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Guinée : Washington annonce une aide financière pour la transition

La promesse américaine intervient après celle des Nations unies qui vont également appuyer la transition en Guinée.A l’occasion d’une visite ce week-end dans la région de Labé, en Moyenne Guinée, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à Conakry, Troy Damian Fitrell, a déclaré que son pays apportera son aide à la transition actuellement en cours en Guinée.

Le diplomate américain a annoncé que son gouvernement a décidé d’octroyer une enveloppe de 15 millions de dollars américains pour soutenir des entités locales dans le cadre du processus de la transition qui démarre officiellement ce mois de janvier.

« Nous avons un programme qui va commencer en février. C’est un programme de 15 millions de dollars Us pour soutenir les ONGs et les communautés locales dans leurs activités pour soutenir la transition », a-t-il soutenu.

Le 21 octobre dernier, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et le gouvernement de transition guinéen ont trouvé un accord pour une transition de 24 mois. C’était à l’issue d’une mission technique de la Cédéao conduite par Dr Abdel Fatau Musah, commissaire aux affaires politiques, paix et sécurité de l’organisation, qui a séjourné à Conakry du 16 au 21 octobre 2022.

Selon cet accord, une transition de 24 mois et qui prend effet à partir de janvier 2023 doit conduire à un retour à l’ordre constitutionnel, après le coup d’Etat mené le 5 septembre 2021 par le colonel Mamadi Doumbouya, actuellement président de la transition en Guinée.

« La transition de deux ans a commencé, je suis content qu’on a finalement pu démarrer le processus. Le dialogue est un point important, sur ce volet, nous avons beaucoup de travail. Les États-Unis veulent bien assister la Guinée dans ce processus. J’encourage tous les guinéens à participer à ce processus pour faire de cette transition une réussite », a déclaré l’ambassadeur américain.

La promesse américaine intervient après celle de l’organisation des Nations unies qui a assuré que l’institution internationale va appuyer le processus de transition guinéenne.

par APA

La Guinée se dote d’une école militaire, près de Conakry

La Guinée se dote d’un prytanée, une école militaire. L’établissement a été inauguré le 9 janvier 2023 à Conakry par le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya.

C’est la première fois depuis son indépendance en 1958 que s’ouvre dans le pays une telle école préparatoire destinée à la formation de cadres militaires. D’autant que les troupes guinéennes sont surtout connues pour leur manque cruel de qualifications professionnelles, mais surtout pour les nombreuses exactions commises contre la population.

Avec ce prytanée, l’objectif est de développer une hiérarchie militaire ayant de véritables compétences et étant éduquée aux valeurs morales de l’armée.

C’est le camp Alpha Yaya Diallo, en banlieue de Conakry, qui a été choisi pour abriter le prytanée militaire de Guinée.

Dans son discours inaugural, le colonel Mamadi Doumbouya a affirmé vouloir « réunir les enfants les plus brillants autour d’un projet commun pour tirer le pays vers la culture de l’excellence et obtenir les meilleurs cadres pour les administrations civile et militaire ».

« Un militaire mal formé qui est doté d’une arme, c’est une bombe en circulation »
Une initiative salutaire pour la réforme de l’armée guinéenne, juge Aliou Barry, le directeur du Centre d’analyse et d’études stratégiques de Conakry, au micro de Sidy Yansané : « C’est quelque chose de très palpable ici : quand on se promène au sein des casernes ou que l’on rencontre des militaires ou des policiers guinéens, on est frappé par le faible niveau de formation. Et j’ai toujours dit qu’un militaire mal formé qui est doté d’une arme, c’est une bombe en circulation. La seule réserve que j’émets, c’est au niveau des formateurs : on souffre beaucoup au niveau des universités et tout, des enseignants qui ne sont pas bien formés. »

Depuis l’indépendance, l’image du « corps habillé » [les métiers de l’ordre NDLR] guinéen est tristement rattachée aux violations répétées des droits humains, tels que la répression de 2007, le massacre et les viols du 28 septembre 2009 ou les dizaines de manifestants de l’opposition tués depuis 2011. « Il faudra absolument qu’il y ait un véritable programme d’éducation civique, d’éducation aux droits de l’Homme, parce qu’il faut que ce soit dans la culture du prochain cadre guinéen, poursuit Aliou Barry. Une formation unique ne suffit pas à faire d’un militaire, un militaire républicain ».

