien

Le 12 avril 2021, 25 avions militaires chinois, un record ensuite dépassé, pénètrent dans la zone d’identification de défense aérienne (Adiz) de Taïwan, à quelque 200 km des côtes. Au total en 2021, près de 970 avions chinois ont été détectés dans cette zone. En octobre 2021, Joe Biden affirme que Washington est prêt à défendre militairement Taïwan. Une affirmation répétée le 23 mai 2022, poussant son homologue chinois à la menace. Xi Jinping conseille à Joe Biden de ne pas “jouer avec le feu”, et menace de “conséquences” en cas de visite de Nancy Pelosi à Taïwan. Les États-Unis ont décidé de passer outre cet avertissement, avec l’arrivée de Nancy Pelosi sur le sol taïwanais, ce 2 août 2022.

AFP

Le regard de Glez sur le taux de réussite au bac en Guinée

En Guinée, seulement 9% d’admis au baccalauréat en 2022. Un taux particulièrement bas !

Avec 9% d’admis au Bac cette année, la Guinée vient de connaître une chute spectaculaire du taux de réussite. Moins 16 points en un an. Correcteurs plus sévères, politique anti-triche qui a porté ses fruits, chacun y va de son explication. Mais tous les commentateurs du pays s’accordent sur une chose : le système éducatif est à terre.

Malgré ces résultats, il y a tout de même quelques belles histoires. Denise Mayeni Tounkara, en filière sciences sociales, a eu les meilleures notes de tout le pays : « C’est vraiment le cadre dans lequel on m’a mis, avec les professeurs et tout cet assemblage qui a fait que j’ai pu avoir cette excellente note au baccalauréat. »

Elle étudie au complexe scolaire Saint-Georges, dirigé par sa tante, très fière d’elle. Les résultats de ce lycée d’environ 500 élèves sont en baisse, mais Mariam Diallo Tounkara garde le sourire : « Saint-Georges s’en sort la tête haute. Nous avons un taux de réussite globale de 62% ». Le suivi y est quasi-individuel, les enseignants sont rigoureusement sélectionnés. Ce lycée privé coûte 470 euros l’année. « C’est un ensemble, c’est toute une équipe qui travaille, une forte équipe qui est là depuis de nombreuses années », ajoute la directrice de l’école.

Une école publique mourante

On est très loin de l’école publique, de ses classes hangars surchargées, où l’on compte jusqu’à 200 élèves, assure Michel Pepe Balamou. Il est secrétaire général du syndicat national de l’éducation : « Tous les lauréats dans une écrasante majorité viennent des écoles privées. Et l’école publique est en train mourir de sa belle mort. » Il réclame une mesure radicale : « Pour nous, il faut invalider l’année scolaire, pour une véritable crédibilité du système éducatif. » Il demande aussi la démission du ministre de l’Enseignement pré-universitaire.

Selon le chercheur Aliou Barry, directeur du centre d’analyse et d’études stratégiques en Guinée, c’est un problème structurel qui est à l’origine de ce taux d’échec historique.

Ces résultats expliquent que le système éducatif guinéen est un véritable corps malade. C’est un domaine qui a complètement été délaissé par le pouvoir successif en Guinée. Le budget de l’éducation en Guinée, c’est le budget le plus faible par rapport aux autres départements, et les enseignants ont pris l’habitude depuis de nombreuses années de marchandiser pratiquement les cours, de telle sorte que c’est la première fois aujourd’hui qu’on a empêché qu’il y ait des fraudes. Donc le résultat qui sort, c’est le reflet du fait qu’il y ait un véritable problème en Guinée sur le système éducatif. La responsabilité n’incombe pas aux élèves qui ont échoué, c’est la preuve que les enseignants n’ont pas ni la formation, ni les compétences pour assumer leurs responsabilités d’enseignant, ça se reflète sur les élèves qui ont un niveau très faible, et on a marchandisé l’éducation, on crée des universités privées pour plus de l’argent que de formations.

