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Chute d’Alpha Condé :” je prends acte de cette prise de pouvoir” le patriarche de N’Zérékoré.

Le patriarche, Col. Goïkoya Lambert Zogbélémou.
Le patriarche, Col. Goïkoya Lambert Zogbélémou.

Dans une déclaration rendue publique ce  mercredi, 08 septembre 2021, le patriarche de N’Zérékoré, , a réagi sur le coup d’État, qui a mis fin au régime d’Alpha Condé.  Col. Goïkoya Lambert Zogbélémou dit avoir prendre acte et appelle la population de N’Zérékoré au calme et à la retenue.
Ci-jointe la déclaration de l’autorité morale de la ville.

Suite aux événements survenus le dimanche, 05 septembre 2021 ayant abouti à l’avènement des nouvelles autorités à la tête de notre pays, sous la clairvoyance du lieutenant colonel Mamady Doumbouya, commandant du groupement des forces spéciales, je prends acte de cette prise de pouvoir. 

C’est un acte que j’estime républicain parce que il est salvateur et libérateur. Ainsi, je souhaite que ces autorités accomplissent leur mission en tenant compte de l’intérêt supérieur de la nation. Et j’invite les populations de N’Zérékoré au calme et à la retenue. Que Dieu bénisse la Guinée et les guinéens.

Je vous remercie !

Le patriarche, Col. Goïkoya Lambert Zogbélémou.

Guinée: des putschistes affirment avoir capturé le président Condé, confusion à Conakry

Des officiers des forces spéciales guinéennes ont affirmé dimanche avoir capturé le chef de l’Etat Alpha Condé et “dissoudre” les institutions, mais une grande confusion régnait à Conakry sur qui était maître de la situation.

Le ministère de la Défense a ainsi assuré avoir repoussé l’attaque des forces spéciales contre la présidence, malgré la diffusion d’une vidéo montrant le président Condé entre les mains des putschistes.

“Nous avons décidé après avoir pris le président, qui est actuellement avec nous (…) de dissoudre la Constitution en vigueur, de dissoudre les institutions; nous avons décidé aussi de dissoudre le gouvernement et la fermeture des frontières terrestres et aériennes”, a dit le chef des forces spéciales, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, au côté de putschistes en uniforme et en armes, dans une vidéo adressée à un correspondant de l’AFP.

Dénonçant la “gabegie”, le lieutenant-colonel Doumbouya, drapé dans un drapeau guinéen, a ensuite réitéré cette déclaration à la télévision nationale peu après 14H00 GMT, interrompant les programmes habituels.

Les putschistes ont également diffusé une vidéo du président Condé entre leurs mains. Ils lui demandent s’il a été maltraité, et Alpha Condé, en jeans et chemise froissée dans un canapé, refuse de leur répondre.

De son côté, le ministère de la Défense a affirmé dans un communiqué que “les insurgés (avaient) semé la peur” à Conakry avant de prendre la direction du palais présidentiel, mais que “la garde présidentielle, appuyée par les forces de défense et de sécurité, loyalistes et républicaines, ont contenu la menace et repoussé le groupe d’assaillants”.

“Soldats surexcités”

Tôt dans la matinée, des tirs nourris d’armes automatiques avaient retenti sur la presqu’île de Kaloum, centre névralgique de Conakry, où siègent la présidence, les institutions et les bureaux d’affaires de ce pays d’Afrique de l’Ouest en proie depuis des mois à une grave crise économique et politique.

“J’ai vu une colonne de véhicules militaires à bord desquels des soldats surexcités tiraient en l’air et entonnaient des slogans militaires”, a déclaré à l’AFP une habitante du quartier de Tombo, proche du centre de la capitale.

“Les soldats étaient tous cagoulés” et se dirigeaient vers Kaloum, a-t-elle précisé sous le couvert de l’anonymat pour des raisons de sécurité.

Un habitant de la banlieue de Coléah a indiqué à l’AFP avoir “entendu des tirs” tôt dans la matinée. “Je me suis précipité vers la fenêtre, j’ai vu des jeeps militaires qui roulaient à vive allure vers le centre de Kaloum”, a-t-il dit.

Les tensions pourraient avoir été provoquées par une tentative de mise à l’écart du commandant des forces spéciales, sur fond de jalousies au sein des forces armées envers cette unité bénéficiant de moyens supérieurs aux autres forces de sécurité, a expliqué un diplomate occidental s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Des habitants joints au téléphone à Kaloum ont fait état de tirs soutenus, disant avoir vu de nombreux soldats intimant aux résidents de rentrer chez eux et de ne pas en sortir.

