Luis Fernandez est en mauvaise posture. (Reuters)
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Luis Fernandez n’y arrive pas, mais alors pas du tout avec sa sélection de Guinée. Après trois matches éliminatoires pour la CAN 2017, dans un groupe pourtant (très) facile, les Guinéens sont au bord du précipice.

Au cas où vous l’auriez oublié, ce qu’on vous pardonnerait aisément, Luis Fernandez est sélectionneur de la Guinée. Dépêchez-vous de s’intéresser à son cas, car ça pourrait ne plus durer très longtemps… Après trois journées dans son groupe des éliminatoires de la CAN 2017, les Guinéens occupent en effet la quatrième et dernière place du groupe L avec deux petits points, à égalité avec le Malawi, contre lequel ils ont concédé vendredi un 0-0 à domicile. Et surtout, ils pointent à trois longueurs du Zimbabwe et du Swaziland.

Quand on sait que seule la première place sera qualificative, l’équation devient assez simple, ou plutôt très compliquée: si le Sily s’incline mardi au Malawi, il sera d’ores et déjà éliminé. “Je suis vraiment très déçu, a concédé l’entraîneur français en conférence de presse. L’équipe a pourtant réussi une première période remarquable, on a dominé. Mais cette émotion que les garçons avaient de rejouer à Conakry, elle a certainement beaucoup pesé dans les jambes. Ils étaient tendus, moins libérés qu’avant.”

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Les supporters ne se sont pas gênés

Les résultats du passé se résumant à un revers contre le Swaziland (1-2) et un nul au Zimbabwe (1-1), on peine à imaginer cette libération des joueurs guinéens… Mais en effet, c’était le retour de l’équipe nationale à Conakry, après deux ans d’interdiction à cause du virus Ebola. Énormément de spectateurs sont restés en dehors d’un stade comble, et les supporters ne se sont pas gênés pour manifester leur mécontentement (à en croire L’Equipe). “Comme les joueurs attendaient ce moment avec impatience, leur moral a été un peu déstabilisé”, reprend Luis Fernandez en conférence de presse.

Le terrain n’était pas en bon état…

“Le terrain n’était pas non plus en bon état… Mais rien n’est encore perdu, on est toujours en course pour se qualifier. On va réussir l’exploit ! On espère gagner mardi au Malawi, et puis après il y aura encore deux autres matches… Je suis toujours confiant.” Lui qui espérait poursuivre jusqu’après la CAN doit donc se rabattre sur quelque chose d’un peu plus urgent. Après tout, il se voulait prémonitoire au moment de la signature de son contrat (sur RMC): “C’est très compliqué en Afrique. Les équipes sont toujours motivées sur ces terrains, et on aura la pression du favori… Il ne faut jamais sous-estimer l’adversaire.”