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Guinée: Nouvelle ère pour le secteur minier

La Guinée est le deuxième producteur mondial de bauxite, le minerai dont on extrait l’aluminium, et possède d’importantes réserves de minerai de fer, d’or et de diamants. Sous la houlette du Président Mamady Doumbouya, le pays veut faire en sorte que les mines contribuent plus largement à l’économie nationale.

La septième édition du Symposium sur les Mines en Guinée (SMG 2022) ouvre ses portes ce 15 novembre 2022 et cela jusqu’au 17 au Palais du Peuple à Conakry. Cet événement qui a fini de faire partie du calendrier d’affaires du secteur minier africain, voire international, est organisé une nouvelle fois par le ministère guinéen des Mines et de la Géologie en partenariat avec AME Trade Ltd. Il s’est imposé comme le plus grand événement d’exploitation minière actuellement organisé en Afrique de l’Ouest et le deuxième plus grand sur le continent africain.

Le thème principal de cette édition est :«optimiser l’industrie minière pour catalyser le développement socio-économique de la Guinée».

Ce sont 800 délégués officiels, une centaine d’exposants et 88 orateurs venant de 34 pays du monde, qui participeront à cet évènement. Le Symposium Mines Guinée 2022, est une occasion pour le pays d’attirer des partenaires qui s’inscrivent dans «la vision d’un développement minier responsable», tel prôné et porté par le chef de l’Etat.

En effet, dès son arrivée au pouvoir en septembre 2021, le président Mamady Doumbouya a fixé comme l’une des priorités de son gouvernement une plus grande implication des Guinéens dans l’exploitation de leurs ressources minières. Un projet de loi a été élaboré et aussitôt transmis au Parlement de Transition. Celui-ci, portant sur le contenu local, a ainsi été voté à l’unanimité dans la nuit du jeudi 22 septembre 2022 par le Conseil national de la transition (CNT). Le texte est censé favoriser notamment le transfert de compétences et l’intégration des Guinéens dans l’économie, particulièrement dans le secteur minier.

La Guinée est aujourd’hui le deuxième producteur mondial de bauxite derrière l’Australie et le premier fournisseur de la Chine

La Guinée est aujourd’hui le deuxième producteur mondial de bauxite derrière l’Australie et le premier fournisseur de la Chine

Déjà, au cours des premières semaines suivant son arrivée au pouvoir, le président de la Transition, a placé le «contenu local» au cœur de ses discussions avec les acteurs du secteur minier guinéen. Pour lui, les compagnies minières actives dans le pays doivent notamment confier exclusivement le transport terrestre des différents minerais et le déplacement des travailleurs, à des intérêts nationaux, sauf cas de force majeure. Mamady Doumbouya a également demandé aux investisseurs miniers de prioriser les compétences locales, au moins pour tous les postes administratifs. Pourtant, il existe déjà en Guinée un cadre règlementaire en matière de contenu local dans le secteur minier. Ce cadre s’articule notamment autour du financement de projets et d’infrastructures en faveur des communautés locales, de la formation et du renforcement des compétences des Guinéens, ainsi que du recours aux fournisseurs locaux. Mais, sur le terrain malheureusement, les populations dénoncent régulièrement le manque d’impact de l’exploitation minière dans l’amélioration de leurs conditions de vie. C’est pourquoi, selon certaines sources, l’adoption de cette loi vise surtout à pallier les insuffisances constatées dans l’application des précédentes dispositions des lois et règlements en vigueur sur le contenu local.

Plus globalement, il faut dire que le président de la Transition veut que son pays reprenne la main sur ses mines. Alliant l’acte à la parole, Mamady Doumbouya a ordonné la cessation de toute activité à Simandou, un des plus vastes gisements de fer au monde. Pour rappel, les blocs 3 et 4 de Simandou sont détenus par l’anglo-australien Rio Tinto, le chinois Winning Consortium Simandou et, dans une moindre mesure, l’Etat guinéen. Ils en sont à la phase exploratoire. En fait, les autorités de la transition déploraient le «manque de volonté» des deux entreprises dans la création d’une co-entreprise avec l’Etat. Autrement dit, la préservation de 15% de l’Etat guinéen comme prévu dans l’accord-cadre signé en mars dernier constituait l’un des points de discorde. Mais tout finira par rentrer dans l’ordre. Car, le mercredi 27 juillet, l’État guinéen a officialisé la signature de la Coentreprise. Ainsi reprend le ménage à trois. Les trois partenaires du juteux projet minier ont finalement signé la convention de création de la coentreprise baptisée : «Compagnie du Transguineen» (CTG) pour le co-développement. Pour rappel, près de 15 milliards de dollars sont en jeu dans ce gisement situé en Guinée forestière.

Ressources

La Guinée dispose d’importantes ressources minières. Le pays possède les plus importantes réserves mondiales de bauxite, mais cette manne importante profite peu aux populations alors que ce minerai est utilisé pour la production de l’aluminium.

En termes de chiffres, la Guinée abrite plus du quart (voire même du tiers selon certaines sources) des réserves mondiales de bauxite, dont la production nationale est passée de 20 millions de tonnes en 2016 à plus de 72 millions de tonnes en 2022. Les réserves guinéennes de bauxite sont estimées à plus de 40 milliards de tonnes, dont 23 milliards de tonnes localisées dans la région de Boké au nord-ouest du pays selon le ministère guinéen des Mines et de Géologie.