L’avant-veille de la présidentielle du 18 octobre 2020, le centre de Conakry s’était réveillé avec ses accès bloqués par les forces de sécurité, tandis que la presse faisait état d’une mutinerie dans un camp militaire à Kindia, à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale.

Le 19 juillet 2011, Alpha Condé, élu l’année précédente, était sorti indemne d’une attaque menée par des militaires contre sa résidence.

Répression de la contestation

Depuis des mois, ce pays d’Afrique de l’Ouest, parmi les plus pauvres du monde malgré des ressources minières et hydrologiques considérables, est en proie à une profonde crise politique et économique, aggravée par la pandémie de Covid-19.

La candidature de M. Condé à un troisième mandat en 2020 a provoqué des mois de tensions qui ont causé des dizaines de morts dans un pays coutumier des confrontations politiques sanglantes. L’élection a été précédée et suivie par l’arrestation de dizaines d’opposants.

M. Condé, 83 ans, a entamé son troisième mandat en décembre 2020, malgré les recours de son principal challenger, Cellou Dalein Diallo, et de trois autres candidats qui dénonçaient des “bourrages d’urnes” et des irrégularités de toutes sortes.

M. Condé, ancien opposant historique, est devenu en 2010 le premier président démocratiquement élu en Guinée après des décennies de régimes autoritaires.

Des défenseurs des droits humains fustigent une dérive autoritaire observée sous sa présidence au fil des ans et remettant en cause les acquis du début.

M. Condé avait fait adopter en mars 2020, malgré une contestation déjà vive, une nouvelle Constitution pour, disait-il, “moderniser (les) institutions” et, par exemple, accorder une plus grande place aux femmes et aux jeunes.

L’opposition dénonçait un “coup d’Etat” constitutionnel. La contestation a été à plusieurs reprises durement réprimée.

M. Condé se targue d’avoir fait avancer les droits humains et d’avoir redressé un pays qu’il dit avoir trouvé en ruines.

La Guinée sur le point d’« accélérer la réforme de la taxe foncière »

Alpha Condé, président de la République de Guinée a incité au ministre du Budget d’« accélérer la réforme de la taxe foncière » et de « veiller à son recouvrement de façon optimale ».

Cette exigence présidentielle intervient dans un contexte particulier. La taxe foncière n’a, jamais été payée par les propriétaires de terrains et d’immeubles bien qu’elle ait été instituée depuis 2016. Si la réforme s’avère effective, elle permettra à l’exécutif guinéen de garantir « la mobilisation et l’utilisation efficace des ressources intérieures ».

Alpha Condé tient à la taxe foncière. « Tout le monde sait combien de fois les immeubles poussent à Conakry. On sait que ces immeubles sont loués en dollars et à des coûts qui ne sont pas forcément accessibles au guinéen moyen. On accorde beaucoup d’exonérations à une entreprise, mais qui derrière, ce pour quoi l’exonération a été accordée, elle ne le fait pas. C’est bien beau de se plaindre, mais il faut respecter le cahier des charges pour lequel l’Etat renonce à ces impôts. Parce que si l’Etat continue de renoncer à ces impôts, il ira les chercher ailleurs.», avait notamment déclaré à l’époque le ministre du Budget pour justifier la création de cette taxe.

Moctar FICOU / VivAfrik

Guinée : le président de l’Union africaine félicite le président élu du Libéria

Le président en exercice de l’Union Africaine (UA) et président de la Guinée Alpha Condé a félicité samedi, le nouveau président du Libéria George Weah, qui a remporté l’élection présidentielle du mardi 26 décembre 2017.

Dans son message départ, le président Condé a noté que “le choix porté sur le nouveau élu est la juste consécration de son engagement et sa détermination à construire une nation démocratique, réconciliée avec elle-même et soucieuse de poser de nouveau jalon pour son émergence économique”.

“Je suis convaincue que votre élection permettra de consolider les acquis déjà inscrits dans l’actif de votre pays et de conforter la place du Libéria au sein de l’Union du fleuve Mano et sur l’échiquier régional et international”, a affirmé le président Alpha Condé dans le message de félicitation.

M. Condé a aussi montré sa disponibilité à œuvrer avec le nouveau président du Libéria à la dynamisation et au renforcement des liens d’amitié, de fraternité et de solidarité existant si heureusement entre la Guinée et le Libéria.

