Category: Guinée Actualité

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Montauban. L’ONG les Enfants de l’Aïr envoie un 3e convoi en Guinée

Depuis maintenant 10 ans, l’ONG Les Enfants de l’Aïr (EDA) envoie chaque année plusieurs containers remplis de matériel à destination de la Haute-Guinée. Pour ce 3e container de l’année, ce sont 77 m3 de fournitures qui ont été chargés le 1er septembre, depuis la base de Corbarieu.

Des mois de travail

Encore une fois, ce container, constitué majoritairement de consommables, d’équipements biomédicaux (lits, tables d’examen, brancards, instruments chirurgicaux, bistouri électrique, etc.) et de matériels informatiques est le fruit du travail continu des bénévoles d’EDA tout au long de l’année.

Les membres du pôle santé, collectent, auprès de partenaires de la santé, les consommables (compresses, masques, cathéters, champs opératoires, gants, etc.), les trient et les emballent dans des cartons identiques, afin d’optimiser le volume de chargement. Pour ce container ce sont 400 cartons qui ont ainsi été mis sur palette !

Quant aux membres du pôle éducation/formation, ils recherchent, réceptionnent et reconditionnent le matériel informatique pour lui donner une seconde vie.

Et ce n’est pas tout : il faut aussi garantir la traçabilité ce qui demande un travail administratif de précision.

Enfin, le chargement du container avec l’aide de l’équipe logistique n’est qu’une étape car il est primordial de s’assurer que toutes ces fournitures seront délivrées aux bons destinataires. Ceci sera possible grâce aux partenaires locaux guinéens d’EDA garants du sérieux des opérations de distribution.

De nombreux destinataires

Les structures de santé et de l’éducation en Guinée vont ainsi bénéficier de ces dotations fort utiles à tous égards.

Ce container a été chargé en 1 h 30, un vrai record malgré les grosses chaleurs de cet été, deux mois après le voici arrivé à destination à Kankan (Haute-Guinée). Un grand merci à tous les contributeurs !

Pour devenir bénévole, connaître, soutenir l’association : contact@eda.ong

Site : www.eda.ong – Facebook : @enfantsair

Guinée: la fin de l’impunité ?

La justice guinéenne a finalement relevé le défi de tenir le procès des évènements du « 28 septembre », après 13 ans d’atermoiements. Au-delà des verdicts attendus, c’est sa capacité à éradiquer l’impunité en haut lieu qui est en jeu.

Mohamed Aly Conté a 33 ans quand, en septembre 2009, il trouve la mort au stade du 28 Septembre de Conakry. Des dizaines de milliers de personnes y sont rassemblés pour s’opposer au projet du chef de la junte militaire, le capitaine Moussa Dadis Camara, de se présenter à l’élection présidentielle programmée l’année suivante.

La répression des forces de sécurité contre la manifestation pacifique tourne à la boucherie : plus de 150 morts, des milliers de blessés, plus d’une centaine de femmes violées et de nombreuses autres personnes portées disparues, selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies.

Treize ans plus tard, le procès des 11 auteurs présumés du « septembre noir » de Conakry a commencé. Outre Moussa Dadis Camara, revenu volontairement de son exil burkinabè pour « laver son honneur », son ex-aide de camp Aboubacar Toumba Diakité, son ancien garde du corps Moussa Tiegboro Camara, son collaborateur Claude Pivi, entre autres, sont attraits à la barre.

Asma Diallo, mère de Mohamed Aly Conté, salue l’aboutissement d’une « lutte acharnée pour une justice de vérité » en Guinée. Présidente de l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 (Avipa), elle y voit un pas de franchi contre l’impunité.

« La tenue de ce procès réclamé pendant plusieurs années est un moment de vérité que nous vivons et apprécions à sa juste valeur », affirme, le ton soulagé, Asma Diallo interrogée par Ouestaf News.

Du point de vue de la redevabilité, Kabinet Fofana, directeur de l’Association guinéenne de sciences politiques, retient « un procès d’espoir et d’espérance rendu possible par la forte volonté politique des autorités guinéennes ».

Car, pour une fois, c’est l’Etat lui-même qui traîne devant les tribunaux des personnalités civiles de haut rang et des officiers supérieurs de l’armée, fait remarquer cet analyste politique à Ouestaf News.

