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Le groupe minier anglo-australien Rio Tinto a affiché une perte nette de 866 millions de dollars en  2015 (767 millions d’euros). Sous  l’effet de la dégringolade des cours des matières premières et du ralentissement actuel de l’économie chinoise de nombreuses entreprises minières ont subi d’énormes pertes. Et, pour ne pas subir une dégradation de leurs notes de crédit auprès de grandes agences de notation, ces groupes miniers ont placé 2016 sous le sceau de la restriction des dépenses.

Rio Tinto prévoit dans cet ordre d’idée de mettre en œuvre des mesures proactives « pour réduire (ses) coûts d’exploitation d’un milliard de dollars de plus en 2016, avec un objectif supplémentaire d’un milliard de dollars pour 2017 ».

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Les conséquences des nouvelles mesures qui seront adoptées pourraient affecter l’évolution du projet Simandou Sud dans lequel le groupe détient une participation de 47%. En gros pourvoyeur de minerai, le groupe avait entrepris ce vaste projet d’extraction de minerai de fer auquel est intégré un grand projet d’infrastructures de transport.

Jeudi, en publiant ce résultat, le groupe a également annoncé  que cette perte nette a été creusée par une dépréciation d’1,8 milliard de dollars, principalement sur la mine de fer de Simandou, en Guinée. Ce projet en cours de développement devrait subir plus durement les effets de cette morosité si les prix du minerai de fer ne s’amélioraient pas.

En effet, ils ont chuté à  moins de 40 dollars la tonne, une dégringolade de 80% par rapport à 2011. Le chiffre d’affaires réalisé par l’entreprise avec ses minerais de fer a reculé de 51%, à 3,95 milliards de dollars.

Associé avec la Guinée (7,5%), Aluminum Corporation of China (“Chinalco”) (41%) et la Société financière internationale (SFI), membre du Groupe de la Banque mondiale, (4,6%), Le groupe minier anglo-australien devrait dans les prochains jours, donner des nouvelles du projet Simandou.

Stéphanie C. TOHON (Agence Ecofin)