Category: Guinée Actualité

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La Cédéao nomme un nouveau médiateur pour la Guinée

La Cédéao a désigné l’ancien président béninois, Boni Yayi comme médiateur dans la crise guinéenne.

Les Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cédéao ont désigné l’ancien président béninois Boni Yayi comme médiateur pour la Guinée. Cet économiste qui avait dirigé le Bénin, pays de l’Afrique de l’Ouest entre 2006 et 2016 va jouer la médiation entre l’organisation sous-régionale et les militaires au pouvoir à Conakry afin de parvenir à un chronogramme de transition acceptable.

Pour l’heure, la Cédéao rejette les 39 mois de transition adoptés par les militaires et exige une transition courte et un retour rapide à l’ordre constitutionnel. L’ancien président béninois est attendu à Conakry dans les prochaines jours pour débuter sa mission.

Sa nomination a été saluée par le porte-parole du gouvernement guinéen. Pour Ousmane Gaoual Diallo, l’arrivée du nouveau médiateur est une bonne chose et le gouvernement fera preuve de « bonne foi » pour que son « chronogramme » de la transition soit « compris ».

Par ActuCameroon

Transition en Guinée: les USA avertissent le président Doumbouya

Le représentant diplomatique des États-Unis en Guinée a lancé à l’endroit des nouvelles autorités de ce pays quelques mises en garde sur la durée de la transition. Le diplomate a également profité de cette occasion pour rappeler les défis auxquels le gouvernement du colonel Mamadi Doumbouya sont confrontés dans un contexte où le nouvel homme fort a fixé un délai de 39 mois avant l’organisation des élections.

“Les Guinéens veulent plus de démocratie”

« Les Guinéens veulent plus de démocratie, pas moins. Nous continuons d’exhorter le gouvernement à une transition rapide, vers une démocratie constitutionnelle. Plus elle sera longue, plus le gouvernement risquera l’instabilité et la frustration de la population. », a lancé l’ambassadeur l’ambassadeur américain dans le pays, Troy Fitrell. Le diplomate américain estime que la réussite de cette transition dépend d’une large concertation avec toutes les franges de la population guinéenne notamment avec l’opposition et la société civile.

“Dialogue avec la société civile et l’opposition”

Ce fut également une occasion pour ce dernier d’inviter le gouvernement à établir un calendrier transparent pour la transition.  «La société civile, l’opposition, doivent être autorisés à participer ouvertement à la transition, sans harcèlement ni intimidation. Nous avons été clairs. Un tel dialogue politique ne peut réussir que si toutes les parties ont confiance en la possibilité d’un résultat positif. Nous demandons instamment au gouvernement de s’engager à un calendrier de transition transparent. », indique-t-il.

par La Nouvelle Tribune

Guinée: le ministre de la Justice veut en finir avec les détentions provisoires

Dans une note de service adressée aux différents parquets et aux chefs de juridiction, le Garde des Sceaux guinéen prend un certain nombre de mesures pour désengorger les prisons.

Cette note de service sonne comme un cri du cœur. Le ministre de la Justice déplore le manque de moyens des juridictions : elles sont dans des « abris de fortune, insalubres, sans eau, sans électricité, sans budget de fonctionnement et sans prison », lit-on dans cette note. Maître Moriba Alain Koné dénonce par ailleurs « une très mauvaise maîtrise des lois ». Résultat : la détention provisoire est appliquée de manière « quasi-systématique », y compris pour des délits mineurs, déplore le ministre de la Justice.

Mesures salutaires, mais incomplètes

Le Garde des Sceaux liste une série d’instructions visant à corriger tous ces problèmes : il exige notamment la tenue d’audiences criminelles au plus tard le 31 juillet ; il demande par ailleurs une liste nominative de tous les détenus par juridiction, précisant la durée et le motif de leur détention. « La détention provisoire, souligne-t-il, ne doit désormais être ordonnée qu’en cas d’absolue nécessité ».    

