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Après plus de dix ans de reports successifs des scrutins locaux, la Guinée va finalement élire ses maires début février. Des élus qui remplaceront les délégations spéciales à la tête des communes installées depuis l’arrivée au pouvoir du président Alpha Condé. Ce scrutin sera très disputé parce que, pour une fois, les candidatures indépendantes sont autorisées.

Les Guinéens, après 12 ans d’attente, iront aux urnes le 4 février prochain pour élire enfin les conseillers municipaux dans 342 circonscriptions électorales que compte le pays. C’est à cela que s’attelle désormais la Commission électorale nationale indépendante de Me Salifou Kébé : « Aujourd’hui, je suis pratiquement en train de finaliser mes impressions de cartes d’électeurs et les listes électorales, donc je peux vous dire qu’en ce qui concerne les préparatifs, elles vont bon train. »

Et la Céni compte bien tout faire pour éviter une contestation des résultats : « Nous allons faire ce qui doit être fait pour une élection, c’est-à-dire associer toutes les parties prenantes à toutes les activités que nous menons sur le terrain. Comme ça, nous sommes sûrs que les résultats qui viendront seront des résultats acceptés de tous. »

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La date-butoir du dépôt de candidature initialement prévue le 20 décembre a été repoussée d’une semaine à cause des difficultés de désordres administratifs, financiers et même des difficultés internes dans certains partis politiques qui ont empêché les candidats de réunir à temps tous les documents exigés.

« Tout cela fait que nous avons une carence de candidatures, et sans candidature il n’y a pas d’élection. Mais la Céni est là pour régler les problèmes parce qu’une élection s’organise et une organisation ne va pas sans problèmes, c’est un ensemble de problèmes résolus qui aboutit a un résultat, donc nous aboutirons forcément le 4 février à un résultat probant », ajoute Me Salifou Kébé.

Si tout va bien, la campagne électorale démarrera le 20 janvier pour ce scrutin très attendu.

 

Par RFI