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Guinée: A Conakry, le dialogue politique national n’a pas démarré sous de bons auspices. Lundi, le parti d’Alpha Condé et ses alliés ont quitté la table des négociations. Toutefois, un appel venu ”d’en haut” leur a fait changer d’avis.

“On a boudé parce qu’on ne peut pas être à la fois autour de la table et dans la rue. Ils (les opposants) n’ont qu’à choisir entre la rue et le dialogue”, a expliqué Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire de la Mouvance présidentielle, avant le retour de ses hommes au dialogue.

Amadou Damaro Camara avait pourtant donné le ton lors d’une séance précédente de ce dialogue. Le meneur de la Mouvance présidentielle avait menacé de ne pas s’asseoir à la table de négociation si l’opposition reprenait ses actions de la rue. Et depuis le 16 juillet, une fraction de l’opposition menée par le chef de file Cellou Dalein Diallo anime des meetings en vue d’une “grande marche” contre le pouvoir d’Alpha Condé.

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A travers ces manifestations, le chef de file de l’opposition dénonce la mal-gouvernance et “le refus” du pouvoir d’organiser les élections communales et locales qui ont déjà fait l’objet de plusieurs reports.

“Nous ne pouvons pas être autour de la table pendant qu’eux, ils sont dans la rue. C’est impossible… Mais nous allons leur accorder une seconde chance”, a finalement indiqué Amadou Damaro Camara.

Reparti ce lundi sous les auspices du ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, le dialogue politique national pourrait durer plusieurs jours. Les acteurs politiques vont surtout discuter de l’application des dispositions prises lors des dialogues précédents et notamment des conclusions de l’accord du 12 octobre 2016 qui prévoyait, entre autres, l’organisation des élections locales et communales courant 2017.

L’autre point de discussion est la nouvelle loi sur la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Celle-ci a longtemps divisé les acteurs politiques guinéens, a été mi-validée et mi-invalidée par la Cour constitutionnelle.

Lors du Conseil des ministres du 13 juillet dernier, Alpha Condé a demandé à son gouvernement d’assurer un suivi de la mise en forme du Code électoral au niveau de l’Assemblée nationale conformément à l’arrêt de la Cour constitutionnelle afin de finaliser les formalités de promulgation.