Category: Guinée Actualité

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La Guinée a déjà investi plus de 200 millions $ pour porter son réseau de fibre optique à 4 400 km

Le gouvernement guinéen a choisi l’année 2023 pour accélérer la numérisation du pays. Des projets de grandes envergures ont été annoncés par le ministre en charge des questions numériques.

Ousmane Gaoual Diallo, le ministre guinéen des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, a déclaré, lundi 28 novembre, que le pays connaîtra des avancées considérables en matière d’Internet dans les prochains mois. Alors qu’il était invité à la Radio télévision guinéenne (RTG), le ministre a annoncé que le gouvernement a déjà investi plus de 200 millions de dollars pour le déploiement de 4 400 kilomètres de fibre optique sur l’ensemble du territoire.

Le ministre a rappelé que le gouvernement travaille en ce moment pour faire passer d’un à trois le nombre de câbles optiques dans le pays dans les prochains mois. Ce qui permettra de réduire le coût de la téléphonie et des services d’Internet pour les usagers et ramener jusqu’à 500 000 francs guinéens (58 dollars) le coût de la consommation mensuelle des services de téléphonie et d’Internet, contre plus de 1,5 million de francs guinéens  aujourd’hui.

Le gouvernement guinéen intensifie ses efforts depuis quelques années pour numériser le pays ; plusieurs projets sont en cours sur l’ensemble du territoire national, parmi lesquels le lancement d’une société nationale des télécoms baptisée Guinée Télécom. Selon le ministre, le gouvernement travaille avec des partenaires pour lancer Guinée Télécom, au premier semestre 2023.

Il est également prévu en 2023 la numérisation de l’administration et des différents services publics, la connexion de 300 écoles et de certaines universités à Internet. Pour la réalisation de tous ces objectifs, le colonel Mamadi Doumbouya, chef de l’Etat, président de la transition, a décrété en avril la création de l’Agence nationale de la digitalisation de l’Etat. Sa principale mission est la mise en œuvre de la politique des programmes et des projets du gouvernement, en matière de transformation numérique de l’Etat, y compris l’administration centrale, l’administration décentralisée, les collectivités locales, les institutions et organismes public, les établissements publics et sociétés publiques.

par We Are Tech Africa

En Guinée, de jeunes femmes s’émancipent grâce au football

Alors que la Coupe du monde de football débute au Qatar, un autre type de match se joue en Guinée. Celui de femmes qui tentent de s’imposer sur le terrain, dans un pays où la société patriarcale préfère les voir cantonnées au foyer. A l’Académie de Nongo, elles n’ont qu’un seul but: gagner leur liberté

Dans le ciel encore sombre de Conakry, la lune brille telle un ballon d’or. Il est 5h30, la capitale guinéenne s’éveille. Ce 17 octobre 2022, les fenêtres des dortoirs de l’Académie de football de Nongo s’éclairent une à une. Cinquante garçons et vingt-cinq filles, âgés de 12 à 20 ans, revêtent leur maillot et leur short, prêts pour un footing matinal. Sifflet de la coach Matenin Camara. «Vous me faites cinq allers-retours d’un but à l’autre, en montée de genoux», lance-t-elle en soussou, la langue nationale. La cadence s’accélère, les crampons s’enfoncent dans le gazon humide d’un stade flambant neuf. A 6h, l’entraînement touche à sa fin. Direction les sanitaires, puis le réfectoire pour le petit-déjeuner. «C’est une chance d’être ici. Ma vie ne serait peut-être pas la même si j’étais restée au village…», confie M’mahawa Dramé, avant de partir au lycée.

L’article complet sur letemps.ch

Coopération : La Guinée inaugure la pénétrante portuaire d’Albayrak en présence des autorités maliennes

Le Colonel Mamadi Doumbouya vient d’inaugurer une pénétrante routière de 4 km au Port autonome de Conakry. Un événement qui a vu le Mali représenté par  une forte délégation conduite par le chef de sa diplomatie, Abdoulaye Diop.

Ce fut une journée mémorable avec la remise de la clé de l’auberge et du parking de gros porteurs aux autorités maliennes pour un usage destiné aux transporteurs du Mali. Conakry et Bamako affichent leurs ambitions communes qui définissent le présent et le futur des deux peuples pour une économie bilatérale renforcée depuis les sanctions de la Cedeao.