Selon Alassane Seck, président de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh) qui dispose d’une antenne en Guinée, « il est salutaire que les moments douloureux vécus par les victimes et leurs familles, septembre 2009, soient jugés devant un tribunal sous supervision de la communauté internationale et des ONGs locales et étrangères ».

Un pas contre l’impunité

C’est grâce à un protocole d’accord signé avec la Cour pénale internationale (CPI), comportant une assistance technique et des partages d’informations, que l’Etat guinéen a pu organiser le procès des évènements du 28 septembre. Les audiences auraient pu tout autant avoir lieu à la Haye, siège de la Cpi. Pour les acteurs guinéens, l’essentiel est que les personnes ayant pris part à la répression soient jugées.

« Ce procès est une avancée contre l’impunité. Il rappelle à ceux qui sont aux affaires qu’ils peuvent toujours être rattrapés par l’histoire », souligne Kabinet Fofana.

Pour la Guinée, la portée politique de cet événement inédit vient s’insérer dans une histoire post-indépendance émaillée de tragédies. Celles-ci sont en grande partie liées aux périodes de terreur des 26 ans de pouvoir de son premier président, Ahmed Sékou Touré (1958-1984).

Sous son règne, de nombreux opposants furent accusés de fomenter des complots contre le régime dans un contexte marqué par la rupture de toutes relations entre la Guinée et la France, ancienne puissance coloniale. Ils finiront, pour nombre d’entre eux, au camp Boiro, considéré comme le symbole de la répression du régime de Sékou Touré.

Les récits et témoignages collectés par des chercheurs guinéens, étrangers et des organisations de défense des droits humains livrent des statistiques effrayantes dont une de taille : 50.000 prisonniers auraient perdu la vie au Camp Boiro. Le camp a fermé ses portes en 1984 à la mort du président Sékou Touré.

Depuis plusieurs années, les victimes présumées de l’«Auschwitz» guinéen – dénommé ainsi par l’écrivain Tierno Monénembo – sont la première association constituée en Guinée pour exiger procès et justice contre le régime de Sékou Touré et ses figures encore en vie. Elles ont été suivies par celles du régime de Lansana Conté (1984-2008). Mais leurs histoires s’arrêtent là, du moins pour le moment.

A Conakry, le procès de Moussa Dadis Camara et Cie se déroule comme prévu, retransmis par les médias et bénéficiant d’un puissant engouement des Guinéens.

« La qualification de + crimes contre l’humanité + qui sonne bien aux oreilles de la communauté internationale et les récits sur les viols contre les femmes nous ont aidés à obtenir ce procès », reconnait Asma Diallo de l’ONG Avipa.

En même temps, ajoute Kabinet Fofana, les militaires du Comité national du Redressement pour le Développement (CNRD, actuellement au pouvoir), acculés par les ONG internationales qui dénoncent la répression et des contre-pouvoirs locaux comme le Front national pour la Défense de la Constitution (FNDC), avaient eux aussi besoin de redorer leur blason.

Cependant, la probabilité que les régimes de Sékou Touré et de Lansana Conté soient confrontés à leurs crimes présumés semble mince pour ne pas dire nulle. Kabinet Fofana, au-delà des campagnes des associations de victimes, compte sur un possible effet boule de neige qui réconcilierait davantage la Guinée avec son passé.

Entre prudence et optimisme

Aujourd’hui, la lutte contre l’impunité générale en Guinée peut capitaliser sur le procès contre Moussa Dadis Camara et son régime pour toucher à d’autres affaires. Un nouvel ordre international avec des dispositions élargies à différentes catégories de crimes pourrait en être le levier.

En tout cas, en dehors de la Guinée, certains y croient, en s’appuyant sur ce que d’aucuns considèrent comme des « avancées » dans la mise en œuvre d’une justice internationale.

« Le procès contre Hissein Habré s’est tenu à Dakar vingt ans après sa chute au Tchad » rappelle Alassane Seck de la Ligue sénégalaise des droits humains, tout en mettant en exergue qu’il y a « des crimes imprescriptibles qui ne mettent plus jamais leurs auteurs à l’abri d’un retour de bâton ».

