Author: Le Bureau de Presse de la Présidence

ARRIVEE DU PRESIDENT DE LA RDC

Communiqué

Dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de fraternité existant entre la République de Guinée et la République Démocratique du Congo, Son Excellence Monsieur Félix Tshisekedi, Président Congolais, Président de l’Union Africaine, effectuera à partir du vendredi 16 juillet 2021, une visite de travail et d’amitié à Conakry.

Sont conviées à prendre part au cérémonial d’accueil prévu le vendredi 16 juillet 2021 à 15h00 à l’Aéroport International de Conakry-Gbéssia, les personnalités ci-après :

•        Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

•        Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

          Monsieur le Haut Représentant du Chef de l’Etat;

•        Monsieur le Président de la Cour Suprême ;

•        Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle ;

•        Monsieur le Président de la Cour des Comptes ;

•        Monsieur le Président de la Haute Autorité de la Communication;

•        Madame la Présidente du Conseil Economique, Culturel et Social ;

•        Monsieur le Médiateur de la République ;

•        Monsieur le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante ;

•        Monsieur le Secrétaire permanent du cadre de dialogue ;

  • Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

•        Mesdames et Messieurs les Ministres Conseillers membres du Cabinet Présidentiel ;

•        Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées ;

•        Monsieur le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale;

•        Messieurs les Chefs des Etats-majors des Armées de Terre, de l’Air et de la Marine;

•        Monsieur le Chef d’Etat-major Particulier de la Présidence ;

•        Messieurs les Directeurs Généraux de la Police Nationale, de la Douane et des Conservateurs de la Nature ;

  • Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques et les Représentants des Organisations Internationales ;

•        Monsieur le Gouverneur de la ville de Conakry.

Conakry, le 15 juillet 2021

               Mamady Sinkoun KabaAmbassadeur, Directeur du Protocole d’Etat

NECROLOGIE: Communiqué du Ministère de la Justice.

COMMUNIQUE DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE

Le Ministère de la Justice a le regret d’informer l’ensemble du personnel judiciaire du décès du Juge feu Seny CAMARA, Magistrat, survenu à Conakry, ce jour 25 février 2021 des suites de maladie.

Le défunt feu Seny CAMARA, était le Président du  Tribunal de Première Instance de Coyah.

Le programme des obsèques fera l’objet d’un Communiqué ultérieur.

Le Ministère de la Justice au nom de l’ensemble des magistrats et toute la famille judiciaire saisit cette occasion pour présenter à la famille du  défunt les  condoléances les plus attristées.                                                            Fait à Conakry le 25 février 2021

Service de Presse et de la Communication

Sekou KEITA

Conseiller Chargé de la Communication

NOUVEL AN ADRESSE A LA NATION DU PRESIDENT GUINEEN

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes de la Guinée et de la diaspora

Au seuil de l’année 2021, je voudrais remercier chacun d’entre vous, pour l’effort collectif que nous avons entrepris ensemble, au cours de cette année 2020 qui a éprouvé le monde et bouleversé nos vies, et qui nous a permis de franchir le cap de l’année 2020.

 A l’instar de tous les pays, la Guinée a été durant cette année 2020,  confrontée à une pandémie qui a causé des pertes en vies humaines, ralenti certaines de nos activités économiques et réduit notre espace de mobilité sociale.  Face à cette situation, je voudrais saluer la résilience guinéenne, devant le fléau du corona virus.  Il faut se réjouir que le taux de mortalité en Guinée soit parmi les plus faibles au monde.  Nous avons aussi achevé l’année 2020 par la mobilisation de moyens considérables et de nombreux sacrifices acceptés pour briser la chaine de contamination pour que le taux de guérison soit en hausse constante.

Dès le 13 mars 2020, la Guinée a pris des mesures urgentes pour contenir la propagation du corona virus, en instaurant des règles basées sur : le suivi automatique de voyageurs provenant de pays à risque, l’interdiction dans la capitale de rassemblement de masse, la fermeture des frontières terrestres et maritimes, le port obligatoire du masque et l’instauration du couvre feu, ainsi que la limitation du nombre de passagers dans les taxis et voitures individuelles.

Notre pays a installé des infrastructures sanitaires appropriées, pour faire face à la pandémie avec la création de 38 centres de traitement épidémiologiques, 8 équipes régionales, 33 équipes préfectorales d’alertes et de réponses et de 33 centres d’opérations d’urgence.  Avec aussi, la construction, la réhabilitation, l’extension, l’équipement des infrastructures sanitaires à l’intérieur du pays et à Conakry. En plus de  l’hôpital  Donka, il y a  celui  de Matam équipé de 500 lits. Un autre hôpital à Gbéssia qui peut accueillir jusqu’à  300 personnes. Ainsi que sur des lieux spécialement aménagés qui peuvent contenir jusqu’à 300 à 400 personnes.