Un ex-Premier ministre d’Alpha Condé poursuivi en Guinée pour détournement de fonds Covid

L’ex-Premier ministre guinéen Ibrahima Kassory Fofana est poursuivi par les nouvelles autorités de la Transition en Guinée pour détournement de fonds Covid. M. Fofana est le dernier chef du gouvernement de l’ancien Président déchu par la junte, Alpha Condé.

Il a été Premier ministre de Guinée jusqu’au coup d’Etat militaire du 5 septembre 2021. Ibrahima Kassory Fofana est en détention depuis le mois d’avril dernier sans que les motifs de son emprisonnemen ne soient donnés. Ce vendredi 15 juillet, la justice guinéenne a révélé reprocher à Ibrahima Kassory Fofana un «détournement de plusieurs milliards de francs guinéens», durant l’épidémie de Coronavirus qui avait durement frappé ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Le procureur général de Conakry Alphonse Charles Wright, lors d’une conférence de presse, a déclaré avoir lancé des poursuites contre l’ancien chef du gouvernement guinéen pour détournement de montants destinés à la gestion de l’épidémie de Covid et des décaissements non justifiés. Notamment «la somme de 46,2 millions de dollars dans le cadre de la procédure d’urgence pour supporter l’épidémie de Covid-19».

Des montants de «81,2 milliards de francs guinéens ont été entièrement décaissés sur ordonnance de M. Ibrahima Kassory Fofana. Nous n’avons aucune justification de l’utilisation de ce montant», a précisé le procureur. Alphonse Charles Wright a en outre accusé que «des mouvements suspects dans ses comptes bancaires ont été constatés».

Ibrahima Kassory Fofana a été emprisonné une semaine après sa désignation, intervenue le 31 mars, pour assurer la direction du RPG Arc-en-ciel, ex-parti au pouvoir sous M. Condé, en attendant un prochain congrès. Il avait été inculpé le 6 avril, en même temps que trois autres ex-responsables du parti. Il s’agit des anciens ministres de la Défense (Mohamed Diané), de l’Environnement (Oyé Guilavogui) et des Hydrocarbures (Zakaria Coulibaly).

par Afrik.com

Guinée: les fréquentes grèves des acteurs du secteur bancaire inquiètent les clients

Difficile période pour les acteurs économiques guinéens. Encore cette semaine, les employés de banque, microfinance et assurance du pays ont organisé une marche pour protester contre une récente décision de justice adressées à deux banques de la place.

Des jours décidément difficiles pour les acteurs économiques guinéens. A l’origine du problème, l’affaire concernant Ecobank et Afriland First Bank, deux structures condamnées par la justice après avoir accordé des crédits à certains clients. Pour protester contre cette décision, les banquiers ont décidé de marcher.

Aujourd’hui, ce sont les citoyens guinéens qui paient les pots cassés, fait remarquer Fana Fofana, opérateur économique: «La grève a vraiment impacté nos activités puisque depuis le matin, il n’y a vraiment pas eu de mouvement. Nous qui travaillons en ville, ça ne nous arrange pas.»

D’autres citoyens avouent eux que l’impact de cette décision ne sera pas seulement ressenti par la population guinéenne, mais aussi par les autorités de la transition. Un avis largement partagé par Ibrahima Diallo, commerçant: «Cette grève nous fatigue parce que tout l’argent se trouve gardé à la banque. Nous les commerçants, par exemple, ne faisons nos activités qu’avec la banque. Ce que je peux dire aux autorités, c’est d’éviter les grèves, notamment celles qui peuvent perturber l’économie», déplore-t-il.

Et l’opérateur économique de mettre en garde: «Si tous les secteurs d’activité commencent déjà, chacun, à trouver des problèmes, ce n’est pas bon pour le régime de transition. Personnellement, je ne sais même pas pourquoi les banques sont en grève. C’est lorsque j’ai ouvert mon commerce que j’ai entendu les gens se plaindre de la fermeture des banques.»

