ELIE KAMANO: “on peut tuer le révolutionnaire mais on ne peut pas tuer la révolution”!

Peu après sa libération par tribunal correctionnel de Macenta, l’artiste reggae-man et homme politique, Elie kamano, entouré de ses collaborateurs notamment le vice coordinateur du FNDC, a eu un bain de foule avec ses militants qui étaient fortement mobilisés devant le tribunal et il s’est ensuite dirigé au domicile du sage des Kissi sis au quartier Nakouyakpala dans la commune urbaine de N’Zérékoré. De là-bas l’opposant au projet de la nouvelle constitution, a livré un message fort à ses militants et a aussi annoncé un spectacle dans la ville de N’Zérékoré << vous avez prouvé que vous êtes des hommes engagé à lutter contre l’injustice. Aujourd’hui je suis très heureux d’être aux côtés de mes amis, mes frères, et ma famille de Nzérékoré en compagnie de notre représentant ici qui n’est rien d’autre que le vice coordinateur du FNDC, M. Cécé Théa. Qui n’a ménagé aucun effort. Et vous aussi, vous vous êtes battu, et chaque fois qu’on dise aujourd’hui, on n’a une audience, vous venez massivement au tribunal pour nous soutenir. Ils ont dit, si on restait à Guéckédou, que nous on avait les moyens de payer les enfants de les amener au tribunal et de nous acclamer. C’est pourquoi, ils ont délocalisé notre jugement. On est venu à N’Zérékoré mais à N’Zérékoré vous étiez encore plus motivé que ceux de Guéckédou. Ça veut dire on peut tuer le révolutionnaire mais on ne peut pas tuer la révolution. Ça veut dire encore on peut tuer les hommes de grande idée mais on ne peut pas tuer les idées. »

Pour ce qui est du cas d’Emmanuel Tonguino, vice-président du cadre de concertation de Guéckédou, condamné à un an de prison et au payement d’un million de nos francs, Elie Kamano promet un grand concert en son honneur à N’Zérékoré. « On a été libéré, on était 23 personnes, aujourd’hui les 22 ont recouvré leur liberté mais il y a un (Emmanuel Tonguino) qui est encore en prison. Ne vous en fait pas, je reviendrai à N’Zérékoré pour faire un grand spectacle.»

Elie Kamano
Elie Kamano

Elie Kamano, ex-prisonnier de la maison centrale de N’Zérékoré, explique les raisons de sa venue en politique « aujourd’hui, on a prouvé que politiquement tant qu’on n’aura pas trouvé de solution aux problèmes politiques de la guinée, on n’aura pas trouvé de solution aux problèmes culturels de la guinée. Je suis un homme de culture. J’ai chanté 20 ans dans ce pays. J’ai chanté contre tous les systèmes qui se sont succédé. J’ai contesté, mais ils ne m’ont pas écouté.

Aujourd’hui, je me mets dans la peau d’un homme politique pour avoir un poste politique afin de pouvoir impacté positivement sur les conditions de vie des populations guinéennes. »

Il faut noter qu’à la fin de la rencontre avec les jeunes, Elie Kamano et sa suite partaient pour saluer et remercier les sages et les autorités locales de la ville. Il a aussi souhaité une soirée d’échange dans avec la jeunesse de N’Zérékoré avant son départ de Guéckédou.

N’Zérékoré Bruno LAMAH pour guineeplus.net