N’Zérékoré : un collectif, demande au procureur d’engager des poursuites judiciaires contre le préfet Sory SANOH !

Les membres du Collectif des Organisations de défense des droits de L’Homme en Guinée Forestière ont fait une déclaration ce samedi, 29 Février 2020 dans laquelle, les représentants des organisations de défense des Droits de L’Homme se sont indignés contre les propos agacents du Préfet de N’Zérekore. Ils ont aussi jugé que cette attitude du Préfet n’est ni plus ni moins qu’une violation des exigences de l’article 26 de la Constitution du 07 Mai 2010. Par conséquent, ils demandent au procureur de la république près le Tribunal de première instance de N’Zérékoré d’engager une poursuite judiciaire contre le préfet.

Guineeplus.net vous propose ci-dessous la déclaration réponse aux propos du préfet de N’Zérékoré:

Les membres du Collectif des Organisations de defense des Droits de L’Homme en Guinée Forestière s’indignent contre les propos du Préfet de N ‘Zérekore à I’occasion de son point de presse organisé ce vendredi 28 Février 2020 où il déclare : « Si le Président dit d’égorger quelqu’un, nous allons le faire… D’ailleurs, nous sommes un peu en retard sinon j’aurais cherché (le gros fouets pour distribuer aux gens afin de bien fouetter ceux qui
vont tenter d’empêcher les élections ».

Cette déclaration du Préfet de N’Zérékoré, qui d’ailleurs, n’en est pas la première, est de nature à inciter des individus mal intentionnés à commettre des actes barbares et violents. Ces propos du préfet ne pourraient-ils par insinuer un plan de vagues arrestations et de massacre des populations de N’Zérékoré? Pour preuve, dans la même journée, il a fait arrêter injustement et arbitrairement deux citoyens à Bounouma : Mr Benjamin LAMAH et Mr Martin LOUA.

Cette attitude du Préfet n’est ni plus ni moins qu’une violation des exigences de l’article 26 de la Constitution du 07 Mai 2010 qui dispose. « Quiconque occupe un emploi public ou exerce une fonction publique est comptable de son activité, et doit respecter le principe de neutralité du service public. Il ne doit user de ses fonctions à des fins autres que l’intérêt de tous ».

Les membres du collectif qualifient également les propos du Préfet de délit de menace de mort, infraction prévue et punie par les dispositions de l’article 282 et suivant du code pénal guinéen. Le collectif des organisations de défense des droits de l’homme condamne avec la dernière énergie ces propos incendiaires de la part d’une autorité censée être la référence dans sa zone administrative.

En conséquence, nous invitons le Procureur de la République près le Tribunal de première Instance de N’zérékoré d’engager une poursuite judiciaire contre le préfet afin qu’il réponde de ses actes dans l’intérêt du maintien de l’ordre public ;

Le collectif n’exclut pas une éventuelle plainte contre l’Etat du fait de son préposé, Prefet de N’Zérékoré, devant la Cour de Justice de la CEDEAO.

Fait à N’Zérékoré le 29 Février 2020

Le Collectif des Organisation de Défense des Droit de l’Homme.