Abdoulaye Kourouma(RRD) au préfet Sory Sanoh : s’il doit égorger quelqu’un, c’est chez lui à Kankan et non à Nzérékoré !

Les propos de la dernière sortie du préfet Sory Sanoh lors de son point de presse continues d’alimenter la toile. Après les organisations de défense des Droits de l’homme suivie de la déclaration de la coordination de l’union régionale pour la paix et le développement et celle de l’antenne régionale du FNDC. Le président du parti RRD, Abdoulaye Kourouma avant de bouger pour la capitale Conakry, a qualifié les propos du préfet de ‘’haineux, abus d’autorité, de dictature’’. Il a condamné les propos avant d’exhorter le préfet à demander pardon à population et à retirer son mot.

Selon, Abdoulaye Kourouma président du RRD, « c’est un propos haineux, c’est un propos d’abus d’autorité, c’est un propos de dictateur, c’est un propos de tyran donc je ne suis pas surpris, un préfet qui s’est mis en genoux devant le président de la république pour lui transmettre un message. Il confond la soumission et l’obéissance en matière de l’administration. C’est un abus de langage qu’il a tenu. Ce propos n’est pas digne d’un administrateur qui se veut rassembleur surtout dans une situation de crise alarmante. Donc c’est regrettable que un administrateur de surcroire un préfet tient ses genres de propos. Mais ce que nous on peut lui rassurer, c’est si il doit égorger quelqu’un c’est chez lui à Kankan. Ce n’est pas chez nous à Nzérékoré. »
De poursuivre, Abdoulaye Kourouma, invite la population à éviter des connotations ethniques et communautaires dans les débats, et aux autorités de faire très attentions dans leurs différentes communications. « je demande aux guinéens de ne pas s’identifier à sa communauté, son ethnie, sa région. Je demande aussi à l’autorité que l’histoire est têtue, quand tu fais quelques choses aujourd’hui demain on peut en parler à ton petit fils. Donc je pense que Sékou Touré n’est pas parti avec la guinée. Lansana conté non plus et alpha n’ira pas avec la guinée. Donc ses administrateurs qui sont à la solde de la dictature et du tirant, il faut qu’ils fassent beaucoup attention. Et qu’ils tiennent des propos qui puissent rassembler.»

Pour terminer, le président du RRD, invite le préfet à demander pardon, « nous condamnons fermement les propos venant du préfet, Sory Sanoh et nous lui demandons de présenter ses excuses et retirer ses mots.»

Il faut noter que le mis en cause n’a jusque-là pas réagit. Mais les acteurs de la société civile de la ville et certaines plateformes de jeunes demandent le préfet de quitter la ville dans 72 heures.

De Nzérékoré, Bruno Lamah pour guineeplus.net