Notons que ces grèves amorcées jeudi dernier risquent de se prolonger, car le syndicat des banques promet de déposer dès ce lundi le préavis de grève illimitée si la justice ne retire pas sa sanction contre les banques concernées.

Par Le360

La CAN Guinée 2025 pourrait finalement être délocalisée

Prévu en Guinée en 2025, la Coupe d’Afrique des Nations pourrait finalement se jouer en Algérie selon les informations de la presse algérienne. La Fédération algérienne de football travail en coulisse pour abriter la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations.

Selon la presse algérienne, les différentes commissions de la CAF doute des capacités de la Guinée d’organiser la CAN et plus encore les travaux sur les différents sites seraient déjà en retard pour 2025. Cependant, la FAF voudrait se profiter de la visite du président de la CAF Patrice Motsepe en Algérie pour exprimer leur souhait. Puisque la Fédération algérienne devra inaugurer 3 nouveaux stades de normes internationaux dans trois mois selon les informations. En effet, la Fédération souhaite annoncer sa candidature demain devant le président Motsepe pour remplacer la Guinée.

Pour rappel, les fennecs n’ont plus organiser une CAN depuis 1990 dont ils étaient champions devant les « Super Eagles » du Nigéria par 1 but à zéro. 

— Par AfriqueSports

Guinée : L’AFD octroie 5 millions d’euros pour la conservation des forêts

L’Agence française de développement (AFD) compte accorder au ministère guinéen de l’Environnement et du développement durable ce financement pour la réserve spéciale de Ziama.

Ce montant permettra au ministère de l’Environnement de mettre en place un plan d’aménagement et de gestion de la biodiversité. Le projet Ziama est le deuxième après celui financé par le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) et Fauna Flora International à plus de 10 millions d’euros.

Il faut noter que la forêt de Ziama est une réserve naturelle de 1 161,70 km² située dans la préfecture de Macenta en Guinée forestière : elle abrite plus de 1 300 espèces de plantes et plus de 500 espèces d’animaux. La zone abrite le juteux projet de Simandou pour lequel le pouvoir aurait trouvé un partenaire pour le relancer.

Par AfriMag

Guinée : 66 millions de dollars de la BAD pour étendre l’accès à l’électricité

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 14 juillet 2022, à Abidjan, un appui financier de 66,39 millions de dollars américains en faveur de la Guinée. Le financement est destiné à l’aider à renforcer l’accès à l’électricité.

Le financement se compose, d’une part, d’un don de 4,17 millions de dollars et d’un prêt de 9,37 millions de dollars du Fonds africain de développement (le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement) et, d’autre part, d’un don de 24,13 millions de dollars et d’un prêt de 28,72  millions de dollars de la Facilité africaine de transition. Le projet a également d’autres co-financiers, notamment l’Agence française de développement (AFD), la Banque islamique de développement (BID), le Fonds d’énergie durable pour l’Afrique (SEFA, en anglais ; hébergé par la Banque), l’USAID, à travers le Programme énergie pour l’Afrique, et le gouvernement guinéen. 

Intitulé « Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée », il « va améliorer les conditions de vie des populations et la productivité des entreprises bénéficiaires grâce à l’accès à des services énergétiques réguliers, fiables et moins onéreux », explique Léandre Bassolé, responsable-pays du Groupe de la Banque africaine de développement pour la Guinée. « En plus du déploiement d’infrastructures électriques, le projet appuiera les initiatives de reformes du sous-secteur de l’électricité et le renforcement de capacités de ses acteurs. Il favorisera également l’usage productif de l’électricité en mettant à la disposition des groupements de femmes des équipements permettant d’augmenter leur productivité. Enfin, l’éclairage public va renforcer la sécurité et permettre aux femmes d’avoir davantage de temps pour mener leurs activités commerciales et aux écoliers d’améliorer leurs résultats scolaires », précise M. Bassolé.