Guinéennes et Guinéens, mes chers compatriotes

Pour riposter aux conséquences de la pandémie, le gouvernement a prévu un budget de 563 milliards de francs guinéens qui s’est traduit entre avril et juin 2020 par : la prise en charge intégrale par l’État des factures, pour les abonnés au tarif social de l’électricité et de l’eau.  Et pour les autres consommateurs,  par : un report des échéances de paiement des factures d’eau et d’électricité, pour la même période, avec la mise en place de facilités de paiement. Le gel des prix des produits de santé et de première nécessité et le blocage des loyers sur les bâtiments publics pour la période d’avril à décembre 2020 ont également été décidés.

Pour les entreprises, dans le même espace de temps, par un report temporaire de l’ensemble des charges fiscales et sociales des entreprises du secteur du tourisme et de l’hôtellerie, y compris les contributions de sécurité sociale. Ainsi qu’un report des factures d’eau et d’électricité pour les avances des entreprises du tourisme et de l’hôtellerie, la renonciation à la Tva sur les factures d’eau et d’électricité. Une exonération de droits et taxes sur les équipements de santé et produits assimilés, le report du paiement des impôts, taxes et versements assimilés à l’État, la réduction des délais de remboursement des crédits de Tva. La suspension de la facturation de la surestarie portuaire, le règlement progressif de la dette intérieure de l’État, la mise en place d’un fonds spécifique pour les groupements d’intérêt économique, pour les aider à mieux absorber le choc économique et accompagner leur formalisation. La Guinée a adopté un plan de riposte de 350 milliards de francs guinéens.  Car, selon les prévisions du ministère du Budget, les conséquences de la Covid-19 pourraient se traduire par une baisse atteignant 0,7% du PIB en 2020. Et enfin, la Guinée s’engage dans la création d’un Fonds de riposte Covid-19, pour un montant de plus de 2.500 milliards de francs guinéens. Plus que jamais nous devons continuer à respecter les gestes barrières et toutes les règles sanitaires prescrites, en attendant l’accès de tous les pays du monde à un vaccin qui pourrait définitivement vaincre la maladie.

En dépit de tout cela, nous avons pu organiser trois élections, sans le moindre concours financier extérieur. Ce qui est une expression éloquente de notre souveraineté et de notre indépendance nationales. Plus que jamais, notre destin est entre nos mains.

Nous avons pu conclure, la cinquième et sixième revue de notre programme avec le Fonds monétaire international. Je suis heureux de constater avec vous, qu’aucune des prévisions catastrophistes véhiculées contre notre pays par les esprits mal intentionnés, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur pour nous déstabiliser ne se sont réalisées, grâce au sens de l’intérêt national, du patriotisme qui caractérise notre nation.

Guinéennes, Guinéens, mes chers compatriotes

Dans cette nouvelle année 2021 qui s’ouvre, l’accent sera mis sur la création de richesses nationales par la concrétisation des projets mis en route sur le partage des ressources pour une Guinée encore meilleure pour ses filles et fils. L’amélioration de la vie quotidienne va concerner l’accroissement de la fourniture d’eau et d’électricité. Après le barrage de Kaleta (240 mgw), cette année verra le démarrage du barrage de Souapiti (450 mgw) et dans la foulée, celui d’Amaria (300 mgw) Foumi et Kogbedou en Haute Guinée, Keno, Zegbela et Lokua en Guinée forestière et Koukoutamba au Foutah.

Sans compter les barrages régionaux prévus dans notre plan énergétique.  Pour aider le développement de l’intérieur du pays, 15% des recettes minières ont été affectés aux collectivités locales, par l’Agence nationale de financement des collectivités (Anafic) dont les moyens de fonctionnement devraient atteindre la somme de 700 milliards de francs guinéens les cinq prochaines années. Le pays s’engage à décentraliser le partage des richesses avec un fonds  qui va offrir plus de 125 milliards de francs guinéens par an aux régions minières. Nous devons continuer d’œuvrer pour réduire la pauvreté, avec le projet d’inclusion économique financière et sociale nécessaire pour lutter contre la pauvreté, financé à 70 millions de dollars par la Banque mondiale. Pour l’autonomisation des femmes, un budget de 25 milliards de francs guinéens a déjà été réuni pour le renforcement des capacités dans la création et le développement des activités génératrices d’emplois. Un autre fonds de 150 milliards de francs guinéens, sera investi pour le renforcement de la parité. Tandis que 300 milliards supplémentaires iront au financement des activités de la jeunesse, la formation, l’accès au numérique et à la technologie.

Nos priorités seront la construction des routes, l’amélioration de la fourniture d’eau. Nous allons accélérer la construction des routes dans les quatre régions ainsi que les pistes rurales. Nous allons renforcer notre agrobusiness à travers les chaines de valeurs. Cela, non seulement pour assurer l’autosuffisance alimentaire, mais aussi la transformation sur place, de la plupart de nos produits. La création de jeunes et femmes entrepreneurs sera aussi au cœur de notre politique d’améliorer le panier de la ménagère, c’est-à-dire le social.