“Je vous prie d’agréer excellence monsieur le président et cher frère, mes vœux ardents de succès dans l’accomplissement de votre noble et exaltante mission à la tête du Libéria”, a conclu Alpha Condé.

A noter que George Weah a remporté le scrutin électoral avec 61,5% des voix, contre 38,5% pour son concurrent, le vice-président sortant Joseph Boakai.

PAR XINHUA

DISCOURS DE FIN D’ANNEE DU PRESIDENT ALPHA CONDE

Guinéennes et Guinéens
Mes chers compatriotes

En ce début de l’année 2018, je voudrai présenter à chacun d’entre vous, à vos familles ainsi qu’à tous vos proches, tous mes vœux de santé, de bonheur et de prospérité.

Je souhaite à chacun d’entre vous, Guinéens de l’Intérieur, comme de l’Extérieur, une vie meilleure, en espérant que ceux qui connaissent des moments difficiles, surmontent toutes les épreuves dans la paix et la dignité

Aux ressortissants des pays frères et amis qui ont choisi de vivre chez nous, j’adresse mes meilleurs vœux et je veux les rassurer de notre traditionnelle hospitalité.

Ces vœux s’adressent également à nos forces de défense et de sécurité qui sont dévouées à la protection de notre territoire et contribuent avec courage, aux côtés de leurs frères d’armes de la Minusma, au rétablissement de la paix et de la sécurité dans notre région.

La nouvelle année marque le soixantième anniversaire de notre indépendance nationale, acquise après le vote historique du 28 septembre 1958, qui a conduit notre pays à la souveraineté internationale et fait de notre peuple, une communauté profondément attachée à la liberté et à la construction de l’unité africaine.

Je suis fier de partager avec vous, la célébration de cette période de notre histoire, au moment où je m’apprête à transmettre le flambeau de la présidence en exercice de l’Union Africaine.

Cette présidence de l’Union Africaine a permis à notre pays de hisser très haut, la vision que notre continent a sur les grandes causes du moment que sont, la paix, les luttes contre le terrorisme, le péril climatique, ainsi que l’engagement qu’il a pour un développement économique centré sur l’amélioration des conditions de vie de nos populations.

Les périls humains auxquels sont exposées certaines de nos populations qui bravent les mers, au risque de leurs vies, nous interpellent, surtout lorsque s’étale sous  nos yeux, le drame du trafic d’êtres humains dévoilé récemment en Libye et qui mobilise notre conscience d’africain et de citoyen du monde.

Guinéennes et Guinéens,

Dans quelques semaines, nos citoyens participeront à de nouvelles consultations électorales avec la tenue des élections communales que je souhaite consensuelles et apaisées.

J’encourage la classe politique à garder le cap sur les points de convergence qui peuvent aider notre pays à privilégier la défense de l’intérêt général et le respect de nos lois, face à certaines manifestations injustifiées  qui sont susceptibles de troubler l’ordre public et la quiétude de nos villes et campagnes.

Le dialogue politique ouvert en  2011,  nous a permis de franchir des étapes, avant d’arriver à l’accord conclu le 20 août 2015 et revisité en 2016, avec pour principal contenu : une réforme partielle de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que la révision du code électoral soumise à l’Assemblée nationale. Il faut également noter l’adoption du code général des collectivités locales, la libération de toutes les personnes interpellées dans le cadre des manifestations publiques. L’identification et la poursuite des auteurs des violences durant les manifestations politiques sont en cours. L’inscription d’un taux forfaitaire dans la Loi des Finances 2017 en faveur des victimes concernées par les manifestations politiques est également engagée. A ce propos, nous avons une pensée à l’endroit des victimes des violences politiques d’avant l’indépendance jusqu’aujourd’hui.

C’est dans ce sens que j’invite le Gouvernement et les partis politiques à poursuivre le dialogue et à se pencher sur toutes les réformes futures susceptibles de préserver et d’améliorer nos acquis démocratiques, notre stabilité et notre volonté de vivre ensemble.

L’année 2017 s’achève avec un bilan économique prometteur pour notre pays. En plus des changements économiques, un cadre attractif a été créé pour favoriser les investissements extérieurs. Notre économie a progressé de 10 points dans le classement du doing business, elle est  également classée  par la Banque Mondiale,  parmi les cinq pays qui se distinguent sur le plan de la compétitivité. Avec un taux de croissance économique de plus de 6%, un déficit budgétaire contenu, le taux d’inflation est aujourd’hui passé de 21 % à 8%. Cette année, notre budget 2018 connaitra une forte augmentation du poste d’investissement par rapport à 2017.