Le Directeur général d’Alport, Moustapha Levent Adali et son adjoint Ousmane Savané ont remercié le Président de la Transition, le Colonel Mamadi Doumbouya, pour son accompagnement dans l’accomplissement des tâches. Ils ont rappelé que, malgré un début difficile dans la réalisation du projet, l’implication des autorités de la Transition pour faire bouger les lignes. « La pénétrante va permettre de faciliter l’accès au Port autonome de Conakry et assurer la fluidité du trafic sans passer par les voies routières de la presqu’ile de Kaloum », a expliqué le Directeur général-adjoint d’Alport, Ousmane Savané.

Occasion de rappeler que le port de la Guinée est désormais plus compétitif et devient le plus performant en Afrique de l’Ouest et 8ème du continent selon la Banque mondiale.

Au nom du Mali, la ministre des Transports et des infrastructures, Madina Sissoko Dembelé a remercié la Guinée pour l’accueil et la mise à disposition de la pénétrante dont elle est la tutelle. Aussi, la patronne des départements des transports a salué le bilan émis par le groupe Alport : 600.000 tonnes de marchandises, 60.000 tonnes de carburant, 25.000 tonnes de blé et les 35.000 tonnes d’engrais annoncées pour le mois de décembre.

Au nom du numéro 1 guinéen, le Premier ministre guinéen, Bernard Gomou a rappelé l’engagement du Président de la Transition à toujours renforcer les relations guinéo-maliennes dans tous les domaines. Il a salué le développement des activités portuaires et du transport, rappelant leurs impacts pour lui qui fut patron du département du Commerce.

Ainsi, Albayrak met sur orbite une surface qui reçoit plus de 2000 camions avec les commodités. Il faut noter que la concession d’Alport couvre les besoins alimentaires du Mali depuis que le pays a été sanctionné par la Cedeao. Même si ces mêmes sanctions sont aujourd’hui levées.

GUINÉE : EXIT LAMINE NDIAYE, LE HOROYA CHANGE D’ENTRAÎNEUR

Le Horoya Athletic Club de Guinée a annoncé dimanche un changement d’entraineur à la tête de son équipe première. Lamine Ndiaye quitte le poste.

Le Horoya a un nouvel entraîneur. Le géant guinéen a annoncé ce dimanche le départ de Mamadou Lamine Ndiaye après trois ans de bons et loyaux services. Le Sénégalais, qui a pourtant débuté la nouvelle saison avec le club basé à Conakry, ne compte pas prolonger l’aventure. Il est remplacé par Mohammed Kanfory Bangoura dit Lappé, un ancien de la maison.

Arrivé en 2019, Ndiaye a remporté quatre titres de champion de Guinée (2019, 2020, 2021 et 2022). Il a également conduit, sur le plan africain, le club de Matam jusqu’au dernier carré, avec notamment une demi-finale de la Coupe de la Confédération en 2020. L’ancien coach du TP Mazembe a dit au revoir à ses joueurs ce dimanche.

Mohamed Kanfory Bangoura va prendre la suite de Lamine Ndiaye. L’ancien sélectionneur du Syli national de Guinée retrouve un poste qu’il a déjà occupé il y a sept ans. « L’entraîneur guinéen aura pour mission de maintenir la suprématie du club sur la scène nationale et redonner un nouveau souffle aux Matamkas dans les compétitions internationales », lit-on sur le site du club.

par Football365

Guinée: comment lutter contre les inégalités de genre liées à l’abandon scolaire?

Le continent africain compte le plus de locuteurs français dans le monde et le nombre croît le plus rapidement. Au sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) le 20 novembre, la question des inégalités de genre a été abordée lors d’une table ronde. En Guinée, les hommes sont toujours loin devant les femmes en ce qui concerne la maîtrise du français.

Dans cette école primaire de Conakry, six classes, plus de 260 élèves et parmi eux beaucoup de filles. Ibrahim Barry, directeur communal de l’éducation de Matam : « Nous avons des initiatives nous permettant réellement de booster ces jeunes filles pour leur permettre de se hisser comme les hommes. »

Saa Lélano est le maître d’école : « En élémentaire, les filles sont les plus nombreuses. Mais au fur et à mesure que les enfants évoluent dans les études, les filles abandonnent parfois les classes pour apprendre des métiers et faire autre chose. »

