VBG à N’Zérékoré : plus de 300 cas enregistrés dans la région en 2021 (Inspecteur)

N'Zérékoré

Les violences basées  sur le genre(VBG) continuent  de prendre de l’ampleur dans la région administrative de Nzérékoré. Interrogé ce lundi 31 janvier, l’Inspecteur régional de la promotion féminine,  de l’enfance, des personnes vulnérables de la région administrative de N’Zérékoré, a indiqué dans son rapport de 2021, plus de 300 cas de VBG enregistré dans sa région. Selon M. Therno Alseny Souaré, Inspecteur régional de la promotion féminine,  de l’enfance, des personnes vulnérables de la région administrative de N’Zérékoré, dira que Cette année son service a enregistré <<  Organisation réunion annuelle 2020 de restructuration (Orientation des points focaux VBG sur le fonctionnement, les attributions et la composition de la coordination, collecte des données); Renouvellement du Bureau exécutif avec 8 membres; Organisation de la 1ère réunion 2021 de la coordination. Pour ce cas de VBG, nous avons conduit 12 cas de mutilation génitale à la justice qui ont été interpellés, jugés et condamné à fonction de leur forfaiture. Quand nous prenons les cas de viols simples au niveau de la région administrative de N’Zérékoré, nous avons reçu 68 cas répartis entre les 6 préfectures  que la compose la région de N’Zérékoré. Pour le cas de viols collectifs, nous avons enregistré 13 cas. Pour les cas de violences physiques, nous avons enregistré 45 cas. Si nous prenons par exemple au menace de mort, nous avons enregistré 20 cas qui ont été répertoriés pour la région administrative de N’Zérékoré, où on a essayé le peu qu’il soit de travailler avec l’Office à la protection genre enfance et mœurs et la brigade spéciale de la protection de personnes vulnérables en collaboration avec la justice pour pouvoir non seulement interpellé les acteurs et les  mettre aux arrêts. Et nous prenons par rapport aux abandons d’enfants, nous avons enregistré 14 cas. Et par rapport au proxénétisme, on a eu au-moins, 3 cas. La prostitution est condamnée en république de Guinée. Même si elle est pratiquée et les gens n’en parlent pas mais c’est condamné. Et par rapport au mariage des enfants, nous avons enregistré 19 cas. Et par rapport aux mineurs en conflits avec la loi au niveau de la région administrative de N’Zérékoré. Nous avons enregistré 63 cas qui sont des cas d’infraction mineure. Et quand nous prenons par rapport à l’abus de confiance, nous avons eu 11 cas. Et par rapport aux violences conjugales, nous avons 27 cas pour la région administrative de N’Zérékoré. Et nous prenons l’escroquerie, nous avons enregistré 4 cas. Pour ce qui est des tentatives de viols, nous avons recensé 23 cas. Et sur les cas de viols  nous nous sommes orientés vers la justice 45 qui est actuellement à l’ouverture. Donc voilà les différentes activités que nous avons réalisées  cette année.

Parlant sur les Difficultés rencontrées au cours de cette année, l’Inspecteur régional de la promotion féminine,  de l’enfance, des personnes vulnérables de la région administrative de N’Zérékoré, Therno Alseny Souaré dira que : « Les pesanteurs socioculturelles; L’affaiblissement du rôle de la famille en tant que régulatrice des tensions sociales (insuffisance de dialogue entre tuteurs, parents et enfants, d’une part et de l’autre entre les différentes communautés) ; La paupérisation des populations (la pauvreté, la taille élevée des ménages, la promiscuité de l’habitat, le chômage etc……); L’ignorance des VBG et de leurs conséquences ; la faible application des lois réprimant les actes de violences; les difficultés pour la plupart des femmes d’avoir accès à des informations et à une protection juridique ; les crises et  conflits armés (conflits en Sierra Leone, Libéria et la Côte d’Ivoire) ; l’indiscipline de certains agents des  Forces de Défense et de sécurité lors des troubles socio (économique et politique); les effets pervers de certains médias et NTIC ; L’abus de la consommation de l’alcool, et la consommation de la drogue, et autres stupéfiants ; la déscolarisation prématurée des filles ; la faible connaissance des textes de lois sur les violences ».

Pour change la donne cette année 2022, l’inspecteur régional  compte « Mettre en place les coordinations Préfectorales VBG;  Tenir les réunions de coordination régionale trimestrielle et mensuelle au niveau de chaque Préfecture; Exécuter le contenu des Plans d’action;  Signer la décision relative à la mise en place de la coordination par Monsieur le  Gouverneur; Renforcer les capacités institutionnelles des instances de la coordination. Harmoniser les fiches de collecte ou rapportage des données »

Bruno LAMAH