Enfin et surtout gouverner autrement en luttant contre la corruption, le clientélisme, le copinage. Instaurer le respect de l’Etat et des institutions. Nous allons récupérer tous les terrains illégalement vendus ou occupés, ainsi que les bâtiments du contentieux franco-guinéen abusivement  et illégalement occupés.

 J’envisage très bientôt d’organiser une conférence de presse pour expliquer et faire comprendre à tous, le « gouverner autrement ». Les spéculations dans la cité et les manœuvres de toutes sortes de prétendus faiseurs de roi et influenceurs du microcosme n’inspirent pas mes décisions et me laissent indifférents.

Je n’ai pas été élu pour servir la cause d’une élite, mais pour répondre aux aspirations légitime du peuple de Guinée qui se résument à une gouvernance plus équitable, judicieuse et vertueuse à savoir : la justice sociale, l’égalité des chances, la culture du mérite et de l’excellence. Pour la réalisation de cette ambition que nous partageons, je suis prêt à travailler avec tous les Guinéens de bonne volonté et animés de bonnes intentions pour la Guinée et les Guinéens.

Guinéennes, Guinéens, mes chers compatriotes

En ce début d’année 2021, nos pensées se tournent vers nos forces de défense et de sécurité. Les Guinéens peuvent aujourd’hui être fiers de leurs Forces de défense et de sécurité, notre armée nationale reformée sur une base de modernité et d’esprit républicain. Une armée qui défend aujourd’hui nos valeurs sur les champs de bataille pour la paix sur le continent, comme en témoigne encore la présence de nos 650 soldats engagés dans le maintien de la paix au Mali, notre pays frère.

Nos pensées se tournent vers l’Afrique et notre région touchée par la pandémie du corona virus qui s’ajoute aux menaces contre la paix et la sécurité. Notre devoir aujourd’hui est de circonscrire les périls dus à la guerre,  au terrorisme, et au fondamentalisme religieux. Car nous avons besoin de paix pour asseoir notre développement et offrir un meilleur espoir à la jeunesse pour qu’elle ait confiance en l’Afrique.

En cette fin d’année, la tradition impose de rendre hommage à nos anciens, aux populations les plus démunies, à toutes les couches sociales atteintes par le corona virus et à ceux qui le combattent. Notamment le personnel soignant. Nos pensées vont vers nos compatriotes vivant à l’Etranger qui doivent être des acteurs impliqués dans notre processus de développement.

Nos pensées vont aussi à nos frères africains présents sur notre territoire national, dans une Guinée qui honore le panafricanisme et l’intégration africaine.

Au nom de notre idéal commun, je souhaite une bonne fête de fin d’année à chacun d’entre vous et à vos familles,  ainsi que mes vœux de bonne santé, de paix et de prospérité. Plus que jamais, la Guinée, notre maison commune, a besoin de l’engagement de chacune et chacun d’entre vous. Pour bâtir ensemble, un avenir de paix, d’unité et de prospérité.

Vive la République de Guinée, libre, prospère et fraternelle

Que Dieu bénisse notre pays.

Le Bureau de Presse de la Présidence

Nouvelles technologies: Le Président Alpha Condé au Sommet de l’Alliance Smart Africa

Sékhoutouréya, 7 décembre 2020 – Le Président de la République, le Pr. Alpha Alpha Condé, a participé en visio-conférence au 9ème Sommet de l’Alliance Smart Africa, ce lundi, 7 décembre 2020. Un sommet au cours duquel les chefs d’Etat membres de l’alliance, ont renouvelé leur engagement à approfondir les transformations structurelles dans chaque pays pour permettre à l’Afrique d’atteindre les objectifs visés. Dans cette démarche, ils ont mis l’accent sur la convention de Malabo sur la cyber criminalité. La Guinée, qualifiée de champion de l’interconnexion intra-africain, et avec la création de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’informatique, se positionne pour être au rendez-vous

A l’initiative du président rwandais, Paul Kagamé, l’Afrique se prépare pour être au rendez-vous la 4ème révolution industrielle, d’où la naissance il y a quelques années, de l’Alliance Smart Africa.

Cette 9ème rencontre de l’Alliance Smart Africa a fait la situation des progrès réalisés, et mis l’accent sur le chemin à parcourir dans le cadre des reformes, des innovations et des modes de gouvernance.