A en croire Asma Diallo, la traduction de Dadis Camara et de ses hommes devant un tribunal guinéen « n’est qu’un commencement pour éradiquer petit à petit l’impunité qui a assez duré». Le but est de nettoyer l’appareil d’Etat et faire de sorte que les exactions contre les populations ne se répètent plus jamais, ajoute la présidente de l’Avipa.

Tous les acteurs du procès des évènements du 28 septembre saluent l’engagement personnel du lieutenant-colonel Mamadi Doumbouya, le chef de la junte au pouvoir, dans la concrétisation d’une demande nationale ignorée par le régime d’Alpha Condé. Mais l’idée qu’il aille encore plus loin, en particulier avec les revendications des victimes du camp Boiro et du régime de Conté, n’est pas gagnée d’avance.

« Ce type de procès qui se réfère à des régimes politiques anciens est extrêmement sensible » admet Kabinet Fofana qui craint une « fracture mémorielle » qui aurait des répercussions sur le présent.

par Ouestafnews

Guinée : dur, dur d’accéder aux soins de santé

La Guinée veut faire de l’accès équitable aux services de santé une priorité nationale. Elle a ainsi lancé une politique nationale de santé communautaire pour satisfaire toutes les couches de la population. Mais sur le terrain, une bonne frange de la population attend toujours de voir les effets de cette politique.

L’accès aux soins de santé se pose avec acuité à l’intérieur du pays comme le témoigne Mamadou Djouma Bah. Rencontré au centre-ville de Pita (au centre de la Guinée, dans le Fouta Djalon), il s’indigne : « un jour, je suis parti au centre de santé le matin, il n’y avait personne. Notre centre de santé n’existe que de nom ».

Hassatou Bah, ménagère à Conakry, fustige le traitement dont sont victimes les patients. « On va à l’hôpital parce qu’on a un problème de santé et qu’on a besoin d’aide. Malheureusement, un jour à l’hôpital national Donka, le médecin m’a grondée au lieu de me réconforter ».

Autre souci dans les hôpitaux guinéens, c’est la salubrité : des salles de soins sombres, crasseuses, moisies, humides ; des toits qui suintent et des toilettes impraticables… C’est le décor à l’hôpital national Ignace Deen de Conakry.

A ce tableau sombre, s’ajoute la cupidité des médecins, des infirmiers ou techniciens. Pas d’argent, pas de soins. Même aux urgences.

Le journaliste Abdallah Chérif a eu un accident de moto fin 2020. Arrivé à l’hôpital Jean Paul II de Conakry, il a eu une altercation avec le patron de la radiologie qui lui demandait de payer avant même d’avoir été consulté. Le fait de « demander de l’argent avant le service m’a beaucoup choqué ».  

Pourtant, l’État guinéen a fait des efforts en construisant des infrastructures sanitaires à tous les niveaux : hôpitaux nationaux, régionaux, préfectoraux, centres et postes de santé. Selon le Plan national de développement sanitaire PNDS 2015-2024, il existe plus de 1.350 structures publiques de santé, toutes catégories confondues.

Toutefois, les dépenses en santé par habitant restent toujours très faibles selon l’OMS. Elles sont passées de 46,2 $ (23.210 FCFA) en 2016 à 53$ (29.150 FCFA) en 2021.

Dans le cadre de l’amélioration de la santé communautaire, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a élaboré en 2018, un plan qui prévoyait le recrutement et la formation de 19.800 agents de santé.

L’exécution de cet engagement n’a été que partielle avant de s’arrêter car l’agence onusienne qui appuie le projet s’est retirée au bout d’un an. « L’Etat n’a pu prendre la relève », déplore Julien Kamano, chargé de partenariat et de développement à la Direction nationale de la santé communautaire et de la médecine traditionnelle.

La déclaration d’Abuja de 2011 engage tous les Etats de la Cedeao à octroyer au moins 15% de son budget annuel global à la santé. En 2020, le budget de la santé de la Guinée représentait 10 % du budget global de l’Etat contre 3,8% en 2016. « La moitié de ce budget va au fonctionnement du département alors que les communautés à la base ont des besoins », déplore Julien Kamano.

