Category: Communiqué de presse

Communiqué de presse en Guinée sur Guineeplus.net.

Déclaration conjointe des associations de presse

Déclaration



Les Associations de presse AGUIPEL, URTELGUI, AGEPI, REMIGUI, UPLG ont été surprises d’apprendre queles journalistes, Youssouf Boundou Sylla de Guineenews ; Ibrahima SoryTraoré de Guinee7 et Moussa Moise Sylla de l’Inquisiteur, ont reçu une « citation à comparaitre devant le tribunal correctionnel » de Kaloum, pour le 15 décembre 2020.

Cette « convocation » fait suite à la requête de Madame ZénabDramé, ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle qui accuse ces journalistes des faits de « diffamation » sur sa personne.

Les Associations de presse soutiennent les journalistes « convoqués » et condamnentles agissements de Mme Dramé, qui n’a pas attendu les conclusions de l’enquête ouverte par le procureur pour détournement de deniers publics, suite aux révélations de la presse, pour porter plainte contre les journalistes pour « diffamation », comme si, elle était déjà blanchie par la justice.

En tout état de cause, les Associations de presse rappellent que les lanceurs d’alerte et les dénonciateurs de corruption et infractions assimilées doivent bénéficier d’une protection spéciale de l’Etat contre les actes de représailles ou d’intimidation, selon l’article 100 de la Loi /L2017/041/AN du 4 juillet 2017 portant Prévention, Détection et Répression de la Corruption et des Infractions Assimilées.

Elles considèrent que la démarche de la Ministre est une manœuvre dilatoire pour empêcher l’instruction en cours pour détournement de deniers publics et une action d’intimidation de la presse.

Elles exhortent les autorités judiciaires à préserver leur indépendance et à respecter leur serment en évitant d’appliquer les consignes de punition des journalistes données par le Premier Ministre dans un communiqué du gouvernement.

Elles réaffirment leur soutien aux journalistes concernés et continueront à dénoncer les détournements des derniers publics, la corruption, la gabegie, comme l’a souhaité le Président de la République.

Les Associations de presse condamnent, vigoureusement,cette tentative d’intimidation de la presse, et défendront de toutes leurs forces la liberté de la presse chèrement acquise.



Conakry, le 6 décembre 2020



Ont signé:


L’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (AGUIPEL)


L’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI)


L’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante (AGEPI)


Le Réseau des médias sur Internet en Guinée (REMIGUI)


L’Union de la Presse Libre de Guinée (UPLG)

COVID-19 – Adresse du Chef de l’État à la nation

Sékhoutouréyah, 14 novembre 2020

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes

Je m’adresse à nouveau à vous pour vous faire le point de la situation de la Covid-19 dans notre pays.

J’aborde cet exercice avec gravité et préoccupation.

A la date du 13 novembre 2020, la situation épidémiologique compte un cumul de 12.537 cas confirmés positifs, 10.899 cas guéris et malheureusement 74 décès.

Guinéennes et Guinéens

Nous avons constaté une hausse du taux de positivité des personnes testées passant de 5% à plus de 10%, preuve d’une nouvelle circulation du virus au sein de notre population.

Force est de constater aujourd’hui un relâchement quasi-total des mesures barrières sanitaires comme le port du masque, la distanciation physique et l’hygiène des mains dans la majorité les lieux publics, notamment les transports, les lieux de culte, les administrations, les marchés…

Chers concitoyens

La situation épidémiologique que nous observons prouve que la covid-19 continue de se répandre sur l’ensemble du territoire national.

Il a été constaté que de nombreux cas sont asymptomatiques, le danger de cette situation est que le malade ne présente aucun signe, mais malheureusement, il peut par contre transmettre la maladie. Je voudrais souligner que le taux d’hospitalisation en réanimation est en importante augmentation. Ces patients sont sous assistance respiratoire continue, avec un pronostic vital engagé.

Cette situation est si critique, que nous avons dû procéder à Sonfonia, à l’ouverture d’un nouveau centre de traitement épidémiologique équipé d’une unité de réanimation pour faire face à la nouvelle vague de patients présentant des complications aiguës.

Le risque de dégradation de la situation épidémiologique reste très élevé.