Le pays est aujourd’hui le deuxième producteur mondial derrière l’Australie et le premier fournisseur de la Chine, le plus important producteur d’aluminium au monde. La Guinée «détient plus d’un quart des réserves mondiales de bauxite et a de grandes quantités de réserves de minerai de fer de haute qualité avec, pour la plupart, une teneur supérieure à 60%. Ces gisements sont largement inexploités et représentent ainsi une opportunité majeure pour les sociétés minières», selon le Guide sur le secteur minier en Guinée.

D’après l’US Geological Survey de 2021, une agence scientifique américaine, les réserves mondiales de bauxite se situent principalement dans des zones tropicales et subtropicales telles que la Guinée (24,9 %), l’Australie (17,2 %), le Vietnam (12,5 %) le Brésil (9,1 %) et la Jamaïque (6,7 %). Selon la même source, la Chine n’a que 3,4 % des réserves mondiales et la Russie 1,7 %. En Guinée, les réserves sont principalement situées dans les régions de la Basse Guinée (Boké, Kindia, Fria, Boffa), la Moyenne Guinée, dans le massif du Fouta-Djalon (Tougué, Pita, Mali, Mamou, Dalaba) et la Haute Guinée (Dinguiraye, Dabola, Siguiri). Mais les observateurs estiment que les populations locales ne bénéficient pas des retombées de la manne de leur sous-sol. Le Président Doumbouya a ainsi ordonné aux compagnies minières étrangères de s’impliquer davantage pour un partage équitable des revenus dans le but de booster l’économie du pays.

Depuis des années, on observe une exploitation hors de contrôle, des dégâts environnementaux. Aujourd’hui, les populations espèrent qu’avec les nouvelles reformes de l’actuel chef de l’Etat, elles en bénéficieront.

Aujourd’hui, selon le gouvernement guinéen, il y a des concertations régulières avec les sociétés minières étrangères pour une cohabitation harmonieuse avec les populations locales. C’est ainsi que lors de sa rencontre le 31 aout 2022 avec les directeurs généraux des sociétés minières étrangères, le Premier ministre, Bernard Gomou, les a félicités pour leurs contributions au développement communautaire. Ils ont été, par ailleurs, invités à renforcer la cohabitation harmonieuse avec les communautés locales gage d’une licence sociale. Dans cette perspective, il leur a demandé cordialement de protéger, dans leurs périmètres miniers, les zones agricoles pour que «le tandem mine-agriculture soit une réalité pour un développement durable et inclusif» en Guinée.

Moussa Magassouba, ministre des Mines et de la Géologie de Guinée

Moussa Magassouba, ministre des Mines et de la Géologie de Guinée

La bauxite est cette roche de latérite qui est principalement extraite des sites exploités en Guinée maritime par trois entités : la Société minière de Boké (SMB-Winning), un consortium franco-sino-singapourien représentant plus de 58 % de la production en 2018 ; la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG), opérateur historique du gisement de Sangarédi, détenu à 49 % par l’État et à 51 % par un consortium regroupant Rio Tinto Alcan, Alcoa et Dadco (25 % de la production) ; et la Compagnie des bauxites de Kindia (CBK), filiale de Rusal (6 % de la production). « La Compagnie des Bauxites de Guinée est un leader mondial dans l’industrie de la bauxite. Elle met en valeur des ressources bauxitiques situées dans le nord-ouest de la Guinée. Elle expédie plus de 15 millions de tonnes de bauxite de qualité supérieure par an. Cette roche sédimentaire blanche, rouge ou grise, caractérisée par sa forte teneur en alumine et en oxydes de fer, sert dans la fabrication de l’aluminium, essentiel par exemple dans les industries automobile ou alimentaire. De la simple canette de bière à l’industrie navale en passant par l’aviation, l’aluminium a permis l’essor de l’industrie de la bauxite en Guinée. La bauxite est à la base de l’aluminium, dont le prix atteint des sommets sur les marchés.

Hautement concurrentielle suite à la qualité de ses gisements de bauxite, la production guinéenne approvisionne aujourd’hui les principaux marchés mondiaux.

Institué le 27 juillet 2022, le prix de référence applicable à la vente de la bauxite est entré en vigueur le jeudi 1 septembre 2022. Vu que la majorité des producteurs en Guinée (80%) vendent sur le marché chinois, la bauxite sera cotée sur l’index Guinea LT au CBIX en Chine, principal marché mondial de sa commercialisation. «Constatant que les administrations minières précédentes se contentaient simplement des déclarations faites par les sociétés elles-mêmes pour la vente de leur bauxite, sans aucune base légale pour l’approbation des prix de vente déclarés, les autorités de transition ont décidé d’imposer un prix de référence à toutes les sociétés minières exportatrices de la bauxite guinéenne», selon Dr. Lanciné Condé, ministre guinéen du Budget. D’après une étude du ministère des Mines et de Géologie de la Guinée, la sous-évaluation du prix de la bauxite, combinée aux exonérations fiscales accordées aux sociétés minières étrangères, engendraient des pertes de recettes estimées à environ 250 millions de dollars US au titre de l’exercice 2019 et 350 millions de dollars US au titre de l’exercice 2020, optimisation fiscale mise à part. L’entrée en vigueur de l’institution du prix de référence sur la bauxite devrait rapporter selon les projections du ministère du Budget 1 milliard de dollars US de recettes en 2023.

La mine de Tri-K, dont les travaux de construction ont été réalisés sous la supervision de Reminex, filiale du Groupe Manage.