Même dans les structures de santé où le minimum est disponible, les coûts des services sont prohibitifs pour nombre de Guinéens, qui peinent à débourser 150.000 GNF, environ 12.000 FCFA pour une consultation dans un centre de santé.

« La pauvreté contraint les populations à faire de l’automédication », alors que, selon Dr Kéita, l’idéal voudrait que dès les premiers symptômes, le malade consulte un médecin.

En termes de disponibilité de lits, le ratio national est d’un lit pour plus de 3.333 habitants en 2021 soit plus de trois fois la norme de l’OMS qui est d’un lit pour 1.000 habitants. Un déficit logique dans la mesure où les 43 hôpitaux du pays ne disposent que d’un total de 2.984 lits. 

L’évaluation de la qualité du système de santé d’un pays, se fait essentiellement à partir des taux de mortalité, de morbidité, d’accouchement, de longévité, etc. L’Onu classe les pays selon ces indicateurs. « Le taux de mortalité maternelle est de 570 morts pour 1.000 naissances en Guinée », selon Dr Alpha Mahmoud Barry, spécialiste en santé publique, universitaire et consultant. Sans plus de précision, il ajoute que « les taux de mortalité des enfants, des jeunes et la mortalité néonatale sont aussi élevés ».

Selon toujours Dr Barry, en Guinée, « 70 % des demandes de services de santé se font au niveau des centres de santé, qui sont malheureusement au stade primaire, donc pas capables de faire des opérations chirurgicales, par exemple ». Le spécialiste en santé publique relève un paradoxe : « les investissements de l’Etat sont plus importants au niveau des hôpitaux qu’au niveau des centres de santé alors que seuls 30 % des cas de demandes de services de santé arrivent au niveau des hôpitaux ».

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique n’a pas donné suite à nos demandes d’interview sur sa stratégie de santé communautaire.

Selon le spécialiste en santé publique Dr Mahmoud Barry, la solution est d’investir dans les centres de santé, faire d’eux des centres de santé améliorés en renforçant leur plateau technique. Ils pourront y faire des césariennes, des ponctions lombaires et d’autres chirurgies ». Facile à dire. Plus difficile à réaliser dans un pays où tout est à reconstruire.

par Ouestafnews

Guinée – Procès du 28 septembre : Cécé Haba enfonce Dadis Camara et confirme Toumba

Cécé Raphaël Haba est le nouvel accusé qui comparait ce lundi, 07 novembre 2022, dans le procès en cours du massacre du 28 septembre 2009. Devant le juge Ibrahima Sory II Tounkara, président du tribunal criminel de Dixinn, l’accusé vêtu en blanc et qui comparait avec un chapelet en main, a insisté sur son innocence.

L’accusé Cécé Raphaël Haba a ouvert une parenthèse sur l’épisode du jour où Moussa Dadis Camara alors président de la junte a reçu une balle de Toumba Diakité. Il confirme quasiment les déclarations de son chef Toumba Diakité, qui disait s’être rendu à Kaloum pour libérer des militaires détenus au PM 3. Cécé Haba a expliqué comment Moussa Dadis s’est rendu au camp Koundara, jusqu’à ce qu’il a pris une balle de son aide de camp. L’accusé dit que c’est lui qui a sauvé le chef de la junte, Moussa Dadis Camara. C’est un jour qui ne devait pas arriver, dit Cécé Raphaël Haba

Selon Cécé Raphaël Haba tout son malheur est parti du camp Makambo. Ce jour, dit Cécé Raphaël Haba, Dadis est arrivé en compagnie du général Baldé, de Makambo et d’autres militaires. » Quand Dadis est arrivé, il a sauté de la voiture. Général Baldé était assis au Côté escroc…Dadis a commencé à tempeter en disant : » Toumba, tu veux me honnir ! Tu veux me honnir ! Tu veux me honnir !… Là où tout est gaté, c’est quand il a laissé ça pour dire à Toumba donne moi ton arme et suis moi. Toumba était assis, faisant face à l’océan. Il a giflé Toumba, son béret est tombé. Toumba m’a dit donne moi l’arme… », a dit Cécé Raphaël Haba.

