La Guinée se console aux dépens de la Mauritanie
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Éliminée du CHAN 2018, la Guinée a terminé sur une bonne note en battant la Mauritanie (1-0), dimanche soir. Sur la pelouse du grand stade de Marrakech, le Sylli national a été plus réaliste face à des Mourabitoune volontaires, mais manquant cruellement d’expérience.

Terminer sur une note positive. C’est le petit lot de consolation avec lequel la Guinée est rentrée à la maison, au terme du Championnat d’Afrique des nations, Maroc 2018. Le Sylli national a remporté sa seule et unique victoire du tournoi, en disposant de la Mauritanie (1-0), dimanche à Marrakech. «Je suis satisfait des joueurs, parce qu’ils ont appliqué ce qu’on leur a demandé, a indiqué Ibrahima Sory, sélectionneur de la Guinée pour une soirée après le départ de Lappé Bangoura au lendemain de l’élimination de la Guinée. Ç’aurait été une honte pour les joueurs de rentrer à Conakry sans la moindre victoire. Ils ont montré aujourd’hui qu’ils n’étaient pas si mauvais que ça», a-t-il conclu, un sourire amer au bout des lèvres. Il faut dire que la rencontre a été d’un rythme consternant. Le but inscrit par Sory Sankhon (15e) a été l’une des seules éclaircies, même si les Mourabitoune n’ont pas démérité, mais ont surtout manqué d’expérience et de sang froid au moment de la finition. Ils terminent cette première participation avec trois défaites et 6 buts encaissés.

Entretien avec Corentin Martins, sélectionneur de la Mauritanie

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«L’objectif est désormais de se qualifier pour la première CAN de notre histoire»​

Après avoir qualifié la Mauritanie à son deuxième CHAN et fait un bond prodigieux de 100 places au classement FIFA en un an, Corentin Martins mène le renouveau de la sélection mauritanienne. Mais pour les Mourabitoune, trois défaites en autant de rencontres constituent la première leçon de la compétition de haut niveau. «Le Matin» est allé à sa rencontre avant le départ pour Nouakchott.

Le Matin : C’est finalement dur l’apprentissage du haut niveau ?
Corentin Martins : (Rires) Oui, très dur. Surtout pour les joueurs qui ne jouent jamais de compétitions internationales avec leurs clubs. Automatiquement, l’apprentissage se fait sur des matchs de haut niveau, comme on a fait sur les trois matchs au CHAN. On a eu plusieurs occasions, surtout lors des deux derniers matchs que l’on n’a pas su concrétiser. C’est ce genre d’expérience qui nous apprend le haut niveau.

Qu’est-ce qui est le plus rageant pour vous : le fait de ne pas avoir gagné ou celui de ne pas avoir marqué ?
Honnêtement, le fait de ne pas s’être qualifié pour le deuxième tour. Au premier match, on a été très timorés et on n’a pas réussi à jouer notre jeu. Sur les deux matchs suivants, je n’ai rien à reprocher aux joueurs, parce qu’ils sont allés de l’avant et ils ont essayé de marquer des buts. Mais on a manqué d’efficacité devant les buts.

Désormais, il y aura un petit temps de réflexion. Ensuite, vous vous remettrez au travail très vite ?
Effectivement, avec la sélection A, on est en pleine course pour la qualification à la CAN 2019. On va essayer de bien préparer les prochains matchs qui arrivent au mois de septembre, pour tenter de décrocher la première participation de la Mauritanie à la Coupe d’Afrique des nations.

Vous avez renouvelé votre bail en Mauritanie il y a un an. Vous pensez que cette élimination au CHAN menacera votre poste de sélectionneur ?
Ça fait 3 ans que je suis en Mauritanie. On a obtenu le meilleur classement FIFA de l’histoire du pays. Cela veut dire qu’il y a du bon travail qui est fait. On s’est qualifiés pour le deuxième CHAN en battant le Mali à Bamako pour la première fois dans les qualifications, ça a aussi de la valeur. On aurait voulu faire mieux que cette élimination au premier tour, mais ça n’a pas marché. On verra.

 

Par LeMatin