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Selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni), la campagne électorale s’arrête ce vendredi à minuit. Dans la région minière du nord-est du pays, chaque voix compte et chaque candidat tente de persuader ses électeurs à sa manière. Les deux partis politiques parmi les plus importants, le RPG et l’UFDG, développent chacun leur stratégie. Reportage.

Au siège d’une radio locale, le candidat du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) pour la mairie de Boké participe à une émission politique. Dernière ligne droite avant la fin de la campagne pour convaincre son électorat de soutenir le parti présidentiel.

Pour se faire, Mamadouba Tawel Camara revient sur les récentes manifestations où des jeunes mécontents ont mis à sac les locaux de plusieurs institutions de sa ville : « Boké est zone minière où la population des demandeurs d’emploi ne fait qu’augmenter. Et voir aujourd’hui [d’un côté] la société minière et que de l’autre côté la jeunesse n’a pas d’emploi, ça fait un problème. Et si le siège du RPG a été saccagé, c’est à la base à cause du comportement de certains dirigeants de parti. »

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De leur côté, les candidats de l’ Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le principal parti de l’opposition, développent une autre stratégie électorale : ils ont convié le président du parti, Cellou Dalein Diallo : « Aujourd’hui, il y a un grand défi qui vous attend », a lancé ce dernier à la foule.

En meeting dans la ville minière de Kamsar, le président de l‘UFDG pense déjà à une autre élection : « Les partis souhaitent vraiment gagner ces élections locales parce que, lorsque vous avez pour un parti un réseau d’élus locaux solide, c’est très facile d’aller à la conquête du pouvoir exécutif, ou même du pouvoir législatif. »

D’ici là, les habitants des 342 communes guinéennes sont appelés aux urnes ce dimanche.

 

PAR RFI