Cette situation doit nous interpeller tous. C’est pourquoi, nous avons décidé de faire tester tous les personnels, à commencer par la Présidence et les différents départements ministériels, sans aucune exception. Nous demandons d’autre part à toutes les sociétés privées, minières comme industrielles, de prendre toutes les dispositions pour un test systématique de l’ensemble de leurs employés. Aussi, au niveau de la population de Conakry, nous constatons hélas que les cas les plus nombreux se trouvent principalement à Ratoma et Matoto, les deux plus grandes communes.

Donc, nous demandons un engagement très fort des organisations de la société civile pour renforcer la sensibilisation, particulièrement dans ces deux communes, afin d’amener les populations à accepter un dépistage systématique.

Nous constatons aussi malheureusement un certain relâchement des tests au niveau des gares routières, ce qui peut entraîner des maladies à l’Intérieur du pays.

Il nous appartient donc de nous remobiliser et d’intensifier nos efforts pour rompre la chaîne de contamination. Dans le cas contraire, à l’instar des pays les plus touchés malheureusement, nous nous verrions dans l’obligation de prendre les mesures de restriction qui s’imposent. C’est un scenario que nous ne souhaitons pas, mais qui sera malheureusement le prix à payer pour éradiquer l’épidémie.

Guinéennes et Guinéens

Ressaisissons-nous, si nous ne voulons pas connaître à nouveau une situation sanitaire qui remettrait en cause tous nos acquis, avec pour conséquence un ralentissement des activités économiques, sociales, religieuses, éducatives, sportives et culturelles.

Au vu de ce qui précède, l’état d’urgence est à nouveau reconduit pour une période de trente (30) jours sur toute l’étendue du territoire national. L’ensemble des mesures en vigueur sont maintenues.

J’instruis le Premier ministre, Président du Comité interministériel de riposte à la Covid-19, de prendre toutes les dispositions nécessaires, afin que les mesures sanitaires en vigueur soient appliquées et respectées.

J’invite également les populations à se faire dépister, hospitaliser en cas de positivité et surtout à respecter les gestes barrières pour rompre la chaîne de contamination.

Mes chers compatriotes

Nous suivons avec intérêt les études menées au niveau mondial sur la recherche d’un vaccin contre la Covid19. Mais, nous devons rester prudents. Il n’existe, à ce jour, aucune certitude sur l’aboutissement à court terme de ces recherches. 

Nous avons su vaincre Ebola qui était une maladie aussi grave, je sais que je peux compter sur vous, sur votre engagement à mener ce combat. Bien sûr Ebola était effrayant mais a amené chacun à prendre conscience. Certains de vous pensent que la Covid-19 est une maladie de blancs ou de gens riches et comme le taux de mortalité chez nous est faible, plusieurs ne s’en préoccupent pas. Mais rappelez-vous, musulmans et chrétiens, que depuis cette pandémie aucun n’a pu faire le pèlerinage à la Mecque, à Rome ou à Jérusalem, ce qui montre que les conséquences de cette maladie sur l’économie et les relations internationales sont plus graves que Ebola.    

Je ne saurai terminer mes propos sans rendre hommage à tous les acteurs impliqués dans ce long et difficile combat.

Je compte sur vous, je remercie tout le personnel soignant pour leur bravoure et leur engagement, je souhaite un prompt rétablissement aux malades et aux familles éplorées, j’adresse mes sincères condoléances.

Que Dieu bénisse la Guinée !

Je vous remercie !Le Bureau de Presse de la Présidence

Sortie du procureur Sydi Souleymane Ndiaye: Cellou Dalein Diallo réagit ”Après m’avoir séquestré à mon domicile, fait occuper par l’Armée mes bureaux et le siège de mon Parti et fait tuer par balles 48 personnes, le tyran a décidé de décapiter mon Parti”.

Peu après la sortie médiatique du procureur de la république, Sydi Souleymane Ndiaye, qui a émis des mandats d’arrêt contre certains cadres du l’UFDG sur les violences post-électorales,  le président du principal parti de l’opposition guinéenne  voit de mauvais œil, les poursuites judiciaires engagé contre les responsables de son parti.

