Enrôlement USA – Canada Décembre 2019: La farce de la CENI

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La Commission Electorale Nationale Indépendante dans sa configuration actuelle devrait plutôt être affublée par le sobriquet « CENIAC » ou Commission Electorale Nationale Inféodée à Alpha Condé. Tout porte à croire que le manque de sérieux dans l’organisation du toilettage du fichier électoral, ici aux USA et même au Canada ou en Guinée, est un signe annonciateur et même confirmateur que la CENI joue un jeu dangereux sous les ordres directs d’Alpha Condé. Vraisemblablement, le fichier électoral serait déjà établi selon les directives de Mr. Alpha Condé. Ainsi les spectacles honteux et coûteux auxquels se livre la CENI en Guinée comme à l’extérieur, sont de véritables simulacres de conformité aux règles et principes démocratiques. Jugez-en plutôt :
  • Le premier dérapage qui est en fait un calcul politique très anodin est (selon le communiqué publié sur le site l’ambassade de Guinée à Washington), de limiter les villes d’implantation des bureaux d’enrôlement des guinéens des Etats-Unis à Washington DC, Philadelphie, Indianapolis et Atlanta, presque toutes sur la Côte Est d’un pays de 9.834.000 kilomètres carrés de superficie. Dans un souci de participation maximale à ce processus démocratique dans leur pays d’origine dont ils demeurent citoyens à part entière, des villes comme Los Angeles (qui abrite un consulat guinéen, San Francisco en Californie), Dallas (Texas), Seattle (Washington), Chicago (Illinois), Colombus (Ohio), auraient bien pu abriter des bureaux d’enrôlement des guinéens du Centre, Centre-Ouest et de l’Ouest des USA.
  • La CENI dispose de suffisamment de moyens alloués à ce processus pour continuer à ternir l’image du pays en organisant des pseudos séances soit dans une mosquée (Montréal, Canada) ou comme ce fut le cas à Washington, DC le 7 Décembre 2019, dans l’atelier de couture de Maitre Sall, grand couturier et Sénégalais d’origine, que je remercie au passage. Malgré les tendances qui se dégagent de façon perceptible, la démocratie n’a pas de coloration religieuse ni professionnelle. Il y a plein d’écoles et d’autres centres d’activités facilement accessibles à tous dans ces agglomérations avec lesquels des arrangements auraient pu être faits afin d’éviter d’imposer aux uns et aux autres des inconvenances et restrictions de foi ou d’adéquation.
  • Il existe une confusion déconcertante autour des pièces justificatives nécessaires pour l’enrôlement. Lorsqu’une décision tombe de je ne sais où, juste au moment où je rentrais dans le bureau d’enrôlement, pour désormais exiger un passeport guinéen valide aux guinéens résidant hors de leur pays d’origine pendant plusieurs décennies, pour des fins de simple identification, je suis de l’avis effronté que c’est pratiquer une manœuvre d’exclusion politique ciblée, laissée à la disposition des missionnaires de la CENI pour opérer des tris stratégiques sur ordre du « Patron ». Après un périple de plus de 3.200 kilomètres pour me rendre à Washington, DC dans le but exclusif de me faire enrôler, imaginez un peu mon acrimonie si l’on me refusait un enrôlement pour raison de non validité de mon passeport guinéen, le seul que je détenais en ce moment précis, alors que des pièces d’identité expirées avaient jusque-là été sélectivement acceptées comme documents d’identification. Heureusement, en homme droit comme une aiguille, à jour en tout lieu et en tout temps, aux mains très propres, en homme plus blanc que neige, mes passeports et autres pièces d’identification ont toujours été à jour. Personnellement, je n’ai aucune inquiétude sur le plan de l’éthique, de la probité morale et du respect des lois, fussent-elles américaines ou guinéennes!