Le Président de la République, le Pr. Alpha Condé, qui a remercié son homologue rwandais Paul Kagamé pour cette initiative, a rappelé que l’Afrique a raté la première révolution industrielle à cause de l’esclavage et la deuxième et troisième à cause de la colonisation : « C’est grâce à Smart Africa que l’Afrique sera au rendez-vous de la quatrième révolution industrielle. L’un des objectifs majeurs de notre Alliance est la transformation digitale de notre continent dans les différents aspects : économique, social, culturel, la gouvernance. Pour y arriver, nos pays se doivent de procéder à des transformations structurelles pour que l’ensemble soit cohérent », a précisé le Chef de l’Etat qui a souligné que la Guinée est résolument engagée dans cette démarche. C’est pourquoi le Président Alpha Condé a indiqué que son pays a lancé plusieurs reformes et innovations. Au nombre desquelles, il a cité la ratification de la convention de Malabo sur la cybercriminalité, la protection des données à caractère personnel, l’adoption de la loi sur la cyber-sécurité et la protection des données à caractère personnel, l’adoption de la loi sur la transaction électronique, le renforcement de la confiance entre régulateurs des télécommunications et les acteurs qui sont les opérateurs, la création de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’informatique. Dans ce processus, le Président Alpha Condé a fait une annonce importante : « Mon pays a si justement été désigné champion de l’interconnexion interafricain. Sur ce projet, grâce à l’étroite collaboration entre le Secrétariat exécutif de notre Alliance et les partenaires, nous avons réalisé l’étude de faisabilité d’interconnexion de 24 pays de notre alliance, présenté l’approche et la planification  de nez de réseau, réalisé l’interconnexion entre la Guinée et la Sierra Léone et la Guinée et le Mali ».

Le Chef de l’Etat a félicité le Secrétariat exécutif pour le travail déjà réalisé avant de rassurer de l’engagement et la disponibilité de son pays à poursuivre la réalisation des projets de digitalisation de l’Afrique pour le bien être des citoyens et de  leurs biens.

En matière de nouvelles technologies, le Président de la République a fait savoir que la jeunesse africaine n’est pas en retard par rapport à la jeunesse européenne et américaine : « Car, beaucoup de jeunes ont fait des inventions exceptionnelles. L’Afrique peut compter sur ses propres forces. Dans le cadre du Coronavirus par exemple, la Banque mondiale voulait nous commander à partir de la Corée du Sud, le logiciel pour le suivi des contacts. Un jeune guinéen a inventé ce logiciel que nous utilisons » a-t-il conclu.

Le Bureau de Presse de la Présidence

COVID-19 – Adresse du Chef de l’État à la nation

Sékhoutouréyah, 14 novembre 2020

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes

Je m’adresse à nouveau à vous pour vous faire le point de la situation de la Covid-19 dans notre pays.

J’aborde cet exercice avec gravité et préoccupation.

A la date du 13 novembre 2020, la situation épidémiologique compte un cumul de 12.537 cas confirmés positifs, 10.899 cas guéris et malheureusement 74 décès.

Guinéennes et Guinéens

Nous avons constaté une hausse du taux de positivité des personnes testées passant de 5% à plus de 10%, preuve d’une nouvelle circulation du virus au sein de notre population.

Force est de constater aujourd’hui un relâchement quasi-total des mesures barrières sanitaires comme le port du masque, la distanciation physique et l’hygiène des mains dans la majorité les lieux publics, notamment les transports, les lieux de culte, les administrations, les marchés…

Chers concitoyens

La situation épidémiologique que nous observons prouve que la covid-19 continue de se répandre sur l’ensemble du territoire national.

Il a été constaté que de nombreux cas sont asymptomatiques, le danger de cette situation est que le malade ne présente aucun signe, mais malheureusement, il peut par contre transmettre la maladie. Je voudrais souligner que le taux d’hospitalisation en réanimation est en importante augmentation. Ces patients sont sous assistance respiratoire continue, avec un pronostic vital engagé.

Cette situation est si critique, que nous avons dû procéder à Sonfonia, à l’ouverture d’un nouveau centre de traitement épidémiologique équipé d’une unité de réanimation pour faire face à la nouvelle vague de patients présentant des complications aiguës.

Le risque de dégradation de la situation épidémiologique reste très élevé.

Cette situation doit nous interpeller tous. C’est pourquoi, nous avons décidé de faire tester tous les personnels, à commencer par la Présidence et les différents départements ministériels, sans aucune exception. Nous demandons d’autre part à toutes les sociétés privées, minières comme industrielles, de prendre toutes les dispositions pour un test systématique de l’ensemble de leurs employés. Aussi, au niveau de la population de Conakry, nous constatons hélas que les cas les plus nombreux se trouvent principalement à Ratoma et Matoto, les deux plus grandes communes.

Donc, nous demandons un engagement très fort des organisations de la société civile pour renforcer la sensibilisation, particulièrement dans ces deux communes, afin d’amener les populations à accepter un dépistage systématique.

Nous constatons aussi malheureusement un certain relâchement des tests au niveau des gares routières, ce qui peut entraîner des maladies à l’Intérieur du pays.

Il nous appartient donc de nous remobiliser et d’intensifier nos efforts pour rompre la chaîne de contamination. Dans le cas contraire, à l’instar des pays les plus touchés malheureusement, nous nous verrions dans l’obligation de prendre les mesures de restriction qui s’imposent. C’est un scenario que nous ne souhaitons pas, mais qui sera malheureusement le prix à payer pour éradiquer l’épidémie.

Guinéennes et Guinéens

Ressaisissons-nous, si nous ne voulons pas connaître à nouveau une situation sanitaire qui remettrait en cause tous nos acquis, avec pour conséquence un ralentissement des activités économiques, sociales, religieuses, éducatives, sportives et culturelles.