Mamadou Cellou Dalein Diallo a fait savoir à travers un post sur page Facebook, << les violences déclenchées par Alpha Condé pour faire passer son coup d’état électoral continuent de faire des victimes, notamment dans les rangs de l’UFDG.  Après m’avoir séquestré à mon domicile, fait occuper par l’Armée mes bureaux et le siège de mon Parti et fait tuer par balles 48 personnes, le tyran a décidé de décapiter mon Parti en se livrant à l’arrestation de ses dirigeants. Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé, Abdoulaye Bah ainsi qu’Etienne Soropogui et Sékou Koundouno sont aujourd’hui dans le collimateur de Alpha Condé qui a déjà actionné sa justice à cet effet. Et le motif est vite trouvé. Ils sont accusés par le Procureur de proférer des menaces de nature à troubler la sécurité et l’ordre public alors que les 48 morts des violences post-électorales et les 99 morts du FNDC n’ont encore suscité aucune réaction de la part de notre Procureur.  Quelle honte!>>

Violences post-électorales: le FNDC répond au ”procureur du 3 ème mandat Sydi Souleymane Ndiaye” (communiqué)

Il  y a quelques heures le FNDC alertait l’opinion publique sur la conspiration  en préparation et qui consistait à déposer des armes de guerre dans des domiciles de certains opposants.

Après l’échec cuisant de ce complot d’État que le régime dictatorial fomentait contre des leaders du FNDC et des leaders politiques, Alpha Condé ordonne à son bras judiciaire de lancer la chasse aux opposants à son troisième mandat illégal et illégitime.
Décidé à en découdre avec tous ceux qui sont déterminés à freiner la dérive totalitaire, le Procureur du troisième mandat Sydi Souleymane Ndiaye et Aboubacar Fabou Camara, Directeur central de la police judiciaire (DCPJ), viennent d’annoncer leur mission répressive visant à neutraliser les meneurs de la contestation contre le coup d’État constitutionnel.
Cette annonce fait suite aux récentes menaces et déclarations martiales d’Alpha Condé et de son Premier Ministre Kassory Fofana.   
✅Le FNDC prend à témoin l’opinion publique de la volonté affirmée d’Alpha Condé et de son clan à éliminer toutes les voix dissidentes. Par ailleurs, il faut rappeler que le régime a récemment assassiné deux de nos responsables locaux à Conakry et à Pita les 21 et 22 octobre 2020.
✊Le FNDC réaffirme son soutien indéfectible et sa solidarité à Sekou Koundouno responsable des stratégies et planification du FNDC, à Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé, Chérif Bah et à Abdoulaye Bah, tous membres de l’UFDG ainsi qu’Etienne Soropogui, allié de l’UFDG.
✅Aucun membre du FNDC ne répondra à la convocation d’une justice partiale tant que les mandats d’arrêt émis par un juge contre le Commissaire Aboubacar Fabou Camara et le Commandant de BRI Mohamed Lamine Simankan, ne sont pas exécutés. Car, “à une loi injuste, nul n’est tenu d’obéir”.
🤜Aucune forme d’intimidation et de répression ne mettra fin à la lutte démocratique du FNDC jusqu’au départ du putschiste Alpha Condé. Que personne ne recule devant l’imposture, l’arrogance et la forfaiture.
Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons!Conakry, le 10 novembre 2020.

Violences post-électorales: l’UFDG appelle ses partisans à faire preuve de retenue et de responsabilité (déclaration)

Déclaration de la Direction nationale de l’UFDG : 

Suite à l’annonce de notre victoire dès le premier tour de l’élection présidentielle du 18 octobre, nous tenons à remercier sincèrement les Guinéens qui sont sortis massivement pour exprimer leur joie tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays.

Nous voudrons cependant déplorer avec vous la mort de quatre adolescents tués par les forces de défense et de sécurité aux ordres d’Alpha Condé. Prions pour le repos de leurs âmes.
Nous vous informons que la Commission électorale du Parti a collecté plus de 70% des PV des 14.938 bureaux de vote du pays.

L’état actuel de notre dépouillement de plus de 80% indique clairement que notre victoire au premier tour est irréversible.

Bien sûr, Alpha Condé est en train de tout mettre en œuvre pour faire modifier les résultats issus des urnes en sa faveur. Les administrateurs territoriaux, les forces de défense et de sécurité, les Ministres et hauts cadres de l’Administration centrale et certains Magistrats sont tous mobilisés pour réaliser cette fraude à grande échelle.

C’est ainsi qu’on a déjà enregistré, à plusieurs endroits, des substitutions ou des falsifications des PV, l’enlèvement et la disparition d’urnes, le refus de dépouillement des PV dans les bureaux de vote conformément au Code électoral, l’expulsion des BV ou des CACV de nos représentants.