Dans la suite de son récit, Cécé Raphaël Haba dira que Toumba a tiré sur le président Dadis. Quand il est tombé, toute sa garde a fui. C’est là qu’il a demandé à l’adjoint de feu Beugré de prendre Dadis et de le transporter (vers le camp Alpha Yaya).

Can Handball 2022: les congolaises affrontent la Guinée ce 9 novembre

Treize équipes féminines (13) vont s’affronter du 09 au 19 novembre 2022, à Dakar au Sénégal lors de la 25ème édition de la CAN.

La 25ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) seniors dames de handball seniors dames va se tenir au Sénégal. Ce sont treize équipes féminines qui vont s’affronter du 09 au 19 novembre 2022, à Dakar, capitale du Sénégal.

L’équipe de handball de la République du Congo logée dans le groupe B, débutera son tournoi face à la Guinée le mercredi 09 novembre à 12h00, en match 2 de la première journée des phases de groupe.

Les Diables Rouges affronteront ensuite l’Égypte, le jeudi 10 novembre, puis la Tunisie le dimanche 13 novembre avant la rencontre face à l’équipe marocaine lors de la dernière journée le lundi 13 novembre.

Signalons que les handballeuses congolaises sont arrivées à Dakar ce dimanche 06 novembre 2022.

Par Journal de Brazza

Guinée: des opposants incarcérés entament une grève de faim

Deux opposants guinéens ont entamé une grève de faim pour protester contre leur détention « illégale prolongée sans jugement », selon la coalition de l’opposition, le Front national pour la défense de la constitution (FNDC, dissous).

Oumar Sylla, alias Fonikè Manguè, coordinateur du Front national pour la défense de la constitution (FNDC, dissous) et Ibrahima Diallo, responsable des opérations, ont commencé ce lundi, une grève de faim. L’annonce a été faite par leur coalition, le FNDC. Dans sa déclaration, le FNDC précise que par cette grève, les deux membres entendent protester contre leur détention « illégale prolongée sans jugement et exigent l’organisation d’un procès juste et équitable dans les meilleurs délais ».

« L’arrestation d’Oumar Sylla et Ibrahima Diallo, ainsi que le harcèlement des activistes du FNDC par le CNRD, compromet la mise en place et la réussite de ce processus de médiation », a souligné la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) dans une déclaration publiée le 1er août, soit quelques jours, après l’arrestation des deux opposants.

La Guinée de Mamadi Doumbouya a été secouée par de nombreuses manifestations du FNDC, une coalition composée de partis, syndicats et organisations de la société civile guinéenne, contre la junte militaire au pouvoir. La coalition exige notamment des actions concrètes et un chronogramme raisonnable pour le retour au pouvoir des civils le plus rapidement possible. Des manifestants ont été arrêtés lors des mobilisations sur ordre des autorités et des poursuites ont été entamées.

Guinée : plus de 24 morts dans une collision entre un bus et un camion, d’après un bilan officiel

Le drame a eu lieu dans l’ouest du pays. Les accidents meurtriers sont courants en Guinée, en raison du mauvais état des routes et des véhicules.

Le gouvernement guinéen a annoncé dimanche 6 novembre que plus 24 personnes étaient mortes dans une collision entre un car transportant des étudiants et un camion survenue dans l’ouest du pays. L’accident a eu lieu à Sougueta, un village à environ 130 km de la capitale Conakry, que le car avait quitté pour rallier Faranah, une localité qui abrite plusieurs établissements scolaires et universitaire.

Le “drame a fait plus de 24 morts et des blessés”, selon le communiqué du gouvernement guinéen. L’accident résulte d’une “collision entre un minibus transportant plusieurs étudiants et un camion”, dont le chargement n’a pas été précisé. Un responsable local, Kabinet Kaké, et un responsable de la gendarmerie avaient auparavant déclaré à l’AFP que 21 personnes avaient été tuées.

Quinze personnes avaient déjà été tuées mi-septembre en Guinée dans l’accident nocturne d’un minibus. Des accidents de la route meurtriers surviennent régulièrement dans le pays et sont généralement dus au mauvais état des routes et des véhicules, ainsi qu’à l’imprudence des conducteurs.

Par francetvinfo.fr

Caravane de paix en Guinée forestière : le gouverneur de Faranah  lance les activités à Kissidougou.