La réussite scolaire passe par l’apprentissage du français, langue officielle de l’administration et de l’enseignement en Guinée. Le directeur communal de l’éducation, Ibrahim Barry explique que dans le système éducatif à Matam, des clubs de lecture ont été instaurés : « Ces clubs de lecture sont dans chaque école. Nous avons donné la priorité à l’inscription dans ces clubs de lecture aux jeunes filles. Cela leur permettra d’apprendre la langue française, de la maîtriser. Et dès que la maîtrise est là, la jeune fille a tout de suite le courage de continuer. » Si les hommes sont bien plus nombreux à parler et lire le français que les femmes en Guinée, chez les jeunes l’écart se réduit légèrement.

par RFI

Guinée : lancement de la 7e édition du Symposium Mines Guinée

Le président de la transition de Guinée, Mamadi Doumbouya, a lancé mardi la 7e édition du Symposium Mines Guinée, le plus grand évènement consacré à la promotion de l’industrie minière en Afrique de l’Ouest, a-t-on constaté sur place.

Le président de la transition de Guinée, Mamadi Doumbouya, a lancé mardi la 7e édition du Symposium Mines Guinée, le plus grand évènement consacré à la promotion de l’industrie minière en Afrique de l’Ouest, a-t-on constaté sur place.

Placée sous le thème « Optimiser l’industrie minière pour catalyser le développement socioéconomique de la Guinée », cette 7è édiction connaît la participation de plus de 3.000 investisseurs miniers venus partout dans le monde et des représentants des sociétés minières implantées en Guinée.

Dans cet événement de trois jours, les professionnels nationaux et internationaux vont échanger sur les enjeux et la problématique de l’exploitation minière en Guinée et son impact dans le développement socioéconomique du pays.

Selon le ministre des Mines et de la Géologie Moussa Magassouba, la Guinée a exporté en 2021 un total de 88 millions de tonnes de bauxites envers les pays partenaires.

Actuellement, le prix de la tonne de bauxite est négocié à 35 dollars américains, ce qui permet de rapporter à la Guinée trois milliards de dollars de contribution dans les caisses de l’Etat, a indiqué le ministre.

« La Guinée a, dans sa politique stratégique minière, oeuvré pour favoriser l’investissement, avec un code minier très attractif qui consacre en plus des avantages douaniers et fiscaux, des exonérations pour toutes les sociétés en phase non seulement d’exploitation mais aussi du développement de projet minier », a déclaré M. Magassouba.

Le ministre a invité les sociétés minières à investir dans le contenu local, afin de favoriser le développement des communautés installées dans les zones minières et qui sont impactées par les exploitations minières.

Pour lire plus https://intellivoire.net/guinee-lancement-la-7e-edition-du-symposium-mines-guinee/

Guinée : accord de principe entre le Groupe de la BAD et le gouvernement pour étendre jusqu’en 2024, le Document de stratégie-pays

Le Document de stratégie-pays 2018-2022 de la Banque africaine de développement pour la Guinée pour la période 2018-2022, en cours de mise à jour, pourrait être étendu à fin 2024, sous réserve de l’approbation par les Conseils d’administration. C’est l’information issue de la mission de dialogue de haut niveau du Groupe de la Banque africaine de développement qui a séjourné à Conakry du 7 au 11 novembre 2022.

La délégation de la Banque conduite par le directeur général adjoint pour l’Afrique de l’Ouest Joseph Martial Ribeiro, comprenait 13 experts et 7 responsables dont celui chargé de la Guinée, Léandre Bassolé.

Le 7 novembre 2022, la mission a rencontré le ministre guinéen de l’Économie, des Finances et du Plan, Moussa Cissé, également gouverneur de la Banque pour la Guinée et plusieurs de ses collègues dont les départements sont concernés par des projets financés par la Banque.

Le dialogue de haut niveau a porté à la fois sur un meilleur ciblage des nouvelles interventions de la Banque et sur les mesures à prendre pour booster la performance du portefeuille de la Banque dans le pays, afin de produire des impacts au bénéfice des populations au cours des prochaines années.

Le Document de stratégie-pays 2018-2022 de la Banque pour la Guinée compte deux domaines prioritaires : améliorer l’accès à l’énergie et développer les chaînes de valeurs agroindustrielles. Le Groupe de la Banque a déjà mobilisé 248 millions de dollars américains pour financer cette stratégie. Ces ressources ont attiré des cofinancements avec d’autres partenaires techniques et financiers qui s’élèvent à 178 millions de dollars. Pour la période de prorogation 2023-2024, le gouvernement guinéen et la mission de haut niveau de la Banque ont convenu de reconduire les mêmes domaines prioritaires d’intervention. La mise à jour du Document de stratégie-pays à fin 2024 sera soumise à l’approbation des Conseils d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement.

