Tag: Guinée Forestière

Soulouta (N’Zérékoré): une partie de l’Ecole primaire de Kpagalaye décoiffée par un vent violent

Dans la soirée de ce dimanche 22 janvier 2023, un vent violent accompagné d’une forte pluie a décoiffé un bâtiment de 3 Salles de classe, d’une direction et d’un magasin à l’école primaire de Kpagalaye, relevant de la sous-préfecture de soulouta située à 45 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de N’Zérékoré. Selon Saa Gabriel Kolié,  directeur de cette école,  c’est dans  les  environs de 18 heures que le district de Kpagalaye, village d’origine de l’actuel Premier ministre Dr Bernard Goumou, a enregistré cette tempête.  <<Hier dimanche à partir de 18 h 20, un grand vent accompagné d’une grande pluie a décoiffé un bâtiment de 3 Salles de classe, une direction et un magasin. Donc, ce matin nous sommes arrêtés dans la cour de l’école pour faire le constat et prendre des dispositions nos élèves.

Les enfants ne savent pas où aller pour étudier. Je ne suis même pas rentré d’abord dans ma direction, tout est gâté là-bas parce que le plafond est descendu, les documents des enseignants et les élèves sont mouillés. Les Gens sont à l’air libre ici. Il y a 150 élèves qui n’ont pas de bâtiments. Il y a une salle qui est seulement occupée par une partie des élèves de la 6 ème année. Donc il faut que le bâtiment soit vite réparé pour permettre aux élèves du CM2 de suivre les cours. Parce que l’État n’a pas tenu compte que à Kpagalaye, il y a un tel dégât.

À l’heure là, c’est la situation des  élèves de la 6 ème année qui sont au nombre de 44 qui me préoccupe beaucoup>> a laissé entendre Saa Gabriel Kolié, directeur de l’école primaire de Kpagalaye. 

A noter que  le bâtiment décoiffé par le vent dans  cette école a  été construit depuis  1947 par les Pères blancs qui s’étaient installés  à Gouécké centre en 1914.  

Bruno LAMAH

Gouécké -N’zérékoré : Des femmes de la localité de Nöna torse nue protestent ”Libérez nos sages” contre l’incarcération de leurs notabilités.

Les femmes torse nue accompagnées des jeunes du district de Nonan, relevant de la sous préfecture de Gouécké ont marché ce vendredi 20 janvier pour exiger la libération de leurs notables dont le chef du village en détention à N’Zérékoré. Selon nos informations, c’est un jeune ressortissant de la localité qui est accusé de sorcellerie qui aurait été à la base de la mort de quatre personnes dont son jeune frère. Ce jeune aurait donc été confié au sous-préfet par les responsables du district sous la demande des populations de cette localité afin d’être expulsé  du village. 

À N’Zérékoré, une plainte aurait été formulée par le jeune  contre les 6 notables dont le chef du village qui sont aujourd’hui en détention.

Menue des pancartes sur lesquelles ont pouvait lire ‘ “Libérez nos sages”.

Les femmes et les jeunes de cette localité ont décidé de marcher de leur village jusqu’à la ville pour demander sa libération. Interrogé un des manifestants nous confie ceci “Il ya un jeune chez nous qui ne faisait que faire du mal aux gens. Il a fait quatre fois et c’était la cinquième fois. On a donc décidé qu’il quitte le village. C’est lui qui a porté plainte contre nos sages qu’ils sont venus répondre mais ils ont été arrêtés et mis en prison. Aujourd’hui nous manifestons pour demander leurs libérations.  Et il faut que nos sages soient libérés.” a expliqué cette manifestante.

C’est au niveau du lycée Collège Général Lansana Conté que les manifestants ont été bloqués par les services de sécurité présents sur les lieux mais il a fallu l’intervention  du préfet, le Colonel Alseny Camara qui est descendu de sa voiture pour sensibiliser les manifestants.

Après avoir donc réussi à les calmer, le préfet s’est embarqué avec quelques responsables de cette  manifestation pour chercher une solution pacifique à cette affaire. 