Des mesures salutaires, mais incomplètes. L’Organisation guinéenne des droits de l’homme, qui travaille sur l’accès des citoyens à la justice, demande plus de moyens pour mettre à jour les infrastructures judiciaires. Alseny Sall, porte-parole de l’OGDH : « Les mêmes problèmes relevés par le ministre sont soulevés par notre organisation, c’est-à-dire l’absence de moyens logistiques pour le transport des détenus. La majorité des juridictions aussi disent qu’elles ont la volonté d’organiser les procès, mais qu’elles n’ont pas de budget de fonctionnement. Donc les déclarations ne suffisent pas, pour régler le problème il faut aussi des politiques vraiment concrètes. »

Un plan de réforme du secteur judiciaire, doté de 97 millions de dollars, est pourtant à l’œuvre depuis 2014 pour dix ans. « La chaîne pénale ne fonctionne pas », dénonce une source proche du dossier qui déplore qu’une grosse partie de cette réforme a été consacrée à des ateliers, sans renouveler les infrastructures judiciaires.

par RFI

Guinée: avant le sommet de la Cédéao, le chef de la diplomatie en tournée chez ses voisins.

À quelques jours du sommet de la Cédéao prévu dimanche à Accra, au Ghana, les autorités guinéennes, qui redoutent des sanctions de la part de l’organisation sous-régionale, multiplient les gestes d’apaisement. Depuis novembre 2021, la Guinée est déjà suspendue de la Cédéao. À ce titre, elle ne participe donc pas au sommet des chefs d’État. Le ministre guinéen des Affaires étrangères a fait une tournée de plusieurs chefs d’État influents de la sous-région pour plaider la cause de Conakry. 

Morissanda Kouyaté, le ministre guinéen des Affaires étrangères, était le week-end du 25 au 26 juin, à Abidjan. Il s’est ensuite rendu au Sénégal et au Ghana. Son objectif est de présenter les efforts consentis par Conakry, justifier le calendrier de la transition, évoquer le dialogue national et l’entreprise de récupération des biens immobiliers, qui a créé des tensions ces derniers mois.elon plusieurs sources, les autorités guinéennes seraient prêtes à accepter la présence d’un médiateur de la Cédéao. Reste à savoir si la figure du ghanéen Mohamed Ibn Chambas, annoncée il y a quelques mois, sera acceptée par Conakry. Cette personnalité a « une très bonne connaissance du dossier guinéen », plaide un observateur. « Chambas fait l’unanimité au sein de la classe politique », ajoute cet analyste. 

PAR AbidjanTV

Guinée: une pénurie de carburant crée la panique, les stations-services prises d’assaut

Une pénurie de carburant crée une psychose au sein des populations guinéennes qui ont pris d’assaut le mercredi 30 juin 2022 des stations-services à Conakry, rapportent des médias.

Les habitants de la capitale guinéenne se sont rués sur les pompes à essence mercredi à la suite de rumeurs qui annonçaient une nouvelle rupture de stock alors que les populations en avaient déjà subie la semaine passée.

Malgré plusieurs messages rassurants des autorités, cela n’a pas dissuadé les propriétaires des engins à deux, trois ou quatre roues d’envahir les stations pour se procurer le jus précieux et poursuivre leurs activités.

Cette situation selon les mêmes sources a créé naturellement une hausse abusive sur les prix du carburant dans la capitale guinéenne. Certaines voix interpellent les autorités de la Transition qui ont déjà indiqué que ceux qui s’adonnent à de telles pratiques illégales seront sévèrement punis.

La même situation sinon plus est vécue par les populations des autres villes et localités du pays.

Par Wakat Séra

Guinée : 200 000 volailles ont été abattues pour réduire le risque de propagation de la grippe aviaire

En Afrique de l’Ouest, une épizootie de grippe aviaire sévit depuis l’année dernière dans plusieurs pays. Au Ghana et à la Côte d’Ivoire, se sont ajoutés le Burkina Faso et la Guinée.

En Guinée, un effectif de 200 000 volailles a été détruit pour limiter la propagation de la grippe aviaire de sous-type H5N1. L’annonce a été faite le mercredi 29 juin dernier, par Mamoudou Nagnalen Barry, ministre de l’Agriculture.

La maladie dont les 6 premiers foyers de contamination ont été signalés le 7 juin dernier a déjà tué près de 120 500 oiseaux. « Les foyers actuels ont été contenus à environ 50 et 100 kilomètres de la capitale Conakry, dans les préfectures de Coyah et Forecariah », souligne le responsable.

