Opposition guinéene
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Pas de lune de miel entre le gouvernement et l’opposition en Guinée. Les deux parties étaient censées se retrouver vendredi 15 juillet pour ouvrir un dialogue afin de sortir le pays d’une crise qui perdure depuis 2010. Mais elles n’arrivent pas à accorder leurs violons pour organiser des élections communales et locales. Les dernières remontent à 2005. L’opposition dénonce aussi la corruption, l’insécurité et l’injustice.

En lieu et place d’un dialogue entre pouvoir et opposition, cette dernière a brillé par son absence vendredi. Et pour cause, explique Aboubacar Sylla, porte-parole de l’opposition :

« Nous avons été quasiment convoqués, et non invités par les autorités, à participer à une réunion de relance du dialogue. Nous avons reçu un courrier aussi vague que discourtois. Nous avons dit que conformément aux dialogues passés, nous nous sommes dit que ce quatrième dialogue auquel on nous appelle, risque d’être un dialogue de plus. »

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Le porte-parole du gouvernement Albert Damantang Camara rejette ces accusations et doute de la volonté de l’opposition de vouloir d’un dialogue pour sortir de la crise : « Je crois que l’argument évoqué par l’opposition témoigne d’une absence de volonté de réellement dialoguer, et c’est assez dommage », tranche-t-il.

Un boulanger qui les a roulés dans la farine

Puisqu’elle estime que dans le camp d’en face, il y a un boulanger qui les a toujours roulés dans la farine, l’opposition exige des garanties formelles avant de retourner à la table des négociations. Sinon, c’est la rue, prévient-elle.

« Nous voulons qu’un cadre de dialogue bien défini se mette en place avec un ordre du jour convenu pour que nous puissions envisager d’y aller, étant donné que c’est le président de la République qui est le premier à violer les accords politiques en Guinée. Alors, il faudrait un engagement ferme du président de la République lui-même à respecter et à faire respecter ici les conclusions de l’accord », estime Sylla.

Réplique du gouvernement : « Je crois que les garanties, on les donne lorsqu’on fait preuve de bonne volonté et lorsque l’on se présente pour au moins exprimer ses préoccupations », considère Camara.