L’école préparatoire militaire sous régime d’internat accueillera une première promotion de 50 élèves âgés de 10 à 13 ans.

Un décès dû à la fièvre jaune est signalé en Guinée

Selon l’Organisation mondiale de la santé, le 20 novembre 2022, un cas suspect de fièvre jaune a été signalé dans le district sanitaire de la préfecture de Dabola, région de Région de Faranah, en Guinée. Il s’agit d’un enfant de 9 ans qui est décédé et dont le statut vaccinal vis-à-vis de la fièvre jaune est inconnu.

L’échantillon prélevé le 22 novembre 2022 s’est révélé positif au test ELISA (Enzyme-linked immunosorbent assay) et à la réaction en chaîne par polymérase (PCR) en Guinée (Conakry) le 2 décembre 2022. Un test de confirmation a été effectué au laboratoire de l’Institut Pasteur de Dakar le 4 janvier 2023 et les résultats du test ELISA et de la PCR reçus par le ministère de la Santé le 6 janvier 2023 ont confirmé l’infection par la fièvre jaune.

Il n’existe aucun médicament pour traiter ou guérir la fièvre jaune. Pour éviter de contracter la fièvre jaune, la vaccination est obligatoire pour entrer dans les pays à risque et il est recommandé d’utiliser un insectifuge, de porter des chemises à manches longues et des pantalons longs imprégnés d’insectifuges.

Source : Outbreak News Today.

TPI de N’Zérékoré : Mme Henriette Kolié et Balla Koleya GUILAVOGUI chefs de greffe mis aux arrêts pour les faits de détournement de deniers publics!

En visite dans la capitale de la région forestière, le garde des Sceaux, ministre de la justice et des droits de l’homme accompagné d’une forte délégation, après avoir visité  la maison centrale de N’Zérékoré où il  a déploré les conditions de détention des prisonniers a aussi échangé avec le personnel du tribunal de première instance de N’Zérékoré. Dans le rapport d’inspection auprès de la greffe,  Alphonse Charles Wright, a constaté des traces de détournement de deniers publics,  a demandé au procureur général d’engager des poursuites judiciaires contre deux chefs de greffe pour les ”faits de malversations financières”.  

L’inspecteur général des services judiciaires et porte-parole du ministère de la justice, M. Kaïraba kaba, a dans sa présentation du  rapport de son inspection relevé des cas de détournement des fonds.  << Monsieur le ministre, par rapport à la gestion financière de cette juridiction nous avons relevé monsieur le garde des Sceaux ce qui suit : notre inspection a porté sur les trois dernières années. Nous avons constaté seulement de l’année 2022. Nous avons commencé notre inspection chez  la cheffe des greffes. Il faut préciser que de 2020 à nos jours, il y a eu de succession de chef de greffe. 2020 la dame Henriette Kolié, cheffe  de greffe ici. Elle a été admise à faire valoir ses droits à la retraite font partir de sa gestion. Et après elle, il y a eu un intérim qui est actuellement le chef de greffe à Lola, M. Balla Koleya GUILAVOGUI. En terme de greffe, la situation des recettes se représente comme suit :  au cours de l’année 2020, la dame Henriette Kolié a pu relever 8 millions 566 milles francs guinéens.  Le montant placé au trésor est de 5 millions 133 milles 649 les 60%,   montant restant pour le fonctionnement du tribunal c’est-à-dire les 40% 3 millions 426 milles 400. Il faut préciser que cette gestion est une opacité qui ne saurait attrapé à  l’attention. Dame Henriette Kolié dans sa gestion, l’inspection à relever régulièrement des mois qui sont sautés ou aucune recette n’est rentrée, plusieurs mois. L’inspection a relevé  aucune pièce justificative nette nous a été présentée sous  pièce justificative.  L’inspection a relevé encore  la gestion des 40% est resté dans l’ombre dans   une obscurité que nous n’avons pu éclaircir pour faciliter  la gestion de la  madame. Quand l’intérimaire est venu, c’était à partir de 2021, il a mobilisé un total de 39 millions 848 milles francs guinéens. Dans le cadre des 60% l’intérimaire a versé 23 millions 908 milles 800 francs guinéens. Si l’intérimaire a pu justifier tous ces versements à son tour en ce qui concerne la gestion des 40 % aucune pièce justificative nous a été présentée. 

