Guinée: la France condamne la tentative de putsch et appelle à la libération du président Condé

Les forces spéciales guinéennes détiennent le président Alpha Condé Crédit : CELLOU BINANI / AFP

Le ministère des Affaires étrangères a réagi ce dimanche soir à la tentative de putsch en Guinée par des officiers des forces spéciales et appelle à la libération du président Alpha Condé, capturé par les insurgés.

Le Quai d’Orsay n’a pas tardé à communiquer sur la tentative de coup d’État dont est victime la Guinée ce dimanche 5 septembre. Le ministère “condamne la tentative de prise de pouvoir par la force” en Guinée et appelle à “la libération immédiate et sans condition du président Condé”, dans un communiqué publié dimanche soir. 

Paris “se joint à l’appel de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest pour condamner la tentative de prise de pouvoir par la force”, et “demander le retour à l’ordre constitutionnel“, poursuit dans son message le porte-parole adjoint du Quai d’Orsay. Le président en exercice de la CEDEAO, le Ghanéen Nana Akufo-Addo, avait en effet, exigé plus tôt “le respect de l’intégrité physique” du chef de l’État guinéen, sa libération immédiate et “le retour à l’ordre constitutionnel sous peine de sanctions“. 

Les putschistes ont diffusé une vidéo du président Condé entre leurs mains, lui demandant s’il a été maltraité. Ce à quoi Alpha Condé, 83 ans, en jeans et chemise froissés dans un canapé, refuse de répondre. Dans la soirée de ce dimanche 5 septembre, les insurgés ont également annoncé au journal télévisé un couvre-feu “à partir de 20h” et le remplacement des préfets, sous-préfets, et gouverneurs de région par des militaires.

Aucun mort n’a été rapporté malgré les crépitements intenses d’armes automatiques entendus dans la matinée dans la capitale de ce pays coutumier des confrontations politiques brutales. 

RTL