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Après sept années de longue attente, Salifou Kébé, président la commission électorale guinéenne, vient enfin de trouver une nouvelle date pour la lente des élections locales. Les Guinéens pourront alors élire leurs Conseils municipaux à la date du 4 février 2018, d’autant plus que le financement nécessaire a également été bouclé.

Salifou Kébé, promet des élections locales pour le 4 février

Le président de la commission électorale guinéenne, Salifou Kébé, a fait savoir que les élections locales se tiendront le 4 février 2018.  L‘annonce a, en effet, été faite lundi après trois jours de concertation qui ont réuni les partis politiques, société civile et commission. Longtemps rejetées pour des soucis de financement, lesdites élections pourront enfin se tenir dans la mesure où le président de la Comission électorale nationale indépendante (Céni) a précisé que le gouvernement a fait la promesse de décaisser les 350 milliards de francs guinéens (35 millions d’euros) nécessaires pour organiser le scrutin. Même si « aux dernières nouvelles, l’argent n’était pas dans les caisses de la Céni, mais les engagements ont été pris à un tel niveau que nous sommes convaincus que ça ne va pas être un empêchement pour nous »précise le président Kébé.

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Depuis plusieurs années, le peuple guinéen vit au rythme des reports. Ce qui a accentué un peu plus les tensions entre le gouvernement et l’opposition. « Nous n’allons pas accepter des excuses quant aux engagements qui ont été pris par la commission électorale devant nous. Si c’est pour faire le redécoupage électoral, la correction et l’édition des cartes d’électeurs, le délai est suffisant », a fait savoir Dansa Kourouma, président du Conseil national des organisations de la société civile.

Mais au-delà de la question du financement et des dates, les commissions locales chargées de comptabiliser les votes (CACV) doivent être présidées par des magistrats. Il en faudrait donc 343 magistrats, alors que la Guinée n’en compte que 200 disponibles. Un autre souci qui viendra à coup sûr remettre en cause la date du 4 février. Notons que le chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo ne cesse d’interpeller le président Alpha Condé quant à l’organisation de ces élections tant attendues.

 

Source: Afriquesur7