Disparition du patriarche de N’Zerekore : Qui était l’homme ?

Advertisements

Le patriarche de N’Zérékoré Molou Holomo Hazaly Zogbelemou a tiré sa révérence dans la nuit du mardi au mercredi 02 décembre 2020, suite à une longue maladie selon ses proches. Né le 30 mars 1930 à Dorota, commune urbaine de N’zérékoré.

Il était le fils de feu Zowopé Zogbélémou et de feue Luopou Kolié. Il a fit ses obligations militaires dans l’armée française, classe 50 ou il a longtemps servi aussi participé à deuxième guerre mondiale avant de revenir au bercail. Le défunt a participé au combat contre l’agression du 22 novembre 1970 lorsqu’il a été rappelé par l’armée gouvernementale. Il a aussi résolut des conflits notamment celui du 22 mars dernier. Sa famille, pleure la mort d’un homme de paix.

« Il souffrait d’une longue maladie. Il a été évacué pour un premier temps à l’hôpital régional de N’zérékoré. Quand le président de la république a été informé de sa maladie, il(Alpha Condé) a demandé à ce qu’on l’évacue à Conakry pour des soins. Ce que nous avons fait il y a de cela 14 jours maintenant. Il est donc parti et c’est la nuit du mardi 1 er décembre que nous avons appris cette triste nouvelle », a dit son fils et porte-parole des sages David Zogbélémou.

De poursuivre, « Le patriarche était un grand homme, un père, un artisan de paix. Son seul souci était d’avoir la paix ici à n’zérékoré voulu la paix à N’zérékoré. Parce que depuis qu’il est venu à la tête de patriarcat en 2006, il a toujours œuvré dans ce sens malgré que ceux qui étaient opposés à la paix le critiquent à leur manière, lui il a toujours dit que chacun a sa manière de voir les choses. Pour lui, N’zérékoré étant sa ville natale, il disait qu’il va donc œuvrer pour la paix jusqu’à ce qu’il soit rejoint ses ancêtres. C’est ce qu’il a fait. C’est pour vous dire que c’est un grand Baobab qui nous a quitté et il n’avait pas de couleur, il était Guinéen tout court », a déploré David Massa Zogbélémou.

Selon le porte-parole David Massa Zogbélémou des dispositions sont entrain d’être prises pour la cérémonie funèbre.

« Les autorités nous ont demandé quelles sont les dispositions prises nous leur avons dit, ils ont aussi fait des propositions que nous allons analyser en famille. Et nous reviendrons vers eux pour leur signifier ce que nous voulons. Le corps va rester à Conakry pour être bien entretenu. Mes jeunes frères qui étaient avec le vieux prennent un véhicule demain pour rentrer à n’zérékoré. Ils nous enverront le corps après avoir signifié une date pour l’inhumation », a-t-il expliqué.


Il faut retenir que le défunt est mort à l’âge de 90 ans à la clinique Sino-guinéen de Conakry. Il laisse derrière lui trois veuves et 05 enfants dont deux filles.

Bruno Lamah

Advertisements