Guinée : l’UGDD demande le retrait des Donzos et Ulimos dans le maintien de l’ordre.

L’Union Guinéenne pour la Démocratie et le Développement (UGDD) rend responsables Alpha Condé et son pouvoir de la quasi-totalité des crimes, tueries, massacres, violations de droits humains, tentatives de meurtres de leaders politiques…survenus en Guinée depuis son accession au pouvoir.
En effet, son élection controversée en 2010 suivi d’un rejet rapide et prononcé de son magistère par les populations, dû à son incapacité à respecter ses promesses électorales ou à leur offrir un minimum d’espoir au fil des années, a considérablement modifié sa gouvernance qui est devenue très violente.
La forêt qui à travers Dadis et une coalition de plusieurs formations politique dont la nôtre l’avaient soutenue à l’élection présidentielle de 2010 a été une des premières localités à payer un lourd tribut puisque voulant coûte que coûte y faire taire les voix discordantes pour en faire son fiefs imaginaire sur fonds d’intimidations et de répression.
Cette localité à l’image d’autres régions de la Guinée opposées au dernier projet maléfique de nouvelle constitution continue malheureusement de subir. Les leaders d’opinion y sont intimidés, arrêtés, humiliés, violentés et assassinés. Comment peut-on accepter et confier aux donzos connus pour leurs appétits à tuer, pour sécuriser les élections contestées et la ville de Nzérékoré (4e zone militaire du pays) si ce n’est pour exécuter l’irréparable massacre des populations les 22, 23 et 24 Mars 2020 (plus d’une soixantaine de morts) et sachant que la ville fragile avait connu plus de 150 morts en 2013 causées par la milice ULIMO couverte par le pouvoir ?
Où étiez-vous sapeurs-pompiers, pseudo-pacifistes profitant du pouvoir actuel ? Naturellement vous attendriez de nouveau qu’ils aient manifestations, contestations…contre cette nouvelle forme de colonisation pour encourager les expéditions punitives des forces partisanes de défense et de sécurité comme furent les cas de Zoghota et Womey et régulièrement Wanidara.
Plutôt que de continuer à terroriser le peuple pour asseoir son autorité, le pouvoir devrait par une gouvernance de proximité répondant aux besoins primaires des populations à la base, les faire adhérer pacifiquement et méthodiquement à sa vision.
– Nous disons trop c’est trop, non au terrorisme d’État, non à la justice sélective.
– L’UGDD demande le retrait immédiat et sans délai les donzos et la milice ULIMO de toutes activités de maintien d’ordre en forêt et en Guinée.
– Nous exigeons leur démobilisation et désarmement et réclamons des enquêtes indépendantes et de la justice pour le massacre pendant la période électorale de Mars 2020.
– Demandons aussi que cessent les intimidations et arrestations d’opposants.
Nous prenons en témoins l’opinion nationale et internationale de la volonté manifeste du pouvoir actuel d’instaurer par ces agissements un climat de chaos dans les localités proches de l’opposition.
La Guinée est un bien commun. Les populations toutes couches confondues doivent être traitées avec humanité, égalité et équité.
Vive l’UGDD
Vive la Justice et la Démocratie
Conakry, 9 Avril 2020