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Guinée: dernier jour de meeting pour les candidats aux élections locales

Selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni), la campagne électorale s’arrête ce vendredi à minuit. Dans la région minière du nord-est du pays, chaque voix compte et chaque candidat tente de persuader ses électeurs à sa manière. Les deux partis politiques parmi les plus importants, le RPG et l’UFDG, développent chacun leur stratégie. Reportage.

Au siège d’une radio locale, le candidat du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) pour la mairie de Boké participe à une émission politique. Dernière ligne droite avant la fin de la campagne pour convaincre son électorat de soutenir le parti présidentiel.

Pour se faire, Mamadouba Tawel Camara revient sur les récentes manifestations où des jeunes mécontents ont mis à sac les locaux de plusieurs institutions de sa ville : « Boké est zone minière où la population des demandeurs d’emploi ne fait qu’augmenter. Et voir aujourd’hui [d’un côté] la société minière et que de l’autre côté la jeunesse n’a pas d’emploi, ça fait un problème. Et si le siège du RPG a été saccagé, c’est à la base à cause du comportement de certains dirigeants de parti. »

De leur côté, les candidats de l’ Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le principal parti de l’opposition, développent une autre stratégie électorale : ils ont convié le président du parti, Cellou Dalein Diallo : « Aujourd’hui, il y a un grand défi qui vous attend », a lancé ce dernier à la foule.

En meeting dans la ville minière de Kamsar, le président de l‘UFDG pense déjà à une autre élection : « Les partis souhaitent vraiment gagner ces élections locales parce que, lorsque vous avez pour un parti un réseau d’élus locaux solide, c’est très facile d’aller à la conquête du pouvoir exécutif, ou même du pouvoir législatif. »

D’ici là, les habitants des 342 communes guinéennes sont appelés aux urnes ce dimanche.

PAR RFI

Guinée: l’ancien leader syndical de MTN Guinée, Moussa Baldé en lice pour la mairie de Ratoma

Les élections municipales du 4 février 2018 s’annoncent très disputées en Guinée, certains candidats non affiliés à des partis politiques ont saisi l’opportunité offerte par la commission électorale aux candidatures indépendantes pour participer au scrutin. C’est le cas de Moussa Baldé, ancien secrétaire Général du syndicat des travailleurs de MTN Guinée, et membre de la Fédération syndicale des Télécommunications (FESATEL), de l’Union syndicale de travailleurs de Guinée (USTG), et de Global Union.

Sous la bannière d’un mouvement indépendant, dénommé R.E.M, il faut dire qu’il y a du Macronisme en l’air en ces moments où nous assistons à un bipolarisme à outrance de l’échiquier politique Guinéen, dominé outrageusement par le Parti au pouvoir et le principale parti d’opposition.

Celui qui aura donné du fil à retordre à la société MTN Guinée pendant son bref passage à la tête du syndicat des travailleurs de MTN affiche son ambition de devenir maire de la commune de Ratoma, l’une des 5 communes de Conakry.

À seulement 37 ans,  la jeunesse et le talent de Moussa Baldé séduit, car ce jeune qui malgré avoir fréquenté l’école franco-Arabe à l’école primaire et au secondaire avant de décrocher une maitrise en Gestion à l’université GLC de Sonfonia, enseignement général, avec mention excellent (BAC+4) aura vite gravi les échelons.

Après des passages brefs à UHODA Transport SARL, Plan Guinée, société générale de banque en Guinée (SGBG), Moussa Baldé débarque à MTN en janvier 2010, il y restera jusqu’en 2017. En juillet 2016,  il est élu secrétaire général du syndicat des travailleurs de MTN. En seulement un an six mois, il va réussir deux plans sociaux sans précédent au sein de la société.

Suite à un mouvement de grève en novembre 2016 dont Financial Afrik avait fait écho, il va obtenir la revalorisation de l’indice salariale pour les employés des niveaux 1, 2 et 3, avec rappel ; possibilité d’envoyer au pèlerinage chaque année deux employés de confession musulmane et chrétienne sur les lieux saints ; le réaménagement des horaires de travail ; un plan de formation qualifiant pour les employés ; priorité pour les travailleurs  nationaux, à valeur égale avec des expatriés et le plus important qui est l’un plus gros trophée remporté par Moussa Baldé en  tant que syndicaliste : l’instauration du treizième mois qui était un point non négociable.

Le second dossier que Moussa Baldé aura géré avec fermeté face à la direction générale de la société, c’est celui des licenciements pour motifs économiques. En avril 2017, la société MTN décide de se débarrasser de ses 48 employés.

N’ayant pas pu faire reculer la direction sur sa décision de licencier 48 employés, il opte pour un second plan : oui aux licenciements mais pas à n’importe quel prix.

Moussa Baldé va négocier cher le départ des 48 employés de MTN de telle sorte que leur mise au chômage ne puissent pas impacter sur leur niveau de vie et les avantages dont ils disposent à travers la société.

Les 48 employés s’en iront chacun(e) avec une clause libératoire leur permettant d’investir ou d’entreprendre dans la vie active afin de leur permettre de maintenir leur niveau de vie ; il obtiendra également de la direction générale la possibilité pour eux de continuer à bénéficier des avantages de l’entreprise plusieurs mois après leur départ, notamment pour les services de soins médicaux et les appels téléphoniques, etc…

À peine sorti de cette victoire, au plus fort de sa popularité et considéré comme héro par les travailleurs,  il va démissionner de MTN pour s’engager dans la course aux municipales

L’engament de la jeunesse Guinéenne en politique est rarissime pour être souligné dans un pays où plus de la moitié de la population est jeune.

Par FinancialAfrik