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En Guinée, le directeur général de l’Office guinéen de publicité (Ogp), Paul Moussa Diawara, a répondu aux plaintes formulées par l’Union nationale des agences et régies publicitaires de Guinée (Unarp-Gui). Il a réagi à la dernière déclaration faite par cette organisation professionnelle.

Sur l’augmentation du montant de la licence de publicité, Paul Moussa Diawara réitère la décision prise par le conseil d’administration de l’Ogp réuni en janvier dernier. La licence passe donc de 20 millions à 40 millions de francs guinéens (GNF), soit environ 4 500 $. Le Dg de l’Ogp justifie cette hausse par les charges de la société d’Etat.

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« Depuis 7 ans, le prix de la licence n’a pas bougé, pourtant de lourdes charges pèsent sur l’entreprise. Nous avons ouvert des agences dans les 5 communes de Conakry et dans les régions administratives. Le personnel est passé de 18 à 150 aujourd’hui, ensuite il y a les redevances et taxes que nous payons à l’Etat. Au regard de tout cet engagement, je trouve raisonnable ce prix de licence à 40 millions. Ces responsables d’agences nous font un mauvais procès », explique Paul Moussa Diawara. Selon lui, la licence de publicité sera d’un apport non négligeable dans les recettes 2017 de l’Ogp, arrêtées à 25 571 500 000 GNF, soit environ 2,71 millions $.

Paul Moussa Diawara répond aussi à la plainte formulée par l’Unarp-Gui qui revendique une place au sein du conseil d’administration de l’Ogp. « C’est moi qui me suis battu pour qu’ils aient une place, mais la loi ne le prévoit pas. Qu’ils soient dans le conseil ou pas je suis leur interlocuteur direct », indique le Dg.

Un bras de fer s’annonce donc. En effet, les patrons des agences-conseil et des régies publicitaires ont annoncé un sit-in ce 6 mars 2017 devant le siège de l’Ogp à Conakry. Paul Moussa Diawara prévient néanmoins que l’Ogp ne reculera pas.

Source: Agence Ecofin