Guinée: les victimes du massacre de janvier 1971 commémorent leur deuil

Advertisements

Les Guinéens commémoraient jeudi 25 janvier un sombre épisode du régime de Sékou Touré, qui a dirigé son pays d’une main de fer entre 1958, date de son indépendance, jusqu’à sa mort en 1984. Le 25 janvier 1971, Sékou Touré a fait pendre des dizaines de personnes. 47 ans après, les proches des victimes se sont rassemblées en masse, hier jeudi, sur le lieu du crime à Conakry pour se souvenir et commémorer ce triste anniversaire.

Au petit matin du 25 janvier 1971, une centaine de personnes ont été pendues par le régime de Sékou Touré et jetées dans des fosses communes. Des veuves, des fils, petits-fils ou proches des disparus, se sont rassemblés hier jeudi sur le pont, où quatre hauts fonctionnaires de l’Etat accusés de complot ont été pendus cette nuit-là.

Le porte-parole Lamine Kamara, lui-même rescapé, a déclaré : « Ce jour, le plus tragique de l’histoire répressive des crimes d’Etat, furent aussi pendues environ 90 personnes sur toute l’étendue du territoire national». «Plus jamais ça ! », s’écrie la foule en choeur.

Advertisements

Depuis la disparition de Sékou Touré, les victimes ont retrouvé de la voix et se battent pour obtenir des garanties que de tels actes ne se reproduisent plus en Guinée.

« C’est une perpétuelle répétition depuis 1985, témoigne une fille de disparus. Parce qu’on n’a pas voulu purger les assassinats en masse de Monsieur Sékou Touré… , eh bien, il y a eu une répétition jusqu’au 28 septembre. Et ça continue. C’est pour ça qu’on est là. Chaque 25 janvier, on commémore la nuit des pendaisons ».

Des ambassadeurs occidentaux et d’organisations de défense des droits de l’homme de l’ONU, ont pris part au rassemblement auprès des parents et proches des victimes, tout de rouge vêtus, en signe de deuil.

Par RFI

Advertisements