N’Zérékoré : “la Réduction de l’Instrumentalisation et les violences Politico-sociales des Jeunes conducteurs de Motos Taxis” au cœur d’un atelier de plaidoyers.

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Le gouvernement guinéen à travers ses partenaires au  développement a lancé ce mercredi, 09 décembre 2020 dans la salle de conférence de la bibliothèque préfectorale de N’Zérékoré, le projet d’Appui à la Réduction de l’Instrumentalisation et des violences Politico-sociales des Jeunes conducteurs de Taxi Motos en Guinée.  Ce projet qui cible 6  communes dont les 5 de Conakry et la commune urbaine   de  N’Zérékoré  vise à  réduire l’instrumentalisation des jeunes conducteurs de motos taxis dans les violences politico-sociales et à contribuer à la réglementation de cette corporation.

Ils sont au total 55 participants venus un peu de partout de la région forestière à prendre part à cet atelier de 2 jours qui a pour objet le renforcement de  la capacité des animateurs et animatrices sur les techniques et outils   de plaidoyer pour l’application des textes réglementant le métier de taxi-moto à N’Zérékoré et la prise en compte des dangers liés à l’instrumentalisation des jeunes conducteurs de motos taxis.

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M. Martin Kolié, l’Expert chargé du projet d’Appui à la Réduction de l’Instrumentalisation et des violences Politico-sociales des Jeunes Taxi Motards du côté PNUD

Selon M. Martin Kolié, l’Expert chargé du projet d’Appui à la Réduction de l’Instrumentalisation et des violences Politico-sociales des Jeunes Taxi Motards du côté PNUD, « l’activité taxi-moto actuellement est un secteur  pourvoyeur d’emploi pour beaucoup de personnes au chômage. Mais de l’autre côté malheureusement, cette activité est tachetée par beaucoup de défaillances. Il y a quotidiennement des violences liées à cette activité. Des accidents de circulation dus à l’excès de vitesse. Le mauvais stationnement dans les rues. Ce qui engendre  un désordre dans la circulation. C’est au regard de ces réalités que le gouvernement a initié ce projet qui est accompagné par les agences des Nations Unies dans le cadre de la réglementation de ce métier et surtout de la réduction des violences politico-sociales dont les jeunes font l’objet.

Dans le cadre de cette mission, il est prévu de mener des sessions de plaidoyers à l’endroit des cibles par les filles/ femmes leaders pour la prise en compte des dangers liés à l’instrumentalisation des Conducteurs de motos taxis et l’application des textes règlementaires,» a expliqué M. Kolié.    

le maire de la commune urbaine de N’Zérékoré, Moriba Albert Délamou

Présent à cet atelier, le maire de la commune urbaine de N’Zérékoré, Moriba Albert Délamou, a salué l’initiative qui se passe dans sa zone de juridiction. «C’est un sentiment de satisfaction et de joie. Parce que le secteur sur lequel l’atelier s’est tenu est un secteur vital et créateur d’emploi pour la jeunesse. Lorsque cette activité est organisée dans une commune, vous avez la paix, la facilité de transporter des populations. Donc pour cela, je  remercie les organisateurs et les partenaires de développement qui accompagnent  le gouvernement dans l’exécution de ce projet», a dit le maire.

Pour sa part, le directeur de cabinet du gouvernorat de N’Zérékoré, Jean Smith Sandy, dira que « les politiques  aiment très souvent utiliser les jeunes pour faire passer les messages. Mais quels messages ? Les messages qui ne contribuent pas à la paix, à  l’instauration de la quiétude sociale dans la cité. C’est pourquoi j’invite les jeunes à s’abstenir de tout mouvement pouvant amener les conflits et la déstabilisation de notre  nation. » Il continue en soulignant que « la région forestière  a besoin de la  paix, de quiétude et  aussi  du développement. Pour qu’il ait  développement, il faudrait qu’il ait la stabilité. La seule chose qui peut encourager les bailleurs de fonds à venir s’investir dans notre région.  C’est pourquoi nous saluons ces plaidoyers et nous demandons aux jeunes de se mettre dans une nouvelle peau», invite-t-il.

Au terme de l’atelier, M. Martin Kolié envisage qu’ « on veut non seulement à travers ces plaidoyers aider ceux qui exercent cette activité, à l’organiser et à procéder à sa réglementation. Aussi  les acteurs des partis politiques, les leaders syndicaux, prennent en compte tous les dangers liés à l’instrumentalisation et les violences politico-sociales de ces jeunes taxi-motos», souhaite-t-il.   

Il faut noter  que c’est une  initiative du gouvernement financé par  le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix(PBF) mise en œuvre conjointement par 3 Agences du Système des Nations Unies  dont UNFP, OIM, PNUD également avec les partenaires étatiques dont le ministère de la jeunesse et de l’emploi jeune, accompagné par  les ministères de la sécurité, de l’action sociale, de l’administration du territoire et de la décentralisation,  de l’Unité Nationale et de  la Citoyenneté.

Bruno LAMAH

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