Nous invitons la majorité qui a voté pour nous à afficher le comportement digne et patriotique du vainqueur en faisant preuve de retenue et de responsabilité.

Nous vous rassurons aussi que cette fois, personne ne nous volera notre victoire !

Conakry, le 20 Octobre 2020

La Direction Nationale du Parti

Déclaration de Cellou Dalein Diallo : le gouvernement qualifie ”d’irresponsable et antidémocratique” et menace de poursuivre à la justice le président de l’UFDG.

Le Gouvernement se félicite du calme général dans lequel les Guinéens se sont rendus aux urnes, ce dimanche, 18 octobre, pour accomplir leur devoir civique.

 Quelques heures seulement après le déroulement du vote, alors que les opérations de compilation et de centralisation des votes sont encore en cours et que meme des procès-verbaux de vote de zones à accès difficile ne sont pas encore arrivés à la Commission Administrative de Centralisation de Vote (CACV) correspondante, le Gouvernement regrette profondément la déclaration du candidat de l’UFDG proclamant une prétendue victoire au scrutin présidentiel du 18 octobre 2020. 

Le Gouvernement dénonce avec la plus grande fermeté un acte irresponsable, antidémocratique et anti républicain qui sape les rôles dévolus aux institutions de la République dans le processus électoral et dont le seul but est de semer la confusion, de manipuler l’opinion publique et d’attenter sérieusement à la paix sociale.

En agissant ainsi, en violation flagrante des règles qui encadrent le processus électoral guinéen et ce, malgré les mises en garde de la Communauté Internationale, le candidat de l’UFDG espère ainsi provoquer une situation de chaos généralisé aux conséquences dangereuses et imprévisibles.

Le Gouvernement informe et rassure l’opinion que les opérations de dépouillement, de compilation et de centralisation des résultats du scrutin du 18 octobre sont toujours en cours au sein des organismes habilités à cet effet, notamment les Centres de Centralisation des Votes (CACV) et qu’il est impossible, à ce stade du processus, d’avoir ni les tendances, encore moins les résultats du vote.  

Conformément à la loi, le Gouvernement rappelle que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) est la seule institution compétente à proclamer les résultats provisoires et que les éventuels griefs qui pourraient être retenus et formulés contre la régularité du processus, sont portés devant la Cour Constitutionnelle qui connait et traite du contentieux électoral avant de proclamer les résultats définitifs de l’élection.

Le Gouvernement se réserve tout le droit d’engager des poursuites judiciaires contre l’auteur de ladite déclaration d’autoproclamation, le candidat de l’UDFG, pour lui faire répondre de son acte devant la loi. 

Le Gouvernement appelle l’ensemble des candidats, les partis politiques et les coalitions de partis politiques en lice, ainsi que tous les médias à la plus grande responsabilité et invite toutes les institutions de la République, notamment la Haute Autorité de la Communication (HAC), à jouer pleinement leurs rôles.

Le Gouvernement rassure les populations, que sans interférer ni se départir de sa neutralité dans le processus électoral, il assurera, dans les conditions et formes prescrites par la loi, sa fonction régalienne de préservation et de maintien de l’ordre public.

Le Gouvernement invite le peuple de Guinée à la plus grande retenue, à la prudence et au calme afin d’éviter au pays de rompre avec l’équilibre social et la paix civile, indispensables au développement et au bien-être de chacun et de tous.

Le Gouvernement
Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

COMMUNIQUE DU MINISTÈRE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE

Conakry, le 16 octobre 2020 – Conformément aux dispositions

–   de la Constitution qui consacre la Cour constitutionnelle comme seul organe pour veiller à la régularité des consultations électorales nationales dont il proclame les résultats définitifs et qui attribuent à la Commission Électorale Nationale Indépendante la compétence exclusive de proclamer les résultats provisoires de l’élection présidentielle ;

–        de la loi organique L/2017/0039/AN du 24 février 2017 portant Code électoral révisé ;

–    de la loi organique L/2018/044/AN du 05 juillet 2018 portant modification de certaines dispositions de la Loi/2012/016/CNT du 19 septembre 2012 portant création, organisation, attributions et fonctionnement de la Commission Électorale Nationale Indépendante ;

–        de la loi organique L/2010/003/CNT/ du 22 juin 2010 portant attributions, organisation, composition et fonctionnement de la Haute Autorité de la Communication ;

–        de la loi n° 2016/059/AN du 26 octobre 2016 portant Code pénal ;

Le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile rappelle que la proclamation des résultats de l’élection présidentielle est de la compétence exclusive des institutions officielles de la République de Guinée, à savoir la Commission Nationale Électorale Indépendante et la Cour Constitutionnelle.

