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La croissance économique de la Guinée s’est située autour de 9% en moyenne en 2017, soit respectivement pour les deux dernières années, 10,5% en 2016 et 8,2% pour l’année 2017, selon une note d’information du ministère de l’Economie et des finances, publiée lundi.

Selon cette information économique, cette situation prouve que la Guinée a connu une croissance forte ces dernières années, malgré certaines difficultés d’ordre politique et sociale ayant forment entravé l’activité économique dans le pays.

Cette croissance économique de la Guinée fait suite aussi à la conclusion récente d’un accord relatif à la première revue du programme de facilité élargie de crédits (FEC) entre les services du Fonds monétaire international (FMI) et la Guinée.

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Pour Mme Malado Kaba, ministre de l’économie et des finances du pays, après Conakry, la délégation guinéenne a poursuivi les discussions à Washington au cours des Assemblées de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM).

Au terme des discussions, plusieurs aspects ont été soulignés quant à la l’état de l’économie guinéenne.

Il s’agit de la croissance forte de 9% qui constitue un socle important au renforcement du cadre macroéconomique que la Guinée recherche.

Toutefois, la ministre de l’économie a mentionné que cette croissance doit aussi être “partagée et durable telle qu’ambitionnée dans le cadre du Plan national de développement économique et social (PNDES)” pour améliorer les conditions de vie de nos populations.

“Le taux d’inflation s’est établi, en moyenne, à 8,9% au cours de l’année 2017, restant en deçà des deux chiffres mais en légère hausse”, a dit Madame Malado Kaba, avant d’ajouter que pour “maintenir un niveau d’inflation modérée, les deux parties (FMI et la Guinée) ont convergé sur la nécessité d’accentuer l’accumulation des réserves de change et de poursuivre une politique monétaire prudente”.

Par ailleurs, la ministre de l’économie a estimé que “l’exécution du programme FEC a été en revanche mitigée, car si la gestion monétaire et du taux de change s’est avérée satisfaisante, la gestion budgétaire a connu une performance en deçà” des objectifs du programme.

Et pour cause dit-elle, la gestion budgétaire s’est traduite par un déficit de base de 1,1% du PIB (Produit intérieur brut) résultant de moins-values de recettes importantes et de dépenses exécutées au-delà des niveaux prévus.

“Cette exécution mitigée reflète également la nécessité de prendre des mesures courageuses et surtout inévitables dans des secteurs tels que celui de l’énergie ou pétrolier”, a noté la ministre de l’économie et des finances dans la note d’information.

Face à cette situation, le government guinéen à travers le ministère de l’économie prévoit déjà un paquet de mesures correctives, dont la réduction progressive des subventions au secteur de l’énergie, la mobilisation de nouvelles recettes budgétaires et la qualification des dépenses publiques.

La ministre Kaba a rassuré en affirmant que l’Etat poursuivra les actions visant à renforcer l’attrait de notre pays vis-à-vis des investisseurs privés

“Le combat du développement et la lutte contre la pauvreté exigent les meilleurs efforts et la contribution de tous”, a conclu Mme la ministre de l’économie et des finances.

 

PAR Xinhua