Guinée: le calvaire des usagers d’une voirie urbaine dans un état désastreux

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Rues bitumées crevassées, voiries en perpétuelle réfection, mares d’eau en plein milieu de la chaussée, nids de poule partout… être automobiliste à Conakry, c’est affronter tous ces défis, au risque de voir se détériorer son véhicule et d’affronter des embouteillages interminables.

Quand ils ont l’occasion d’en parler, les chauffeurs de taxi affirme tous subir un impact négatif sur leurs revenus. «Je ne gagne même pas la recette journalière… C’est seulement quand il y a de la pluie que nous avons suffisamment de clients. À part ces moments de pluie, les gens préfèrent les motos taxis à cause des immenses embouteillages sur la voirie de Conakry», se lamente Mohamadou Bah, chauffeur de taxi à Kaloum, centre administratif et d’affaires de Conakry.

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Le mauvais état de la chaussée à Conakry fait que les voitures routes à faible vitesse, ce qui augmente considérablement la consommation de carburant. Par crainte de trop consommer en gasoil dans les embouteillages, beaucoup de taxis refusent de transporter les clients sur de longues distances, sachant qu’à Conakry c’est un tarif forfaitaire fixe qui est en vigueur. Ils ne le font parfois qu’à une seule condition : la location au lieu de la course standard. Mais, la facture de celle-ci est tellement salée que le guinéen lambda ne peut pas se la permettre tous les jours. Conséquence : ce sont des foules qui attendent, au bord des routes aux heures de pointe.

Les taxis ne sont pas les seuls à essuyer les conséquences du calamiteux état de la voirie urbaine de Conakry. Pour être au bureau à 8h 30mn, le fonctionnaire logé à 20 kilomètres du centre-ville doit quitter chez lui, au plus tard, à 6 heures. Sans quoi, il se verra bloquer dans des embouteillages monstres à Matoto, à Cosa, à Bambéto, à Kipé ou à Kénien…Lire la suite sur Le360

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