Au vu de ce qui précède, l’état d’urgence est à nouveau reconduit pour une période de trente (30) jours sur toute l’étendue du territoire national. L’ensemble des mesures en vigueur sont maintenues.

J’instruis le Premier ministre, Président du Comité interministériel de riposte à la Covid-19, de prendre toutes les dispositions nécessaires, afin que les mesures sanitaires en vigueur soient appliquées et respectées.

J’invite également les populations à se faire dépister, hospitaliser en cas de positivité et surtout à respecter les gestes barrières pour rompre la chaîne de contamination.

Mes chers compatriotes

Nous suivons avec intérêt les études menées au niveau mondial sur la recherche d’un vaccin contre la Covid19. Mais, nous devons rester prudents. Il n’existe, à ce jour, aucune certitude sur l’aboutissement à court terme de ces recherches. 

Nous avons su vaincre Ebola qui était une maladie aussi grave, je sais que je peux compter sur vous, sur votre engagement à mener ce combat. Bien sûr Ebola était effrayant mais a amené chacun à prendre conscience. Certains de vous pensent que la Covid-19 est une maladie de blancs ou de gens riches et comme le taux de mortalité chez nous est faible, plusieurs ne s’en préoccupent pas. Mais rappelez-vous, musulmans et chrétiens, que depuis cette pandémie aucun n’a pu faire le pèlerinage à la Mecque, à Rome ou à Jérusalem, ce qui montre que les conséquences de cette maladie sur l’économie et les relations internationales sont plus graves que Ebola.    

Je ne saurai terminer mes propos sans rendre hommage à tous les acteurs impliqués dans ce long et difficile combat.

Je compte sur vous, je remercie tout le personnel soignant pour leur bravoure et leur engagement, je souhaite un prompt rétablissement aux malades et aux familles éplorées, j’adresse mes sincères condoléances.

Que Dieu bénisse la Guinée !

Je vous remercie !Le Bureau de Presse de la Présidence

2 octobre 2020 Adresse à la Nation du Chef de l’Etat

Fête de l’Indépendance (2 octobre 2020)

Adresse du Chef de l’Etat à la nation

Sékhoutouréyah 1er octobre 2020

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes de la Guinée et de la diaspora

Nous célébrons en ce jour, le soixante deuxième anniversaire de notre accession à la souveraineté internationale. Cette indépendance acquise le 2 octobre 1958, a été un moment exaltant de l’Histoire de la Guinée, premier pays francophone à se libérer de la tutelle coloniale. Et cette date, qui a fait de notre jeune république, le pionnier de la lutte pour les indépendances africaines, restera à jamais gravée dans notre mémoire collective. 

Au nom de ce passé commun, je voudrais exprimer avec vous, notre fierté d’avoir continué à œuvrer pour la consolidation d’un pays solidaire, uni et responsable. Notre fierté aussi d’appartenir à une communauté de femmes et d’hommes, fondée sur les valeurs de paix et de fraternité qui caractérisent notre nation. 

C’est l’occasion pour moi de saluer l’effort collectif que nous avons accompli ensemble depuis quelques mois, face à la pandémie du coronavirus qui frappe la planète depuis le mois de mars 2020. Notre résilience a été constante et de nombreuses initiatives ont été déployées par le Gouvernement pour permettre d’enrayer la progression de cette maladie qui a fragilisé toutes les économies du monde, y compris l’économie guinéenne.

Guinéennes, Guinéens, mes chers compatriotes

Notre pays a pu gérer les impacts de la pandémie actuelle, pour avoir su tirer une grande expérience de l’épidémie à virus Ebola, à laquelle la Guinée a été confrontée de 2013 à 2015. Les leçons apprises de la période Ebola, nous ont préparé à mieux affronter les difficiles épreuves d’aujourd’hui. C’est ainsi que dès le 13 mars 2020, le Gouvernement a pris des mesures urgentes pour contenir la propagation du virus, en instaurant des règles basées sur le suivi automatique des voyageurs provenant de pays à risque, l’interdiction dans la capitale des rassemblements de masse, la fermeture des frontières terrestres et maritimes, le port obligatoire du masque, l’instauration du couvre-feu, ainsi que la limitation à trois du nombre de passagers dans les taxis et voitures individuelles. Nous sommes conscients des contraintes que cela pose parfois à nos populations et à certains domaines d’activités, mais ces mesures ont été utiles pour assurer notre sécurité sanitaire et celle de nos familles. Aujourd’hui, le couvre-feu allégé se limite de minuit à 4 heures du matin dans le grand Conakry, la réouverture  des écoles a été effective dès le 29 juin et nous avons procédé à celle des lieux de culte. Cependant, nous sommes toujours obligés de soumettre nos concitoyens à des mesures barrières, lesquelles ont eu pour conséquences positives un faible taux de prévalence, notre pays ne comptant que 10000 cas confirmés pour 65 décès au mois de septembre 2020. Je remercie chacun d’entre vous pour le strict respect de ces consignes que je vous demande encore d’observer, jusqu’à notre sortie définitive de la pandémie.