Mes chers compatriotes

Notre pays est porteur de nombreux projets économiques depuis la conclusion avec le Fonds monétaire international (FMI) d’un accord au mois de décembre 2017. Ce dernier inaugure un nouveau programme de facilité élargie de crédit par lequel, la Guinée a la possibilité d’obtenir des prêts non concessionnels à hauteur de 650 millions de dollars, en complément d’autres financements identifiés pour le plan triennal 2017-2020. Un financement de projets prioritaires de 20 milliards de dollars a été également conclu en septembre 2017, avec la Chine, sur une durée de 20 ans. Il concerne les infrastructures et les secteurs vitaux de notre économie. Trois milliards seront déjà disponibles dès 2018, pour  la construction de la route Coyah-Mamou-Dabola, l’assainissement des voiries de Conakry, la construction de la première université sur les quatre prévues. Sont également programmés le financement de la ligne de transmission électrique Linsan-Fomi, l’extension du port de Conakry et la construction du barrage hydro électrique de Souapiti.

Dans le domaine économique et social, à la réunion du 16 novembre dernier à Paris, du groupe consultatif pour le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES), la Guinée s’est vu accorder 21 milliards de dollars de promesses d’engagement en lieu et place des 14 milliards attendus.

Après 24 années de fermeture, l’usine militaire de confection de tenues va s’ouvrir au camp Alpha Yaya, avec un coût de réalisation de 32 millions de dollars et la création de 1558 emplois.

Des investissements importants destinés à soutenir le monde rural seront faits dans le domaine de l’agriculture afin de diversifier notre potentiel agricole et nos variétés de culture.  L’accent est mis sur la culture de la noix de cajou, du café, du cacao, du sésame de l’huile de palme. Les aménagements des espaces cultivables pour le riz, ont été d’ores et déjà engagés pour réduire notre dépendance extérieure.

A la faveur de notre politique minière, d’importants investissements ont été réalisés dans ce secteur, notamment, dans la mise en exploitation d’une nouvelle mine de bauxite à Boké, promue au rang de zone économique. La construction d’un terminal à conteneurs dans le port de Kamsar et la rénovation des infrastructures ferroviaires sont également projetées. Ces réalisations seront achevées en 2020. Elles font aujourd’hui de notre pays, un des plus grands producteurs de bauxite au monde. Plus de deux milliards de dollars d’investissement sont prévus pour les prochaines années. Par ailleurs, des programmes d’électrification des communes rurales et la valorisation des énergies renouvelables, sont en cours d’exécution.

Guinéennes et Guinéens

Notre programme national de développement économique et social s’exerce aujourd’hui dans un contexte politique serein. Cette gouvernance confirme  notre ancrage dans la démocratie, qui est la base de notre stabilité politique. A ce jour, toutes les institutions prévues par la constitution, ont été mises en place.

Nous poursuivrons la réforme des forces de défense et de sécurité, qui a permis de rapprocher les services de sécurité des populations et a changé radicalement l’image des forces de défense et de sécurité dans l’opinion nationale. Par ailleurs les états généraux de la sécurité routière, et la tenue de la semaine nationale de la citoyenneté ont contribué à renforcer le civisme et le respect de la loi.

Dans cet esprit, la réforme de la justice a été amorcée dès 2011. Elle a pour objectifs de rapprocher la justice du citoyen, de crédibiliser le système judiciaire, et de créer un environnement judiciaire favorable conforme à un état de droit.

La Guinée dispose d’un cadre institutionnel propice à l’exercice des libertés, comme celle de la presse, avec une loi qui dépénalise les délits de presse. L’existence d’une institution indépendante de régulation composée de responsables des associations de presse s’inscrit dans ce cadre.

J’encourage la presse publique et privée à continuer d’œuvrer pour la défense de nos valeurs démocratiques, dans le respect de nos lois et règlements, afin de mieux asseoir notre démocratie.

Guinéennes et Guinéens, mes chers compatriotes

La promotion de la femme est un axe essentiel de la politique sociale du Gouvernement. Je voudrai à ce titre, rappeler que de nombreuses initiatives destinées à promouvoir l’autonomisation des femmes sur le plan économique ont été prises. Une banque de micro finance destinée aux femmes a été mise sur pied sur l’ensemble du territoire national. Cette banque permet aux femmes d’accéder à des ressources avec des conditions avantageuses. Des investissements importants ont été réalisés pour promouvoir des activités dans l’artisanat, le maraîchage et la teinture. Ainsi que dans le développement de la filière du beurre de karité, le miel et le fonio. La politique de promotion de la femme a intégré la dimension du genre dans l’accès aux postes de décision. Une direction Genre et Equité a été créée au sein de tous les départements ministériels. Par ailleurs la lutte contre les mutilations génitales féminines constitue une priorité dans la politique de protection de l’intégrité physique de la femme. La scolarisation et le maintien de la jeune fille à l’école, la lutte contre le mariage précoce s’inscrivent dans le même esprit.