Aucune autre structure ou institution publique ou privée ne peut proclamer les résultats de l’élection présidentielle.

Il est également interdit à tout citoyen, tout organe de presse écrite ou audiovisuelle, tout site internet, toute organisation de la société civile, toute organisation internationale, toute représentation diplomatique de publier ou communiquer un quelconque résultat avant les institutions nationales reconnues sous peine de poursuites judiciaires.

Albert Damantang Camara

Le Ministre de la Sécurité et de la protection Civile

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

Guinée/Présidentielles 2020 : Démarrage de l’opération d’affichage des listes électorales définitives (Communiqué de la CENI)

Dans le cadre des dispositions des articles 22, 29 et 31 du Code Électoral révisé, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) informe les électeurs, les citoyens, les partis politiques candidats en lice et I’ensemble des acteurs du processus électoral du démarrage de lbpération dhffichage des listes électorales définitives dans les districts, quaftiers, consulats et ambassades vendredi le 09 Octobre 2O2O. Cette opération permettra aux électeurs, de vérifier leur présence et la localisation des bureaux de vote. Les listes électorales définitives resteront affichées jusqu’au jour du scrutin.

Par ailleurs, la CENI informe également que les réclamations se feront auprès des Démembrement (CESPI, CECI et CEPI) et portées dans un registre mis à disposition à ce effet, et ce conformément aux dispositions des articles 25 et 26 du code électoral révisé. La CENI sait compter sur lêsprit civique et patriotique de tous les acteurs pour la réussite de ladite opération.

Lire également le communiqué en PDF en cliquant sur le lien suivant : communiqué affichage

2 octobre 2020 Adresse à la Nation du Chef de l’Etat

Fête de l’Indépendance (2 octobre 2020)

Adresse du Chef de l’Etat à la nation

Sékhoutouréyah 1er octobre 2020

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes de la Guinée et de la diaspora

Nous célébrons en ce jour, le soixante deuxième anniversaire de notre accession à la souveraineté internationale. Cette indépendance acquise le 2 octobre 1958, a été un moment exaltant de l’Histoire de la Guinée, premier pays francophone à se libérer de la tutelle coloniale. Et cette date, qui a fait de notre jeune république, le pionnier de la lutte pour les indépendances africaines, restera à jamais gravée dans notre mémoire collective. 

Au nom de ce passé commun, je voudrais exprimer avec vous, notre fierté d’avoir continué à œuvrer pour la consolidation d’un pays solidaire, uni et responsable. Notre fierté aussi d’appartenir à une communauté de femmes et d’hommes, fondée sur les valeurs de paix et de fraternité qui caractérisent notre nation. 

C’est l’occasion pour moi de saluer l’effort collectif que nous avons accompli ensemble depuis quelques mois, face à la pandémie du coronavirus qui frappe la planète depuis le mois de mars 2020. Notre résilience a été constante et de nombreuses initiatives ont été déployées par le Gouvernement pour permettre d’enrayer la progression de cette maladie qui a fragilisé toutes les économies du monde, y compris l’économie guinéenne.

Guinéennes, Guinéens, mes chers compatriotes

Notre pays a pu gérer les impacts de la pandémie actuelle, pour avoir su tirer une grande expérience de l’épidémie à virus Ebola, à laquelle la Guinée a été confrontée de 2013 à 2015. Les leçons apprises de la période Ebola, nous ont préparé à mieux affronter les difficiles épreuves d’aujourd’hui. C’est ainsi que dès le 13 mars 2020, le Gouvernement a pris des mesures urgentes pour contenir la propagation du virus, en instaurant des règles basées sur le suivi automatique des voyageurs provenant de pays à risque, l’interdiction dans la capitale des rassemblements de masse, la fermeture des frontières terrestres et maritimes, le port obligatoire du masque, l’instauration du couvre-feu, ainsi que la limitation à trois du nombre de passagers dans les taxis et voitures individuelles. Nous sommes conscients des contraintes que cela pose parfois à nos populations et à certains domaines d’activités, mais ces mesures ont été utiles pour assurer notre sécurité sanitaire et celle de nos familles. Aujourd’hui, le couvre-feu allégé se limite de minuit à 4 heures du matin dans le grand Conakry, la réouverture  des écoles a été effective dès le 29 juin et nous avons procédé à celle des lieux de culte. Cependant, nous sommes toujours obligés de soumettre nos concitoyens à des mesures barrières, lesquelles ont eu pour conséquences positives un faible taux de prévalence, notre pays ne comptant que 10000 cas confirmés pour 65 décès au mois de septembre 2020. Je remercie chacun d’entre vous pour le strict respect de ces consignes que je vous demande encore d’observer, jusqu’à notre sortie définitive de la pandémie.