Guinéennes, Guinéens, mes chers compatriotes

En cette année 2020, la Guinée s’est dotée d’une nouvelle Assemblée nationale, dont les membres sont issus de différents horizons de la vie politique et sociale. Notre pays a également entrepris une réforme institutionnelle majeure en adoptant une nouvelle Constitution qui a été soumise à référendum le 22 mars 2020.  Cette consultation référendaire a été organisée dans un esprit d’échange et d’ouverture démocratique, chaque citoyen a eu la possibilité d’apporter sa contribution à un texte qui modernise nos institutions et offre de nouveaux droits à chaque citoyen guinéen. Avec cette nouvelle constitution, nous enregistrons des avancées décisives sur les questions du genre comme l’interdiction des mariages forcés et des mutilations génitales féminines. La nouvelle Loi fondamentale consacre également le principe de l’égalité femmes-hommes, réalisant ainsi une vraie conquête politique. La loi prévoit désormais que le Gouvernement et les Assemblées doivent être composés d’au moins un tiers de femmes. Et dans le cadre de l’autonomisation des femmes et des jeunes, l’Etat veille à travers des fonds spécifiques, à la préparation de la jeunesse aux défis du futur. C’est ainsi que l’école devient obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans, sans oublier la prise en charge des personnes handicapés. Le champ des libertés s’élargit sensiblement et tous les grands principes des droits humains sont consacrés par la nouvelle législation. Avec le respect de l’intégrité physique de la personne, en rappelant qu’aucune situation d’exception ou d’urgence ne doit justifier la violation des droits humains et que nul ne peut se prévaloir d’une instruction ou d’un ordre pour exécuter une telle décision, aucun citoyen ne peut être contraint à l’exil. De même, l’indépendance de la justice est consacrée vis-à-vis de tous les pouvoirs. Enfin, et le caractère historique de cette réforme n’échappe à personne, la peine de mort disparaît définitivement de notre arsenal juridique.

Guinéennes, Guinéens, mes chers compatriotes

Dans deux semaines, nos citoyens s’apprêtent à se rendre aux urnes pour une nouvelle élection présidentielle, libre, sincère, transparente et inclusive. Tous les acteurs politiques qui souhaitaient prendre part au scrutin, ont pu le faire, sans aucune entrave. Notre démocratie politique ne connait aucune exclusion, aucun homme, aucune femme politique ne souffre de prison, de bannissement ou de contrainte à l’exil pour ses opinions. Le mérite en revient à nous tous, car depuis 2010, malgré de nombreux soubresauts politiques et sociaux inhérents à la construction d’un modèle démocratique, la Guinée a gardé le cap sur la voie démocratique. Je souhaite que cette élection supervisée par une Commission électorale nationale indépendante composée sur une base paritaire entre la majorité présidentielle et l’opposition, soit l’illustration de l’expression de la vitalité du débat démocratique dans notre pays, afin de revisiter ensemble les réalisations et acquis de cette décennie sur les plans politique, économique et social. C’est ici le lieu d’entendre et de comparer les projets de société défendus par chacun, afin que le peuple puisse exprimer son choix en toute liberté, loin du spectre de la division et de la violence politique toujours préjudiciables à l’état de droit. J’exhorte donc chacun à veiller à ce que l’intérêt du plus grand nombre prime sur les intérêts personnels ou communautaristes. La démocratie est plus que jamais au cœur de notre projet de société. Nous avons rajeuni et féminisé l’administration, nous avons rehaussé le pouvoir d’achat des paysans par le soutien apporté au monde agricole. Chaque citoyen est fier de la refonte des Forces de défense et de sécurité qui a fait de notre Armée, une institution moderne et républicaine, garante de nos acquis démocratiques. Cet ensemble de réformes, qui a placé l’unité nationale et la citoyenneté au centre de notre vie politique, a pour but de faire de cette dernière un espace de fraternité et de solidarité active.

Guinéennes, Guinéens

Plus que jamais, notre objectif est d’améliorer le niveau de vie des Guinéens, notamment celui des jeunes et les femmes des cités urbaines comme de l’arrière-pays.  Cette politique s’exerce par la prise en compte des besoins sociaux de base qui figurent parmi les impératifs de notre contrat social. Notamment l’amélioration de la fourniture d’eau et d’électricité, avec le barrage de Kaléta en 2015 (240 mgw), celui de Souapiti cette année (450 mgw) et bientôt le barrage d’Amaria d’une capacité de 300 mgw. Sans compter les barrages régionaux prévus dans notre plan énergétique. Cette volonté se traduit également par l’affectation de 15% des recettes minières aux collectivités locales par l’Agence nationale de financement des collectivités (Anafic) dotée d’un budget qui devrait atteindre plus de 700 milliards de francs guinéens en 2025. Au titre du Fonds de développement local (Fodel), les localités minières devraient percevoir 125 milliards de francs guinéens par an. Elle se manifeste aussi par l’inclusion économique financière et sociale nécessaire pour lutter contre la pauvreté, financée à 70 millions de dollars par la Banque mondiale, avec l’aide à venir d’autres partenaires techniques et financiers internationaux comme la Banque africaine de développement (Bad) et les Emirats arabes unis. Pour les femmes, 25 milliards de francs guinéens ont été réunis pour le renforcement des capacités dans la création et le développement des activités génératrices d’emplois. Un fonds de 150 milliards de francs guinéens est destiné à favoriser la parité et enfin un autre de 300 milliards financera les activités de la jeunesse, la formation, la modernisation et la technologie. Les ressources internes seront également mises à profit grâce aux efforts du Gouvernement pour l’amélioration du recouvrement fiscal qui devrait passer  de 13 à 15% de notre produit intérieur brut. 