Revenons à 2022,  le montant total récupéré en 2022 se chiffre à 57 millions 930 milles francs guinéens versé au trésor dans le cadre des 60% ; 34 millions758 milles francs guinéens. Montant restant pour le fonctionnement du tribunal c’est-à-dire les 40%, 23 millions 172 milles francs guinéens. En 2022 l’actuel chef de greffe qui a pris service ici au mois d’août passé  a respecté tout le processus et a  présenté toutes les quittances et tous  les reçus  depuis qu’il est en place.

 De  façon générale monsieur le garde des Sceaux, la gestion 2020-2021 de madame Henriette Kolié qui est actuellement à la retraite; pas de quittance, pas de reçus pour les dépenses liées aux fonctionnement du tribunal pour les deux années. La gestion de janvier 2022 à juillet 2022 l’intérimaire Balla Koleya GUILAVOGUI actuel chef de grève de Lola qui a mis les quittances posées sur les  reçus mais les justifs des 40% relevé pour le fonctionnement du tribunal sont inexistants. La gestion de août 2022 à nos jours de l’actuel chef de greffe MBemba Camara lui, il aura imploré d’apporter les corrections qu’il faut aux différences défaillances qu’il a constaté ainsi depuis son installation, il a présenté à l’inspection toutes les quittances et reçu pendant ses périodes>> a déclaré l’inspecteur général des services judiciaires et porte-parole du ministère de la justice kaïraba kaba.  

Très déçu de la gestion financière du tribunal de première instance de N’Zérékoré par les chefs de greffe qui se sont succédés, le Ministre de la justice a demandé au procureur général près la cour d’appel de kankan d’engager des poursuites judiciaires contre dame Henriette Kolié et Balla Koleya GUILAVOGUI pour les faits de détournement de deniers publics. << Monsieur le procureur général sur la base qu’il informe l’inspecteur des services judiciaires,  il vous ait ordonné d’engager des poursuites judiciaires sans délai contre madame Henriette Kolié et Balla Koleya GUILAVOGUI pour les faits de détournement de deniers publics mettez maintenant à branle tous les services compétents pour qu’ils puissent aller s’expliquer où sont passés les fonds sur leurs gestions. Dites à Balla Koleya GUILAVOGUI de cesser toute activité de la justice et se mettre à la disposition de la justice, il ne faut pas qu’on parte le trouver là-bas à Lola>> a martelé Alphonse Charles Wright.

Bruno LAMAH

Guinée : l’Onu s’engage à accompagner la transition

La Guinée est dirigée par des militaires depuis septembre 2021 après un coup d’État contre Alpha Condé.

A Conakry, la nouvelle représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, a bouclé une visite durant laquelle elle a promis l’accompagnement de l’Onu à la transition guinéenne.

Durant son séjour, la diplomate onusienne a été reçue le 18 janvier 2023 par le ministre guinéen des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger.