Quelques 797 kilomètres de lignes moyenne tension reliant 40 localités du pays vont être construites, ainsi que 47 kilomètres de lignes mixtes, 984 kilomètres de lignes basse tension, 21 postes haute et basse tension et 128 postes H61 (transformateur dont la puissance oscille entre 50 et 160 kVA). 37 367 équipements de raccordement des ménages vont également être fournis. 

Le projet va couvrir les grandes villes et les localités avoisinantes à Kankan, Kérouané et Siguiri dans la région de la Haute Guinée et Nzérékoré, Beyla et Lola en Guinée forestière. Ces régions figurent parmi les localités où l’accès à l’électricité est relativement faible par rapport au reste du pays. La population s’y élève à 1,2 million d’habitants environ (dont 52,1% de femmes).

Les bénéficiaires directs du projet seront au nombre de 100 000 abonnés (dont 72 112 nouveaux) composés de particuliers, d’associations féminines, de centres de santé, d’écoles, et d’entreprises.   

Sur les dix dernières années, le Groupe de la Banque africaine de développement a triplé ses engagements nets en Guinée. Le portefeuille en cours de la Banque y compte 21 opérations, pour un montant d’environ 625 millions de dollars. L’accent est mis sur les infrastructures d’énergie et de transport (65,7 %) qui ont vocation à renforcer l’intégration régionale. Le reste des investissements concerne les mines (15,9 %), la gouvernance (6,7 %), l’agriculture (4,2 %), l’environnement (3 %), le secteur social (2,6 %) et les finances (1,9 %).

La stratégie-pays de la Banque pour la Guinée repose sur deux domaines prioritaires : l’amélioration de l’accès à l’électricité et le développement des chaînes de valeurs agroindustrielles.

Source BAD

Guinée : Le chef de la junte lance une politique contre les déchets à Conakry

Conakry, la capitale de la Guinée croule sous les déchets et cela agace les nouvelles autorités du pays. Le colonel Mamadi Doumbouya, le chef de l’État, a décidé de prendre le taureau par les cornes pour débarrasser la capitale guinéenne de ces immondices qui jonchent les rues et autres coins de distraction. 

C’est une opération coup de poing contre les ordures que le colonel Mamadi Doumbouya a déclenché ce jeudi 14 juillet 2022 en lieu et place du conseil ordinaire des ministres. Lui-même s’est acquitté de son devoir citoyen sur l’île de Kassa au large de Conakry sous les applaudissements des insulaires.

« Le premier magistrat du pays s’est déplacé pour donner le coup d’envoi de l’assainissement. Franchement, on n’a pas de mot pour magnifier cette joie », s’enthousiasme le maire de la localité Abou Samaké.

Dans sa quête de Conakry « ville propre capitale », l’homme fort du pays a ordonné à tous ses ministres et aux autres hauts cadres de l’État de retrousser leurs manches pour nettoyer les artères jonchées d’ordures.

« Cette décision a été prise par le président de la Transition qui en avait marre de voir les ordures. Il a ordonné d’aller nettoyer la ville pour revenir à la situation normale », a indiqué le Premier ministre Mohamed Béavogui.

Mais est-ce que cette opération ponctuelle est la solution pour débarrasser Conakry de ces montagnes d’ordures ? « C’est une question qu’il faut se poser. Le gouvernement sait qu’il y a des sociétés en charge des questions du ramassage des ordures. Si aujourd’hui sur le terrain, nous constatons cela, il va se poser des questions pour vraiment déceler où se trouvent les problèmes afin de trouver les solutions idoines », glisse le ministre de la Justice, Charles Wrigth.

Jadis perle de l’Afrique, Conakry désormais polluée par les déchets entend retrouver ses lettres de noblesse.

Source : RFI