Les bénévoles de CESA ont contacté les autorités guinéennes, dans le cadre du projet d'installation d'un poste de santé et de la construction d'un forage. | DR
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Des missions et des projets solidaires. Tel est le leitmotiv de l’association Cornouaille enfance solidarité Afrique (Cesa). Quatre bénévoles sont rentrés, dimanche, de Guinée.

L’association Cornouaille enfance solidarité Afrique (Cesa) mène, tout au long de l’année, des missions humanitaires auprès de trois pays : la Guinée-Conakry, le Sénégal et Madagascar.

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Quatre bénévoles, Annick, Jérôme, Marie-Françoise et Yvon sont revenus, dimanche, d’une mission en Guinée, à Tinterba, dans le district de Farana.

Yves Le May, le président de Cesa, rappelle que près d’une quinzaine de membres de l’association partent régulièrement en mission pour finaliser des projets et superviser ensuite les avancées de chantiers : « Tout le monde peut choisir de partir en mission, en respectant les objectifs préalablement établis avec le conseil d’administration. Ce ne sont pas toujours les mêmes personnes. Chacun dans l’association a cette opportunité de faire quelque chose, sur place, s’il le désire. »

Implication des villageoises

Annick, Jérôme, Marie-Françoise et Yvon ont passé deux semaines, à Tinterba, afin de contacter les entreprises et les administrations locales, en lien avec un projet d’installation d’un poste de santé et la construction d’un forage, à 60 mètres.

« On devait obtenir des autorisations, notamment, au niveau du ministère de la santé de Farana. Les bénévoles ont également échangé avec la nouvelle association, ADSEVE, qui s’est créée sur place sous l’impulsion de Cesa et qui va mettre en place ce que nous allons financer, explique Yves Le May. Un collectif de femmes du village a aussi vu le jour. Elles sont une centaine à vouloir développer une pépinière et une activité de maraîchage afin de subvenir à leurs besoins. Elles feront pousser des tomates, des piments, des aubergines et des carottes. Elles seront encadrées par un technicien agricole. »

Le président se félicite aussi de la grande implication des habitants : « Ils veulent du changement, accéder à l’eau potable, bénéficier d’une alimentation correcte. Le chantier débutera fin 2018, en novembre ou décembre, et devrait durer un an. »

Une autre opération sera alors lancée afin de contrôler le déroulement du chantier. Cesa envisage ensuite de rénover ou construire une école neuve, dans le village. L’établissement actuel est en ruines. « Si on veut que les enfants aillent à l’école tous les jours, ils doivent être accueillis dans des bâtiments fonctionnels », estime Yves Le May.

Pratique : la prochaine assemblée générale de Cesa se déroulera lundi 5 mars, à 18 h, à la remise du moulin.

 

PAR OUESTFRANCE