Cette situation est un coup dur pour la filière avicole guinéenne qui essaie depuis quelques années de se développer en dépit de la concurrence des importations de poulets surgelés en provenance du Brésil et d’Europe.

Produisant moins de 10 % du volume consommé, l’industrie a connu une vague d’investissements pour améliorer sa capacité de production de poussins afin de développer son offre en poulets chair et répondre aux besoins croissants du marché local.

Ainsi en janvier dernier, l’entreprise Salambandé Agro-Industrie a notamment lancé dans la préfecture de Coyah un couvoir d’une capacité de 4,5 millions de poussins par an et d’un coût de 7 milliards de francs guinéens (800 000 $).  

Pour rappel, le secteur agricole emploie près de 70 % de la population guinéenne et fournit plus de 25 % du PIB du pays. 

Par Agence Ecofin

Canet-en-Roussillon : des fauteuils roulants relookés pour la Guinée Conakry

Des lycéens ont mené, à l’aide de leurs professeurs, une belle action destinée à la Guiné Conakry.

Les élèves de la classe CAP sellerie générale du lycée Rosa-Luxemburg ont remis à l’association Echange partage France Afrique, 10 fauteuils roulants relookés par leurs soins sur le thème des super-héros, fauteuils qui seront acheminés fin août en Guinée Conakry.

Intégration, confiance

Cette action a été choisie par les élèves et leur professeur de sellerie Marcel Camicci dans le cadre de l’activité complémentaire “chef-d’œuvre” à laquelle ils doivent consacrer deux heures par semaine.

Chaque élève a choisi un super-héros et a mené son projet avec la participation des professeurs d’art appliqué, de français et de sellerie. La fierté s’est lu dans le regard des dix élèves lorsqu’ils ont présenté tour à tour leur travail. Parmi eux, deux frères afghans élèves au lycée depuis l’année dernière, cette participation à ce projet a facilité leur intégration et leur a donné confiance.

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Dans un premier temps, les établissements hospitaliers français ont été consultés pour être destinataires des fauteuils. Sans réponse de leur part, il a été décidé de les attribuer à une association humanitaire, l’association Echange partage France Afrique de Périgueux qui est en contact avec le ministère de la Santé et de l’Éducation de Guinée et va aller sur place distribuer les fauteuils dans les dispensaires.

l’Independent.fr

Interview avec B. Maïmouna Yomboumo : La coopération entre le Maroc et la Guinée est salutaire

En marge de la 28ème Assemblée Régionale Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, tenue du 23 au 24 juin à Rabat, la première Vice-Présidente du Conseil national de la transition (organe législatif) de la Guinée, Mme Bangoura Maïmouna Yomboumo, à la tête d’une délégation, parle de la situation socio-politique de son pays ainsi que des relations avec le Maroc. Explications.

– Dans quel cadre s’inscrit votre présence au Maroc ?

– Je suis venue au Maroc dans le cadre de la 28ème Assemblée Régionale Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, en tant que première Vice-Présidente du Conseil national de la transition (organe législatif) de la Guinée pour représenter le président de cette institution Dr Dansa Kourouma. Je conduis une délégation composée d’une Conseillère nationale et un fonctionnaire parlementaire. C’est l’ensemble des pays francophones d’Afrique qui a pris part à cette Assemblée.

– Quel bilan pouvez-vous dresser de ce conclave ?

– Il faut dire que les travaux ont été intenses et instructifs dans la mesure où nous avons pu aborder tous les sujets relatifs au renforcement de la francophonie mais surtout ceux concernant les questions du genre et la Zone de libre-échange continentale (ZLECAF) dans l’accélération de l’intégration économique de l’Afrique. Nous nous sommes aussi intéressés à la démocratie dans l’espace francophone en Afrique. Naturellement, le politique, le changement climatique, la protection de l’environnement n’ont pas été oubliés tout comme la situation sociale et sanitaire. C’est pour vous dire que la rencontre de Rabat nous a permis d’entrevoir un horizon plein d’espoir dans l’espace francophone d’Afrique en matière de développement, de démocratie et d’intégration.