Des accords de principe ont été aussi obtenus avec des partenaires techniques et financiers pour d’importants cofinancements, notamment avec l’Agence française de développement, la Banque mondiale, la Banque islamique de développement, l’Union européenne, le Programme alimentaire mondial et le Programme des Nations unies pour le développement dans les secteurs de l’agriculture de l’énergie, de la gouvernance et du transport.

Concernant le portefeuille-pays de la Banque, les différentes parties ont examiné de façon approfondie les contraintes liées à la mise en œuvre efficace et efficiente des projets et programmes de la Banque dans le pays. Ils ont proposé des solutions pour améliorer les performances du portefeuille, assorties d’un plan pour l’année 2023. Ce plan fera l’objet d’une évaluation mensuelle par les deux parties.

L’atelier de validation du plan d’amélioration de la performance pays, tenu le 11 novembre 2022, a été marqué par la projection d’un grand reportage sur les réalisations de la Banque en Guinée et la signature de contrats de performance entre les coordonnateurs des unités de gestion des projets financés par la Banque, les ministres sectoriels et le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan.

« Nous nous réjouissons de cette mission et de la revue du portefeuille qui a permis de dégager un consensus sur les orientations stratégiques pour la période 2023-2024 ainsi que les axes d’amélioration de la performance du portefeuille de la Banque 2023 », a déclaré Joseph Ribeiro. Il s’est particulièrement adressé aux experts de la Banque et aux coordonnateurs des unités de gestion des projets en ces termes : « redoublez d’efforts pour traduire ces engagements financiers conséquents en réalisations concrètes, en accélérant la mise en œuvre des projets afin d’améliorer les conditions de vie de la population guinéenne ». 

Le ministre Moussa Cissé s’est félicité de la qualité de la coopération entre la Guinée et le Groupe de la Banque. Il a magnifié le niveau des engagements obtenus ces dernières années en faveur de la Guinée et invité les acteurs à faire preuve d’une grande célérité dans la mise en œuvre des opérations afin qu’elles puissent bénéficier aux populations.

La délégation de la Banque a été reçue en audience par le Premier ministre de la Guinée, Bernard Goumou avec qui elle a échangé sur les grandes priorités et les appuis de la Banque à la Guinée pour soutenir le Programme de référence intérimaire de la transition pour la période 2022-2025.

Le 31 octobre 2022, le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement en Guinée comprenait 24 opérations pour un montant global de 613 millions de dollars, auxquelles s’ajoutent trois opérations d’assistance technique d’un montant de 3,5 millions de dollars mobilisés sur divers fonds fiduciaires de la Banque

BAD

Guinée : le gouvernement lance un recensement d’étudiants pour maîtriser les effectifs dans les universités

Afin de revaloriser son programme de bourses d’études et de maîtriser l’employabilité des étudiants, le gouvernement de Guinée veut être fixé sur le nombre total des apprenants dans l’enseignement supérieur public. Il a lancé une opération y relative qui prendra fin d’ici la fin d’année.

Le ministère guinéen de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation a lancé le lundi 14 novembre une opération de recensement biométrique des étudiants guinéens. La première étape de cette opération qui a démarré à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry, a pour objectif de maîtriser les effectifs des apprenants dans l’enseignement supérieur public.

« En vue d’une meilleure maîtrise des effectifs d’étudiants dans nos institutions d’enseignement supérieur, une opération de biométrie est lancée ce lundi 14 novembre 2022 », a annoncé la cheffe de ce département ministériel, Diaka Sidibe (photo).

C’est à la veille de la rentrée universitaire 2022-2023, que la ministre avait annoncé cette opération. Diaka Sidibe expliquait que cette mesure s’inscrivait dans le cadre de l’application du décret du 12 août 2022 du président de la Transition, le Colonel Mamady Doumbouya, visant à améliorer les conditions de vie des étudiants via la revalorisation des bourses d’études. Des explications qu’elle a réitérées lors du Conseil de Cabinet qu’elle a dirigé le 12 novembre dernier.

Diaka Sidibe a tenu à préciser que l’enrôlement est obligatoire pour tous les étudiants de l’enseignement supérieur public. Pour contraindre la cible, la ministre n’a pas manqué de signifier que « le paiement des bourses sera subordonné aux résultats de cette biométrie ». Rappelant également que l’opération va servir de base à d’autres réformes, notamment la mise en place d’une base de données nationale fiable des étudiants, la maîtrise des dépenses publiques de l’Etat et l’assainissement des activités académiques et économiques dans l’enseignement supérieur.

