Des infirmiers se préparent à soigner des patients touchés par Ebola, en mars 2014 en Guinée. © AFP PHOTO / MEDECINS SANS FRONTIERES
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Ce lundi 13 juin, le procureur a requis dix-huit mois de prison ferme contre le principal accusé, membre de la Coordination nationale, et cinq ans de prison contre un employé du ministère de la Santé qui n’a pas assisté au procès.

Au total, 529 millions de francs guinéens, soit environ 60 000 euros ont été subtilisés.

C’est en octobre 2015, que la fédération des guérisseurs traditionnels a porté plainte pour n’avoir jamais reçu la formation promise sur les dangers liés à l’épidémie Ebola. Pourtant, le projet estimé à 529 millions de francs guinéens avait été validé et financé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

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Le Coordinateur national de la lutte contre l’épidémie, le Dr Sakoba Keita, ainsi que son adjoint avaient été entendus comme témoins. « La procédure régulière de financement n’a pas été respectée et les 500 millions ont disparu », a expliqué le procureur.

Avec 28 636 cas et 11 315 morts, selon un rapport de l’OMS publié en janvier dernier, l’épidémie d’Ebola en cours en Afrique de l’Ouest est la plus importante jamais enregistrée depuis l’identification de la maladie, en 1976.

Toujours au mois de janvier, 10 288 patients avaient été pris en charge par MSF depuis le début de l’épidémie, dont 5 226 cas confirmés et 2 478 survivants. Au moment du pic de l’épidémie, près de 4000 Médecins Sans Frontières étaient présents en Guinée, en Sierra Leone, et au Liberia, dont 325 expatriés internationaux.

Dès les premières semaines qui ont suivi l’apparition des cas en Guinée, courant mars 2014, Médecins Sans Frontières a démarré une intervention visant à prendre en charge les patients et à limiter la propagation de l’épidémie.