– Vous avez évoqué la question du genre. Quelle est la situation de la femme aujourd’hui en Guinée ?

– Incontestablement, il y a aujourd’hui un changement notoire concernant la situation de la femme dans mon pays. Les nouvelles autorités, sous le leadership du Colonel Mamadi Doumbouya, chef de l’Etat, président du Conseil national du rassemblement et du développement (CNRD), ont pris plusieurs initiatives dans l’amélioration des conditions de vie des femmes en faisant de la parité une réalité. A tous les niveaux ou postes étatiques et institutions républicaines la femme est grandement représentée. J’en suis la parfaite illustration en tant que 1ère Vice-Présidente du Conseil national de la transition.

Au sein de cet organe, on est allé au-delà des dispositions dans la représentativité de la femme. D’ailleurs, c’est une femme qui est rapporteur général du CNT, une première dans l’histoire de la Guinée. Certes, nous ne pouvons pas crier victoire pour le moment mais ça donne de l’espoir quant à l’engagement de la Guinée sur la question du genre. Puisque déjà le caucus est mis en place. Il s’agit d’un forum de femmes qui vont participer à la rédaction de la Constitution et qui pourront valablement défendre la cause de la femme.

– Actuellement, la Guinée vit une transition. En tant que parlementaire, qu’attendez-vous du Maroc pour accompagner votre pays dans cette période transitoire ?

– Allant dans le sens de votre question, je dois rappeler que justement, lors de mes différentes interventions pendant cette Assemble, j’ai plaidé auprès des parlementaires francophones, notamment ceux de notre sous-région commune qu’est la CEDEAO, de s’engager à soutenir la transition en Guinée. Il est même question d’envoyer une mission de bons offices dans ce sens.

Pour ce qui est du Maroc, il faut souligner d’abord que mon pays et le Royaume Chérifien entretiennent des relations d’amitié et de fraternité historiques. Entre les deux Etats, c’est une coopération exemplaire qui ne date pas d’hier grâce à feu Ahmed Sékou Touré et feu SM le Roi Hassan II. Aujourd’hui, ce flambeau de l’amitié et la fraternité est maintenu par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Colonel Mamadi Doumbouya.

Le Maroc a toujours été du côté de la Guinée dans tous les domaines. La visite royale qu’a effectuée en Guinée, en février 2017, est évocatrice à ce sujet, au cours de laquelle visite plusieurs accords de coopération et de conventions-cadres ont été signés. En outre, la Guinée a toujours soutenu le Royaume Chérifien dans toutes ses actions et initiatives. Aujourd’hui, nous avons beaucoup d’investisseurs marocains en Guinée, ce qui montre l’importance de la coopération entre les deux pays.

Avec la volonté affichée des nouvelles autorités, ce partenariat ira crescendo et beaucoup d’actions se profilent déjà à l’horizon et nous avons espoir que le Maroc accompagnera cette transition car il en a été toujours ainsi. Et beaucoup d’accords vont se concrétiser pendant cette transition puisqu’il y a la volonté et le dynamisme.

– Autrement dit, la coopération guinéo-marocaine est promue à un lendemain meilleur ?

– Tout à fait. Rien que la formation et l’éducation, le Maroc accorde un grand nombre de bourses à la Guinée. Il en est de même pour la formation de nos imams. On ne peut que s’en féliciter de l’excellence de la coopération entre mon pays et le Royaume Chérifien.

– Un mot sur le Conseil national de la transition ?

– Tout se passe bien. Il y a la liberté de ton sans tabou et cela par la vision de son président. Les concertations sont menées avec l’ensemble des différentes composantes de la nation. Nous avons célébré les cents jours au mois de mai dernier et qui ont été marqués par un ensemble d’activités. L’un des temps forts a été, sans aucun doute, la tournée à travers tout le pays pour s’enquérir des réalités du territoire et discuter avec les populations. Ce fut un grand enseignement. Nous avons également adopté le chronogramme de 36 mois pour la transition contre 39 initialement. Et les actes seront posés les jours et les mois à venir.

