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Apparu très détendu devant la presse en fin de semaine dernière, le directeur guinéen des impôts s’est exprimé sur la question des vignettes, sujet brulant au cœur de l’actualité, puis, sur des réformes de toute nature. Le responsable a annoncé des mesures draconiennes contre ceux qui n’ont pas payé les vignettes. Afin d’encourager les forces de police dans cette tâche, elles bénéficieront de 25% de la valeur pénale pour chaque vignette vendue.

Le patron de la direction nationale guinéenne des impôts (DNI), Aboubacar Makissa Camara, a annoncé que son département allait durcir le ton face aux utilisateurs de véhicules qui n’ont pas payé leurs vignettes. N’ayant pas voulu laisser trainer les rumeurs, il s’est présenté à la presse en fin de semaine dernière afin d’éclaircir les multiples questions concernant les réformes fiscales et particulièrement en relation avec les vignettes.

Le responsable a averti que des mesures strictes sont prises par le département ministériel de tutelle et les services des impôts, en collaboration avec les forces de sécurité du pays, dans le but de contraindre ceux qui n’ont pas encore acheté leurs vignettes, de le faire. Ainsi, la DNI a identifié plusieurs points de contrôle afin de mieux exercer sa pression.

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A ces points, les agents des impôts fortement mobilisés vendront les vignettes aux personnes réfractaires traquées par la police. Afin d’encourager les forces de police dans cette tâche, des dispositions ont été prises. Elles bénéficieront de 25% de la valeur pénale pour chaque vignette vendue, sachant que ceux qui n’aurait pas fait l’achat à la fin du délai accordé (vendredi 20 juillet 2017, ndlr), seraient frappés d’une pénalité représentant 25% de la valeur de la vignette.

Saisissant l’occasion de ce point de presse, Aboubacar Makissa Camara, a aussi démenti la rumeur selon laquelle ses services n’auraient écoulé que 9.000 vignettes au total. Selon lui, à la date du point de presse, 119.000 vignettes ont été vendues depuis le début de l’opération le 29 mars 2017 pour une recette totale de 30 milliards de francs guinéens. Il s’agit d’après le premier responsable de la DNI, d’un chiffre record pour ses services, lequel se justifie par le mécanisme mis en place qui consiste à confier la vente des vignettes aux opérateurs mobile (Orange money) et bancaires.

D’importantes recettes attendues

Avec la politique de vente des vignettes au titre de la Taxe Unique sur les Véhicules (TUV), les autorités guinéennes s’attendent à générer beaucoup de recettes. Déjà les vignettes coûtent entre 50.000 francs guinéens et 3.000.000 de francs guinéens, le tout dépendant de la catégorie de l’engin. Selon la presse guinéenne, sur la ligne budgétaire 2015-2016, les vignettes représentaient entre 10 et 15 milliards de francs guinéens. Pour cette année 2017, les recettes peuvent aller plus loin. Les valeurs de vignettes commandées sont estimées à 80 milliards de francs guinéens environ, à en croire le ministère guinéen du Budget.

Selon le patron de la DNI, les autorités ont prévu près de 300 millions de francs guinéens pour couvrir les frais de vente, lequel montant qui sera réparti au prorata de vignettes vendues par chaque opérateur. Par ailleurs, lors de son point de presse, le responsable a aussi annoncé que plus de 100 millions de rétrocession, seront versés à chacune des préfectures et le chiffre devrait évoluer en fonction du nombre de vignette vendues. Une mesure qui est destinée à encourager les citoyens dans l’achat des vignettes en les rassurant de l’utilité directe des recettes.

 

Source: Afrique La Tribune