Gouvernance : Cette décision du Premier Ministre YOULA, qui provoque des grincements de dents !
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C’est l’une des décisions majeures prises par le Premier Ministre Mamadi YOULA depuis son arrivée à la primature en décembre dernier. Il s’agit d’un arrêté  rendu public, ce lundi 11 avril 2016  interdisant l’exportation par voies terrestres de l’acajou.

La décision vise apprend-t-on à réguler les transactions de cette denrée agricole très prisée actuellement.

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Dans la même soirée, sur le plateau de la télévision nationale, le Ministre du commerce Marc YOMBOUNO et le Directeur Général de la douane nationale, le général Toumany SANGRARE, se sont succédés pour conforter la décision prise par le chef du gouvernement. Tout en martelant qu’elle sera vigoureusement appliquée sur le terrain. Ils ont tous les deux, exprimé leurs engagements à faire appliquer à la lettre, la décision gouvernementale, qui, indiquent-ils, entre en droite ligne dans le processus du maintient de l’équilibre de la balance commerciale du pays.

Selon le ministre du commerce, la cessation de l’exportation de la noix d’acajou par la voie terrestre pourrai conforter l’économie guinéenne et soutenir la balance commerciale. « On aura des statistiques fiables, on sera bien positionné au niveau des organisations internationales, nos services pourront remonter des informations à l’organisation mondiale du commerce », dira Marc Yombouno.

Déjà, au sein de l’opinion publique, des voix s’élèvent pour dénoncer la mesure gouvernementale. « Dans une économie de marché, la concurrence est l’une des voies sûre des échanges. Il faut laisser les paysans écouler leurs produits dans des conditions qui leur sont favorables. L’Etat fixe le prix à 5 mille francs guinéens, six fois moins que les prix pratiqués dans certains pays de la sous-région. Comment voulez-vous qu’un agriculteur vende son produit à 5 mille alors qu’il a la possibilité de l’écouler à 30 ou 45 mille francs guinéens, la même quantité dans la sous-région ! J’ai l’impression que les autorités veulent encourager la contrebande. Donc, il faut souvent tenir compte d’un certain nombre de critères pour prendre des décisions » fustige un citoyen qui semble s’y connaitre.

A préciser que les autorités déclarent que « tout engin pris en transportant cette denrée, sera arraisonné et mis à la vente aux enchères ».

Boubacar DIALLO