Aux dernières nouvelles, ces 6 notables dont le chef du village de NÖNA ont été libérés grâce à la médiation du préfet de N’Zérékoré Col. Alseny Camara

Bruno LAMAH

Lola: Un eleveur tué dans son sommeil dans un pâturage à Guéasso.

Un éleveur nommé M’baye, père de deux enfants, a été abattu dans son sommeil. C’était dans la nuit de samedi à dimanche 15 janvier, entre les villages de Zeinssou et Don hola, à 16 kilomètres de la province de Guéasso.

Il y avait trois bergers. Les deux sont allés recharger leurs téléphones portables. En rentrant chez lui, il découvre le cadavre de son collègue.

Selon Mamady Bamba, responsable du règlement des différends au bureau du pasteur local, il s’agit d’un meurtre planifié.

“On peut dire que ce meurtre était planifié parce que les fils du quartier se sont rencontrés dans cette direction. Notre ami a été tué dans le même village. Je ne veux pas, mais je veux que justice soit faite dans cette affaire”, explique Mamady Bamba. .

A noter que quatre suspects ont déjà été interpellés par le service de sécurité de Lola.

Justice : le TPI de Macenta n’a pas de maison d’arrêt !

Mamadou Bhoye Diallo procureur de la république près le tribunal de première instance de Macenta
Mamadou Bhoye Diallo procureur de la république près le tribunal de première instance de Macenta

Le tribunal de première instance de Macenta depuis plusieurs décennies n’a pas de prison civile digne de nom. La seule qui les servait de lieu de détention a été détruite lors d’une manifestation violente des populations de cette localité. Et aujourd’hui cette préfecture n’a pas de lieu de détention. Selon le procureur près le tribunal de première instance de Macenta, les condamnés sont envoyés à la maison centrale de N’Zérékoré ou de Gueckédou. <<Souvent quand il y a condamnation surtout en matière correctionnelle les gens sont transférés soit à N’Zérékoré ou à Gueckédou. Parce que ici on n’a pas de maison d’arrêt. C’est ceux qui sont là en train d’entendre  leurs jugement qu’on peut garder à la police ou à la gendarmerie>> a souligné Mamadou Bhoye Diallo procureur de la république près le tribunal de première instance de Macenta. 

Le maire de la commune urbaine de Macenta, Gnènègo GUILAVOGUI
Le maire de la commune urbaine de Macenta, Gnènègo GUILAVOGUI

Interrogé sur ce fait, le maire de la commune urbaine de Macenta, Gnènègo GUILAVOGUI, a décrit la scène qui a conduit à la destruction de l’ancienne maison d’arrêt avant de tendre  la main au gouvernement de la transition.<<Vous savez à l’époque ce sont les jeunes,la population de Macenta qui c’étaient vraiment décenée pour aller écroulés la maison d’arrêt qui était là mais aujourd’hui il faut qu’on cherche vraiment un domaine pour qu’il ait vraiment une maison civile pour pouvoir incarcéré ces bandits, les gens qui ne veulent pas respecter la loi. Nous tendons les mains vers le CNRD d’augmenter ce qu’il est en train de faire pour la préfecture de Macenta>>.

Après avoir tapé par tous les portes pour avoir gain de cause, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Macenta, lance une invite<< on a fait plusieurs démarches pour par rapport à l’obtention d’un local pour en faire la prison. Le préfet, le maire, le directeur préfectoral du patrimoine bâti, j’ai mis tout le monde en contribution parce que on était dans le cadre de la récupération des bâtiments de l’Etat on pourrait quand-même nous donner un bâtiment pour en faire une prison. Vous voyez il y a combien de bâtiments de l’Etat ici mais les gens payent la location. Mais pour préserver la paix et  la sécurité au sein de Macenta  les gens ne s’intéressent pas. Et je crois que on a parlé avec les autorités à tous les niveaux. Je crois que ils vont essayer de voir la situation qui est urgente pour la justice de Macenta>>, a dit le procureur. 

En entendant le ministre de la justice, garde des sceaux et des droits de l’homme est interpellé.

Bruno LAMAH