Après l’université Gamal Abdel Nasser, le recensement sera effectué dans d’autres sites, à savoir l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée et l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, pour la zone de Conakry. Après quoi, l’opération sera étendue à l’intérieur du pays à partir du 21 novembre jusqu’au 24 décembre prochain. 

Agence Ecofin

Guinée: le procès du massacre du 28 septembre reprend

En Guinée, le procès du massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry a repris lundi.

Le 18 ème jour d’audience au tribunal criminel de Dixinn a été marqué par la prise de parole de l’ancien ministre de la Santé Abdoulaye Cherif Diaby, cinquième accusé à la barre.

Dans ce procès, les accusés, parmi lesquels figurent l’ancien chef militaire Moussa Dadis Camara, sont inculpés pour crimes contre l’humanité et pour avoir été à l’origine du massacre qui a fait plus de 150 morts lors d’un meeting de l’opposition en 2009.

Les forces de sécurité sont accusées d’avoir assassiné, violé et torturé des personnes ayant participé à la manifestation.

Comme ses co-accusés, Abdoulaye Cherif Diaby a nié en bloc les accusations, affirmant qu’il n’a jamais été au stade et qu’il avait fait demi-tour pour mobiliser les ambulances.

Selon les observateurs, ce procès constitue un défi pour le système judiciaire, compte tenu du profil élevé des accusés et du manque d’expérience de l’appareil judiciaire guinéen.

Le dialogue piétine en Guinée

Le dialogue entre la junte au pouvoir et les acteurs politiques est au point mort, malgré la visite du Premier ministre aux sièges des coalitions des quatre principaux partis politiques du pays.

Les quatre grandes coalisions politiques en Guinée, à savoir l’Anad dirigée par Cellou Dalein Diallo, la Cored de Mamadou Sylla, le RPG arc-en-ciel et le Front national pour la défense de la Constitution ont posé une dizaine de préalables avant leur participation au dialogue.    

Parmi eux : la libération des prisonniers politiques, la levée de la suspension du Front national pour la défense de la Constitution et la présentation de la liste des membres du CNRD, l’organe mis en place par la junte pour diriger le pays après le putsch de septembre 2021.  

“Il n’y a pas d’avancée du tout”


Selon les responsables de ces coalitions, sans la satisfaction de ces préalables, il n’est pas question de participer à un quelconque dialogue.   

Rafiou Sow, président du Parti du renouveau et du progrès, estime que la junte est en train de perdre du temps. “Le Premier ministre parle d’avancée, peut être par ce que nous l’avons reçu. C’est dans ce sens qu’il parle d’avancée. En ce qui concerne la transition, il n’y a pas d’avancée du tout, c’est même un recul. Concernant aussi le dialogue, ça on n’en parle même pas puisqu’on n’a jamais dialogué jusqu’à présent. Et ce temps-là risque d’être au désavantage de la junte. Dans ce cas, nous nous préparons à toutes les éventualités”, explique-t-il. 

Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), organisation citoyenne, réclame un retour rapide des civils au pouvoir et à la libération de tous les prisonniers détenus selon lui pour des raisons politiques.

  
Après la rencontre avec les acteurs sociaux et politiques, le Premier ministre guinéen a estimé que les lignes commencent à bouger. Une déclaration qui n’est toutefois pas bien comprise par l’opinion publique.  

Dans la foulée, Makalé Traoré, une facilitatrice désignée par la junte, a invité la classe politique à venir autour de la table. Pour elle, le thème principal du dialogue devrait être bientôt élaboré. 

“Quels que soient les ressentiments, quels que soient les souffrances ou les sentiments, il faut bien qu’on accepte de venir autour de la table. Très bientôt, les termes de références seront pris et prendront en compte tout ce que nous avons entendu. Nous ferons la proposition aux parties concernées en collaboration avec le médiateur de la Cédéao. Nous espérons que nous allons continuer à avancer pas à pas vers ce cadre de dialogue dans l’intérêt de tous”, souhaite-t-elle.  

Certains observateurs indiquent que la satisfaction des demandes de la classe politique pourrait être difficile pour la junte militaire, surtout en ce qui concerne la libération des responsables politiques soupçonnés de détournement de fonds publics.  

Ce dossier relève en effet de la justice. Mais le dialogue pourra difficilement se tenir sans les quatre principales coalitions politiques du pays.