Propos recueillis par Wolondouka SIDIBE

Bon à savoir

La Charte de la transition, l’acte fondamental, assigne aux autorités de transition une série de missions, dont l’élaboration d’une nouvelle Constitution et l’organisation d’élections libres, démocratiques et transparentes. La transition est conduite par quatre organes : le CNRD (mis en place le 5 septembre), le président de la transition tout à la fois chef du CNRD, chef de l’Etat et des forces armées, un gouvernement dirigé par un Premier ministre civil, et un organe législatif, le Conseil national de la transition (CNT).

Selon la Charte, aucun membre de ces organes ne pourra se présenter ni aux élections nationales ni aux élections locales qui seront organisées pour marquer la fin de la transition. Le Conseil est composé de 81 membres, lesquels ont été proposés par différentes composantes de la population, dont les partis politiques, la société civile, les syndicats, le patronat ou les forces de sécurité.

S’agissant de l’ordre chronologique des différentes missions de la transition figurent la révision des listes électorales et l’élaboration d’une nouvelle Constitution.

par L’Opinio

Guinée : Proparco accorde une garantie de 10 millions $ à la banque Vista Gui

Actionnaire minoritaire de l’établissement bancaire guinéen Vista Gui, Proparco a signé avec cette banque une garantie qui permettra de renforcer ses opérations de commerce et de financement d’entreprises importatrices de biens essentiels.

Proparco a annoncé, le vendredi 24 juin, l’octroi d’une ligne de garantie de 10 millions $ et d’une maturité de deux ans à la banque commerciale guinéenne, Vista Gui.

La facilité permettra de financer les opérations de commerce international de la filiale du groupe bancaire et de services financiers, Vista Group. Elle favorisera le financement de l’importation de produits de première nécessité et des biens d’équipements tels que des denrées agricoles et équipements médicaux, au profit d’entreprises guinéennes.

« Cette opération permettra de soutenir Vista Gui, cette banque guinéenne active dans le financement des PME et des importations. Le projet permettra d’accompagner un partenaire local dans le développement de son activité », a commenté Abdoulaye Diallo, responsable du programme Trade Finance de Proparco.

Proparco est un actionnaire minoritaire de Vista Gui, avec 4,3% de parts. L’institution, filiale de l’Agence française de développement (AFD), en charge du secteur privé dans les pays en développement, a consenti ce financement, dans le cadre de son programme de garanties d’opération de Trade Finance. Vista Gui est présenté comme le deuxième contributeur au financement de l’économie guinéenne, avec plus de 82 000 clients constitués d’entreprises et de particuliers.

En Guinée, les PME constituent plus de 80 % des entreprises et 2/3 des emplois. Ces entreprises qui constituent le tissu économique local présentent cependant des faiblesses structurelles telles que la limitation des financements, l’absence d’outils de gestion ou encore des ressources humaines limitées.

Agence Ecofin

La Turquie s’intéresse au développement de l’arachide en Guinée

L’Agence turque de coopération et de coordination (Tika) vient de fournir des pesticides, semences, engrais et outils agricoles pour aider au développement de la culture d’arachides à Tondon, dans la région de Dubreka, à 150 km de Conakry.

Objectif : aider les producteurs dans cette région de Guinée à étendre jusqu’à 5 ha leurs superficies consacrées à la culture de l’arachide.

La présence turque en Afrique est croissante, le nombre d’ambassades étant passé de 10 en 2008 à 37 en 2021 ; aujourd’hui, le pays compte 45 conseils d’affaires dans les pays africains pour la promotion du commerce et des investissements, soulignait en début d’année aljazeera.net. Le commerce avec l’Afrique est passé de $ 3 milliards en 2003 à $ 26 milliards en 2021. Les investissements directs turcs sur le continent avoisinent les $ 10 milliards, sans compter que Turkish Airline dessert 40 pays d’Afrique.

Certes, la Turquie s’intéresse au continent pour son pétrole mais l’agriculture est un autre des pivots majeurs de sa coopération. C’est en 2017 que la première réunion entre ministres de l’Agriculture et Agribusiness a été organisée, le Tika étant devenu l’interlocuteur turc des filières agricoles africaines en matière de fourniture d’intrants et outils.

par commodafrica