  • Pour des raisons de logistique, la chancellerie de l’ambassade de Guinée à Washington, n’est certes pas le lieu le plus approprié pour contenir tous les guinéens désireux de se faire enrôler, et qui viendraient très certainement d’ailleurs. Lorsque le bureau change d’adresse physique, il est de la responsabilité collective de l’ambassade et de la mission de la CENI d’en informer largement la communauté guinéenne. En raison de mon déplacement lointain, j’y ai attendu seul le samedi 7 Décembre pendant près d’une heure, n’ayant aucune idée que le bureau avait été transféré ailleurs. Une simple note à la porte de la chancellerie aurait fait gagner énormément de temps et de ressources à tous ceux qui croyaient répondre ponctuellement à un appel patriotique et citoyen.
  • Le processus d’enrôlement gagnerait en efficacité si la discipline du travail avait été au rendez-vous. En ce jour 7 Décembre 2019, non seulement les heures d’ouverture et de fermeture annoncées des bureaux n’ont pas été respectées, mais aussi les kits d’enrôlement étaient encore plus en retard ; même le matériel électronique ne semblait pas fonctionner de façon adéquate, ce qui rendait le processus d’enrôlement péniblement lent. Le premier dans le rang, mon enrôlement a commencé à 11h:30 au lieu de 8:00 h pour finir à 12:25, ce qui m’a valu de rater mon avion de retour prévu à 13 :00h ce jour.
  • Il existe une bonne dose de non-dits sur le processus d’enrôlement qui à mon avis, est très distinct d’un recensement à proprement parler.
    • Selon le code électoral guinéen, l’enrôlement est un entretien ponctuel, régulier que la CENI doit normalement exécuter chaque année pour se mettre à jour dans le but de minimiser le travail à abattre pour atteindre les objectifs de transparence, de fiabilité et de crédibilité, plutôt que de cumuler l’information sur 5 ou 10 ans, et d’attendre l’imminence des élections pour tenter de le faire.
    • Un recensement se prépare, s’annonce, est vulgarisé et exécuté dans le cadre de la planification et la prévision des infrastructures, des budgets de developpement et autres projets avec impact direct sur la population. Par exemple aux Etats-Unis, le recensement s’effectue chaque dix ans, en dehors et en dépit de tout calendrier électoral.
Très malheureusement en République de Guinée, le toilettage du fichier électoral s’est rapidement métamorphosé en recensement, ce qui donne encore plus de crédibilité aux rumeurs d’existence de listes et de résultats préétablis, ou l’existence d’un désir ubuesque d’obtenir et de faire accepter des résultats qui y convergent.
A l’UDRP, nous dénonçons vigoureusement le recensement improvisé en lieu et place de l’enrôlement des électeurs, avec pour corollaire, de l’amalgame aux relents de calculs politiciens égoïstes et trompeurs.
Nous affirmons ici encore plus fort qu’ailleurs que personne n’a le monopole de la pagaille et de l’intimidation. Conséquemment, l’UDRP instruit ses militants d’ aller se faire enrôler, même s’il y a des doutes sur le calendrier électoral des législatives du fait du comportement de traitrise de la CENI et de son maître à jouer, Mr. Alpha Condé. L’UDRP leur demande aussi de documenter tous les manquements aux règles établies, et de répondre au coup par coup à toutes les provocations, mais de ne pas les initier. Si le RPG, l’UFDG, l’UFR ou tout autre Parti politique enrôle des mineurs, l’UDRP en fera autant, et sur la base de la documentation disponible, le même sort sera réservé à tout le monde.
La CENI, j’allais dire la CENIAC s’est décrédibilisée pour s’illustrer comme une extension du pouvoir d’Alpha Condé, au lieu d’être cet organe indépendant chargé de veiller sur l’intégrité du processus de démocratisation par le biais des élections transparentes et crédibles en République de Guinée. Pour cette raison fondamentale, l’UDRP la récuse sous toutes ses formes.
Dr. Edouard Zoutomou KPOGHOMOU
Président de l’UDRP
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