Guinéennes et guinéens

Je voudrai surtout m’adresser aux jeunes qui occupent une place importante dans notre projet de société et dans les investissements à venir.
Un ensemble de projets sera mis en œuvre dès ce mois de janvier 2018, conformément à la volonté de l’Union Africaine de consacrer la nouvelle année au thème « investir dans la jeunesse ».    
Un des actes importants posés pour la promotion des jeunes est l’élaboration de la politique d’insertion dans le circuit de l’économie nationale. Un programme national doté d’un fonds important a été mis en œuvre pour permettre aux jeunes de créer des entreprises et de faciliter leur accès aux nouvelles technologies. Des maisons de jeunes, équipées de matériels informatiques ont été construites dans les communes de la capitale. Des centres multifonctionnels sont en cours d’édification à Conakry.

Une politique volontariste en matière de santé publique a été mise en œuvre pour inverser les tendances observées dans ce domaine en Guinée. Le taux de couverture vaccinale est presque complet.  Il en est de même du nombre de centres de santé communautaire et de structures préfectorales qui se sont accrues. Nous avons également amélioré la capacité nationale de riposte aux épidémies.

Dans le domaine de l’éducation nationale, une réforme en profondeur est en cours avec l’organisation des états généraux dans ce domaine, prévue prochainement. Dans un premier temps, les efforts ont été concentrés sur les formations de base. Près de 10.000 classes ont été construites dans l’ensemble du pays. Plus de 5.000 enseignants ont été recrutés. Le recensement biométrique et l’introduction du traitement informatique des dossiers d’orientation et de gestion des étudiants ont contribué à une meilleure maitrise des effectifs dans l’enseignement supérieur. Le système national d’enseignement s’oriente de plus en plus vers la prise en compte de l’adéquation entre formation et emploi et celle des attentes des employeurs. Un accent particulier a été mis sur l’enseignement technique, avec entre autres, la construction de nouveaux centres de formation. Nous allons doter nos forces de sécurité de moyens conséquents leur permettant de mettre fin à l’insécurité et au grand banditisme.

Je souhaite que l’année nouvelle soit pour nous tous, une occasion d’offrir encore à notre pays, le meilleur de nous-mêmes.

A tous et à toutes, je souhaite une bonne et heureuse année 2018

Transmis par le Bureau de Presse de la Présidence

Guinée : Enfin des élections locales, Alpha Condé a signé un décret

Plusieurs fois repoussées, les élections locales auront finalement lieu en Guinée le 04 février prochain. Ainsi en a décidé le président Alpha Condé qui a signé un décret à cet effet.

Alpha Condé, une idée en tête

En Guinée, les élections locales ont plusieurs fois été repoussées. Le dernier scrutin remonte à plus de 12 ans. Cependant, dans le cadre du dialogue politique national entre pouvoir, opposition, société civile et partenaires internationaux, une date avait été consensuellement trouvée. Ce scrutin tant attendu aura donc finalement lieu en février 2018.

Mais une fois de plus, les discussions sur le calendrier ont patiné et la perspective d’un report des élections municipales avait été évoquée, suscitant ainsi la colère de l’opposition. Des dizaines de milliers de manifestants étaient alors sortis dans les rues de Conakry en octobre dernier et réclamaient l’organisation de ces élections.

Tout est cependant rentré dans l’ordre, car, dans un communiqué officiel, le Pr Alpha Condé a assuré qu’aucun report du calendrier n’est pas à l’étude. Le Chef de l’État guinéen a donc rendu public lundi soir, le décret « portant convocation du corps électoral, avalisant le calendrier proposé fin septembre par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). »

Notons que les Guinéens sont appelés à se rendre aux urnes le 4 février dans les 342 communes du pays, conformément au décret signé par le chef de l’État. Ce décret pris par le Président Condé est perçu par certains partis de l’opposition comme un acte de sagesse, car il pourrait permettre d’apaiser les tensions en Guinée.

Par Afrique sur 7