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C’est une pilule difficile à avaler pour le Président Alpha CONDE et son gouvernement. Le régime de Conakry est secoué par plusieurs revendications simultanées.

Outre les syndicalistes qui exigent la baisse du prix du carburant à 3500 fg pour la COSATREG qui chapeaute une dizaine de centrales et 5000 fg pour la CNTG principale interlocutrice du gouvernement, les fondateurs d’universités privées étaient devant les journalistes ce mercredi 10 février 2016 à la maison de la presse. A leur tête honorable Dr. Ousmane KABA fondateur de l’université Koffi Annan l’une des plus grandes du pays. Ces universités réclament :

  1. Le payement intégral dans l’immédiat des arriérés des prestations de service rendues depuis 2014;
  2. Diligenter la signature des contrats pour les étudiants contrôlés physiquement;
  3. Le payement du premier semestre de l’année universitaire 2015-2016;
  4. Le contrôle et la stabilisation des effectifs enrôlés en première année 2015-2016 pour la finalisation rapide de leur contrat
  5. L’abandon systématique des payements fractionnés et discriminatoires;
  6. Et la reconnaissance de la place et du rôle des IPES dans ses missions de formation de cadres compétents et compétitifs ainsi que d’absorption des bacheliers.

Dans la foulée, les enseignants contractuels ont décidé d’entrer en grève pour réclamer leur prise en charge par l’Etat. Autant de revendications dans un contexte économique morose. Comment le gouvernement YOULA parviendra-t-il à gérer cette grogne généralisée?

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En attendant, certaines entités commencent à s’impatienter. Ces derniers jours, plusieurs établissements publics ont connu des pertubations. Des élèves ont manifesté pour réclamer leurs professeurs dont la plupart sont des enseignants contractuels, actuellement en grève.

Boubacar DIALLO