La mine de Tri-K, dont les travaux de construction ont été réalisés sous la supervision de Reminex, filiale du Groupe Manage.

Avec l’un des sous-sols les plus riches dans le monde, la Guinée est gâtée par la nature. Pour l’or, le potentiel estimé varie entre 300 et 500 tonnes et se situe en Haute Guinée et en certaines localités de la Basse Guinée. Les réserves de diamant ne sont pas bien connues et se situent au niveau du triangle composé des préfectures de Kérouané, Kissidougou et Macenta. Des découvertes ont également été faites dans l’ouest, notamment à Kindia et à Forécariah. L’un des projets phares dans le domaine aurifère est celui du marocain Managem qui a lancé la production à la mine d’or de Tri-K en 2021. Située au nord-est de Kankan dans la région de Mandiana, cette mine à ciel ouvert contient des réserves estimées à 1565000 onces pour une production cible de 130 000 onces par an. La première coulée a été réalisée le 23 juin 2021, suite à la finalisation des travaux de construction.

Avec une réserve de plus de 1,5 million d’onces d’or, Tri-K est en effet l’une des plus importantes opérations du Groupe sur l’activité or. La mine de Tri-K, dont les travaux de construction ont été réalisés sous la supervision de Reminex, filiale du Groupe Managem, permettra de produire 
130 000 onces d’Or par an, à un cash cost prévisionnel de 600 à 700 dollars/oz. Elle permettra également de générer 800 emplois directs et 1500 postes indirects. Sa durée de vie est de 12 ans. Rappelons que Managem détient 85% de la société SMM (Société des mines de Mandiana), titulaire du permis d’exploitation de Tri-K, en partenariat avec la Société guinéenne du patrimoine minier (Soguipami). Quant au fer, les réserves les plus importantes se situent dans les zones du Mont Nimba en Guinée Forestière, du Mont Simandou dans la même région et dans le sud de la Haute Guinée. Il faut souligner que le pays possède les plus grandes réserves de minerai de fer inexploitées à l’échelle mondiale. Ce minerai, de qualité exceptionnelle, est d’une teneur en fer souvent supérieure à 65%. Parmi ces gisements, le site de Simandou constitue la plus grande réserve inexploitée de minerai de fer de haute qualité au monde, avec plus de 1,8 milliard de tonnes de réserves estimées, d’une teneur en fer supérieure à 65,5%. Sa capacité de production annuelle s’élève à 100 millions de tonnes en pleine production, pour une durée supérieure à 40 ans. Le projet permettra la construction d’infrastructures majeures (portuaires, ferroviaires, routières), le développement d’activités économiques et de sous-traitance, ainsi que la création d’emplois.  Plus grand projet intégré mines-infrastructures en cours de développement en Afrique, Simandou Sud a la capacité de doubler le PIB de la Guinée et de contribuer à la transformation accélérée du pays.

La Guinée dispose aussi d’autres ressources minérales telles que le nickel sur le massif du Mont Kakoulima, le calcaire dans les préfectures de Kindia (Souguéta), Siguiri, Mali et Tou gué, avec des ressources estimées à plus de 200 millions de tonnes, l’uranium dont la zone la plus sûre se situe dans la préfecture de Kissidougou (Firawa) et d’autres métaux de base et minéraux tels que le cuivre, le plomb, le zinc et le cobalt. Il existe aussi des matériaux de construction tels que les roches magmatiques (granites, syénites, dolérites, gabbros, etc.) qui sont répandus un peu partout, des minéraux de sables noirs (ilménite, rutile, zircon, etc.) et des pierres de couleur semi-précieuses ainsi que le talc.

exploration et exploitation

Exploration et exploitation

Dans le domaine de l’exploration, il existe six projets en développement dans la bauxite. Il s’agit de :

– La Guinea Alumina Corporation (GAC) dont les actionnaires sont BHP Billiton, Global Alumina, Dubaï Aluminium et Mubadala pour la réalisation d’une usine d’alumine à Sangarédi pour un coût global de 4,5 milliards de dollars US ;

– La Compagnie des Bauxites de Dian-Dian (COBAD) dans laquelle l’Etat est en partenariat avec Rusal pour la production d’alumine avec un coût global de 4 milliards de dollars US ;

– Le projet d’usine d’alumine Alcoa-Alcan / Rio Tinto qui va transformer de la bauxite produite par la CBG en alumine pour un coût estimé à 1 milliard de dollars US ;

– La Société des Bauxites de Dabola-Tougué (SBDT) où l’Etat est en partenariat avec l’Iran pour la production de 1 million de tonnes d’alumine ;

– Le projet Boffa / BHP Billiton qui compte aussi construire une usine d’alumine à Boffa ;

– Le projet de bauxite de Gaoual / Alliance Mining Corporation (AMC) dont le principal actionnaire est la société australienne AMC ;

– Projet de Bauxite d’Henan Chine ;

Pour le fer, il existe aussi quatre projets

– Le projet Euro-Nimba où l’Etat est en partenariat avec un groupe de miniers dirigé par BHP Billiton pour le fer du Mont Nimba ;

– Le projet Simfer SA / Rio Tinto / Chinalco pour l’exploitation du fer du Mont Simandou pour un coût global de 6,5 milliards de dollars US ;

– Le projet des mines de fer de Kalia (Faranah) avec la société Bellzone dans lequel le principal actionnaire est la China International Fund ;

– Le projet Zogota (N’Zérékoré) entre l’Etat et Benny Steinmetz Group Resources (BSGR) / Vale pour l’exploitation du gisement de fer de Zogota.

