Advertisements

Alors que l’inter centrale syndicale CNTG-USTG poursuit sa grève générale illimitée déclenchée hier lundi 15 février 2016, d’autres entités non les moindre sont entrées aussi en action : il s’agit des universités privées qui battent le pavé en allant en grève pour exiger de l’Etat, le paiement de deux ans de redevances chiffrées à plus de 100 milliards de francs guinéens.

Cette deuxième journée de grève syndicale en Guinée, la situation reste tendue entre syndicalistes et gouvernement. Puisqu’apparemment, les autorités se montrent de plus en plus inflexibles notamment autour du point relatif à la baisse du prix du carburant à la pompe. Du coup, le syndicat dénonce les manœuvres du pouvoir qui semble joué à l’usure du temps pour estomper la grogne sociale plutôt que de répondre favorablement à la requête des grévistes.

Dans la foulée, les universités privées ont aussi décidé d’entrer en action. Les fondateurs de ces institutions d’enseignement supérieur exigent le paiement de deux ans de redevance. Ils sont en moyenne, 40 mille étudiants boursiers de l’Etat qui évoluent dans ces universités privées.

Advertisements

A la veille, la fédération syndicale autonome des Banques, Assurances et Micro finance de Guinée (FESABAG) a dans un communiqué  regretté et dénoncé  l’utilisation de la force en violation estime-t-elle, des lois de la République et des conventions internationales pour empêcher l’expression de la liberté syndicale au sein de nos structures.

« nous avons assistés à l’ouverture forcée de nos banques par le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) Monsieur Lounceny NABE, accompagné de son vice-gouverneur Monsieur Gomou, d’autres cadres de son cabinet et extraordinairement avec Monsieur Yéro Baldé, actuel ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique et cela avec l’appui d’un lourd contingent d’hommes en uniformes armés » regrette la FESABAG.

Selon un leader syndical joint ce mardi  matin par notre rédaction, des démarches sont en cours pour relancer les négociations avec le gouvernement en vue de trouver des solutions idoines à la crise.

Dans les rues de Conakry, les activités restent encore paralysées dans plusieurs endroits de la capitale guinéenne.

Boubacar DIALLO