Morissanda Kouyaté et Madame Giovanie Biha ont échangé sur le rapport présenté au Conseil de sécurité des Nations Unies sur les tendances enregistrées en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

Dans ce rapport, la représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel a souligné l’absence de dialogue sincère en Guinée, l’arrestation et l’emprisonnement des activistes de la société civile et les poursuites judiciaires engagées contre des leaders politiques.

« En Guinée, des désaccords prolongés sur le contenu et la durée de la transition a creusé les divisions entre les autorités et les principaux acteurs politiques et acteurs de la société. Les tentatives de dialogue entreprises par le gouvernement sont restées inefficaces, en raison d’un manque de confiance entre les parties, aggravé par des allégations d’actions judiciaires politiquement motivées ciblant la société civile et les personnalités de l’opposition », peut-on lire dans le document.

Le chef de la Diplomatie guinéenne a indiqué que la Guinée est un pays ouvert et « en plein dialogue inclusif ».

« Le président l’a lui-même dit en insistant sur le terme dialogue inclusif. Je tenais à les rassurer, parce qu’il y a quelques concepts qui sont passés qu’il fallait un peu éclaircir. Ici, personne n’est menacé par quiconque. Cela doit être sûr. Nous sommes en dialogue, les portes sont ouvertes, tous les Guinéens peuvent venir. Personne n’est menacé », a insisté Morissanda Kouyaté, à l’issue de son tête-à-tête avec la fonctionnaire onusienne.

Au terme de sa visite de deux jours qui s’est achevée le 19 janvier 2023, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général et Cheffe par intérim du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) a rencontré le premier ministre et chef du gouvernement de la transition, Dr Bernard GOUMOU ainsi que les représentations diplomatiques du système des Nations unies en Guinée.

Au nom de l’organisation des Nations unies, Mme Giovani Biha, a assuré que l’institution internationale va appuyer le processus de transition guinéenne en tenant compte des recommandations issues du dialogue inclusif.

Depuis septembre 2021, la Guinée est dirigée par une junte militaire qui a accepté de conduire une transition de 24 mois après concertation avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

ASD/ac/APA

Macenta : deux régisseurs condamnés à de lourdes peines par le tribunal de première instance de la ville.

Le tribunal correctionnel de Macenta a condamné ce mercredi 25 janvier 2023 deux auxiliaires de justice à de lourdes  peines. Il s’agit du régisseur sortant Mohamed Lamine Cissoko, condamné à 2 ans dont 18 mois assortis de sursis.

Moussa Camara, condamné à 1 an dont 6 mois assortis de sursis. Ces deux régisseurs sont poursuivis pour les faits ”d’abu d’autorité et de concussion”. Ils ont  été reconnus coupable de ces faits par cette  juridiction de première instance. <<Sur le fondement des dispositions de l’article 37 de code de procédure pénale, le ministre de la justice, garde des Sceaux ministre des droits de l’homme a donné des instructions au parquet général de kankan que j’ai l’honneur de représenter à l’effet d’engager ou de faire engagé des poursuites pénales contre le régisseur de Macenta et celui qui assurait l’intérim pour des faits d’Abu d’autorité et de concussion sur le fondement des articles 643 et 655 alors  le procureur de Macenta a saisi les services de police judiciaire qui ont dressé un procès verbal. Suite à la transmission dudit procès verbal au niveau du parquet d’instance de Macenta la procédure a été orientée suivent la procédure de flagrant délit et les deux suspects ont été placés sous mandat de dépôt.

La procédure a été orientée. Ils ont été jugés et condamné. En ce qui concerne le premier il a été condamnée à 2 ans d’emprisonnement dont 18 mois assorti de sursis et le second à un an d’emprisonnement dont 6 mois assorti de sursis. Ils ont un droit de relever appel contre de  ladite décision afin que la cour d’appel de kankan examine>> a dit Falou Doumbouya, procureur général près la cour d’appel de kankan.