Dans le domaine de l’exploitation minière industrielle, il existe six sociétés minières dont trois dans la bauxite :

– Alumina Company of Guinea (ACG) / Rusal ;

– La Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) ;

– La Compagnie des Bauxites de Kindia (CBK) exploite la bauxite à partir des gisements de Débélé et depuis peu, Balandougou, dans la préfecture de Kindia.

Les quatre sociétés aurifères :

– Depuis 2018, le Groupe Managem détient à 85 % la Société Minière de Mandiara (SMM), titulaire du permis d’exploitation de Tri-K ;

– La Société Ashanti Goldfields (SAG) qui exploite l’or alluvionnaire de Koron à Siguiri ;

– La Société Minière de Dinguiraye (SMD) qui exploite depuis 1995 les gisements primaires de Léro ;

– La société Semafo qui exploite depuis avril 2002 les filons Jean et Gobélé dans la CRD de Kiniéro. L’exploitation artisanale de l’or (orpaillage) se pratique essentiellement en Haute Guinée. La production exportée est de 2,45 tonnes par an. Quant à l’exploitation artisanale du diamant, elle est pratiquée essentiellement dans le sud-est de la Guinée.

AMICAL : LA GUINÉE S’ANNONCE CONTRE LE BURUNDI

La Guinée a annoncé un match amical face au Burundi dans le cadre de la prochaine trêve internationale de novembre.

Un match amical pour le Syli national en novembre. La Fédération guinéenne de football (Feguifoot) a annoncé lundi un match amical face au Burundi dans ce mois. La rencontre aura lieu le 19 novembre au Grand Stade de Marrakech au Maroc. En revanche, la Guinée précise qu’elle n’alignera que son équipe U23 face aux Hirondelles A.

Cette formation Espoir du Syli est qualifiée pour le troisième tour des éliminatoires de la CAN U23 après avoir été exempte du premier tour et bénéficié du forfait de l’Ouganda au deuxième. De son côté, le Burundi disputera ainsi son second match amical durant cette trêve après celui face à la Côte d’Ivoire, prévu le 16 novembre.

Par ailleurs, d’après nos informations, la Feguifoot est toujours à la recherche d’un match amical pour sa sélection A, afin de préparer les prochaines journées des éliminatoires de la CAN 2023. En septembre dernier, la bande à Kaba Diawara avait livré et perdu deux matchs amicaux : contre l’Algérie (0-1) et face à la Côte d’Ivoire (1-3).

Guinée: la fin de l’impunité ?

La justice guinéenne a finalement relevé le défi de tenir le procès des évènements du « 28 septembre », après 13 ans d’atermoiements. Au-delà des verdicts attendus, c’est sa capacité à éradiquer l’impunité en haut lieu qui est en jeu.

Mohamed Aly Conté a 33 ans quand, en septembre 2009, il trouve la mort au stade du 28 Septembre de Conakry. Des dizaines de milliers de personnes y sont rassemblés pour s’opposer au projet du chef de la junte militaire, le capitaine Moussa Dadis Camara, de se présenter à l’élection présidentielle programmée l’année suivante.

La répression des forces de sécurité contre la manifestation pacifique tourne à la boucherie : plus de 150 morts, des milliers de blessés, plus d’une centaine de femmes violées et de nombreuses autres personnes portées disparues, selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies.

Treize ans plus tard, le procès des 11 auteurs présumés du « septembre noir » de Conakry a commencé. Outre Moussa Dadis Camara, revenu volontairement de son exil burkinabè pour « laver son honneur », son ex-aide de camp Aboubacar Toumba Diakité, son ancien garde du corps Moussa Tiegboro Camara, son collaborateur Claude Pivi, entre autres, sont attraits à la barre.

Asma Diallo, mère de Mohamed Aly Conté, salue l’aboutissement d’une « lutte acharnée pour une justice de vérité » en Guinée. Présidente de l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 (Avipa), elle y voit un pas de franchi contre l’impunité.

« La tenue de ce procès réclamé pendant plusieurs années est un moment de vérité que nous vivons et apprécions à sa juste valeur », affirme, le ton soulagé, Asma Diallo interrogée par Ouestaf News.

Du point de vue de la redevabilité, Kabinet Fofana, directeur de l’Association guinéenne de sciences politiques, retient « un procès d’espoir et d’espérance rendu possible par la forte volonté politique des autorités guinéennes ».

Car, pour une fois, c’est l’Etat lui-même qui traîne devant les tribunaux des personnalités civiles de haut rang et des officiers supérieurs de l’armée, fait remarquer cet analyste politique à Ouestaf News.

Selon Alassane Seck, président de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh) qui dispose d’une antenne en Guinée, « il est salutaire que les moments douloureux vécus par les victimes et leurs familles, septembre 2009, soient jugés devant un tribunal sous supervision de la communauté internationale et des ONGs locales et étrangères ».

Un pas contre l’impunité

C’est grâce à un protocole d’accord signé avec la Cour pénale internationale (CPI), comportant une assistance technique et des partages d’informations, que l’Etat guinéen a pu organiser le procès des évènements du 28 septembre. Les audiences auraient pu tout autant avoir lieu à la Haye, siège de la Cpi. Pour les acteurs guinéens, l’essentiel est que les personnes ayant pris part à la répression soient jugées.