C’est au  stade préfectoral de Kissidougou que la cérémonie de la  campagne de sensibilisation pour une transition Réussie sans violence en région forestière a été officiellement  lancée ce dimanche 30 octobre 2022 par le  chef de cabinet du gouvernorat de Faranah. Cette cérémonie initiée par l’association des pionniers pour le développement de la forêt (APDF) et l’ONG voix  des sans voix(VSV), a regroupé les autorités locales,  certains artistes originaires de la région, des jeunes et des notables ainsi qu’une forte mobilisation des populations de la ville.  En présidant cette cérémonie Fores Camara, a invité les autorités locales à accompagner les artistes  de la région dans leur initiative de préservation de la paix et de quiétude sociale pendant cette phase transitoire. 

Promouvoir la paix,  la quiétude sociale en région forestière  pendant cette phase transitoire est l’objectif qu’ont   assigné les artistes de la forêt pendant cette caravane de sensibilisation. Aubin Théa artiste international et responsable de l’ONG voix des sans voix a exprimé sa satisfaction avant de signifier les motifs de cette initiative. 

« Je tiens à remercier les jeunes, sages, autorités de Kissidougou. Au nom de la voix des sans voix, au nom de l’APDF et mon nom personnel nous tenons à vous remercier pour la mobilisation et aussi nos remerciement vont à l’endroit du chef de l’Etat, président  de la transition, colonel Mamadi Doumbouya qui a jugé nécessaire d’accompagner cette initiative qui a voulu que  les enfants de la région se  parlent entre eux, se pardonnent afin de   recevoir les compagnies minières, les sociétés dans notre région».

Prenant la parole, le Préfet de Kissidougou, Col. Pascal Faïno NIKAVOGUI, a invité les acteurs de paix à soutenir les artistes. « En disant merci à l’ONG voix des sans voix pour nous avoir donné la voix d’unification les populations  forestière. Je m’engage solennellement à vous accompagner dans l’accompagnement de cette magnifique œuvre.   

Pour y aboutir je demande à tous les acteurs de la paix  notamment les neveux,  communicateurs traditionnels, les leaders traditionnels, les leaders d’opinons, les notables, les maitres de la forêt sacrée de s’impliquer positivement pour la consolidation de la paix et la l’unité nationale en guinée forestière», a-t-il promis. 

Présidant cette cérémonie, Fores Camara, chef de cabinet du gouvernorat de Faranah a tout d’abord remercié les artistes et acteurs de paix de l’initiative avant d’inviter les autorités locale à les accompagner. «  Cette importante cérémonie qui nous réunit aujourd’hui est hautement significative car elle est basée  sur le maintien de la Paix et de la cohésion Sociale au sein de nos communautés à la base pour une Transition apaisée Focalisé essentiellement sur la paix et la réconciliation entre les communautés de la Région Forestière.  Ce thème cadre effectivement avec les idéaux du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), avec à sa tête le Colonel Mamadi DOUMBOUYA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, Chef Suprême des Armées. Ainsi, je profite de cette opportunité pour inviter les autorités préfectorales, communales, les leaders d’opinion, les leaders religieux, les femmes, les jeunes et l’ensemble de la population laborieuse de Kissidougou, à s’impliquer activement dans cette dynamique, afin de faire de cette Préfecture un havre de paix, où il fait bon vivre ».

A noter que cette caravane va s’effectuer dans les 7 préfectures de la région forestière et prendra fin le 12 novembre 2022 dans la capitale de la région. 

Bruno LAMAH

CAN U23 : la Guinée qualifiée au troisième tour après le retrait de l’Ouganda

Sans jouer, la Guinée a officiellement validé son billet pour le troisième et dernier tour des éliminatoires de la prochaine CAN U-23.

Cette qualification intervient après que la fédération Ougandaise de football ait décidé de se retirer dans les éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations de la catégorie des moins de 23 ans. Elle a fait l’annonce ce samedi lors de sa 98e Assemblée extraordinaire.

Les problèmes évoqués sont d’ordres financiers. Par conséquent, l’équipe nationale de la Guinée qui était son adversaire, valide son ticket pour le dernier tour. Le Syli national déjà exempté du premier tour, se hisse directement au troisième tour des éliminatoires de cette compétition.

wiwsport.com