Guinéennes, Guinéens, mes chers compatriotes

Aujourd’hui, nos préoccupations concernent aussi la préservation de la paix sur le continent et dans notre région, une priorité à laquelle la République guinéenne est depuis toujours très attachée. C’est pourquoi, j’exhorte chacun d’entre nous à œuvrer pour la paix, face aux périls qui menacent notre stabilité et qui ont pour noms guerres, terrorisme, fondamentalisme et dégradation du climat. Une bataille que mène aujourd’hui notre vaillante armée nationale dans le pays frère et voisin du Mali où depuis plusieurs années, nos soldats sont engagés dans des opérations de maintien et de préservation de la paix. Afin que l’Afrique offre un espace de développement social à ses populations et une chance à tous ces jeunes africains tentés de franchir mers et déserts au péril de leur vie pour chercher en Europe ou ailleurs un avenir illusoire.

A l’occasion de cette fête nationale, c’est également le lieu d’exprimer notre solidarité envers les anciens qui ont fait l’histoire de notre pays, ainsi qu’envers les populations les plus démunies. Nos pensées vont aussi à nos opérateurs économiques dont les activités ont été réduites à cause de la Covid-19, aux personnels médicaux et soignants, aux forces de l’ordre et aux fonctionnaires de l’Etat en cette période de pandémie, à nos compatriotes vivant à l’Etranger, qui sont une partie intégrante de notre capital humain. A ce message, j’associe également, nos frères africains vivant parmi nous et qui sont sur une terre à vocation panafricaine, comme le constate notre nouvelle Loi fondamentale.  Ils sont les bienvenus, comme d’autres citoyens venus d’autres contrées, pour devenir nos partenaires au développement. 

A l’occasion de ce 62èmeanniversaire de la République guinéenne, il me plaît enfin de rappeler que malgré nos différences, nos origines sociales, nos horizons politiques, nous devons tous avoir à cœur la défense de notre maison commune : la République de Guinée.

A vous tous, je souhaite une bonne fête de l’indépendance

Vive la République de Guinée, libre, prospère et fraternelle

Que Dieu bénisse notre pays.

Le Bureau de Presse de la Présidence

COMMUNIQUÉ DE LA PRÉSIDENCE Programme des obsèques de Madame Marlyatou Barry, Ministre Conseillère à la Présidence

Sékhoutouréya, 30 septembre 2020 – Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, très touché par les marques de compassion venues de tous les horizons suite au décès de Madame Marlyatou Barry, Ministre Conseillère à la Présidence, vous remercie pour cette délicate attention et informe par la même occasion le Peuple de Guinée, le Gouvernement, le Cabinet Présidentiel et le Haut Conseil des Sages de Timbo que le programme des obsèques de notre regrettée se déroulera comme suit :  

Jeudi 1er octobre

10 heures : Cérémonie de lecture du Coran et sacrifice à Nongo

Vendredi 2 Octobre : 

9 heures : Levée du corps à l’hôpital Sino-guinéen

10 heures-12 heures : Symposium au Palais du Peuple

13 heures-14 heures : Prière à la mosquée de la Minière

15 heures : Enterrement au cimetière de la Camayenne 

16 heures-17 heures : Prières et bénédictions à Nongo

Que l’âme de Madame Marlyatou Barry repose en paix. Amen !

Le Bureau de Presse de la Présidence

ALLEGEMENT DES MESURES DE BARRIERES SANITAIRES DANS LES SECTEURS DU TRANSPORT, DU TOURISME, DES SPORTS ET DE LA CULTURE

COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE

Après revue de la situation épidémiologique, dont les résultats ont été jugés encourageants (baisse du taux national de positivité, réduction du taux d’occupation des lits dans les centres de traitement épidémiologique, faible taux de létalité…) et sous réserve de l’évolution de la COVID-19, les mesures de barrières sanitaires suivantes ont été allégées comme suit :

  • Pour les moyens de transports (véhicules, minibus, bus, motos, taxis, pirogues, et bateaux) :

-Port obligatoire des masques par tous les passagers, les conducteurs et les apprentis chauffeurs ;

-Rétablissement du nombre de passagers autorisés et des tarifs de transport par personnes en vigueur avant le 26 mars 2020.

  • Pour la réouverture des bars, restaurants et motels :

-Port obligatoire des masques par le personnel de service ;

-Respect des mesures de distanciation physique.