« Ce procès est une avancée contre l’impunité. Il rappelle à ceux qui sont aux affaires qu’ils peuvent toujours être rattrapés par l’histoire », souligne Kabinet Fofana.

Pour la Guinée, la portée politique de cet événement inédit vient s’insérer dans une histoire post-indépendance émaillée de tragédies. Celles-ci sont en grande partie liées aux périodes de terreur des 26 ans de pouvoir de son premier président, Ahmed Sékou Touré (1958-1984).

Sous son règne, de nombreux opposants furent accusés de fomenter des complots contre le régime dans un contexte marqué par la rupture de toutes relations entre la Guinée et la France, ancienne puissance coloniale. Ils finiront, pour nombre d’entre eux, au camp Boiro, considéré comme le symbole de la répression du régime de Sékou Touré.

Les récits et témoignages collectés par des chercheurs guinéens, étrangers et des organisations de défense des droits humains livrent des statistiques effrayantes dont une de taille : 50.000 prisonniers auraient perdu la vie au Camp Boiro. Le camp a fermé ses portes en 1984 à la mort du président Sékou Touré.

Depuis plusieurs années, les victimes présumées de l’«Auschwitz» guinéen – dénommé ainsi par l’écrivain Tierno Monénembo – sont la première association constituée en Guinée pour exiger procès et justice contre le régime de Sékou Touré et ses figures encore en vie. Elles ont été suivies par celles du régime de Lansana Conté (1984-2008). Mais leurs histoires s’arrêtent là, du moins pour le moment.

A Conakry, le procès de Moussa Dadis Camara et Cie se déroule comme prévu, retransmis par les médias et bénéficiant d’un puissant engouement des Guinéens.

« La qualification de + crimes contre l’humanité + qui sonne bien aux oreilles de la communauté internationale et les récits sur les viols contre les femmes nous ont aidés à obtenir ce procès », reconnait Asma Diallo de l’ONG Avipa.

En même temps, ajoute Kabinet Fofana, les militaires du Comité national du Redressement pour le Développement (CNRD, actuellement au pouvoir), acculés par les ONG internationales qui dénoncent la répression et des contre-pouvoirs locaux comme le Front national pour la Défense de la Constitution (FNDC), avaient eux aussi besoin de redorer leur blason.

Cependant, la probabilité que les régimes de Sékou Touré et de Lansana Conté soient confrontés à leurs crimes présumés semble mince pour ne pas dire nulle. Kabinet Fofana, au-delà des campagnes des associations de victimes, compte sur un possible effet boule de neige qui réconcilierait davantage la Guinée avec son passé.

Entre prudence et optimisme

Aujourd’hui, la lutte contre l’impunité générale en Guinée peut capitaliser sur le procès contre Moussa Dadis Camara et son régime pour toucher à d’autres affaires. Un nouvel ordre international avec des dispositions élargies à différentes catégories de crimes pourrait en être le levier.

En tout cas, en dehors de la Guinée, certains y croient, en s’appuyant sur ce que d’aucuns considèrent comme des « avancées » dans la mise en œuvre d’une justice internationale.

« Le procès contre Hissein Habré s’est tenu à Dakar vingt ans après sa chute au Tchad » rappelle Alassane Seck de la Ligue sénégalaise des droits humains, tout en mettant en exergue qu’il y a « des crimes imprescriptibles qui ne mettent plus jamais leurs auteurs à l’abri d’un retour de bâton ».

A en croire Asma Diallo, la traduction de Dadis Camara et de ses hommes devant un tribunal guinéen « n’est qu’un commencement pour éradiquer petit à petit l’impunité qui a assez duré». Le but est de nettoyer l’appareil d’Etat et faire de sorte que les exactions contre les populations ne se répètent plus jamais, ajoute la présidente de l’Avipa.

Tous les acteurs du procès des évènements du 28 septembre saluent l’engagement personnel du lieutenant-colonel Mamadi Doumbouya, le chef de la junte au pouvoir, dans la concrétisation d’une demande nationale ignorée par le régime d’Alpha Condé. Mais l’idée qu’il aille encore plus loin, en particulier avec les revendications des victimes du camp Boiro et du régime de Conté, n’est pas gagnée d’avance.

« Ce type de procès qui se réfère à des régimes politiques anciens est extrêmement sensible » admet Kabinet Fofana qui craint une « fracture mémorielle » qui aurait des répercussions sur le présent.

par Ouestafnews

Guinée : dur, dur d’accéder aux soins de santé

La Guinée veut faire de l’accès équitable aux services de santé une priorité nationale. Elle a ainsi lancé une politique nationale de santé communautaire pour satisfaire toutes les couches de la population. Mais sur le terrain, une bonne frange de la population attend toujours de voir les effets de cette politique.

L’accès aux soins de santé se pose avec acuité à l’intérieur du pays comme le témoigne Mamadou Djouma Bah. Rencontré au centre-ville de Pita (au centre de la Guinée, dans le Fouta Djalon), il s’indigne : « un jour, je suis parti au centre de santé le matin, il n’y avait personne. Notre centre de santé n’existe que de nom ».

Hassatou Bah, ménagère à Conakry, fustige le traitement dont sont victimes les patients. « On va à l’hôpital parce qu’on a un problème de santé et qu’on a besoin d’aide. Malheureusement, un jour à l’hôpital national Donka, le médecin m’a grondée au lieu de me réconforter ».