Guinéennes, Guinéens, mes chers compatriotes

En cette année 2020, la Guinée s’est dotée d’une nouvelle Assemblée nationale, dont les membres sont issus de différents horizons de la vie politique et sociale. Notre pays a également entrepris une réforme institutionnelle majeure en adoptant une nouvelle Constitution qui a été soumise à référendum le 22 mars 2020.  Cette consultation référendaire a été organisée dans un esprit d’échange et d’ouverture démocratique, chaque citoyen a eu la possibilité d’apporter sa contribution à un texte qui modernise nos institutions et offre de nouveaux droits à chaque citoyen guinéen. Avec cette nouvelle constitution, nous enregistrons des avancées décisives sur les questions du genre comme l’interdiction des mariages forcés et des mutilations génitales féminines. La nouvelle Loi fondamentale consacre également le principe de l’égalité femmes-hommes, réalisant ainsi une vraie conquête politique. La loi prévoit désormais que le Gouvernement et les Assemblées doivent être composés d’au moins un tiers de femmes. Et dans le cadre de l’autonomisation des femmes et des jeunes, l’Etat veille à travers des fonds spécifiques, à la préparation de la jeunesse aux défis du futur. C’est ainsi que l’école devient obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans, sans oublier la prise en charge des personnes handicapés. Le champ des libertés s’élargit sensiblement et tous les grands principes des droits humains sont consacrés par la nouvelle législation. Avec le respect de l’intégrité physique de la personne, en rappelant qu’aucune situation d’exception ou d’urgence ne doit justifier la violation des droits humains et que nul ne peut se prévaloir d’une instruction ou d’un ordre pour exécuter une telle décision, aucun citoyen ne peut être contraint à l’exil. De même, l’indépendance de la justice est consacrée vis-à-vis de tous les pouvoirs. Enfin, et le caractère historique de cette réforme n’échappe à personne, la peine de mort disparaît définitivement de notre arsenal juridique.

Guinéennes, Guinéens, mes chers compatriotes

Dans deux semaines, nos citoyens s’apprêtent à se rendre aux urnes pour une nouvelle élection présidentielle, libre, sincère, transparente et inclusive. Tous les acteurs politiques qui souhaitaient prendre part au scrutin, ont pu le faire, sans aucune entrave. Notre démocratie politique ne connait aucune exclusion, aucun homme, aucune femme politique ne souffre de prison, de bannissement ou de contrainte à l’exil pour ses opinions. Le mérite en revient à nous tous, car depuis 2010, malgré de nombreux soubresauts politiques et sociaux inhérents à la construction d’un modèle démocratique, la Guinée a gardé le cap sur la voie démocratique. Je souhaite que cette élection supervisée par une Commission électorale nationale indépendante composée sur une base paritaire entre la majorité présidentielle et l’opposition, soit l’illustration de l’expression de la vitalité du débat démocratique dans notre pays, afin de revisiter ensemble les réalisations et acquis de cette décennie sur les plans politique, économique et social. C’est ici le lieu d’entendre et de comparer les projets de société défendus par chacun, afin que le peuple puisse exprimer son choix en toute liberté, loin du spectre de la division et de la violence politique toujours préjudiciables à l’état de droit. J’exhorte donc chacun à veiller à ce que l’intérêt du plus grand nombre prime sur les intérêts personnels ou communautaristes. La démocratie est plus que jamais au cœur de notre projet de société. Nous avons rajeuni et féminisé l’administration, nous avons rehaussé le pouvoir d’achat des paysans par le soutien apporté au monde agricole. Chaque citoyen est fier de la refonte des Forces de défense et de sécurité qui a fait de notre Armée, une institution moderne et républicaine, garante de nos acquis démocratiques. Cet ensemble de réformes, qui a placé l’unité nationale et la citoyenneté au centre de notre vie politique, a pour but de faire de cette dernière un espace de fraternité et de solidarité active.

