La Guinée interdit l’importation des véhicules d’occasion de plus de 13 ans

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La Guinée est l’un des 5 premiers importateurs de véhicules légers d’occasion en Afrique. Débarqués pour la plupart au port de Conakry, ceux-ci arrivent parfois dans un état tel qu’ils créent des problèmes sur le plan de la sécurité routière et environnementale.

La Guinée veut assainir son secteur des transports routiers. Mardi 2 mars, le président de la République Alpha Condé a pris un décret règlementant l’âge limite des véhicules d’occasions à l’importation en République de Guinée. En vertu de celui-ci, l’importation et l’utilisation des véhicules usagés de plus de 13 ans sont désormais interdites sur l’ensemble du territoire national.

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« L’âge limite des véhicules à l’importation est fixé à compter de leur date de première mise en circulation à l’étranger », précise le décret. « Tout véhicule d’occasion doit justifier l’obtention d’un certificat de contrôle technique avant embarquement à destination de la République de Guinée ».

Selon un récent rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), la Guinée figure dans le top 5 des pays africains importateurs de véhicules d’occasions. En  2018, le pays d’Afrique de l’Ouest a importé 81 069 véhicules légers d’occasion, soit 6% des importations cette année-là.

Mais pour le gouvernement, ces véhicules, qui ne font souvent l’objet d’aucun contrôle technique spécial avant leur embarquement dans les pays de provenance, constituent des problèmes sur le plan de la sécurité routière et environnementale. « Compte tenu de leur âge parfois très avancé, ces véhicules après quelque mois de service ne sont plus que des épaves qui tombent souvent en panne en pleine circulation », expliquait l’an dernier l’ancien ministre des Transports, Aboubacar Sylla.

Dans le cadre de cette nouvelle règlementation, l’Etat se veut plus sévère. Ainsi tout contrevenant s’expose au payement d’une amende administrative égale à la valeur vénale du véhicule. « Outre le payement de l’amende, le véhicule en cause est détruit ou réexporté aux frais de son consignataire », ajoute le décret.

Le gouvernement guinéen entend ainsi améliorer la fluidité de la circulation en réduisant le nombre de véhicules souvent en panne sur la voie publique ; les accidents de circulation dus essentiellement aux défaillances mécaniques et de freinage ; les coûts d’exploitation des véhicules ; la dégradation des routes, etc.

par Agence Ecofin

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