Autre souci dans les hôpitaux guinéens, c’est la salubrité : des salles de soins sombres, crasseuses, moisies, humides ; des toits qui suintent et des toilettes impraticables… C’est le décor à l’hôpital national Ignace Deen de Conakry.

A ce tableau sombre, s’ajoute la cupidité des médecins, des infirmiers ou techniciens. Pas d’argent, pas de soins. Même aux urgences.

Le journaliste Abdallah Chérif a eu un accident de moto fin 2020. Arrivé à l’hôpital Jean Paul II de Conakry, il a eu une altercation avec le patron de la radiologie qui lui demandait de payer avant même d’avoir été consulté. Le fait de « demander de l’argent avant le service m’a beaucoup choqué ».  

Pourtant, l’État guinéen a fait des efforts en construisant des infrastructures sanitaires à tous les niveaux : hôpitaux nationaux, régionaux, préfectoraux, centres et postes de santé. Selon le Plan national de développement sanitaire PNDS 2015-2024, il existe plus de 1.350 structures publiques de santé, toutes catégories confondues.

Toutefois, les dépenses en santé par habitant restent toujours très faibles selon l’OMS. Elles sont passées de 46,2 $ (23.210 FCFA) en 2016 à 53$ (29.150 FCFA) en 2021.

Dans le cadre de l’amélioration de la santé communautaire, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a élaboré en 2018, un plan qui prévoyait le recrutement et la formation de 19.800 agents de santé.

L’exécution de cet engagement n’a été que partielle avant de s’arrêter car l’agence onusienne qui appuie le projet s’est retirée au bout d’un an. « L’Etat n’a pu prendre la relève », déplore Julien Kamano, chargé de partenariat et de développement à la Direction nationale de la santé communautaire et de la médecine traditionnelle.

La déclaration d’Abuja de 2011 engage tous les Etats de la Cedeao à octroyer au moins 15% de son budget annuel global à la santé. En 2020, le budget de la santé de la Guinée représentait 10 % du budget global de l’Etat contre 3,8% en 2016. « La moitié de ce budget va au fonctionnement du département alors que les communautés à la base ont des besoins », déplore Julien Kamano.

Même dans les structures de santé où le minimum est disponible, les coûts des services sont prohibitifs pour nombre de Guinéens, qui peinent à débourser 150.000 GNF, environ 12.000 FCFA pour une consultation dans un centre de santé.

« La pauvreté contraint les populations à faire de l’automédication », alors que, selon Dr Kéita, l’idéal voudrait que dès les premiers symptômes, le malade consulte un médecin.

En termes de disponibilité de lits, le ratio national est d’un lit pour plus de 3.333 habitants en 2021 soit plus de trois fois la norme de l’OMS qui est d’un lit pour 1.000 habitants. Un déficit logique dans la mesure où les 43 hôpitaux du pays ne disposent que d’un total de 2.984 lits. 

L’évaluation de la qualité du système de santé d’un pays, se fait essentiellement à partir des taux de mortalité, de morbidité, d’accouchement, de longévité, etc. L’Onu classe les pays selon ces indicateurs. « Le taux de mortalité maternelle est de 570 morts pour 1.000 naissances en Guinée », selon Dr Alpha Mahmoud Barry, spécialiste en santé publique, universitaire et consultant. Sans plus de précision, il ajoute que « les taux de mortalité des enfants, des jeunes et la mortalité néonatale sont aussi élevés ».

Selon toujours Dr Barry, en Guinée, « 70 % des demandes de services de santé se font au niveau des centres de santé, qui sont malheureusement au stade primaire, donc pas capables de faire des opérations chirurgicales, par exemple ». Le spécialiste en santé publique relève un paradoxe : « les investissements de l’Etat sont plus importants au niveau des hôpitaux qu’au niveau des centres de santé alors que seuls 30 % des cas de demandes de services de santé arrivent au niveau des hôpitaux ».

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique n’a pas donné suite à nos demandes d’interview sur sa stratégie de santé communautaire.

Selon le spécialiste en santé publique Dr Mahmoud Barry, la solution est d’investir dans les centres de santé, faire d’eux des centres de santé améliorés en renforçant leur plateau technique. Ils pourront y faire des césariennes, des ponctions lombaires et d’autres chirurgies ». Facile à dire. Plus difficile à réaliser dans un pays où tout est à reconstruire.

par Ouestafnews

Décès tragique d’un jeune sous l’effet d’une overdose

En Guinée, ce lundi 07 novembre 2022, le corps sans vie d’un apprenti chauffeur a été retrouvé dans un minibus stationné dans la cour de la gare routière de N’Zérékoré.

Interrogé, le procureur de la République près le tribunal de première instance de N’Zérékoré est revenu sur les circonstances de cette découverte macabre.

‘Ce matin, j’ai été informé par le commissaire central adjoint du commissariat central de N’Zérékoré par rapport à la découverte de ce corps. Nous avons immédiatement dit de prendre les mesures qui s’imposent en se référant à un médecin légiste pour connaître le motif de ce cas de mort et en même temps mener les enquêtes. Nous avons procédé à des interpellations, notamment le propriétaire du véhicule dans lequel le corps a été retrouvé pour connaître ce qui s’est passé’, a expliqué Abdoulaye Koma.

