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Sous l’impulsion de deux salariées d’Atlantic Records, artistes et maison de disques appellent à une journée de pause contre le racisme et les violences policières.

#TheShowMustBePaused. Ce hashtag – sorte de contre-pied à l’adage “Show Must Go On” -, est apparu au cours du week-end sur les réseaux sociaux et a été relayé par les comptes officiels de nombreux artistes et de maisons de disques en réaction aux morts de “George Floyd, Breonna Taylor, Ahmaud Arbery et d’autres citoyens noirs par les mains de la police”. Il appelle à un grand blackout, ce mardi 2 mai, afin de prendre du recul et de réfléchir au fait que “le spectacle ne peut pas continuer, alors que les gens de notre communauté sont chassés et tués”, écrivent Brianna Agyemang (de l’agence de management Platoon) et Jamila Thomas (salariée du label Atlantic Records), à l’origine de cette initiative.

“Il est temps de s’organiser”

Dans le communiqué qui accompagne cette injonction à une prise de conscience générale, et tandis que les Etats-Unis sont en proie à des mobilisations de grande ampleur, entre marches pacifiques et scènes d’émeutes et de pillages, Agyemang et Thomas, deux femmes noires, expliquent que ce “Blackout Tuesday” est “une initiative créée par deux femmes noires venues de l’industrie musicale, en réaction aux inégalités et au racisme ancestral, qui existent aussi bien dans les salles de réunion qu’au coin de la rue (…) Nous ne continuerons pas à faire tourner l’industrie sans égard à la vie des noirs”.

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Si les grandes majors (Warner, Sony, Universal) se sont jointes au mouvement, certains artistes ont emboîté le pas en publiant à leur tour des communiqués, manifestant leur soutien à la cause. Parmi eux, le groupe IDLES, les Strokes ou encore Kendrick Lamar, qui a passé en noir les photos de profil de ses comptes. En France, des festivals comme Rock en Seine et des salles de concerts comme Lafayette Anticipations suivent également le mouvement.

Par LesInrocks

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