  • Pour la reprise des activités socio-culturelles :

-Port obligatoire des masques par tous les spectateurs et les organisateurs ;

-Lavage systématique des mains à l’entrée ;

-Respect de la distanciation physique par les spectateurs et les organisateurs.

  • Pour la reprise des activités sportives :

-Port obligatoire des masques par tous les spectateurs et les organisateurs ;

-Respect de la distanciation physique par les spectateurs et les organisateurs ;

-Organisation des dépistages avant chaque compétition.

Le couvre-feu reste en vigueur de 00h à 4h du matin dans la zone du « Grand Conakry » (Conakry, Coyah, Dubréka).

Les ministères en charge de la Santé, de l’Administration du territoire, de la Sécurité et de la Protection civile, des Transports, de l’Hôtellerie et tourisme, de la Jeunesse, de la Culture et des sports, ainsi que les organisations patronales et syndicales et autres associations affiliées, sont chargés chacun en ce qui le concerne de veiller à l’application rigoureuse des présentes directives à compter de sa date de signature.

Le Bureau de Presse de la Présidence

DECES DU SECRETAIRE GENERAL DE LA CHANCELLERIE COMMUNIQUE

Communiqué nécrologique

Conakry, 5 septembre 2020 – La Présidence de la République a la très profonde douleur de vous annoncer le décès d’Elhadj Ibrahima Khalil Bayo, secrétaire général de la grande chancellerie des ordres nationaux de Guinée. Décès survenu le vendredi 4 septembre 2020 à Conakry des suites de maladie.

Né le 3 mai 1949 à Kankan, Elhadj Ibrahima Khalil Bayo était un cadre pétri d’expérience de l’administration guinéenne.

La Présidence de la République tient à saluer la mémoire d’un homme de conviction qui s’est mis au service de son pays avec dévouement et abnégation et présente par la même occasion ses condoléances les plus attristées à sa famille et au peuple de Guinée.

La date des obsèques fera l’objet d’un communiqué ultérieur.

Que l’âme d’Elhadj Ibrahima Khalil Bayo repose en paix. Amen !

La Présidence de la République

Le Bureau de Presse de la Présidence

Situation au Mali Les Chefs d’Etat de la CEDEAO maintiennent les sanctions et optent pour une transition d’un an

Sékhoutouréya, 28 août 2020 – Le Président de la République, le Pr. Alpha Condé, a participé en visio-conférence au deuxième sommet des Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), ce vendredi 28 août 2020. Comme la précédente, cette rencontre était essentiellement consacrée à la situation socio-politique du Mali, caractérisée dernièrement par un coup d’État.

Aux cours des échanges, les Chefs d’Etat de cette organisation sous-régionale ont unanimement maintenu les sanctions infligées au Mali et ont demandé une transition d’un an, dirigée par des civils.

Le Président en exercice de la CEDEAO, Président du Niger, Mahamadou Issoufou, a indiqué que les Chefs d’Etat de cette organisation ont beaucoup échangé sur le mandat de la transition au Mali. Selon lui, cette transition doit se focaliser sur les reformes essentielles du pays telles que recommandées par le dialogue national et par les accords de paix d’Alger. Dans ce processus, le Président nigérien a fait savoir qu’il s’agira de l’organisation des élections présidentielle et législative.

Concernant la direction de la transition, le Président en exercice de la CEDEAO a précisé que les Chefs d’Etat sont unanimes que la transition doit être dirigée par des civils.

Le Président Mahamadou Issoufou a rappelé que le Mali est en guerre et dans ce cadre les militaires ne doivent pas faire de la politique et doivent plutôt s’occuper de leur mission traditionnelle qui est de défendre l’intégrité du  territoire : « Je disais hier au Président Ouattara – que j’ai eu au téléphone – que nous avons des informations très alarmantes par rapport à l’évolution de la situation sécuritaire. Les groupes armés au Nord-Mali veulent profiter du vide institutionnel créé par le coup d’Etat pour avancer. Ils sont en concertation avec un certain nombre de groupes terroristes, notamment le groupe dirigé par Iyad Agali pour fusionner afin de prendre Bamako, Méyaka, Tombouctou et s’installer dans une partie du Mali qu’on appelle le Gourma ».

Concernant la durée de la transition, le Président en exercice de la CEDEAO a indiqué qu’il n’est pas question d’affaiblir la médiation et que les Chefs d’Etat doivent maintenir leur position qui est une transition qui ne doit pas dépasser 12 mois.

Par rapport  aux sanctions, le Président Nigérien a fait savoir qu’elles doivent être maintenues au risque d’affaiblir la médiation : « Si nous voulons éviter d’affaiblir la médiation, il ne faut pas lui priver de cet outil essentiel que sont les sanctions. Parce que sans les sanctions, on n’aurait pas pu obtenir la libération d’IBK. Donc les sanctions sont les outils essentiels importants qu’il faut maintenir, reconduire » a-t-il déclaré.

Le Bureau de Presse de la Présidence