Pétrole: Hyperdynamics va forer un deuxième puits d’exploration en Guinée
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Hyperdynamics Corporation va commencer son deuxième forage d’exploration au large de la côte guinéenne à partir d’avril 2017. Cet engagement fait suite à la signature, le 19 août, d’un protocole avec l’Etat guinéen relatif à l’extension du Contrat de partage de production d’hydrocarbures.

Ce protocole d’entente a été signé par l’Office national des pétroles (ONAP) de Guinée et le PDG d’Hyperdynamics Ray Léonard. Il entrevoit, entre autres, l’ouverture des négociations entre les deux parties sur certains points du contrat de partage à partir de septembre.

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Mais il souligne d’ores et déjà que la compagnie texane détiendra un intérêt de 100 % dans la Concession offshore de Guinée et que l’Etat guinéen accepte d’accorder une extension d’un an pour la période d’exploration. Une période qui va s’étendre jusqu’en septembre 2017.

Le gouvernement guinéen, qui tient toutefois à accélérer les recherches pétrolières, a obtenu de la compagnie américaine l’accord de verser la totalité ou le reliquat du budget total du forage estimé à 46 millions de dollars si le puits n’était pas foré.

Selon le gouvernement qui annonce l’existence de ce protocole d’entente, les travaux du forage dans les eaux maritimes guinéennes devraient commencer en avril 2017 pour une durée de 42 jours.

Il faut dire que l’annonce de ce deuxième forage sonne comme un tournant décisif dans la recherche et la promotion pétrolière en Guinée.

Bien que disposant d’une zone offshore couvrant 84.000 km², la Guinée attend toujours de savoir si son espace offshore renferme du pétrole.

Un premier forage réalisé par Hyperdynamics en février 2012 baptisé «Sabu 1» n’avait pas déterminé l’existence réelle de l’or noir.

Employant des termes vagues, le ministre des Mines et de la géologie d’alors, Mohamed Lamine Fofana, avait fait état de la découverte d’informations capitales indiquant que des résidus d’hydrocarbures ont transité par le bassin guinéen.

Ce puits avait coûté 122 millions de dollars au consortium qui était conduit par Hyperdynamics. L’entreprise avait annoncé un investissement supplémentaire de 30 millions de dollars dans des études sismiques en 3D sur un périmètre de 4.000 km² aux alentours de «Sabu 1» dans la perspective d’un deuxième forage.

Pour sa prochaine expédition, tout porte à croire que la compagnie basée au Texas devra l’effectuer en solo. Ses partenaires Dana Petroleum et Tullow Oil, qui avaient fait leur entrée dans le consortium en 2009, ont quitté le tour de table après le premier forage infructueux.

Rappelons que c’est en septembre 2006 que le gouvernement guinéen a signé avec SCS Corporation, filiale de l’américaine Hyperdynamics Corp, le contrat de partage de production d’hydrocarbures.

Ce contrat qui s’étendait sur tout l’offshore guinéen prévoyait notamment qu’en cas de découverte de pétrole, 75% des recettes pétrolières reviennent à l’entrepreneur afin de lui permettre de récupérer ses billes. Le reliquat, soit 15% de la production, devant être réparti selon les clés suivantes: de 0 à 2000 barils/j : 25% pour l’État guinéen et 75% pour SCS, de 2001 à 5000 barils : 30% pour la Guinée et 70% pour SCS; de 5001 à 100 000 barils : 40% pour la Guinée et 60% pour SCS, et enfin, pour plus de 100.000 barils par jour, 60% à la Guinée et 40% pour l’entreprise américaine.

La Guinée qui s’était rendue compte de son erreur en accordant l’exclusivité de sa zone offshore à une seule compagnie avait demandé et obtenu en 2010 un amendement du contrat de partage. La superficie de recherche d’Hyperdynamics était ramenée à 24.000 km².