Guinéennes, Guinéens

Plus que jamais, notre objectif est d’améliorer le niveau de vie des Guinéens, notamment celui des jeunes et les femmes des cités urbaines comme de l’arrière-pays.  Cette politique s’exerce par la prise en compte des besoins sociaux de base qui figurent parmi les impératifs de notre contrat social. Notamment l’amélioration de la fourniture d’eau et d’électricité, avec le barrage de Kaléta en 2015 (240 mgw), celui de Souapiti cette année (450 mgw) et bientôt le barrage d’Amaria d’une capacité de 300 mgw. Sans compter les barrages régionaux prévus dans notre plan énergétique. Cette volonté se traduit également par l’affectation de 15% des recettes minières aux collectivités locales par l’Agence nationale de financement des collectivités (Anafic) dotée d’un budget qui devrait atteindre plus de 700 milliards de francs guinéens en 2025. Au titre du Fonds de développement local (Fodel), les localités minières devraient percevoir 125 milliards de francs guinéens par an. Elle se manifeste aussi par l’inclusion économique financière et sociale nécessaire pour lutter contre la pauvreté, financée à 70 millions de dollars par la Banque mondiale, avec l’aide à venir d’autres partenaires techniques et financiers internationaux comme la Banque africaine de développement (Bad) et les Emirats arabes unis. Pour les femmes, 25 milliards de francs guinéens ont été réunis pour le renforcement des capacités dans la création et le développement des activités génératrices d’emplois. Un fonds de 150 milliards de francs guinéens est destiné à favoriser la parité et enfin un autre de 300 milliards financera les activités de la jeunesse, la formation, la modernisation et la technologie. Les ressources internes seront également mises à profit grâce aux efforts du Gouvernement pour l’amélioration du recouvrement fiscal qui devrait passer  de 13 à 15% de notre produit intérieur brut. 

Guinéennes, Guinéens, mes chers compatriotes

Aujourd’hui, nos préoccupations concernent aussi la préservation de la paix sur le continent et dans notre région, une priorité à laquelle la République guinéenne est depuis toujours très attachée. C’est pourquoi, j’exhorte chacun d’entre nous à œuvrer pour la paix, face aux périls qui menacent notre stabilité et qui ont pour noms guerres, terrorisme, fondamentalisme et dégradation du climat. Une bataille que mène aujourd’hui notre vaillante armée nationale dans le pays frère et voisin du Mali où depuis plusieurs années, nos soldats sont engagés dans des opérations de maintien et de préservation de la paix. Afin que l’Afrique offre un espace de développement social à ses populations et une chance à tous ces jeunes africains tentés de franchir mers et déserts au péril de leur vie pour chercher en Europe ou ailleurs un avenir illusoire.

A l’occasion de cette fête nationale, c’est également le lieu d’exprimer notre solidarité envers les anciens qui ont fait l’histoire de notre pays, ainsi qu’envers les populations les plus démunies. Nos pensées vont aussi à nos opérateurs économiques dont les activités ont été réduites à cause de la Covid-19, aux personnels médicaux et soignants, aux forces de l’ordre et aux fonctionnaires de l’Etat en cette période de pandémie, à nos compatriotes vivant à l’Etranger, qui sont une partie intégrante de notre capital humain. A ce message, j’associe également, nos frères africains vivant parmi nous et qui sont sur une terre à vocation panafricaine, comme le constate notre nouvelle Loi fondamentale.  Ils sont les bienvenus, comme d’autres citoyens venus d’autres contrées, pour devenir nos partenaires au développement. 

A l’occasion de ce 62èmeanniversaire de la République guinéenne, il me plaît enfin de rappeler que malgré nos différences, nos origines sociales, nos horizons politiques, nous devons tous avoir à cœur la défense de notre maison commune : la République de Guinée.

A vous tous, je souhaite une bonne fête de l’indépendance

Vive la République de Guinée, libre, prospère et fraternelle

Que Dieu bénisse notre pays.

Le Bureau de Presse de la Présidence