Poursuivant ses explications, le procureur indique qu’il s’agit : ”d’un apprenti chauffeur du nom de Massagui, âgé de 25 ans qui s’est entretenu avec son ami jusqu’aux environs de 20 heures. Il s’est déplacé pour aller se promener, à son retour, il est venu trouver son ami en train de dormir. Sans le déranger, il s’est couché dans un fauteuil à l’intérieur de la voiture. Mais d’après le rapport médico-légal, on a constaté qu’il avait pris la drogue. Il est donc décédé sous l’effet de la drogue.

Le rapport médico-légal a aussi révélé que c’était au cours d’une crise qui était très forte. Il avait même mordu sa langue. Et autour de son corps, il y avait des urines. Il a dû résister, il s’est battu, mais il n’y avait pas d’assistance pendant que son ami dormait. C’est ce que le rapport a révélé. Mais les enquêtes continuent, ce n’est pas parce que le rapport est venu qu’on va arrêter l’enquête”, a confié le procureur près le TPI de N’Zérékoré.

‘Nous allons entendre toutes les personnes suspectes pour connaître là où il a acheté cette substance et s’il avait l’habitude de prendre la drogue. Ils ont dit qu’actuellement, les jeunes utilisent la drogue dure. Des drogues qu’on surnomme Toumba et Dadis (Tramadol) parce que le chanvre indien ne leur dit rien. Et si la dose est très forte, ça crée une crise’, a précisé le procureur Abdoulaye Lola.

Guinée – Procès du 28 septembre : Cécé Haba enfonce Dadis Camara et confirme Toumba

Cécé Raphaël Haba est le nouvel accusé qui comparait ce lundi, 07 novembre 2022, dans le procès en cours du massacre du 28 septembre 2009. Devant le juge Ibrahima Sory II Tounkara, président du tribunal criminel de Dixinn, l’accusé vêtu en blanc et qui comparait avec un chapelet en main, a insisté sur son innocence.

L’accusé Cécé Raphaël Haba a ouvert une parenthèse sur l’épisode du jour où Moussa Dadis Camara alors président de la junte a reçu une balle de Toumba Diakité. Il confirme quasiment les déclarations de son chef Toumba Diakité, qui disait s’être rendu à Kaloum pour libérer des militaires détenus au PM 3. Cécé Haba a expliqué comment Moussa Dadis s’est rendu au camp Koundara, jusqu’à ce qu’il a pris une balle de son aide de camp. L’accusé dit que c’est lui qui a sauvé le chef de la junte, Moussa Dadis Camara. C’est un jour qui ne devait pas arriver, dit Cécé Raphaël Haba

Selon Cécé Raphaël Haba tout son malheur est parti du camp Makambo. Ce jour, dit Cécé Raphaël Haba, Dadis est arrivé en compagnie du général Baldé, de Makambo et d’autres militaires. » Quand Dadis est arrivé, il a sauté de la voiture. Général Baldé était assis au Côté escroc…Dadis a commencé à tempeter en disant : » Toumba, tu veux me honnir ! Tu veux me honnir ! Tu veux me honnir !… Là où tout est gaté, c’est quand il a laissé ça pour dire à Toumba donne moi ton arme et suis moi. Toumba était assis, faisant face à l’océan. Il a giflé Toumba, son béret est tombé. Toumba m’a dit donne moi l’arme… », a dit Cécé Raphaël Haba.

Dans la suite de son récit, Cécé Raphaël Haba dira que Toumba a tiré sur le président Dadis. Quand il est tombé, toute sa garde a fui. C’est là qu’il a demandé à l’adjoint de feu Beugré de prendre Dadis et de le transporter (vers le camp Alpha Yaya).

Can Handball 2022: les congolaises affrontent la Guinée ce 9 novembre

Treize équipes féminines (13) vont s’affronter du 09 au 19 novembre 2022, à Dakar au Sénégal lors de la 25ème édition de la CAN.

La 25ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) seniors dames de handball seniors dames va se tenir au Sénégal. Ce sont treize équipes féminines qui vont s’affronter du 09 au 19 novembre 2022, à Dakar, capitale du Sénégal.

L’équipe de handball de la République du Congo logée dans le groupe B, débutera son tournoi face à la Guinée le mercredi 09 novembre à 12h00, en match 2 de la première journée des phases de groupe.

Les Diables Rouges affronteront ensuite l’Égypte, le jeudi 10 novembre, puis la Tunisie le dimanche 13 novembre avant la rencontre face à l’équipe marocaine lors de la dernière journée le lundi 13 novembre.

Signalons que les handballeuses congolaises sont arrivées à Dakar ce dimanche 06 novembre 2022.

Par Journal de Brazza

Guinée: des opposants incarcérés entament une grève de faim

Deux opposants guinéens ont entamé une grève de faim pour protester contre leur détention « illégale prolongée sans jugement », selon la coalition de l’opposition, le Front national pour la défense de la constitution (FNDC, dissous).

Oumar Sylla, alias Fonikè Manguè, coordinateur du Front national pour la défense de la constitution (FNDC, dissous) et Ibrahima Diallo, responsable des opérations, ont commencé ce lundi, une grève de faim. L’annonce a été faite par leur coalition, le FNDC. Dans sa déclaration, le FNDC précise que par cette grève, les deux membres entendent protester contre leur détention « illégale prolongée sans jugement et exigent l’organisation d’un procès juste et équitable dans les meilleurs délais ».

« L’arrestation d’Oumar Sylla et Ibrahima Diallo, ainsi que le harcèlement des activistes du FNDC par le CNRD, compromet la mise en place et la réussite de ce processus de médiation », a souligné la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) dans une déclaration publiée le 1er août, soit quelques jours, après l’arrestation des deux opposants.

