Tension à N’Zérékoré : les femmes de nouveau chez le patriarche !

Après leur première rencontre la semaine dernière avec le patriarche, les personnes des détenues de Kankan ont à nouveau assiégé le domicile du doyen des sages de N’Zérékoré, Molou Holomo Hazaly Zogbélèmou sis au quartier Bellevue. Selon les femmes, le patriarche,  aurait pris un engagement de s’impliquer afin que  les-leurs puissent recouvrer leur liberté pendant près d’une semaine. Mais, à date, rien n’a été. C’est pourquoi, elles seraient venues assiéger le domicile du patriarche pour exiger d’avoir gain de cause.

Mme détenue depuis l’interpellation de son époux
Mme détenue depuis l’interpellation de son époux

Selon, la dame qui s’est fait appeler Mme détenue depuis l’interpellation de son époux, « depuis qu’on a  arrêté mon mari, je m’appelle madame détenu. Nous sommes venues à nouveau chez  notre papa qui est le papa de N’Zérékoré. Nous n’avons pas de gourdin, de marchette, ou de lance-pierres pour revendiquer la libération de nos époux, on n’a pas autre moyen que ça. Quand nous sommes venues pour la première fois, il nous a dit de l’attendre deux jours après, on va passer prendre la bonne nouvelle. Nous avons fait une semaine, jusqu’à présent,  on ne voit pas nos maris ni  nos enfants. C’est pourquoi nous sommes encore là ce matin pour lui plaider.» a-t-elle expliqué.

Très déterminée plus qu’hier, les personnes des détenues de la maison centrale de Kankan qui avaient absenté le patriarche, disent n’avoir quitté au domicile du patriarche si et seulement si elles verront les-leurs en liberté. « Nous sommes-là aujourd’hui jusqu’à ce que nous voyons nos maris. Notre papa est là, c’est lui qui doit envoyer ses enfants (nos époux et nos enfants). Nous allons rester là pour  laver ses habits. C’est tout ce qu’ils veulent jusqu’à le jour où il va envoyer ses enfants, ça sera le jour où  nous allons  partir  à la maison. Aujourd’hui, on n’a pas les moyens, on n’a pas de mangés. Ma fille devrait faire le BAC mais son papa n’est pas là, à cause du manque de moyen, elle a été renvoyé de l’école,  ma fille n’a pas pu faire le BAC cette année.» a-t-elle martelé.

Pour l’heure, les membres du bureau  des sages de N’Zérékoré et le patriarche tentent à nouveau de convaincre les  dames  enfin celles-ci puissent rentrer à domicile mais en vain. Il reste à savoir si cet appel qui serait le maillot de la réconciliation et de la consolidation de paix en N’Zérékoré, à l’image de celle Koyamah(Macenta), Kankan et Beyla,  sera entendu par qui de droit.

A suivre !

 

De N’Zérékoré, Bruno Lamah pour guineeplus.net