Bruno Lamah

LOLA: UNE TORNADE FAIT DES SANS ABRIS À YENETA

C’est dans la soirée du 24 janvier 2023 que les citoyens du district de Yènèta ont été surpris par une tornade faisant   plusieurs dégâts. 

Plus de 41 bâtiments ont été touchés par cette tornade laissant des  familles sans abris. 

Les toitures de l’école primaire centre 1 et du poste de santé dudit village n’ont pas été épargnés par cette catastrophe. 

Selon nos informations c’est aux environs de 17 heures que ce malheureux événement est survenu dans ce district situé à 17 km de la commune urbaine de Lola. 

Face à cette situation,  les autorités locales sollicitent le soutien de toutes les personnes de bonne volonté,  les autorités préfectorales et nationales, les ONG, afin de venir en aide aux sinistrés. 

A signaler que aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. 

Bruno Lamah 

Guinée: premières auditions des victimes du régime Alpha Condé

Les premières auditions des victimes du régime d’Alpha Condé ont débutées vendredi matin. Durant sa présidence entre 2011 et 2020, plus de 200 personnes ont été tuées selon les données d’ONG, des partis politiques d’opposition et des organisations de la société civile. En mai dernier, le parquet du tribunal de première instance de Dixinn a engagé des poursuites contre le président déchu et 26 responsables de son régime, les accusant entre autres d’assassinats, actes de torture et enlèvements.

En plus de l’ancien président Alpha Condé, sont poursuivis treize ex-ministres, dont celui de la Défense, de la Sécurité et leur Premier ministre, ainsi que plusieurs hauts responsables institutionnels et sécuritaires, le président du Parlement et le directeur général de la police entre autres.
 
La plupart des décès sont survenus durant les manifestations de l’opposition et de la société civile contre le pouvoir de l’ex-chef d’Etat. La répression s’est accentuée à partir de 2019, alors que s’affichait progressivement la volonté d’Alpha Condé de se maintenir pour un troisième mandat.
 
Maître Thierno Souleymane Baldé est l’avocat de 260 familles et proches de victimes : « Il y a eu des morts un peu partout à travers le pays. À Nzérékoré sur place, il y a des personnes qui ont été enterrés dans des fossés communes, donc nous ne savons pas exactement le nombre exact des victimes. »
 
Quelques semaines après l’annonce des poursuites, le président renversé en septembre 2021 par ses Forces spéciales, était autorisé à se rendre en Turquie pour des raisons de santé. Il y réside depuis.
 
L’avocat Thierno Souleymane Baldé espère qu’il reviendra en Guinée pour faire face à ces accusations. « Nous ne pouvons pas espérer avoir une procédure judiciaire sans pour autant qu’il y ait la présence physique des personnes qui sont concernées par cette procédure. Il est indispensable que monsieur Alpha Condé revienne en Guinée, qu’il puisse s’expliquer par rapport aux actes qu’il a commis pendant son régime. »
 
L’ancien parti au pouvoir RPG a indiqué à RFI ne pas vouloir s’exprimer sur le sujet pour le moment.

Par RFI

Guinée: le Nimba d’or revient avec des nouveautés pour récompenser les acteurs sportifs

Le Nimba d’or, qui récompense les meilleurs acteurs sportifs guinéens, revient après deux ans d’interruption. L’annonce a été faite au cours d’une conférence de presse de l’Association de la presse sportive, tenue en milieu de semaine.

C’est l’un des événements phares du monde sportif guinéen. La cérémonie de remise des trophées du Nimba d’or a été fixée au 10 février prochain. Et cette 14ème édition suscite déjà beaucoup d’engouement, sans doute du fait de l’annulation des deux dernières éditions pour raison de Covid.

A l’occasion d’une conférence de presse tenue en milieu de semaine, le président de l’Association de la presse sportive de Guinée (APSG), Amadou Tham Camara, s’est dit heureux de ce retour: «Le Nimba d’or est une cérémonie de récompense des meilleurs sportifs et des meilleurs dirigeants sportifs de l’année. Ce sont des choix qui sont opérés par les journalistes sportifs en toute objectivité.»