La Guinée de Mamadi Doumbouya a été secouée par de nombreuses manifestations du FNDC, une coalition composée de partis, syndicats et organisations de la société civile guinéenne, contre la junte militaire au pouvoir. La coalition exige notamment des actions concrètes et un chronogramme raisonnable pour le retour au pouvoir des civils le plus rapidement possible. Des manifestants ont été arrêtés lors des mobilisations sur ordre des autorités et des poursuites ont été entamées.

Guinée : plus de 24 morts dans une collision entre un bus et un camion, d’après un bilan officiel

Le drame a eu lieu dans l’ouest du pays. Les accidents meurtriers sont courants en Guinée, en raison du mauvais état des routes et des véhicules.

Le gouvernement guinéen a annoncé dimanche 6 novembre que plus 24 personnes étaient mortes dans une collision entre un car transportant des étudiants et un camion survenue dans l’ouest du pays. L’accident a eu lieu à Sougueta, un village à environ 130 km de la capitale Conakry, que le car avait quitté pour rallier Faranah, une localité qui abrite plusieurs établissements scolaires et universitaire.

Le “drame a fait plus de 24 morts et des blessés”, selon le communiqué du gouvernement guinéen. L’accident résulte d’une “collision entre un minibus transportant plusieurs étudiants et un camion”, dont le chargement n’a pas été précisé. Un responsable local, Kabinet Kaké, et un responsable de la gendarmerie avaient auparavant déclaré à l’AFP que 21 personnes avaient été tuées.

Quinze personnes avaient déjà été tuées mi-septembre en Guinée dans l’accident nocturne d’un minibus. Des accidents de la route meurtriers surviennent régulièrement dans le pays et sont généralement dus au mauvais état des routes et des véhicules, ainsi qu’à l’imprudence des conducteurs.

Par francetvinfo.fr

Caravane de paix en Guinée forestière : le gouverneur de Faranah  lance les activités à Kissidougou.

C’est au  stade préfectoral de Kissidougou que la cérémonie de la  campagne de sensibilisation pour une transition Réussie sans violence en région forestière a été officiellement  lancée ce dimanche 30 octobre 2022 par le  chef de cabinet du gouvernorat de Faranah. Cette cérémonie initiée par l’association des pionniers pour le développement de la forêt (APDF) et l’ONG voix  des sans voix(VSV), a regroupé les autorités locales,  certains artistes originaires de la région, des jeunes et des notables ainsi qu’une forte mobilisation des populations de la ville.  En présidant cette cérémonie Fores Camara, a invité les autorités locales à accompagner les artistes  de la région dans leur initiative de préservation de la paix et de quiétude sociale pendant cette phase transitoire. 

Promouvoir la paix,  la quiétude sociale en région forestière  pendant cette phase transitoire est l’objectif qu’ont   assigné les artistes de la forêt pendant cette caravane de sensibilisation. Aubin Théa artiste international et responsable de l’ONG voix des sans voix a exprimé sa satisfaction avant de signifier les motifs de cette initiative. 

« Je tiens à remercier les jeunes, sages, autorités de Kissidougou. Au nom de la voix des sans voix, au nom de l’APDF et mon nom personnel nous tenons à vous remercier pour la mobilisation et aussi nos remerciement vont à l’endroit du chef de l’Etat, président  de la transition, colonel Mamadi Doumbouya qui a jugé nécessaire d’accompagner cette initiative qui a voulu que  les enfants de la région se  parlent entre eux, se pardonnent afin de   recevoir les compagnies minières, les sociétés dans notre région».

Prenant la parole, le Préfet de Kissidougou, Col. Pascal Faïno NIKAVOGUI, a invité les acteurs de paix à soutenir les artistes. « En disant merci à l’ONG voix des sans voix pour nous avoir donné la voix d’unification les populations  forestière. Je m’engage solennellement à vous accompagner dans l’accompagnement de cette magnifique œuvre.   

Pour y aboutir je demande à tous les acteurs de la paix  notamment les neveux,  communicateurs traditionnels, les leaders traditionnels, les leaders d’opinons, les notables, les maitres de la forêt sacrée de s’impliquer positivement pour la consolidation de la paix et la l’unité nationale en guinée forestière», a-t-il promis. 

Présidant cette cérémonie, Fores Camara, chef de cabinet du gouvernorat de Faranah a tout d’abord remercié les artistes et acteurs de paix de l’initiative avant d’inviter les autorités locale à les accompagner. «  Cette importante cérémonie qui nous réunit aujourd’hui est hautement significative car elle est basée  sur le maintien de la Paix et de la cohésion Sociale au sein de nos communautés à la base pour une Transition apaisée Focalisé essentiellement sur la paix et la réconciliation entre les communautés de la Région Forestière.  Ce thème cadre effectivement avec les idéaux du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), avec à sa tête le Colonel Mamadi DOUMBOUYA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, Chef Suprême des Armées. Ainsi, je profite de cette opportunité pour inviter les autorités préfectorales, communales, les leaders d’opinion, les leaders religieux, les femmes, les jeunes et l’ensemble de la population laborieuse de Kissidougou, à s’impliquer activement dans cette dynamique, afin de faire de cette Préfecture un havre de paix, où il fait bon vivre ».

A noter que cette caravane va s’effectuer dans les 7 préfectures de la région forestière et prendra fin le 12 novembre 2022 dans la capitale de la région. 

Bruno LAMAH