Advertisements

Plus de 11 000 personnes en Guinée ont participé à un essai dirigé par l’OMS pour mettre au point le premier vaccin au monde contre la maladie à virus Ebola. Cet essai novateur, qui a pris fin en janvier 2016, a abouti à un vaccin très protecteur contre ce virus mortel. Le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS, s’est rendue dans certaines communautés ayant participé à l’essai dans la ville de Conakry. Voici le reportage.

1. Le Directeur général rend visite à des familles de participants à l’essai

Le Directeur général de l’OMS, le Dr Margaret Chan, a rendu visite à plusieurs familles ayant participé à l’essai du vaccin en Guinée. Elle les a remerciées de leur participation à cet essai sans précédent qui a permis d’obtenir le premier vaccin efficace au monde contre le virus Ebola. Elle a offert à ces communautés des sacs de riz en témoignage de la reconnaissance de l’OMS.

Advertisements

2. Sylla et sa famille élargie de quelque 70 personnes ont participé à l’essai

Aboubacar Sylla, 79 ans, a perdu 4 membres de sa famille au cours de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014–2015. Sa propre communauté s’est mise à éviter sa famille lorsqu’elle a été frappée par le virus dans la commune très peuplée de Dixinn Port, à Conakry. «Avant l’épidémie d’Ebola, tout le monde se parlait ici. Puis, soudain, nous n’avons plus été autorisés à quitter notre maison», se rappelle-t-il. Les gens ont arrêté d’utiliser la fontaine sur le terrain en face de leur maison, par peur de la contamination, et les enfants n’avaient plus le droit de franchir les limites de leur cour où ils jouaient auparavant.

Sylla et sa famille élargie de quelque 70 personnes ont participé à l’essai en Guinée dirigé par l’OMS. Celui-ci a duré de mars 2015 à janvier 2016 et a abouti à la mise au point du premier vaccin conférant une protection substantielle contre le virus Ebola.

Ici, Aboubacar Sylla tient en main son certificat de vaccination aux côté du Dr Margaret Chan, le Directeur général de l’OMS, qui a rendu visite à plusieurs familles de Conakry ayant participé à l’essai. Elle l’a remercié pour sa participation.

3. Une fois touchées par Ebola, les familles étaient stigmatisées

Sekou Minkailou (au centre), chef du district de Matam à Conakry, a collaboré étroitement avec l’équipe de l’OMS pour convaincre sa communauté de participer à l’essai. «Nous sommes vraiment heureux et soulagés que ce vaccin nous protège», déclare-t-il.

Dans le district de Matam, 10 personnes, dont un médecin, étaient déjà morts au cours de la flambée d’Ebola et les gens avaient peur de cette nouvelle maladie qu’ils n’avaient jamais vue dans leur pays. «Les gens avaient si peur qu’ils refusaient de suivre les conseils du Gouvernement et des agents de santé. Ils ne voulaient pas que la Croix-Rouge s’implique. Ils cachaient les corps des personnes mortes d’Ebola, à cause de l’horrible stigmatisation qui frappait chaque famille dès qu’elle était touchée.»

Sekou et ses collègues dans le bureau du district étaient souvent les premiers en contact avec les familles à l’annonce d’un nouveau cas.

LIRE LA SUITE SUR WHO.INT