Justement, la particularité de cette distinction, c’est le mode de sélection qui, peut-être, fait aussi son succès, rappelle le consultant sportif et membre de l’APSG, Saidou Diakité : «C’est un système de voting, on envoie aux confrères sportifs une liste de nominés, donc c’est aux journalistes de désigner ceux qui méritent d’être récompensés.»

Aujourd’hui, si le Nimba d’or est prisé par de nombreux sportifs, c’est notamment parce que cette distinction reste un moyen rapide pour se faire connaître, fait remarquer Saidou Diakité: «En fait, le Nimba, c’est pour encourager ceux qui réalisent des performances. Encourager et remercier ceux qui acceptent d’investir leur fortune dans la promotion et le développement du sport.»

L’édition de cette année prévoit également de récompenser le meilleur arbitre et le meilleur manager. Il faut noter également que des Nimba d’or seront attribués à des anciens sportifs et dirigeants.

par le 360.ma

Guinée : l’ex-dictateur Camara dit avoir été écarté du pouvoir par un «complot»

L’ex-dictateur guinéen Moussa Dadis Camaraa affirmé mardi 24 janvier avoir été écarté du pouvoir par un «complot international» impliquant ses deux successeurs et l’ex-président burkinabé Blaise Compaoré, au procès du massacre du stade de Conakry le 28 septembre 2009.

Le capitaine Camara et un groupe d’officiers s’étaient emparés du pouvoir le 23 décembre 2008 après l’annonce de la mort du président Lansana Conté.

Procès en cours

Il est jugé depuis le 28 septembre avec une dizaine d’anciens responsables militaires et gouvernementaux pour une litanie de meurtres, actes de torture, viols et autres enlèvements commis le 28 septembre 2009 par les forces de sécurité au stade où s’étaient réunis des dizaines de milliers de sympathisants de l’opposition pour dissuader le capitaine Camara de se présenter à la présidentielle prévue en janvier 2010.

Le 3 décembre 2009, son aide de camp, le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, alias «Toumba», lui tire dans la tête parce qu’il aurait tenté de lui faire porter la responsabilité du massacre. Il est évacué vers le Maroc puis au Burkina Faso où, en janvier 2010, sur médiation ouest-africaine, il renonce, selon cette dernière, à gouverner.

«Nous avons signé un accord, à Ouagadougou, Sékouba Konaté (ministre de la Défense et vice-président de la junte) et moi, qui stipulait qu’il doit gérer le pouvoir politique en Guinée en tant qu’intérimaire jusqu’à la fin de ma convalescence à Ouagadougou», a affirmé le capitaine Camara mardi au tribunal.

«Faux accord» et complot

«Mais j’ai compris après que c’était un faux accord que nous avons signé sous les auspices de Blaise Comparé président de la Cédéao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) et médiateur dans la crise guinéenne», a-t-il ajouté, en référence au chef de l’État burkinabé de l’époque.

«C’était un complot national et international contre moi qui permettait à Sékouba Konaté de donner le pouvoir à son mentor Alpha Condé», a-t-il dit, en référence à l’opposant historique Alpha Condé, vainqueur de l’élection présidentielle de 2010 organisée sous la présidence de transition du général Konaté.

«C’était pour me maintenir en dehors du pays aussi longtemps que le président élu devait rester au pouvoir (avec ce) complot savamment orchestré par Alpha Condé et exécuté par Sékouba Konaté et Toumba Diakité», a insisté M. Camara. Lors de sa première audition par le tribunal en décembre, il avait déjà crié au «complot» et incriminé son ancien aide de camp dans le massacre.

Au moins 156 personnes ont été tuées et des centaines blessées, au moins 109 femmes ont été violées, selon le rapport d’une commission d’enquête mandatée par l’ONU.

par AFP